MOTION DESIGNER, MAIS QUEL EST TON MÉTIER ?

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Métier motion designer !

Parmi tous les techniciens œuvrant dans l’audiovisuel, le motion designer – et son alter égo féminin – est une espèce franchement à part. Les yeux rivés sur son écran où s’affiche une interface logicielle absolument incompréhensible du néophyte, il quitte rarement sa tanière si ce n’est pour se sustenter et prendre quelques repos mérités. On soupçonne toutefois certains de dormir parfois sur place tant ils se sentent bien auprès de leurs machines.

Le motion designer a en effet un penchant « geek » qui se joue sur 2 axes. Ici encore un trait caractéristique.

Du côté hardware, il souhaite sans cesse optimiser sa station de travail et veille à ce que la carte graphique l’équipant soit toujours renouvelée pour lui offrir des temps de calculs sans cesse plus performants, à savoir plus rapides. Du côté software, sa veille technique le tient en éveil pour toujours disposer de la dernière version de son logiciel fétiche – Adobe After Effects dans la majorité des cas – et se tient prêt à partir en chasse pour tout « plugin » lui offrant de tirer profit de nouveaux effets, nouvelles fonctionnalités.

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Le geek des années 80 n’avait pas la capacité de produire du Motion Design, mais question matos il assurait déjà ! Côté moustache aussi.

Bref vous l’aurez compris le motion designer est source de dépenses, et pour qu’il se sente bien et apprécié il faut savoir le chouchouter.

Plus sérieusement, ou du moins un peu plus, tachons de définir quelles sont les attributions du motion designer. Et en premier lieu d’où vient-il ?

MOTION DESIGNER : D’OÙ VIENS-TU ?

Comme vous le confirmera la page Wikipédia dédiée à l’art du Motion Design, il n’existe pas à proprement parler de définition universelle de cette discipline. On vous invite, toujours à ce propos, à lire l’article que nous lui avions consacré notamment quant à ses origines, accessible ici.

Nous retiendrons donc ici uniquement le Motion Design pour sa période dite « moderne », soit grosso modo ces 25 dernières années et exclusivement en terme de discipline couplée à des équipements informatiques en vidéo numérique. Le Motion Design s’est en effet démocratisé et généralisé de façon concomitante au développement des logiciels offrant d’animer des images et de superposer des strates d’images réelles – « live video » en anglais – avec des animations numériques 2D et/ou 3D pour obtenir des plans composites. C’est pourquoi vous entendrez également souvent le terme anglais « compositing » en référence autant au Motion Design qu’aux logiciels exploités.

Et parce qu’on ne vous prive jamais d’une perle lorsque l’occasion se présente, on vous a dégoté une bande démo datant de 1993, réalisée avec la version 1.1 de After Effects.

 

 

 

 

 

De fait les premiers motion designers, les pionniers en quelque sorte, sont originellement des monteurs vidéo qui ont vu leur champ des possibles s’accroître avec l’arrivée de ces outils. Ici encore, nous faisons principalement référence à Adobe After Effects qui au fil des années s’est imposé comme leader du marché. Pour celles et ceux d’ailleurs qui souhaitent en savoir plus sur les logiciels dédiés au motion design et à l’animation 2D et 3D, car il en existe beaucoup d’autres , nous leurs consacrerons très bientôt un article.

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Le pionnier Adobe McAllister montre la voix à ses compagnons s’ils veulent gagner en efficacité et en créativité.

Illustrons ici cet engagement des monteurs vidéo vers le Motion Design avec un exemple tout simple.

Alors que le montage basculait vers le numérique avec donc pour unique interface l’ordinateur et le logiciel de montage requis, il n’a pas pour autant été possible dans un premier temps d’animer des titres autrement que par des procédés très basiques tels que : apparition et disparition en fondu, en volet (le titre se déploie) en « rolling » (comme le générique d’un film) ou en « crawling » (horizontalement cette fois). On pouvait bien entendu également leur attribuer une police de caractère et une couleur mais c’est à peu près tout. Autant dire que c’était plus que limité tant sur le plan créatif qu’esthétique.

Le Motion Design est venu littéralement dynamiter cette restriction en combinant des animations plus ou moins complexes mixant formes géométriques, titres, « tracking » (greffer 2 éléments entre eux) et comme évoqué ci-avant multiplié les couches images selon la logique du compositing . Si on se réfère à la seule question du titrage, Il existe désormais une infinité de possibilités pour les animer. Sur un projet « sur-mesure », pour lequel le Motion Designer vise à produire un film au plus près de la charte graphique client, il pourra ainsi composer une animation de titre à 100 % originale. L’autre option étant de puiser parmi les milliers de « templates » – modèles prêts à l’emploi et personnalisables – accessibles sur internet, en offres commerciales mais également parfois gratuites.

Car oui il est tout à fait possible de télécharger de façon totalement légale et gratuite des templates de toutes sortes pour After Effects. La preuve ici avec ce package incluant pas moins de 200 modèles d’animations de titres, free of charge !

Revêtons nos blanches auréoles et soyons totalement honnêtes : dans le film d’entreprise, l’immense majorité des animations de titres proviennent de templates. Les délais sont courts, les budgets souvent serrés et le motion designer doit ici surtout faire preuve de pragmatisme et savoir sélectionner ceux qui satisferont le plus à l’univers produit ou corporate du film sur lequel il travaille.

À l’orée des années 2000,  les logiciels de Motion Design ont connu une telle accélération de leurs capacités, décuplant par la même la créativité des techniciens, que la profession de motion designer s’est véritablement constituée pour se détacher de celle du monteur « traditionnel ».

On pourrait d’ailleurs dater la naissance du métier de motion designer, sous cette appellation donc, aux alentours de 2005. Période durant laquelle les grandes agences de communication se sont dotées de services internes spécialisés en employant des techniciens dédiés à cette technique de production vidéo.

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2005 : c’est l’année sur laquelle on s’entend à attribuer la naissance du métier de motion designer.

Les modèles de post-production désormais les plus courants reposent donc aujourd’hui sur ces configurations :

– pour une vidéo exclusivement composée en animation – que l’on dénomme en anglais par « Full Motion Design » – un ou plusieurs motion designeurs œuvrent à sa réalisation, se répartissant les tâches jusqu’à les amalgamer.

– pour une vidéo en images réelles agrémentées d’animations en Motion Design, un binôme monteur et motion designeur constitue une team particulièrement efficace. Il existe toutefois des monteurs qui ont les compétences en Motion Design pour assurer l’intégralité de la post-production.

On peut de fait aujourd’hui distinguer plusieurs profils de motion designeurs. On va donc s’attacher maintenant pour chacun, à en dessiner les contours. On précise toutefois que si ces profils répondent bien d’une certaine réalité, ils sont ici volontairement stéréotypés sachant, dans la pratique, leurs compétences sont nettement plus interchangeables sans qu’il n’existe à proprement parler de cloison hermétique entre elles. Ajoutons encore que ces techniciens de l’image ne suivent en aucun cas de trajectoire rectiligne, mais s’adaptent bien au contraire sans cesse aux outils et évoluent au gré de leurs aspirations, tant professionnelles que créatives.

LE COMPOSITEUR : LE MOTION DESIGNER QUI AIME EN RAJOUTER DES COUCHES

C’est bien entendu ici une litote : avec ce terme nous souhaitons distinguer le motion designeur qui travaille principalement d’après ou avec des vidéos en images réelles – live video pour rappel.

Ses compétences portent donc principalement sur le fait d’agrémenter, d’enrichir ce contenu live de titres et ou d’animations. En matière de films d’entreprise, il s’agira ici de mettre en exergue une fonctionnalité, un plus produit, que la seule captation en images réelles ne permet pas de montrer.

Illustrons ici le procédé avec l’une des réalisations de nos équipes pour le Groupe MICHAUD, transport et logistique.

On pourra de même contextualiser un métier, des expertises via des pictogrammes qui en délimitent clairement le ou les domaines d’interventions. Pour exemple cette fois, l’une de nos interviews mensuelles sur les tendances des marchés, au profit de notre client BNP Wealth Management.

Mais cette faculté de pouvoir traiter du contenu vidéo live en jouant sur une multitude de couches ne s’arrête pas là en termes de capacités. Exactement de même que l’on peut retoucher une image photographique sous Photoshop, on va pouvoir avec un logiciel de compositing  investir le champ des trucages vidéos en ajoutant dans le flux des images un ou des objets qui ne s’y trouvaient pas à l’origine, ou à l’inverse en les supprimant. Ou encore en substituant une partie de l’image par une autre.

Ce qui complique ici la tâche c’est qu’à contrario d’une simple photo, un flux vidéo est par essence composé d’une succession d’images au sein desquelles évoluent des personnes, des animaux ou des véhicules, ce alors que la caméra peut également être elle aussi en mouvement. Pour parvenir à des résultats probants, où le trucage est par principe indétectable sauf des professionnels, le ou la technicien(ne) motion designer s’aide d’outils spécifiques tels que le rotoscoping et le motion tracking.

Ces outils sont directement accessibles dans des logiciels tels que Adobe After Effects ou Nuke, mais encore via des logiciels dédiés tel que Mocha. Une illustration ici avec une vidéo commerciale de son éditeur Boris FX, consacrée aux retraits d’objets dans une vidéo. Attention : ça va vite et c’est en anglais.

Le grand public n’en a ainsi nullement conscience mais l’immense partie des spots publicitaires qu’ils visionnent sont partiellement voire entièrement truqués. C’est le cas notamment des spots des fabricants automobiles où les voitures mais aussi les décors dans lesquels elles évoluent sont entièrement composés ou complétés en recourant à de l’image 3D. Pour vous en offrir une expérience concrète, visionnez cette vidéo « making-of » et vous ne verrez plus jamais une publicité sans douter dorénavant de la présence réelle – physique – ou virtuelle -numérique – du produit qui y figure.

Bien sûr, les réalisateurs et techniciens qui opèrent sur ce type de films, de même d’ailleurs que pour le cinéma, constituent la crème de la crème. Une telle maîtrise impliquent à minima une dizaine d’années d’expérience et d’intégrer des studios disposant des ressources matérielles offrant de traiter les très puissants calculs sollicités

Concernant ce profil, précisons encore qu’il est le seul à réaliser une animation en dessins image par image, héritée donc directement du dessin animée traditionnel. Il utilisera certes toujours des outils numériques telles que la palette graphique et Photoshop, à contrario des celluloïd d’antan, mais pour obtenir un rendu esthétique que seul ce procédé permet d’offrir.

L’ARTISTE : LE MOTION DESIGNER QUI SAIT MANIER LE CRAYON

On va ici distinguer parmi les technicien(ne)s motion designer, celles et ceux qui maitrisent également le dessin et de façon plus globale l’illustration. Ceux-ci excelleront donc par nature sur les projets sur-mesure en « full animation », à savoir au rendu proche du dessin animé. Ce profil est nettement plus rare que les autres, il implique une sensibilité et des connaissances solides sur le plan de l’histoire des arts (peinture, dessin, design, architecture) mais encore d’intégrer une formation dont le cursus mixe les techniques traditionnelles et les outils numériques de pointe. Parmi les écoles réputées en France, nommons entre autres les Gobelins à Paris, l’école Émile Cohl à Lyon ou l’EMCA à Angoulême.

Preuve de cette rareté évoquée ci-avant, les meilleurs d’entre eux sont très souvent approchés durant leurs études par les grands studios d’animation avec pour les élus un aller direct pour les USA.

Mais la grande majorité n’ont ni cette chance ni les talents voire le génie requis. Les débouchés restent vastes pour autant dans le domaine de la postproduction : production corporate, agences spécialisées en motion design, production TV, etc…

Sachant qu’on peut acheter sur le net des templates pour absolument tout ce qu’il existe sur terre, ou presque, il n’en existe pas moins des projets pour lesquels les clients souhaitent une direction artistique spécifique. Si le budget le permet, les personnages, les décors, les objets feront alors l’objet d’une création totalement originale, à savoir issue de de véritables illustrations.

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La tablette graphique : l’outil indispensable pour générer des illustrations directement au format vectoriel, avant animation.

Le ou la technicienne travaillera alors en amont selon ses propres habitudes : elle pourra tout autant « jeter » ses premiers croquis sur papier, ou à contrario directement travailler à la tablette graphique. Les 2 sont d’ailleurs également combinables : études (sketches) sur papier puis finalisation à la tablette graphique. Une fois l’ensemble des « assets » du film validés avec le client, s’amorcera la phase d’animation proprement dite.

C’est sur ce point que les illustrateurs(trices) doté(e)s de compétences en motion design revêtent un atout non négligeable : ils sont les mieux placés pour ne pas « trahir » leurs créations lors de la phase d’animation. Les productions qui en découlent offrent une cohérence formelle supérieure à la majorité des productions. Nous vous offrons ici de visionner cette vidéo, réalisée par notre collaboratrice Pauline, pour laquelle elle a dessiné tous les éléments la composant.

On s’approche du dessin animé, sans pour autant bien entendu prétendre à la qualité des spots publicitaires des grands annonceurs du B2C ou des films d’animations pour le mass-media : cinéma et télévision. Ici encore, les budgets induits ne jouent pas dans la même cour.

LE POLYVALENT : L’OCTOPUS DU MOTION DESIGN

Pour rappel, l’octopus désigne une espèce de pieuvre à 8 bras et dans le langage courant  qualifie une personne dotée d’une grande polyvalence et/ou de la capacité à traiter plusieurs taches à la fois. On se rapproche donc ici des techniciens monteurs qui ont su compléter leurs savoir-faire en acquérant des compétences plus ou moins étendues dans le Motion Design.
Soyons bien clair ici : il n’existe plus de formation en montage qui n’intègre pas une partie de son cursus dédié au Motion Design, ne-serait-ce que pour l’animation de titres comme évoqués plus haut. Malheureusement selon les établissements ou les diplômes choisis, cette formation au Motion Design confine parfois à la simple initiation. Sauf à envisager une carrière de monteur pour le cinéma « traditionnel » ou le documentaire qui ne requièrent pas cette compétence, il est donc indispensable pour les jeunes diplômés de parfaire leur expertises via des stages en entreprise ou de façon totalement autodidacte. Ici encore le net est riches de milliers de tutoriels offrant de se former en totale autonomie.
Pour les techniciens plus âgés, disposant à minima d’une expérience professionnelle comprise entre 10 et 15 ans, nous avons ici affaire à ceux ayant vécu l’accélération des progrès des solutions logicielles en Motion Design. Ils ont donc naturellement enrichi leurs savoir-faire au fil des projets qu’ils ont eu à traiter et disposent donc pour l’immense majorité d’entre eux de cette polyvalence entre montage et Motion Design. Chez EO Production, notre équipe comprend 2 techniciens monteur et motion designers à plein temps, ainsi qu’un environnement de collaborateurs extérieurs pour répondre aux périodes d’intenses activité.
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Nicolas, ici à l’œuvre sur un projet pour notre client Sigvaris, figure parfaitement le profil polyvalent de monteur et motion designeur.

Quand bien même il existe de nombreuses sociétés de productions dédiées à la seule production de vidéos en Motion Design, toute société de production de contenus vidéos se doit aujourd’hui d’intégrer en son sein ce type de profil. Quant aux monteurs qui n’ont su ou voulu enrichir le champ de leurs compétences vers le Motion Design, force est d’admettre qu’il leur est très difficile aujourd’hui de valoriser leurs compétences auprès des employeurs, d’autant plus que presque toutes les société de production ont désormais internalisé la postproduction.

TEMPS DE CONCLURE

À l’issue de cet article, on espère que motion designer et motion designeuse vous évoquent désormais un métier aux contours bien définis, tant en termes d’attribution que de profils. Ce quand bien même ce métier est à la croisée des chemins de très nombreuses techniques et rendus esthétiques. Il est surtout celui qui sur le plan créatif offre le plus vaste champ des possibles, car comme le dit l’adage « en dessin, on peut tout représenter ».

On conclura ici avec cette vidéo d’un YouTubeur qui a le mérite de dresser une excellente synthèse sur le métier de motion designer, avec illustrations à l’appui.

@ très bientôt pour un nouvel article.

CES DRONES D’ENGINS VOLANTS : PICCOLO MAIS COSTAUDS

Deux postulats pour prémisse à ce nouvel article, qui bien sûr dans l’absolu présentent peu de points communs, voire même strictement aucun.

Tout d’abord l’adage qui veut que la bicyclette ça ne s’oublie jamais. Ce que l’on confirme d’ailleurs volontiers, puisqu’une moitié de la team EO a adopté ce mode de transport, sans avoir besoin de repasser par la phase petites roues.

Ensuite, une constante du progrès technique qui s’accompagne depuis toujours du phénomène et de la recherche de la miniaturisation et ce quels que soient les domaines et marchés concernés.

On aurait ici mille images à vous présenter pour illustration, mais comme on n’a pas que ça a faire et que notre côté geek et nostalgique nous fait pencher du côté de la vidéo, on a choisi celle-ci : 2 modèles de caméscopes grand public. Le premier remontant au tout début des années 80 et le second de la fin des 90s, l’un des tous derniers modèles à exploiter pour support une bande magnétique – les cassettes mini DV en l’occurrence.

On vous fait grâce de ce qui s’est passé depuis, alors que n’importe quel smartphone haut de gamme peut aujourd’hui filmer en 4K !

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2 caméscopes Panasonic, à gauche au format VHS « full-size » et à droite au format miniDV. Entre les deux : moins de 20 ans !

Et donc c’est quoi le rapport, alors que le titre de cet article laisse clairement entendre que l’on va y causer drones ?

On y arrive justement…

CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES DRONES

Contrairement au vélo, la veille technique à laquelle nous sommes tenus est presque quotidienne. Dans les temps anciens jusqu’au mi-temps des années 90, la vidéo ne connaissait que peu de révolution, que ce soit dans le secteur grand public comme professionnel.

La bascule vers le tout numérique et l’intégration du software dans le matériel, qui se poursuit aujourd’hui avec l’intelligence artificielle, a bousculé le game tel un strike qui n’en finirait pas de se jouer. Plus une semaine ne passe sans apporter son lot de nouveautés. Toutes ne revêtent certes pas la même importance et il faut savoir distinguer l’annonce gadget de celle qui préfigure un véritable progrès.

Les drones n’échappent pas à la règle et peut-être même représentent-ils ces 10 dernières années le matériel qui a le plus évolué. Notez bien qu’on s’intéresse ici uniquement aux drones dédiés à la capture d’images à des fins disons pacifiques. Il en va de même pour tous les drones de combats et de défense, mais on laisse le soin aux militaires de s’occuper avec leurs propres « jouets ».

C’est ici qu’entre en compte le second postula précité en amorce de ce billet, à savoir la miniaturisation.

Les drones sont sujets en effet à plusieurs leviers d’optimisations. Prenons le temps de lister les principaux même si ici c’est bien la miniaturisation qui nous importe le plus

Bardés de capteurs et dopés à l’intelligence artificielle, ils sont de plus en autonomes jusqu’à pouvoir s’affranchir d’un pilote pour suivre une « cible » tout en évitant les obstacles.

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Les drones se dotent de capteurs et se dopent à l’intelligence artificielle – ici le Dji Mavic Pro

Les caméras dont ils sont dotés ne cessent de progresser pour satisfaire à des usages qui tendent de plus en plus à approcher les frontières du cinéma numérique. Citons ici le modèle Zenmuse X7 de Dji qui préfigure cette évolution et flirte ouvertement avec les productions « premium » : cinéma et publicité.

La DJI-Zenmuse-X7 en action sur le tournage de « Riders », film promotionnel de Dji

Ils se miniaturisent de plus en plus, dans des proportions qui peuvent laisser dubitatifs quant à leur capacité à intégrer un workflow professionnel, tout du moins celui qui nous concerne à savoir le « film d’entreprise ».

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Le Dji Mavic Air affiche des dimensions ultra compactes : 168x184x64 mm (L×l×H) pour un poids de 430 g !

LE FABRICANT DJI : LEADER INCONTESTÉ DES DRONES

C’est encore la marque chinoise Dji qui a ouvert le bal avec les modèles Mavic Pro et Mavic Air, le second offrant une taille encore plus réduite, à savoir qu’avec ses pâles repliés, il trouve sa place dans la poche latérale de tout type de sac à dos, spécialisé audiovisuel ou non.

Ça en devient presque gênant de citer autant ce fabricant dans le fil de nos articles et sur nos réseaux sociaux, mais force est de constater que c’est lui qui dégaine toujours le premier. Mais la concurrence pointe le bout de son nez comme nous allons le voir plus loin et ça c’est particulièrement prometteur.

Les 2 modèles précités sont, comme évoqué ci-avant truffés de capteurs qui secondés par une IA performante leur permet d’effectuer certains vols de façon totalement automatisée et/ou de cibler un voire plusieurs sujets en les sélectionnant à la volée lors du vol.

Côté caméra, ils embarquent tous 2 des capteurs 4K, stabilisés sur 3 axes. Le modèle Pro offrant également la capacité de filmer en Ciné 4K 24p. Ajoutez à cela que, sur le papier, leurs batteries sont plus performantes, ils volent plus vite, plus droit, « savent » se stabiliser à hauteur constante, même sur des terrains en dénivelés.

N’en jetez plus, on vous achète le lot et dans chacune des couleurs disponibles !

Sauf que, comme évoqué ci-avant, un modèle concurrent est venu se placer sur les voies aériennes de Dji et nous y sommes d’autant plus sensibles qu’il est signé de Parrot, une marque française principalement connue pour ses drones de loisir.

L’engin se nomme Anafi et son ergonomie est totalement inspirée du biodesign de certains insectes, les scarabées notamment.

Avec son modèle Anafi, la marque française Parrot vient chasser sur l’espace aérien de Dji

il est surtout emblématique d’un changement de stratégie de la marque qui souhaite dorénavant se positionner sur le segment de la captation d’images, du globe trotter et vidéaste expérimenté jusqu’aux pilotes souhaitant disposer d’un drone d’appoint.

Qu’en bien même légèrement en deçà des spécifications des modèles Mavic, mais 150 € moins cher également, ce Anafi vient émuler le marché et ça on est d’office et par principe preneur. Appréciée pour la fiabilité de ses produits, Parrot arrive sans aucun doute au bon moment pour offrir une alternative aux drones de chez Dji, voire donner l’envie à d’autres de s’y risquer. L’avenir dira si cela est encore possible…

De notre côté une toute récente production nous a pour ainsi dire offert le cadre idéal pour tester cette nouvelle génération de drones.

MINI DRONES : ON A TESTÉ POUR VOUS

Pour le compte de son client E. Leclerc Socara, l’agence de communication événementielle Pilote Communication nous a confié la production exécutive d’un film dont le tournage s’est déroulé en grande partie au sein d’une toute nouvelle plateforme logistique en Isère. Grand comme 14 terrains de footbal, le site comprend une unité presque intégralement automatisée, à la pointe de la technologie. Un mécano géant qui tient autant du circuit de train électrique sur plusieurs niveaux que de l’usine fantasmé par Roald Dahl dans son classique de la littérature enfantine Charlie et la chocolaterie.

Dans le cahier des charges, il était prévu de réaliser des plans en extérieur, pour rendre compte du gigantisme du lieu, mais également en intérieur pour illustrer le caractère ultra automatisé de l’unité pré-citée :  nacelles robotisées circulant à des vitesses folles, système de dépalettisation et inversement,  circuits de routages et de conditionnements, etc…

Dans cette perspective, le cadreur et pilote Thomas, avec qui nous collaborons très fréquemment, a volontairement complété ses modèles Inspire et Phantom du tout nouveau Mavic Pro. À celui-ci venait s’ajouter le Mavic Air qui a intégré notre parc matériel, afin de nous accompagner sur presque tous nos tournages du fait de ses très faibles dimensions.

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Thomas pilote son Mavic Air alors que Rémy réalise l’ensemble des plans au sol en FS5 et Alpha 7S II

Soyons parfaitement sincères : que ce soit en intérieur ou en extérieur, les drones se sont parfaitement comportés à une exception prête, mais qui ne leur est pas imputable. Au sein de l’unité automatisé, les interférences induites par les automatismes et les innombrables capteurs et cellules photométriques n’ont pas permis de tester certains modes tels que les vols pré paramétrés.

Pour exemple : nous souhaitions cibler un carton afin que le drone exécute un plan en top shot de façon totalement autonome. Thomas a finalement du se résoudre à réaliser l’intégralité des plans à la mano, ce qui a in fine que conforter son avis déjà favorable quant à la maniabilité des drones Dji. Même plus petits, ceux-ci offrent une souplesse et un confort d’utilisation optimum.

Ce point est d’autant plus notable que malgré les dimensions du bâtiment, certains espaces sont paradoxalement exigus, voire se trouvent beaucoup plus proche du plafond qui culmine pourtant à environ 25 mètres.

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L’un des plans en « top shot » (plongée totale) réalisés au Mavic Air dans l’une des zone les plus élevée du site.

Et maintenant l’image ! Ici encore totale satisfaction. Cette production n’incombait pas une livraison en 4K, ce que les drones auraient quoi qu’ils en soient permis, mais en simple Full HD. Les rushes fournis par les drones se sont parfaitement intégrés dans le workflow de la postproduction qui incluaient des plans pris au sol au Sony FS-5 et Alpha 7S II.

Un petit tour de vis en étalonnage pour point final et le film offre une homogénéité qui satisfait pleinement à nos attentes comme à celles de notre client.

Ici, ce plan en extérieur a été réalisé avec le Mavic Pro dans des conditions météo optimales.

SECONDE ILLUSTRATION : LE FILM « KORUS INSIDE »

Seconde illustration ici de l’usage de cette nouvelle génération de drone, ce film réalisé pour KORUS une société spécialisé dans la conception et l’aménagement de sites professionnels : commerciaux ou tertiaire. La quasi intégralité des plans en mouvement réalisés à l’intérieur du Hangar, nouveau siège social de KORUS et figure de proue de ses savoir-faire, ont été réalisés en drone. Étonnant non ?

Pour conclure : une fois encore, cet article n’a pas pour objet de faire la promotion des produits Dji. D’ailleurs ce serait bien prétentieux de penser qu’ils en aient seulement besoin. Mais force est de constater que notre toute première expérience avec les modèles Mavic Pro et Mavic Air, avec lesquels nous avons finalement réalisé l’intégralité des plans, confortent tout le bien qu’on avait déjà pu en lire. Tel que notamment sur le site Les Numériques, sans aucun doute parmi les plus scrupuleux qui soient lorsqu’ils s’agit de passer du m.

On renouvellera donc l’expérience autant de fois que possible en glissant l’un de ces drones dans notre barda, histoire d’être toujours prêts à prendre de l’altitude.

COM À LA MAISON – LE DIGEST DE LA SEMAINE #20

PLUS C’EST GROS, PLUS C’EST BON

On a beau être de moins en moins nombreux à visionner les pub tv lors de leur diffusion en « direct », à savoir durant les écrans publicitaires, le mass média reste la norme et un passage obligé pour les grands annonceurs B2C.

Ce sont donc bien naturellement les spots qu’ils publient qui marquent les grandes tendances du moment. Ainsi, après le syndrome Ikea, suite auquel de très nombreux annonceurs ont opté pour la déclinaison du concept « je t’affiche le modique prix d’appel du produit qu’on te donne à voir », semble venu le temps des Big Titles, soit le recours à des titres de très grands formats et donc très graphiques.

Ces derniers jours, j’ai ainsi vu en l’espace de seulement 2 écrans publicitaires 3 spots, pour des produits très différents, exploitant des Big Titles. En contrepoint,  on rappelle une des sacro-sainte règle en publicité, à savoir celle de la cannibalisation : en usant de formats très similaires, ces annonceurs prennent le risque que leur film respectif ne soient confondus entre eux. Résultat des courses : un gain en notoriété quasi nul, voire même contre productif !

Morale de l’histoire : les tendances OK mais en sachant également se distinguer par le recours à un propos drôle, décalé, voire ouvertement disruptif.

On ne publie que deux des spots en question car impossible de matcher le 3ème qui se rapportait à l’annonceur Calor.

Ici donc le spot Bon Prix

Et un film pour les déodorants Narta :

TOUT N’EST QUE QUESTION DE DOIGTÉ

On le sait : question communication sur les grandes causes et thématiques de santé publique, les anglo-saxons ont eu une approche radicalement différente de la France qui s’enferre toujours plus dans un discours culpabilisant et/ou alarmiste. Les sud-américains ont su également se différencier avec le parti pris de l’humour toujours exploité à bon escient, soit en recourant au bon dosage.

Cette campagne canadienne, intitulée « Famous Fingers » pour sensibiliser les hommes à l’importance du toucher rectal, en vue de détecter le plus en amont possible tout risque de cancer de la prostate, dresse un pont entre discours décomplexé et humour.

Conçue et développée par l’agence McCann Canada, elle parvient à briser le tabou et l’inconfort des hommes vis-à-vis de cet examen. Cross canal, la vidéo a été complétée d’une série de visuels mettant en scène des personnages historiques célèbres. En plus de la vidéo, on publie notre print préféré avec Abraham Lincoln.

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Abraham Lincoln qui, en regard de sa taille, devait être également muni de grands doigts.

La vidéo dont on ne se lasse pas :

SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ SUR L’ÉCRAN BLANC DE MES NUITS BLANCHES

Un interlude 100 % culturel pour celles et ceux qui, de voyage aux USA cet été, souhaiteraient en profiter pour s’offrir une toile en plein aire.

Les States recèlent en effet de dizaines de festivals de projections en plein air et le site nofilmschool a dressé une liste exhaustive de ces événements qui se déroulent sur l’ensemble du pays.

La listes complète est accessible à cette adresse.

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Parmi les nombreuses projections en plein air qui se déroulent à LA, le Cinespia qui se tient au Hollywood Forever Cemetery est assurément le plus important.

Et pour ceux qui restent en France, de Paris à Marseille en passant par Lyon, de nombreuses villes ont également opté pour ces réunions publiques empreintes de cinéphile comme de convivialité.

DANS LA SÉRIE NE NOUS PRENEZ PAS POUR DES BUSES

Cette vidéo, on a choisi de la publier car elle interroge à plus d’un titre.

Déjà elle a été publiée par une source on ne peut plus sérieuse et crédible à savoir LGU+, soit la division smartphone du géant sud coréen LG. Ensuite sa qualité et les moyens financiers mis en œuvre ne laissent pas une seconde douter qu’il ne s’agit pas d’un fake et que le fabricant travaille bien sur ce type de prototype.

On est en droit, par contre, de se questionner sur plusieurs points : quels sont les réels bénéfices utilisateurs, alors que l’UX est au cœur des stratégies marketing et surtout quelle autonomie pour un tel engin ?

Les batteries ont beau ne cesser de progresser, tant en termes d’autonomie que de rapidité de charge, le plus produit ici figuré est sans doute l’un des plus gourmands que l’on pouvait imaginer. Dans la vidéo l’on voit un homme visionner une vidéo alors que son « dronephone » se tient dans les airs stabilisé face à lui. Quel intérêt si c’est pour visionner un épisode d’une série, alors que les hélices déchargent totalement les batteries en 15 minutes tout au plus.

On en tirera donc pour conclusion qu’on a ici affaire à un bon coup de com, histoire de générer du buzz et de placer LG parmi les mastodontes qui pensent le smartphone de demain. Et s’il doit voler alors ce sera presque exclusivement pour capturer des vidéos en mode selfie.

NOTRE COUP DE CŒUR

Il va indiscutablement au nouveau film de Samsung, exclusivement exploité en salles cinéma et digital, mettant en scène les véritables robots dont est doté le centre de production de smartphones de la marque leader.

L’un d’entre eux tient par contre d’un mix entre R2D2 et Wall-e ce qui donne lieu à un final où se bloc de ferraille parvient à nous émouvoir pour de bon. Merci donc à Georges Lucas et Andrew Stanton.

Le film dans sa version intégrale de 90 secondes avec un score bien mérité de bientôt 3.5 M de vues sur la chaîne YouTube US

ET PENDANT CE TEMPS LÀ CHEZ EO

Et bien on s’est envolé direction Shanghai pour l’un de nos clients, grand groupe international du secteur médical. Nos équipes sont sur place jusqu’à jeudi.

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Publiée par EO Prod Films & Digital sur dimanche 13 mai 2018

 

COM À LA MAISON – LE DIGEST DE LA SEMAINE #15 – SPÉCIAL NAB 2018

NABSHOW 2018 oblige, ce nouveau numéro de Com à la Maison sera exceptionnellement consacré qu’à la technique et au matos, avec toujours pour ambition de rendre les infos accessibles de tous, ou du moins du plus grand nombre.

D’ailleurs pour celles et ceux à qui le NAB n’évoquerait rien, il s’agit ni plus ni moins de la grand-messe de l’audiovisuel professionnel, qui se tient chaque mois d’avril à Vegas.

Quand bien même on n’a pas eu la chance de s’y rendre, les nombreux média et pure players spécialisés nous offrent d’y faire notre panier tranquillou dernière nos écrans, sans avoir à arpenter des kms d’allées.

Voici donc ce qu’on a retenu de cette édition 2018. Comme quoi tout ce qui se passe à Vegas… finit par se savoir en fait !

CAMÉRA : BLACKMAGIC DESIGN CRÉE LE CHAINON MANQUANT

Cela fait déjà une bonne dizaine d’années que les australiens de Blackmagic Design ont déboulé dans le game pour faire de leur marque et de leurs produits des acteurs majeurs de la vidéo pro, couvrant tout le workflow, soit de la captation au traitement de l’image.

La marque se faisait toutefois discrète depuis un bon bout de temps côté caméra, au point qu’on pouvait se poser la question de leur volonté à occuper ce segment de marché.

La réponse est tombée et il est clair que Blackmagic Design souhaite une nouvelle fois frapper un grand coup avec son tout nouveau modèle : la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K.

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La Blackmagic Pocket Cinema 4K, le DSLR qui se prend pour une caméra

Une sorte de chaînon manquant entre le boîtier DSLR et le corps de caméra qui promet de bien perturber le marché avec au programme :

– une plage dynamique rivalisant avec les Alpha de Sony pour tourner en faible éclairage.

– un écran intégré tactile et de grande dimension offrant de s’affranchir d’un monitoring spécifique.

– une monture d’objectif Micro 4/3 compatible avec un immense choix d’optiques

– la capacité d’enregistrer en RAW directement sur des cartes CFast 2.0 ou sur un DD externe via le port USB-C intégré, sans sacrifier un slot pour les cartes SD (standard et UHS-II)

– une entrée mini-XLR intégrée et ça c’est carrément la classe pour ne pas dire le rêve éveillé !

– plusieurs options d’alimentation dont l’USB-C et la compatibilité avec les batteries LP-E6

Mais on a gardé le meilleur pour la fin. Il s’agit bien entendu du prix, une véritable spécialité de la maison question stratégie marketing, tant la marque a toujours su coiffer au poteau ses concurrents du côté de la tirelire.

Là on se demande carrément comment ils font  : 1 145.00 €TTC avec le logiciel Resolve inclus (on en cause après…), c’est moitié moins cher que n’importe quel boîtier affichant des spécifications identique, voire moindres !!!

Disponibilité prévue en septembre et en bonus une vidéo de Harddisk, le youtubeur qui cause plus vite que son ombre, qui nous présente la bestiole…

RØDE SE PLIE EN 4 ET REPENSE LA CAPTATION AUDIO

On ne parle pas assez de l’audio et c’est bien dommage car, de la captation à la postproduction, il participe assurément de la bonne réception d’un film, entendez ici de sa qualité intrinsèque comme celle de sa réception auprès de son audience.

Il faut dire que nous sommes tellement habitués à consommer de la vidéo sur nos smartphones, de plus souvent en espace public, qu’on n’y prête de moins en moins attention. Et pourtant dès lors qu’on vise l’immersion et même l’émotion chez  le spectateur c’est juste essentiel.

On est donc tout particulièrement intéressé par le nouveau bébé du fabricant de micro RØDE qui, pure coïncidence, est également originaire du pays d’OZ, à savoir l’île-continent du surf et des wallabies.

Il s’agit d’un micro ambisonic, à savoir donc soit apparenté à la famille du son surround et donc spatialisé avec 4 microphones séparés et une connectique éclatée en autant de fiches XLR.

Pour autant la marque n’entend pas positionner ce nouveau produit sur le seul segment de la VR (Réalité Virtuelle) pour proposer un outil très polyvalent et offrant une très large étendue de possibilités en post-production.

Ici encore le prix est un argument fort puisque le NT-SF1 est d’ores et déjà proposé à 999 $US. Qui dit mieux ?

À savoir encore : le fabricant promet plus tard dans l’année un plugin compatible ProTools ou Audition pour exploiter tout le potentiel avec votre software préféré.

La vidéo est cette fois offerte par les équipes du site US incontournable Nofilmschool.

QUAND LES SMARTPHONES VOIENT LES CHOSES EN GRAND

Alors ce 3ème produit glissé dans notre panier, en toute sincérité on n’y croit que très moyennement.

Il traduit toutefois une réalité qu’on ne peut ignorer : nos smartphones, devenus photophones offrent également des capacités vidéos non négligeables et très proches voire identique à la vidéo pro : enregistrement 4K, ralenti, plage dynamique élevée, etc…

On est d’ailleurs très curieux de connaître la forme définitive de la caméra 8K que RED développe actuellement en partenariat avec le taïwanais Foxconn. Tout juste sait-on qu’elle sera « beaucoup plus petite » selon leurs propres dires. OK, mais dans quelle proportion, celle d’un  smartphone ?

Le fabricant optique chinois  Cinematics International CO propose donc rien moins qu’une interface pour connecter votre smartphone à de véritables objectifs professionnels.

Cela donne une caméra hybride d’un nouveau type mais dont on peut toutefois douter de l’ergonomie, sauf bien sûr si Darwin a prévu une évolution bien spécifique de ce qui nous sert de mains.

Enfin bref seul l’avenir dira s’il y existe une niche pour ce type de produit…

Avec toujours une vidéo signée de Nofilmschool :


DAVINCI RESOLVE 15 : LA GRANDE OFFENSIVE

On quitte un instant le matos pour nous intéresser au  software et c’est une nouvelle fois Blackmagic Design qui fait l’actu avec l’upgrade de son logiciel phare DaVinci Resolve Studio qui bascule en version 15.

Flashback : il y  a seulement 15 ans, n’importe quel monteur vidéo  vous aurait à minima ri au nez si vous lui appreniez que Premiere deviendrait la solution d’editing la plus exploitée au monde.

Qui se souvient du logiciel à ses débuts ne pouvait en effet se douter qu’il connaisse un tel avenir. Et pour ceux  qui, à contrario, l’auraient  pressenti, alors on espère qu’ils ont placé des billes dans le capital de l’éditeur californien.

Mais la donne a totalement changé. Avec une stratégie marketing d’une redoutable efficacité mixant la synergie d’une suite logicielle complète, couvrant l’editing, le compositing, le mix audio, l’encodage et l’authoring, et un modèle de distribution tout « cloud », Adobe s’est imposé comme le leader incontesté.

Pour le reste l’histoire l’a toujours démontrée : aucun empire n’est infaillible. Ils sont même voués un jour à tomber !

Alors bien malin celui qui pourra prédire quelles sera la solution logicielle qui dominera prochainement le marché et qui saura donc s’imposer face à Adobe.

Ce qui est certain c’est que Blackmagic Design ne cesse de faire évoluer Resolve Studio qui, parti d’une solution d’étalonnage pur et dur se mue peu à peu en outil d’editing de plus en complet.

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DaVinci Resolve 15 futur logiciel leader de l’editing ? Photo commerciale Blackmagic Design.

Au programme de la nouvelle version numérotée 15 : l’intégration complète de Fusion, soit l’adjonction de 250 outils de compositing, paint, titres animés « et bien plus encore » selon la formule marketing consacrée. Également au programme : Audio Fairlight pour le traitement audio et une interface collaborative multi-utilisateurs.

Il ne fait donc aucun doute que Blackmagic Design est parti chasser sur les terres d’Adobe et que connaissant leur sens également inné du marketing et leur politique de prix ultra agressive, les lignes vont assurément bougées et peut être plus vite qu’on ne le pense.

Précisons en effet que DaVinci Resolve 15 Studio est accessible à seulement 299 $ /  259 € et qu’il est offert pour l’achat d’une majorité des produits hardware de la marque.

Ça va assurément faire mal !

Sans quitter votre siège, assistez à la présentation média officielle de Resolve 15.

LES ROUES DE LA FORTUNE SELON DJI

On terminera sur du plus gros matos parce qu’on aime bien ça et que, tels des geeks jamais rassasiés, on phantasme rien qu’à l’idée de pouvoir tester et œuvrer à de belles images avec de tels équipements.

On s’intéresse cette fois à  un autre leader du marché qui n’a assurément plus besoin de publicité, mais qui plusieurs fois par an agite l’univers de la vidéo avec des produits riches de mille et une promesses.

Après avoir conquis le leadership mondial du côté des drones et des Gimbal (dispositifs de stabilisation) Dji signe des caméras de plus en plus performantes et s’attaque à la machinerie en proposant un pupitre de commande pour son gimbal RONIN 2 inspiré des mécaniques d’antan.

Ces grandes roues métalliques avec lesquelles étaient actionné les mouvements des grues ou encore un simple panoramique caméra.

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Dji Master Wheels ou la symbiose de la high tech et de l’ergonomie du cinéma d’antan

Le pupitre proprement dit est lui tout ce qu’il y a de plus high tech et cela donne donc un produit qui joue la carte d’une uchronie en mixant l’ergonomie mécanique des outils du passé – et à ce jour insurpassable – au meilleur de la technologie d’aujourd’hui et de demain.

Et comme chez Dji on ne regarde pas à la dépense, ils avaient carrément construit en dur un décor de saloon sur leur stand, invitant les visiteurs à réaliser les plans de leurs rêves avec un RONIN 2 monté sur une grue. YIPPEE !!!

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Le stand Dji prend des allures de saloon. C’est le moment de réviser vos classiques du western

Quant à la vidéo, on a opté pour celle officielle du fabricant

L’affichage est mort, vive l’affichage… digital

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La vidéo sélectionnée pour ouvrir ce billet témoigne non seulement de la généralisation des écrans digitaux en lieu et place de l’affichage en print classique, mais encore des opportunités offertes par le média si on y couple l’interactivité avec le public. Elle a été tout récemment mise en ligne par l’afficheur JCDecaux suite à un coup de com réalisé pour l’AFL, la Ligue de Football Australienne.

Quant au titre de ce billet, il est ouvertement et volontairement provocateur. Clarifions les choses : non l’affichage traditionnel n’est pas nécessairement voué à une mort programmée et sans doute les créatifs de toute la planète sauront encore nous surprendre en traduisant un message au seul recours d’un unique visuel assortit d’une catchline qui fasse son effet grâce à la richesse offerte par la langue.

On observe par contre indéniablement depuis quelques années que le secteur connait une véritable révolution. Le digital et plus largement les nouvelles technologies de diffusion apportent des solutions qui ouvrent littéralement le champ des possibles et démultiplient la créativité des acteurs de l’outdoor.

LA VIDÉO, NOUVEAU MÉDIA DE L’AFFICHAGE

La vidéo  devient ainsi  peu à peu le nouveau média de l’affichage pour se substituer au print dans des environnements de plus en plus nombreux : stations de métro et réseaux de surfaces, gares et aéroports, centres commerciaux et enseignes de marque, affichage grand format voire bilboard géant.

Il y a également les grands événements commerciaux tels que les salons où les exposant rivalisent de moyen pour se doter de la plus grande visibilité. Actuellement même, au salon Equip Auto 2017 Portes de Versailles, Point S diffuse sur son écran LED ultra panoramique une série d’animations vidéos réalisées par nos équipes en motion design. Une diffusion opérée sur triptyque d’écrans formant une surface totale de 6.5 x 1.6 mètres.

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Le panneau LED géant Point S en phase d’installation puis durant le salon Equip’Auto 2017

LA RÉVOLUTION DE L’AFFICHAGE AU FORMAT 120×160

Prenons donc l’affichage vertical 120×160, assurément celui que nous côtoyons chaque jour pour peu que nous évoluons dans un espace urbain ou péri-urbain. Avez-vous remarqué la multiplication des écrans en lieu et place des affiches qui occupaient ces espaces il y a seulement une ou deux années ?

L’auteur de ses lignes en atteste : sur mon trajet quotidien, en termes de ODC (Occasion De Voir) je croise plus d’une quinzaine d’écrans chaque matin et chaque soir. Il y a seulement 1 an, c’était a minima 3 fois moins !

Ces totems digitaux sont déjà en train de prendre le pouvoir sur ce format, celui qui présente l’indice de proximité, au sens physique du terme, le plus fort avec le public et donc les cibles des annonceurs.

Pour illustration concrète avec des acteurs incontournables du marché, des réseaux tels que Clear Channel ou JCDecaux ont assurément été parmi les plus prompts à intégrer le digital dans leur offre. Lorsqu’un marché se transforme profondément, ce sont toujours ceux à avoir intégré la nouvelle donne les premiers qui prennent la pôle position et poursuivent la course en tête

Notons ici, pour ce qui nous concerne, que dès 2013 nous avons été sollicité pour la production d’une vidéo à ce format par notre client les Aéroports de Lyon, alors précurseurs en s’étant doté de plusieurs totems au sein du terminal principal.

La vidéo réalisée à cette occasion faisait la promotion du nouvel espace de restauration haut de gamme du site : L’Atelier des 2 rives. On la publie ici comme un marqueur temporel, pour exprimer que si la technologie est déjà « ancienne » , nous assistons seulement aujourd’hui à la phase de son développement exponentiel.

Plusieurs raisons donc à cette véritable explosion de l’affichage digital comme évoqué ci-avant.

Elles sont d’abord intrinsèques : contrairement à l’image fixe du print la vidéo offre de décliner un message plus complet, plus exhaustif. Il valorise encore le produit ou le service en le mettant en scène. Une nouvelle logique de format se met en place avec des durées adaptées  : 10 secondes semblent être ainsi devenues le nouveau mètre étalon des spots diffusés en affichage digital.

Elles sont ensuite économiques. Exactement comme les écrans plats (Plasma, LCD, LED, OLED) ont remplacé les tubes cathodiques dans nos foyers, la demande croissante d’écrans par les géants de l’affichage participe également de la démocratisation des supports. ajoutons à cela les énormes économies d’échelle à venir du fait que l’affichage digital est par essence connecté : plus aucun coût de manutention pour remplacer les « affiches » donc et largement de quoi compenser les investissements comme les dégradations.

Du coup, nous ne prenons presque aucun risque en pariant que d’ici seulement 2 à 3 ans la majorité des espaces d’affichage au format 120×160, sur l’ensemble du territoire national, seront de nature digitale.

Une troisième raison maintenant, plus subtile peut être mais non négligeable en termes de portée. Le format vertical se prête tout naturellement à une exploitation sur mobile. Les marques et les annonceurs peuvent dès lors activer des opérations cross canal en diffusant un contenu sponsorisé sur mobile – via une campagne Facebook tout simplement – simultanément à de l’affichage urbain digital. La logique stratégique est alors celle du « push & pull » : les cibles visées se trouvent alors en situation où les ODV sont démultipliées.

Votre serviteur toujours, s’est ainsi très récemment retrouvé en situation de découvrir une vidéo verticale sponsorisée sur son mur Facebook, avant de la visionner à nouveau une quinzaine de minutes après sur les écrans du quai où j’attendais mon métro. On peut assurément à moyen-long termes évoquer et craindre même un trop plein de vidéos et un effet de matraquage, mais pour le moment quelle efficacité ! La vidéo en question était celle de la Société des Sauveteurs en Mer et j’avais dégainé mon smartphone pour capturer cette diffusion.

L’AFFICHAGE DE DEMAIN SERA PRINCIPALEMENT INTERACTIF

Une petite parenthèse pour ouvrir ce chapitre sur demain et évoquer le cas atypique des billboards géants. Si ceux ci seront réservés exclusivement aux très gros annonceurs pour une exploitation restreinte aux mégalopoles sur des sites emblématiques tels que Time Square, le strip de Vegas ou le carrefour de Shibuya à Tokyo, on ne peut faire l’impasse sur ces monstres de l’affichage qui mixent les technologies numériques et mécaniques. L’exemple le plus significatif revient à Coca Cola, justement sur Time Square, où son nouveau billboard offre une expérience visuelle véritablement unique à ce jour.

Ajoutons maintenant l’ingrédient de l’interactivité et on parvient alors à un combo gagnant redoutable, de ceux que seuls les gamers les plus adroits parviennent à réaliser sur leur pad.

Il peut peut varier d’une expérience simplement fun à une rencontre totalement inédite, limite surréaliste même, en se retrouvant soudainement en tête à tête avec des sportifs vedettes ou une star de cinéma, égérie de telle ou telle marque. Tous est possible en la matière, c’est juste une logique de budget.

Bien sûr s’il s’agit d’un véritable échange en live, le coup est limité à un spot par échange et donc à un public tellement restreint que marginal. Ce type de dispositif est donc naturellement voué à être filmé pour obtenir ensuite une diffusion virale sur les réseaux et susciter le buzz attendu tant auprès des clients finaux que des médias spécialisés qui font leur choux gras de ce type de vidéo. En mode caméra cachée on nomme communément ces vidéo « Stunt » ou « Prank ».

En la matière pas une semaine ne passe sans que ce format de vidéo, donc issu d’une campagne d’affichage interactive, ne soit publiée sur le web et relayés par les professionnels du marketing et de la communication. On va nous choisir pour illustration une des toutes premières expériences de ce type, en raison de sa primauté bien sûr mais aussi et surtout parce qu’elle repose sur une idée simple et qui fait pleinement sens avec le produit qu’elle promeut : le voyage. C’était en 2013 pour la SNCF et signée de TBWA Paris. Avec aujourd’hui plus de 2 millions de vues au compteur, on peut sans conteste parler de succès.

Mais maintenant grimpez dans la DeLOrean pour vous projetez dans seulement quelques années. Et imaginez alors, avec les progrès de l’intelligence artificielle, comme il sera aisé de démultiplier ces échanges par dizaines voire centaines de milliers, pour donner l’illusion que chaque personne en contact via un affichage digital avec un tiers, anonyme ou célèbre, croit être le seul à participer à cet échange alors qu’il est en train de s’opérer partout sur le globe. Étonnant non ?

Bien entendu, vous avez le droit de ne pas souhaiter cet avenir aux accents tout ce qu’il y a de plus orwellien, que Steven Spielberg a su brillamment restitué dans Minority Report (2002). On ne fait que vous prévenir, un peu comme le tout dernier personnage a s’adresser à Sarah Connor à la toute dernière minute du premier opus de Terminator (1984) : « There is a storm coming (in) ».

Avec SEAT automobile, découvrez Barcelone en VR/360

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C’est Nicolas, notre technicien assermenté 360° qui a débusqué cette vidéo. À peine l’avions nous visionnée que l’envie de lui consacrer un billet s’est imposée d’elle même.

Plusieurs raisons à cela. On vous les égraine rapidement, telles les perles d’un chapelet. Hop, c’est parti !

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Dronement efficaces les plans aériens

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En prémisse à ce post, notre vidéo showreel (démo) spéciale drone.

 

Au travers de quelques unes de nos réalisations, on va donc ici s’intéresser aux prises de vues aériennes tournées avec drones. Histoire bien sûr d’effectuer un rapide survol de la question mais surtout d’identifier les différents bénéfices apportés par cette technologie. Petite révolution, cela dit en passant !

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VR : la vie à 360°

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Un peu de technique

On inaugure avec ce second THEMA EOProd un sujet nettement plus technique, à savoir la vidéo 360, pour vidéo immersive à 360°, également désignée sous l’acronyme VR pour Virtual Reality (Réalité Virtuelle). Selon nos usages et prérogatives on le souhaite toutefois accessible de tous. Non pas que la vulgarisation soit notre unique objectif éditorial, mais c’est tout de même appréciable d’être lu et compris par le plus grand nombre.

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WHAT’S UP QUESTION MATOS

Le bonjour à tous pour cette semaine de reprise où la météo semble nous informer que la fin de l’été est pour bientôt, comme pour mieux nous accoutumer à reprendre nos places derrière nos bureaux.

On va causer un peu matos en publiant 2 (+2) vidéos qui ont retenu notre attention ces derniers jours.

La première porte sur le produit SLICK, un stabilisateur motorisé sur 3 axes, entièrement dédié à la GoPro, modèles 3 & 4.

Le produit fait l’objet d’une campagne de crowdfunding sur la plateforme indiegogo avec une prévision de mise sur le marché pour mars 2016.

A la seule vue de cette vidéo l’engin semble très prometteur et surtout extrêment polyvalent en terme de modalités d’usage : harnais, casque, perche, drone, etc..

Pour la seconde vidéo, on a enfin le plaisir de communiquer sur une caméra totalement novatrice ou plus exactement présentant des choix techniques et ergonomiques si singuliers qu’elle se distingue du tout venant et se positionne même en totale rupture avec ces concurrentes.
Il s’agit de la Digital Bolex D16, un projet sur lequel Emmanuel Pampuri – dont on ne saurait une fois encore que vous recommander de fréquentes visistes sur son blog – planche et relaie l’info depuis 3 ans.

Une véritable arlésienne donc, qui se concrétise enfin avec la prise en main effective du produit et un review vidéo passionnant de 18 mns.

Comme le clame Digital Bolex : « The first Digital Cinema Camera, for Filmmakers, by Filmmakers ».

Au delà donc du look rétro de cette nouvelle boîte à image, on est tout simplement bluffé par les choix extrêmes et parfaitement assumés par les équipes techniques de Bolex autour de ce projet.

Jugez plutôt : un capteur « classique » de type CCD dont un modèle natif exclusivement en N&B, une résolution maximale 2K en 2048×1152 (pendant digital à l’argentique Super16), une ergonomie proche d’une caméra cinéma traditionnelle avec un mode d’enregistrement par pression continue sur la gâchette (complété d’un mode Rec standard), un enregistrement exclusivement en mode Raw au format Adobe Cinema DNG, des optiques dédiées Kish à ouverture fixe F4 !

Bref les images délivrées par les Digital Bolex D16 ont leur propre signature et en ces temps d’homogénéisation forcenée ça fait comme quidu bien.

Mes coups de cœur :

– ce clip réalisé par Spike Lee pour l’album compilation Pepsi Beats of the Beautiful Game  :

– ce remake d’une scène emblématique d’Alphaville de Jean-Luc Godard réalisé pour la revue print et online Bright Ideas Magazine :

BRIGHT IDEAS Magazine’s « Alphaville: Remix, » shot at Ace Hotel Downtown LA from Seed&Spark on Vimeo.

PLUS GRAND QUE BLANC

Plus blanc que blanc nous promettaient les lessiviers avec un sens certain de la formule, à défaut d’ailleurs de l’avoir jamais trouvée.

Pour l’équipe internationale de photographes menée par Filippo Blengini, la promesse est non seulement tenue mais encore à seulement un clic de portée. Plus blanc donc et surtout plus grand avec le record de la photo la plus détaillée jamais réalisée.

Pas moins de 70 000 prises de vue auront été nécessaires, soit 35 heures de shooting et 2 mois de traitement infographique, pour composer un panorama du massif du Mont Blanc qui confine à l’incroyable. Ce cliché monstre affiche, excusez du peu, une définition de 365 gigapixels !

Traduite en qualité print magazine de 300 dpi, son impression nécessiterait rien que moins que la surface d’un terrain de football.

Une prouesse technique à laquelle se sont associés comme sponsors les marques Canon et SanDisk mais encore Napapijri.

En attendant le prochain record – le précédent datait de 2013 – à vous de trouver les 20 touristes et les 20 grimpeurs disséminés dans l’image.

Le Mont Blanc a beau n’avoir jamais été aussi accessible de tous, ça se mérite tout de même : in2white.com.