CES DRONES D’ENGINS VOLANTS : PICCOLO MAIS COSTAUDS

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Deux postulats pour prémisse à ce nouvel article, qui bien sûr dans l’absolu présentent peu de points communs, voire même strictement aucun.

Tout d’abord l’adage qui veut que la bicyclette ça ne s’oublie jamais. Ce que l’on confirme d’ailleurs volontiers, puisqu’une moitié de la team EO a adopté ce mode de transport, sans avoir besoin de repasser par la phase petites roues.

Ensuite, une constante du progrès technique qui s’accompagne depuis toujours du phénomène et de la recherche de la miniaturisation et ce quels que soient les domaines et marchés concernés.

On aurait ici mille images à vous présenter pour illustration, mais comme on n’a pas que ça a faire et que notre côté geek et nostalgique nous fait pencher du côté de la vidéo, on a choisi celle-ci : 2 modèles de caméscopes grand public. Le premier remontant au tout début des années 80 et le second de la fin des 90s, l’un des tous derniers modèles à exploiter pour support une bande magnétique – les cassettes mini DV en l’occurrence.

On vous fait grâce de ce qui s’est passé depuis, alors que n’importe quel smartphone haut de gamme peut aujourd’hui filmer en 4K !

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2 caméscopes Panasonic, à gauche au format VHS « full-size » et à droite au format miniDV. Entre les deux : moins de 20 ans !

Et donc c’est quoi le rapport, alors que le titre de cet article laisse clairement entendre que l’on va y causer drones ?

On y arrive justement…

CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES DRONES

Contrairement au vélo, la veille technique à laquelle nous sommes tenus est presque quotidienne. Dans les temps anciens jusqu’au mi-temps des années 90, la vidéo ne connaissait que peu de révolution, que ce soit dans le secteur grand public comme professionnel.

La bascule vers le tout numérique et l’intégration du software dans le matériel, qui se poursuit aujourd’hui avec l’intelligence artificielle, a bousculé le game tel un strike qui n’en finirait pas de se jouer. Plus une semaine ne passe sans apporter son lot de nouveautés. Toutes ne revêtent certes pas la même importance et il faut savoir distinguer l’annonce gadget de celle qui préfigure un véritable progrès.

Les drones n’échappent pas à la règle et peut-être même représentent-ils ces 10 dernières années le matériel qui a le plus évolué. Notez bien qu’on s’intéresse ici uniquement aux drones dédiés à la capture d’images à des fins disons pacifiques. Il en va de même pour tous les drones de combats et de défense, mais on laisse le soin aux militaires de s’occuper avec leurs propres « jouets ».

C’est ici qu’entre en compte le second postula précité en amorce de ce billet, à savoir la miniaturisation.

Les drones sont sujets en effet à plusieurs leviers d’optimisations. Prenons le temps de lister les principaux même si ici c’est bien la miniaturisation qui nous importe le plus

Bardés de capteurs et dopés à l’intelligence artificielle, ils sont de plus en autonomes jusqu’à pouvoir s’affranchir d’un pilote pour suivre une « cible » tout en évitant les obstacles.

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Les drones se dotent de capteurs et se dopent à l’intelligence artificielle – ici le Dji Mavic Pro

Les caméras dont ils sont dotés ne cessent de progresser pour satisfaire à des usages qui tendent de plus en plus à approcher les frontières du cinéma numérique. Citons ici le modèle Zenmuse X7 de Dji qui préfigure cette évolution et flirte ouvertement avec les productions « premium » : cinéma et publicité.

La DJI-Zenmuse-X7 en action sur le tournage de « Riders », film promotionnel de Dji

Ils se miniaturisent de plus en plus, dans des proportions qui peuvent laisser dubitatifs quant à leur capacité à intégrer un workflow professionnel, tout du moins celui qui nous concerne à savoir le « film d’entreprise ».

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Le Dji Mavic Air affiche des dimensions ultra compactes : 168x184x64 mm (L×l×H) pour un poids de 430 g !

LE FABRICANT DJI : LEADER INCONTESTÉ DES DRONES

C’est encore la marque chinoise Dji qui a ouvert le bal avec les modèles Mavic Pro et Mavic Air, le second offrant une taille encore plus réduite, à savoir qu’avec ses pâles repliés, il trouve sa place dans la poche latérale de tout type de sac à dos, spécialisé audiovisuel ou non.

Ça en devient presque gênant de citer autant ce fabricant dans le fil de nos articles et sur nos réseaux sociaux, mais force est de constater que c’est lui qui dégaine toujours le premier. Mais la concurrence pointe le bout de son nez comme nous allons le voir plus loin et ça c’est particulièrement prometteur.

Les 2 modèles précités sont, comme évoqué ci-avant truffés de capteurs qui secondés par une IA performante leur permet d’effectuer certains vols de façon totalement automatisée et/ou de cibler un voire plusieurs sujets en les sélectionnant à la volée lors du vol.

Côté caméra, ils embarquent tous 2 des capteurs 4K, stabilisés sur 3 axes. Le modèle Pro offrant également la capacité de filmer en Ciné 4K 24p. Ajoutez à cela que, sur le papier, leurs batteries sont plus performantes, ils volent plus vite, plus droit, « savent » se stabiliser à hauteur constante, même sur des terrains en dénivelés.

N’en jetez plus, on vous achète le lot et dans chacune des couleurs disponibles !

Sauf que, comme évoqué ci-avant, un modèle concurrent est venu se placer sur les voies aériennes de Dji et nous y sommes d’autant plus sensibles qu’il est signé de Parrot, une marque française principalement connue pour ses drones de loisir.

L’engin se nomme Anafi et son ergonomie est totalement inspirée du biodesign de certains insectes, les scarabées notamment.

Avec son modèle Anafi, la marque française Parrot vient chasser sur l’espace aérien de Dji

il est surtout emblématique d’un changement de stratégie de la marque qui souhaite dorénavant se positionner sur le segment de la captation d’images, du globe trotter et vidéaste expérimenté jusqu’aux pilotes souhaitant disposer d’un drone d’appoint.

Qu’en bien même légèrement en deçà des spécifications des modèles Mavic, mais 150 € moins cher également, ce Anafi vient émuler le marché et ça on est d’office et par principe preneur. Appréciée pour la fiabilité de ses produits, Parrot arrive sans aucun doute au bon moment pour offrir une alternative aux drones de chez Dji, voire donner l’envie à d’autres de s’y risquer. L’avenir dira si cela est encore possible…

De notre côté une toute récente production nous a pour ainsi dire offert le cadre idéal pour tester cette nouvelle génération de drones.

MINI DRONES : ON A TESTÉ POUR VOUS

Pour le compte de son client E. Leclerc Socara, l’agence de communication événementielle Pilote Communication nous a confié la production exécutive d’un film dont le tournage s’est déroulé en grande partie au sein d’une toute nouvelle plateforme logistique en Isère. Grand comme 14 terrains de footbal, le site comprend une unité presque intégralement automatisée, à la pointe de la technologie. Un mécano géant qui tient autant du circuit de train électrique sur plusieurs niveaux que de l’usine fantasmé par Roald Dahl dans son classique de la littérature enfantine Charlie et la chocolaterie.

Dans le cahier des charges, il était prévu de réaliser des plans en extérieur, pour rendre compte du gigantisme du lieu, mais également en intérieur pour illustrer le caractère ultra automatisé de l’unité pré-citée :  nacelles robotisées circulant à des vitesses folles, système de dépalettisation et inversement,  circuits de routages et de conditionnements, etc…

Dans cette perspective, le cadreur et pilote Thomas, avec qui nous collaborons très fréquemment, a volontairement complété ses modèles Inspire et Phantom du tout nouveau Mavic Pro. À celui-ci venait s’ajouter le Mavic Air qui a intégré notre parc matériel, afin de nous accompagner sur presque tous nos tournages du fait de ses très faibles dimensions.

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Thomas pilote son Mavic Air alors que Rémy réalise l’ensemble des plans au sol en FS5 et Alpha 7S II

Soyons parfaitement sincères : que ce soit en intérieur ou en extérieur, les drones se sont parfaitement comportés à une exception prête, mais qui ne leur est pas imputable. Au sein de l’unité automatisé, les interférences induites par les automatismes et les innombrables capteurs et cellules photométriques n’ont pas permis de tester certains modes tels que les vols pré paramétrés.

Pour exemple : nous souhaitions cibler un carton afin que le drone exécute un plan en top shot de façon totalement autonome. Thomas a finalement du se résoudre à réaliser l’intégralité des plans à la mano, ce qui a in fine que conforter son avis déjà favorable quant à la maniabilité des drones Dji. Même plus petits, ceux-ci offrent une souplesse et un confort d’utilisation optimum.

Ce point est d’autant plus notable que malgré les dimensions du bâtiment, certains espaces sont paradoxalement exigus, voire se trouvent beaucoup plus proche du plafond qui culmine pourtant à environ 25 mètres.

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L’un des plans en « top shot » (plongée totale) réalisés au Mavic Air dans l’une des zone les plus élevée du site.

Et maintenant l’image ! Ici encore totale satisfaction. Cette production n’incombait pas une livraison en 4K, ce que les drones auraient quoi qu’ils en soient permis, mais en simple Full HD. Les rushes fournis par les drones se sont parfaitement intégrés dans le workflow de la postproduction qui incluaient des plans pris au sol au Sony FS-5 et Alpha 7S II.

Un petit tour de vis en étalonnage pour point final et le film offre une homogénéité qui satisfait pleinement à nos attentes comme à celles de notre client.

Ici, ce plan en extérieur a été réalisé avec le Mavic Pro dans des conditions météo optimales.

SECONDE ILLUSTRATION : LE FILM « KORUS INSIDE »

Seconde illustration ici de l’usage de cette nouvelle génération de drone, ce film réalisé pour KORUS une société spécialisé dans la conception et l’aménagement de sites professionnels : commerciaux ou tertiaire. La quasi intégralité des plans en mouvement réalisés à l’intérieur du Hangar, nouveau siège social de KORUS et figure de proue de ses savoir-faire, ont été réalisés en drone. Étonnant non ?

Pour conclure : une fois encore, cet article n’a pas pour objet de faire la promotion des produits Dji. D’ailleurs ce serait bien prétentieux de penser qu’ils en aient seulement besoin. Mais force est de constater que notre toute première expérience avec les modèles Mavic Pro et Mavic Air, avec lesquels nous avons finalement réalisé l’intégralité des plans, confortent tout le bien qu’on avait déjà pu en lire. Tel que notamment sur le site Les Numériques, sans aucun doute parmi les plus scrupuleux qui soient lorsqu’ils s’agit de passer du m.

On renouvellera donc l’expérience autant de fois que possible en glissant l’un de ces drones dans notre barda, histoire d’être toujours prêts à prendre de l’altitude.

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