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NABSHOW 2018 oblige, ce nouveau numéro de Com à la Maison sera exceptionnellement consacré qu’à la technique et au matos, avec toujours pour ambition de rendre les infos accessibles de tous, ou du moins du plus grand nombre.

D’ailleurs pour celles et ceux à qui le NAB n’évoquerait rien, il s’agit ni plus ni moins de la grand-messe de l’audiovisuel professionnel, qui se tient chaque mois d’avril à Vegas.

Quand bien même on n’a pas eu la chance de s’y rendre, les nombreux média et pure players spécialisés nous offrent d’y faire notre panier tranquillou dernière nos écrans, sans avoir à arpenter des kms d’allées.

Voici donc ce qu’on a retenu de cette édition 2018. Comme quoi tout ce qui se passe à Vegas… finit par se savoir en fait !

CAMÉRA : BLACKMAGIC DESIGN CRÉE LE CHAINON MANQUANT

Cela fait déjà une bonne dizaine d’années que les australiens de Blackmagic Design ont déboulé dans le game pour faire de leur marque et de leurs produits des acteurs majeurs de la vidéo pro, couvrant tout le workflow, soit de la captation au traitement de l’image.

La marque se faisait toutefois discrète depuis un bon bout de temps côté caméra, au point qu’on pouvait se poser la question de leur volonté à occuper ce segment de marché.

La réponse est tombée et il est clair que Blackmagic Design souhaite une nouvelle fois frapper un grand coup avec son tout nouveau modèle : la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K.

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La Blackmagic Pocket Cinema 4K, le DSLR qui se prend pour une caméra

Une sorte de chaînon manquant entre le boîtier DSLR et le corps de caméra qui promet de bien perturber le marché avec au programme :

– une plage dynamique rivalisant avec les Alpha de Sony pour tourner en faible éclairage.

– un écran intégré tactile et de grande dimension offrant de s’affranchir d’un monitoring spécifique.

– une monture d’objectif Micro 4/3 compatible avec un immense choix d’optiques

– la capacité d’enregistrer en RAW directement sur des cartes CFast 2.0 ou sur un DD externe via le port USB-C intégré, sans sacrifier un slot pour les cartes SD (standard et UHS-II)

– une entrée mini-XLR intégrée et ça c’est carrément la classe pour ne pas dire le rêve éveillé !

– plusieurs options d’alimentation dont l’USB-C et la compatibilité avec les batteries LP-E6

Mais on a gardé le meilleur pour la fin. Il s’agit bien entendu du prix, une véritable spécialité de la maison question stratégie marketing, tant la marque a toujours su coiffer au poteau ses concurrents du côté de la tirelire.

Là on se demande carrément comment ils font  : 1 145.00 €TTC avec le logiciel Resolve inclus (on en cause après…), c’est moitié moins cher que n’importe quel boîtier affichant des spécifications identique, voire moindres !!!

Disponibilité prévue en septembre et en bonus une vidéo de Harddisk, le youtubeur qui cause plus vite que son ombre, qui nous présente la bestiole…

RØDE SE PLIE EN 4 ET REPENSE LA CAPTATION AUDIO

On ne parle pas assez de l’audio et c’est bien dommage car, de la captation à la postproduction, il participe assurément de la bonne réception d’un film, entendez ici de sa qualité intrinsèque comme celle de sa réception auprès de son audience.

Il faut dire que nous sommes tellement habitués à consommer de la vidéo sur nos smartphones, de plus souvent en espace public, qu’on n’y prête de moins en moins attention. Et pourtant dès lors qu’on vise l’immersion et même l’émotion chez  le spectateur c’est juste essentiel.

On est donc tout particulièrement intéressé par le nouveau bébé du fabricant de micro RØDE qui, pure coïncidence, est également originaire du pays d’OZ, à savoir l’île-continent du surf et des wallabies.

Il s’agit d’un micro ambisonic, à savoir donc soit apparenté à la famille du son surround et donc spatialisé avec 4 microphones séparés et une connectique éclatée en autant de fiches XLR.

Pour autant la marque n’entend pas positionner ce nouveau produit sur le seul segment de la VR (Réalité Virtuelle) pour proposer un outil très polyvalent et offrant une très large étendue de possibilités en post-production.

Ici encore le prix est un argument fort puisque le NT-SF1 est d’ores et déjà proposé à 999 $US. Qui dit mieux ?

À savoir encore : le fabricant promet plus tard dans l’année un plugin compatible ProTools ou Audition pour exploiter tout le potentiel avec votre software préféré.

La vidéo est cette fois offerte par les équipes du site US incontournable Nofilmschool.

QUAND LES SMARTPHONES VOIENT LES CHOSES EN GRAND

Alors ce 3ème produit glissé dans notre panier, en toute sincérité on n’y croit que très moyennement.

Il traduit toutefois une réalité qu’on ne peut ignorer : nos smartphones, devenus photophones offrent également des capacités vidéos non négligeables et très proches voire identique à la vidéo pro : enregistrement 4K, ralenti, plage dynamique élevée, etc…

On est d’ailleurs très curieux de connaître la forme définitive de la caméra 8K que RED développe actuellement en partenariat avec le taïwanais Foxconn. Tout juste sait-on qu’elle sera « beaucoup plus petite » selon leurs propres dires. OK, mais dans quelle proportion, celle d’un  smartphone ?

Le fabricant optique chinois  Cinematics International CO propose donc rien moins qu’une interface pour connecter votre smartphone à de véritables objectifs professionnels.

Cela donne une caméra hybride d’un nouveau type mais dont on peut toutefois douter de l’ergonomie, sauf bien sûr si Darwin a prévu une évolution bien spécifique de ce qui nous sert de mains.

Enfin bref seul l’avenir dira s’il y existe une niche pour ce type de produit…

Avec toujours une vidéo signée de Nofilmschool :


DAVINCI RESOLVE 15 : LA GRANDE OFFENSIVE

On quitte un instant le matos pour nous intéresser au  software et c’est une nouvelle fois Blackmagic Design qui fait l’actu avec l’upgrade de son logiciel phare DaVinci Resolve Studio qui bascule en version 15.

Flashback : il y  a seulement 15 ans, n’importe quel monteur vidéo  vous aurait à minima ri au nez si vous lui appreniez que Premiere deviendrait la solution d’editing la plus exploitée au monde.

Qui se souvient du logiciel à ses débuts ne pouvait en effet se douter qu’il connaisse un tel avenir. Et pour ceux  qui, à contrario, l’auraient  pressenti, alors on espère qu’ils ont placé des billes dans le capital de l’éditeur californien.

Mais la donne a totalement changé. Avec une stratégie marketing d’une redoutable efficacité mixant la synergie d’une suite logicielle complète, couvrant l’editing, le compositing, le mix audio, l’encodage et l’authoring, et un modèle de distribution tout « cloud », Adobe s’est imposé comme le leader incontesté.

Pour le reste l’histoire l’a toujours démontrée : aucun empire n’est infaillible. Ils sont même voués un jour à tomber !

Alors bien malin celui qui pourra prédire quelles sera la solution logicielle qui dominera prochainement le marché et qui saura donc s’imposer face à Adobe.

Ce qui est certain c’est que Blackmagic Design ne cesse de faire évoluer Resolve Studio qui, parti d’une solution d’étalonnage pur et dur se mue peu à peu en outil d’editing de plus en complet.

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DaVinci Resolve 15 futur logiciel leader de l’editing ? Photo commerciale Blackmagic Design.

Au programme de la nouvelle version numérotée 15 : l’intégration complète de Fusion, soit l’adjonction de 250 outils de compositing, paint, titres animés « et bien plus encore » selon la formule marketing consacrée. Également au programme : Audio Fairlight pour le traitement audio et une interface collaborative multi-utilisateurs.

Il ne fait donc aucun doute que Blackmagic Design est parti chasser sur les terres d’Adobe et que connaissant leur sens également inné du marketing et leur politique de prix ultra agressive, les lignes vont assurément bougées et peut être plus vite qu’on ne le pense.

Précisons en effet que DaVinci Resolve 15 Studio est accessible à seulement 299 $ /  259 € et qu’il est offert pour l’achat d’une majorité des produits hardware de la marque.

Ça va assurément faire mal !

Sans quitter votre siège, assistez à la présentation média officielle de Resolve 15.

LES ROUES DE LA FORTUNE SELON DJI

On terminera sur du plus gros matos parce qu’on aime bien ça et que, tels des geeks jamais rassasiés, on phantasme rien qu’à l’idée de pouvoir tester et œuvrer à de belles images avec de tels équipements.

On s’intéresse cette fois à  un autre leader du marché qui n’a assurément plus besoin de publicité, mais qui plusieurs fois par an agite l’univers de la vidéo avec des produits riches de mille et une promesses.

Après avoir conquis le leadership mondial du côté des drones et des Gimbal (dispositifs de stabilisation) Dji signe des caméras de plus en plus performantes et s’attaque à la machinerie en proposant un pupitre de commande pour son gimbal RONIN 2 inspiré des mécaniques d’antan.

Ces grandes roues métalliques avec lesquelles étaient actionné les mouvements des grues ou encore un simple panoramique caméra.

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Dji Master Wheels ou la symbiose de la high tech et de l’ergonomie du cinéma d’antan

Le pupitre proprement dit est lui tout ce qu’il y a de plus high tech et cela donne donc un produit qui joue la carte d’une uchronie en mixant l’ergonomie mécanique des outils du passé – et à ce jour insurpassable – au meilleur de la technologie d’aujourd’hui et de demain.

Et comme chez Dji on ne regarde pas à la dépense, ils avaient carrément construit en dur un décor de saloon sur leur stand, invitant les visiteurs à réaliser les plans de leurs rêves avec un RONIN 2 monté sur une grue. YIPPEE !!!

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Le stand Dji prend des allures de saloon. C’est le moment de réviser vos classiques du western

Quant à la vidéo, on a opté pour celle officielle du fabricant

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