LE FILM DU MOIS : SPOTS CINÉMA LECLERC LUX

Expérience exceptionnelle que cette nouvelle production pour l’hypermarché Leclerc Lux de Chalon-sur-Saône, à laquelle nous consacrons bien légitimement ce nouvel article.

Si la majorité de nos projets relèvent de la communication d’entreprise sur le modèle B2B, nous apprécions tout autant agiter nos cellules grises et phosphorer sur des problématiques spécifiques au B2C. Une perspective excitante qui ouvre des horizons créatifs plus vastes notamment en termes d’écriture avec l’opportunité de fictionner nos productions. Nombre de nos collaborateurs, réalisateurs et techniciens, officient par ailleurs dans le spot publicitaire et les contenus vidéo « branding » pour le mass-média comme pour le digital.

Comme à l’accoutumée, nous vous invitons, avant de poursuivre plus avant votre lecture, à visionner les 2 spots issus de cette production.

SPOT #01 LECLERC LUX – LA FAMILLE KOUBLITOUT

SPOT #02 LECLERC LUX – VOUS ÊTES CHEZ VOUS

SAISIR L’OPPORTUNITÉ D’UN NOUVEAU MULTIPLEXE CINÉMA POUR FIDÉLISER LES CONSOMMATEURS

C’est dans la foulée d’un film destiné à une diffusion « one shot » pour l’inauguration de la nouvelle plateforme SOCARA, une véritable « cathédrale logistique » initiée par les 36 adhérents Leclerc de la zone Rhône-Alpes pour la desserte de 42 hypers et supers ainsi que 47 drives, que la direction de l’hyper Leclerc Lux nous consulte pour la production de plusieurs spots publicitaires.

Une stratégie motivée par l’ouverture prochaine d’un multiplexe cinéma Mégarama sur la même zone d’activité mais encore par un contexte très concurrentiel sur la zone de chalandise globale de Chalon-sur-Saône, où toutes les enseignes sont représentées. L’objectif est très clairement exprimé : renforcer chez les consommateurs le capital sympathie vis-à-vis de l’hyper Leclerc Lux afin de se différencier et de fidéliser les clients sur le moyen-long terme.

La façade du nouveau multiplexe Mégarama : 12 salles dont une de 421 places dotée d'un écran de plus de 20m de base et projection 4K

La façade du nouveau multiplexe Mégarama : 12 salles dont une de 421 places dotée d’un écran de plus de 20m de base

En termes de calendrier, ce projet se présente sous les meilleurs auspices. Nous sommes approchés en juin 2018, alors que l’ouverture du multiplexe est prévue le 23 novembre avec pour contrainte une remise des fichiers DCP (format de fichier destiné au cinéma numérique) 3 semaines en amont. Le calcul est rapide : nous bénéficions de 4 mois pour agencer toutes les phases de la production.

2 SPOTS FOCALISÉS SUR LA PROMESSE DE LA PROXIMITÉ

Le mois de juillet est principalement consacré à la réflexion quant aux pitchs des spots et à l’écriture des scénarios et continuité dialoguées. Trois films sont initialement prévus mais il est convenu au final de se recentrer sur deux spots pour optimiser le budget alloué.

Pour susciter l’affect des consommateurs cités ci-avant, l’équipe des concepteurs-rédacteurs consultés sur ce projet opte d’emblée pour le ton de la comédie. Un choix qui découle également des formats pré-réservés par le client auprès de la régie publicitaire : des 30 secondes, soit une durée on ne peut plus appropriée à la comédie avec pour ressort dramatique le gag et/ou la surprise.

Sur le fond, nous nous attachons à travailler sur la thématique de proximité que l’enseigne Leclerc, à l’échelle nationale, promeut avec sa signature « Nos régions ont du talent » ainsi que la dynamique des Alliances Locales. Cette dernière vise à maximiser les contacts et les achats auprès de producteurs locaux sur des filières variées : animale bien sûr mais également primeur et produit transformés selon l’immense diversité qu’offrent les terroirs français. Question terroir, nous sommes ici servis puisque la Bourgogne figure en bonne place pour ses viandes et ses fruits et légumes.

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Proximité du terroit : très tôt le matin – à l’heure où blanchit la campagne – l’équipe se met en place dans le décors naturel du site de l’éleveur bovin.

À la fin juillet deux scénarios sont définitivement validés avec le client, avec pour titre respectif : « La famille Koublitout » et « Vous êtes chez vous ». La sélection du réalisateur est également arrêtée : ce sera Franck Allera qui compte déjà à son actif une vingtaine de spots publicitaires B2C destinés à de la diffusion mass média, mais également des contenus vidéos branding exclusivement voués au digital.

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Le réalisateur Franck Allera donne ses consignes aux comédiens pour la scène du dîner sur le spot « Vous êtes chez vous ».

Fin août début septembre, le planning et l’équipe de production sont mis en place. Un tournage mutualisé sur 4 journées dont une de « prelight » (mise en place du set avant tournage) avec une équipe technique de 12 personnes, dont directeur, chargé et assistante de production, auxquels s’ajoutent les interprètes. Ceux-ci mixent comédiens professionnels, collaborateurs Leclerc mais également un éleveur et un producteur qui tous assureront leur propre rôle et non sans un certain talent, tellement leur prestation est naturelle à l’écran.

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Pour un rendu irréprochable et conforme aux exigences du cinéma numérique, nous privilégions toujours une caméra RED. Sur ce tournage le modèle RED DRAGON

Le tournage se déroule du 02 au 05 octobre, à une vingtaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône dans un manoir typique de style bourguignon. Le staff déco œuvre de sorte à ce que toutes les scènes en intérieures y soient tournées pour les 2 spots, sans que cela soit perceptible par les spectateurs – mutualiser c’est l’un des fondamentaux pour optimiser un planning. La direction artistique est ici secondée de 2 stylistes. La première pour les tenues vestimentaires et la seconde qui assurera l’ensemble du set de table mais encore l’esthétisme des plats et des assiettes servis sur le film « Vous êtes chez vous ».

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Scénario, fiches costumes, planning simples et croisés, un tournage ne s’improvise pas ! Au contraire, c’est sa préparation qui conditionne son bon déroulé.

Suite à la journée initiale du « prelight », le jour 2 inclue au planning l’intégralité des scènes à tourner au sein du manoir. Le 3ème jour est consacré aux plans en extérieurs chez l’éleveur et le producteur de pommes. Le 4ème enfin a pour décors l’intérieur de l’hyper Leclerc Lux où l’équipe se fait aussi discrète que possible mais attire également les regards de nombreux clients surpris de découvrir un tournage sur le lieux de leurs courses.

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La traditionnelle photo de fin de tournage, assurée par Jérémy en mode selfie.

Durant les 3 semaines qui suivent, toutes les étapes de la postproduction sont assurées et supervisées par le réalisateur, en étroite collaboration avec l’équipe de production EO. Cela porte tout d’abord sur les différentes versions du montage : respectivement 5 et 6 versions sur chaque spot. Le rythme revêt une importance fondamentale dans un spot publicitaire, à la fraction de seconde près. Puis le mixage audio « upscalé » en 5.1 pour la conformité avec les équipements audio en salles de cinéma. Et enfin l’étalonnage et la production des fichiers DCP finaux en 2K.

Les fichiers DCP sont livrés en temps et en heure, exactement selon le calendrier prévu.

Le plan média adopté par la direction de l’hyper Leclerc Lux auprès de la régie publicitaire du nouveau multiplexe est ambitieuse. Elle est programmée sur 2 ans à raison d’un spot pas semaine sur l’intégralité des 12 salles et des séances, Soit une moyenne de 72 diffusions par jour ! On est résolument sur une campagne au long court qui vise à optimiser la proximité géographique du multiplexe pour pérenniser l’affect des spectateurs/consommateurs avec l’enseigne de l’hyper Leclerc Lux.

Les projections ont débuté le 17 novembre, 6 jours avant la date d’ouverture prévue initialement, le multiplexe ayant bénéficié d’une livraison clé en main avancée sur le calendrier.

Cadeau Bonux® à découvrir très bientôt sur ces 2 productions : 2 vidéos « making-of » retraçant ces 4 jours de tournage, l’immense plaisir et l’investissement personnel de tous, qui ont présidés à une expérience aussi intense que gratifiante.

Vivement le prochain projet de cette envergure…

LE FILM DU MOIS OU POURQUOI ET COMMENT RECOURIR AU MOTION DESIGN

Double effet Kiss Cool avec ce nouvel article de blog où l’on profite de notre nouveau « film du mois » pour aborder très concrètement la question des bénéfices du motion design. Puis, dans un second temps, détailler l’expertise et la créativité que nous avons déployées sur cette nouvelle production, riche de multiples références iconographiques et culturelles.

Spécialiste en ingénierie des sols et des matériaux, Ginger CEBTP est un acteur incontournable sur ses métiers et prestations. Pour valoriser chacun de ses savoir-faire, la stratégie adoptée avec Maxime Poux, directeur de la communication du groupe Ginger, a porté sur le choix du motion design. C’est ainsi la 4ème vidéo sur ce format que nous produisons pour ce client, en complément de vidéos « traditionnelles » telles que notamment leur film identité.

LES BÉNÉFICES CONCRETS DE LA VIDÉO MOTION DESIGN

La raison principale en est simple : la compétitivité. Prenez justement cette nouvelle vidéo consacrée à l’inspection des balcons et qui vise à sensibiliser le grand public comme les professionnels du BTP. Une vidéo réalisée en images réelles (live action) aurait impliqué un budget nettement supérieur, intégrant un voire plusieurs tournages et donc l’équipe qui va avec. Ce alors qu’une vidéo motion design mobilise elle un tandem chargé de production et motion designer – parfois 2. Une vidéo classique aurait également engendré en phase finale de montage le recours de nombreux effets numériques pour rendre compte des symptômes comme des prestations ici concernées.

Ajoutons à cela qu’une vidéo classique n’aurait fondamentalement apporté aucune plus-value avec un discours trop didactique et donc peu attractif. Ce alors qu’ici, de même que pour les précédents films Ginger réalisés en animation, l’objectif premier est la sensibilisation des publics concernés, à savoir capter et retenir leur attention.

Nous pouvons encore ici évoquer la logique du délais ou de la saisonnalité : une vidéo en motion design offre presque toujours de réduire les délais et se moque par essence des conditions météos. Il manquerait plus que ça d’ailleurs !

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Ville ou montagne, neige ou soleil – en motion design c’est naturellement vous qui décidez de tout. Zéro restriction !

La grande force de l’animation en motion design c’est donc de n’avoir aucune restriction sur le plan formel. Exactement de même que pour le dessin, on peut absolument tout représenter. Seul le niveau de rendu : du plus stylisé au plus réaliste, ainsi que le degré d’animation : basique ou proche du dessin animé, auront une incidence sur le temps de travail requis et donc sur le coût de la production.

Mais revenons un instant sur la question de l’attractivité. Vous entendrez partout, ou presque, que la vidéo en motion design est par essence plus attractive que la vidéo « live action » – images réelles donc. L’autre qualificatif souvent employé est « impactante » – un des nombreux néologismes du marketing et de la communication. C’est une affirmation plus que discutable, notamment si on en déduit pour unique postulat que le motion design est intrinsèquement supérieur à la vidéo en images réelles.

Or il est n’en est rien. Pour gagner en efficacité sur une vidéo en images réelles, au delà de la seule logique du coût, une animation en motion design doit également faire l’objet d’un processus créatif et narratif.

Cette vidéo en est une parfaite illustration.

CRÉATIVITÉ ET STORYTELLING AU SERVICE DE L’EFFICACITÉ

L’idée originale, le pitch pour exploiter un terme professionnel, incombe ici à Maxime Poux. La thématique du balcon lui avait immédiatement évoqué l’histoire de Roméo et Juliette. Il était même initialement prévu que les personnages portent ses prénoms. À ce sujet, les plus observateurs d’entre vous pourront même essayer de trouver une référence au célèbre couple shakespearien, dissimulée dans la vidéo.

Puis, au fil de la progression du projet et des échanges, ce sont les figures du conte de fées qui se sont naturellement imposées : la princesse qui, du haut de sa tour (avec balcon donc ici), guette l’arrivée de son prince charmant.

Comme pour la quasi intégralité de nos projets en motion design, Jérémy, notre chargé de productions sur ce projet, s’est dans un premier temps consacré à la rédaction d’un scénario détaillé avec notamment la première version de la voix-off. Un travail réalisé toujours en étroite collaboration avec le client puisque chaque nouveau projet implique pour nos équipes d’intégrer des connaissances qui relèvent des métiers et expertises de nos clients.

Côté image : Raphaël l’un de nos techniciens motion designer, s’attelait lui aux premières recherches iconographiques, ainsi qu’à produire un nuancier chromatique qui puisse le plus fidèlement traduire l’univers ici recherché. Sur cette production, tous les éléments figuratifs ont en effet été réalisés « sur-mesure ». Personnages, costumes, décors, accessoires, végétaux, tous ont été créés ou ont à minima fait l’objet de retouches et personnalisations d’après des « templates » – sources vectorielles provenant de sites web banque images.

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Phase de recherche et création des personnages : ici la création du prince et de son costume.

Une fois tous les éléments composés, c’est la phase d’animation proprement dite qui débute. Celle-ci est bien entendu conditionnée par la voix off témoin qui sert de guide à l’enchaînement des séquences. Mais il y a encore la simple logique du soin apporté à la qualité de l’animation. Les vidéos en motion design ne peuvent prétendre à la qualité du dessin animé sur le plan de l’animation pour une simple et bonne raison de budgets mais encore d’outils qui ne sont pas du tout les mêmes.

Précisons en effet ici que les spots publicitaires ou les longs métrage d’animation sont dorénavant produits en images de synthèse, en 3D donc et que le coût à la minute se monte alors à 2, 3 voire 4 chiffres en milliers d’euros.

À l’animation proprement dite, Raphaël a ajouté sa touche personnelle et créative en recourant à de multiples clins d’œil et gimmicks, propres à l’univers des contes ou même à la culture vidéo et cinéma.

Parmi ceux-ci : le jeux sur les bandes noires qui selon les étapes du films sont présentes ou non, le « fast-rewind » – littéralement rebobinage rapide – que seuls celles et ceux qui ont connus l’époque bénie de la vidéo VHS sauront apprécier à sa juste valeur. Il y a encore l’effet squelette sur la princesse, lors de la séquence du radar, qui se réfère lui à l’univers du cartoon ou encore à l’iconographie des films de Tim Burton, qui empruntent eux aussi énormément aux contes. Enfin, les sous-titres – une demande portant dorénavant sur la majorité de nos productions – qui sont stylisés dans l’esprit conte de fées et médiéval avec pour support un oriflamme et un cachet de cire.

Voici pourquoi une vidéo en motion design n’est pas intrinsèquement plus attractive qu’une vidéo en images réelles. Elle le devient uniquement si on lui consacre le temps créatif et d’exécution nécessaire. Alors et seulement alors, elle saura capter et retenir l’attention pour atteindre l’objectif visé. Soit ici sensibiliser aux risques comme à la prévention de ceux-ci.

Dernière phase : une fois la toute dernière version définitivement validée de la voix-off nous procédons à l’enregistrement et au mixage de la voix-off en studio professionnel tel qu’ici chez nos amis d’Audio Pigment.

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Chez Audio Pigment, Nicolas, comédien voix, depuis la cabine speaker prête sa voix au film avant mixage final.

Pour tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur l’animation en motion design, nous les invitons à consulter l’article thématique que nous lui avons consacré.

Accès au site web du Groupe GINGER : Groupe GINGER

LE FILM DU MOIS : C’EST NOUS, CDISCOUNT

Faisons preuve de la même franchise qu’à l’accoutumée. Lorsque nous avons été approché par le service communication de Cdiscount, nous avons immédiatement été séduits et par la demande soumise et par le contexte du projet.

Nombre d’entre nous – parmi les plus âgés mais chut – ont eux mêmes expérimenté leur toute première commande en ligne auprès de Cdiscount. Et comme le dit l’adage : on n’oublie jamais une première fois !

UN PROJET QUI TRANSCENDE NOTRE CŒUR DE MARCHÉ

Historiquement, notre cœur de marché comme nos expertises portent très majoritairement sur un modèle et donc une clientèle B2B. Cela ne résulte pas d’un choix délibéré, mais bien au contraire de l’évolution naturelle de notre activité : nos références nous positionnant au fil des années sur ce segment de marché, avec des besoins soit tournés vers l’interne, soit vers des prospects et clients professionnels.

Œuvrer pour une marque telle que Cdiscount, pionnière et leader français du commerce en ligne, présentait donc l’opportunité de produire un contenu vidéo avec une palette de cibles plus large et donc plus riche et différenciant que nos productions habituelles.

Le film devait ainsi prétendre satisfaire à plusieurs logiques et tout autant de public : corporate à l’attention des fournisseurs et clients marketplace, informative et factuelle à l’attention des médias spécialisés retail ou généralistes, affective enfin vis-à-vis du grand-public.

Cette production s’inscrivait encore dans le cadre des 20 ans de la société. Mais comme évoqué très clairement par nos interlocuteurs : en aucun cas, il ne devait prendre la forme d’un film anniversaire, au sens événementiel du terme.

La notoriété de la marque jouait encore indiscutablement quant à notre désir d’être sélectionné sur ce projet. Ça tombe bien : nous l’avons été !

UNE ESTHÉTIQUE VOLONTAIREMENT « PREMIUM »

Nous l’avons évoqué ci-avant, l’attente exprimée ici portait sur un film ni formaté ni même focalisé sur l’anniversaire de Cdiscount. Un film qui puisse encore fédérer des publics variés et donc sensibles à des différents niveaux de discours.

L’ère du digital a en effet créée de nouvelles opportunités en termes de contenus vidéos : films « identités », vidéos Brand Content, collaboration avec des ONG et engagement sociétal, tous ces formats offrent de générer de l’affect et de l’engagement avec les publics ciblés, fussent-ils multiples.

Pour autant, c’est sous un angle exclusivement formel que nous avons dans un premier temps abordé ce projet, après que Cdiscount nous ait confirmé comme prestataire retenu . Nous avons ainsi opté pour en confier la réalisation à Hatim Elmrini, avec lequel nous avons maintes fois collaboré.

Quand bien même exclusivement destiné à une diffusion digitale, nous souhaitions que ce film bénéficie d’une esthétique irréprochable. C’est pourquoi le tournage s’est opéré comme pour l’ensemble de nos productions « premium » en caméra RED, pour offrir un rendu cinégénique, comparable à celui du cinéma numérique.

Le tournage s’est déroulé sur un planning de 4 jours : 3 sur Bordeaux et ses environs et une journée sur Paris, avec une équipe réduite pour assurer une grande mobilité et le plus de prises de vues possibles sur de nombreux sites et environnements : bureaux, plateforme logistique, data center, exploitation viticole, extérieurs et intérieurs parisiens.

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Tournage Paris : le réalisateur Hatim Elmrini en compagnie du comédien Frédéric Sandeau

LE REPOSITIONNEMENT DE LA MARQUE POUR CAP

Sur le plan du fond, nous étions confrontés à la problématique d’un discours qui puissent toucher et sensibiliser des cibles multiples. Il fallait dès lors trouver le juste équilibre,  le savant dosage qui réponde aux attentes comme aux affects de chacune.

La société, longtemps connue pour une communication ultra décalée et « rentre-dedans », jusqu’à user de slogans tels que « la grande boucherie » – l’expression somme toute logique de sa promesse de discounter – a rompu avec cette tradition en repositionnant sa marque à compter à la charnière 2017-2018. S’ouvrait alors une nouvelle ère pour sa stratégie globale de communication.

Dans ce contexte, 2 informations essentielles, toutes deux présentes dans le dossier de presse, ont retenu notre attention.

La première consiste en une citation de Emmanuel Grenier, PDG de Cdiscount : « Notre ambition : être toujours plus proche de nos clients et remettre le plaisir au centre de l’acte d’achat. »

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Emmanuel Grenier, président de Cdiscount – capture d’écran provenant du film

La seconde se réfère elle justement au repositionnement de la marque évoqué ci-avant et qui tend à transformer l’image du discounter pur et dur en un leader émotionnel de sa catégorie.

Proximité et émotion donc, ce qui dans le contexte de la vente en ligne peut paraitre à minima curieux, voire illégitime, puisque l’échange marchand y est par essence déshumanisé.

C’est pourtant un angle de communication tout ce qu’il y a de plus pertinent lorsque l’on prend le temps d’interroger les enjeux et l’évolution de l’e-commerce ces 20 dernières années.

COMPRENDRE LE DÉVELOPPEMENT ET LES ENJEUX DE LA VENTE EN LIGNE POUR ENRICHIR LE PROJET

Durant cette période justement, s’est opérée une véritable révolution. Le commerce traditionnel, physique mais également vépéciste, a vu ses fondements et ses modèles totalement remis en cause par le web et le e-commerce.

Alors que dans les premières années, le grand public se questionnait même sur la sécurité d’effectuer des achats sur internet, le e-commerce a littéralement explosé durant les années 2000 : de 0.7 milliard d’Euros en 2000, son CA s’est chiffré à 72 milliards en 2017 sur le seul segment du B2C en France – sources Fevad. Et ses parts de marchés ne cessent de progresser depuis.

Démocratisation des smartphones, multiplication des appli-mobiles, des chatbots et de l’intelligence artificielle, le e-commerce n’a pas encore fini de bouleverser nos usages de consommateurs.

Nous parvenons toutefois aujourd’hui à une phase de maturité où l’omni canal et le phygital tendent à devenir les nouveaux modèles dominants pour les années à venir.

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Le phygital, une des grandes tendances de l’e-commerce de demain

Car c’est là tout le paradoxe de l’e-commerce : les acteurs exclusivement web ont eu besoin de renforcer leur marque et de fidéliser leur communauté de clients en investissant à leurs tours les centres villes, tandis que les grandes enseignes franchisées et succursalistes ont toutes massivement investi dans des sites de vente en ligne.

Les nouveaux parcours clients sont ainsi dorénavant le fruit d’expériences enrichies qui mixent commerce en ligne et commerce physique. Pour autant, c’est la vente en ligne qui continue à marquer chaque année le plus de points. Une croissance toujours à 2 chiffres entre 2016 et 2017 avec une progression de 14.3 % de son CA ! Avec un historique de seulement 20 ans, un tel niveau de progression est tout bonnement incroyable.

Dans un contexte concurrentiel ultra tendu, où l’appétit féroce d’un mastodonte américain est connu de tous, il est donc plus que jamais pertinent d’investir un territoire de marque avec pour abscisse et ordonné : la proximité et une expérience client qui tende vers la complicité lors de l’acte d’achat.

Car derrière les équipements logistiques ultra high, sorte de deus ex machina, il y a des hommes et des femmes aux savoirs-faire multiples qui président quotidiennement au bon fonctionnement de ce ballet mécanique, quand bien même il pourrait donner l’illusion de fonctionner seul.

Pas moins de 60 métiers sont représentés chez Cdiscount et lors de notre toute première visite, nous avons été très impressionnés par la souplesse et l’agilité qu’à su conserver une société qui emploie aujourd’hui près de 1800 collaborateurs, parmi lesquels 50 datascientists et 700 ingénieurs.

Car Cdiscount est en permanente ébullition et ne se repose pour ainsi dire jamais sur ses lauriers, toujours prête à questionner ses modèles et à les faire évoluer. Pour preuve la plus concrète de cette philosophie entrepreneuriale, la création de the Wharehouse : un incubateur fondé et géré par Cdiscount, pour réfléchir et concevoir les solutions futures de la supply chain.

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Cdiscount innove jusqu’à créer en interne un incubateur supply chain – capture d’écran du film

Ce sont toutes ces réalités et cette richesse que devait retranscrire la voix-off du film. Nous ne souhaitions pas en effet opter pour la facilité d’un simple clip assorti de titres, mais bien au contraire traduire en mot l’ADN de Cdiscount : un pionner qui au cap de ses 20 ans se retrouve à l’âge de tous les possibles tout en préservant sa singularité.

De là cette idée de placer en contrepoint des images internes à Cdiscount, celle d’un foyer dont le fils quitte le nid familial. Cette tranche de vie, tournée sur Paris, exprime les promesses de Cdiscount : la proximité – la société peut maintenant livrer le jour même sur Paris des commandes effectuées jusqu’à midi – et la complicité dans notre quotidien.

La rédaction de la voix-off s’est faite de façon collégiale. Y-ont collaboré le réalisateur, le chargé de production mais également le client jusqu’à parvenir à ce juste équilibre évoqué ci-avant. Chaque mot, chaque tournure de phrase ont ici été étudiés et souvent remaniés avec une extrême attention.

À L’ARRIVÉE : UN FILM QUI REFLÈTE LA SIGNATURE « C’EST NOUS, CDISCOUNT »

L’intention première était de faire montre d’une certaine humilité, ou plus exactement d’éviter tout discours ostentatoire avec son collège de superlatifs. Un propos qui traduise le parcours exceptionnel de la société tout en la positionnant parmi celles qui se projettent sans cesse dans l’avenir, avec toujours « un temps d’avance ». Ce en vue d’offrir une expérience client sans cesse plus performante et qui renforce l’affect positif des consommateurs vis-à-vis de la marque. Pour faire de Cdiscount ce fameux « leader émotionnel de sa catégorie ».

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1er caviste de France, ce leadership sur le marché du vin traduit bien la proximité de la marque avec ses clients. Tournage dans le Bordelais, territoire de Cdiscount.

Dans une perspective plus corporate et pour satisfaire à la cible professionnelle – celle donc qui fait le choix de Cdiscount pour distribuer ses produits mais encore les marketplaces – et aux médias, le film a été enrichi lors des tous derniers jours de postproduction de titres portant sur des données exclusivement factuelles.

Ici encore, il fallait éviter de surcharger le film au risque qu’il ne finisse par contenir trop d’informations jusqu’à décontenancer les différentes cibles. Nous avons donc sensibiliser le client sur ce point pour qu’il identifie les 10 informations clés qu’il souhaitait disséminer tout au long du déroulé. Une dernière touche de titres animés en motion design et le film était livré en temps et en heure, soit 2 jours avant sa diffusion lors d’un event pour fêter les 20 ans Cdiscount.

Le film sera ensuite exploité en digital : en version intégrale sur la chaîne YouTube mais encore en version 30 secondes, spécifiquement réalisée pour une diffusion sur l’ensemble des réseaux sociaux exploités par Cdiscount.

Pour clore cet article, nous évoquerons enfin combien la diversité des cibles ici visées nous a offert d’aborder et de me mener à bien cette production dans un contexte particulièrement enrichissant, car plus complexe que nos films exclusivement B2B. Une production également très fertile en termes d’échanges et d’interactions avec nos interlocutrices chez Cdiscount jusqu’à parvenir à la version finale du film.

Enfin la découverte d’une entreprise résolument novatrice et en avance sur son temps, avec des collaborateurs et collaboratrices engagés avec force conviction dans leurs missions et responsabilités respectives.

Pour une diffusion optimale sur les réseaux sociaux, le film a été déclinée dans une version « square » (1:1) d’une durée de 30 secondes.

LE FILM DU MOIS : SÉRIE TUTORIELS VIDÉO MOBILIS®

Une nouvelle fois, une série de films en lieu et place d’une unique vidéo. Toujours cette tendance du contenu vidéo à se conjuguer au pluriel, dans le cadre d’une exploitation digitale : site web, chaîne YouTube et/ou Vimeo, réseaux sociaux.

Au total 7 tutos vidéos, parmi lesquels nous vous proposons de visionner celui-ci dédié à la coque de protection Resist Pack (+ Velcro).

Mais intéressons nous d’abord au client, avec qui nous signons d’ailleurs ici notre toute première collaboration.

MOBILIS CARE & CARRY : 25 ANS D’EXPÉRIENCE & D’INNOVATIONS

Fondée en 1993, MOBILIS  a été la toute première société à proposer une coque de protection permanente pour PC portable. Elle était en cela résolument précurseure en imaginant la mobilité sans cesse croissante des salariés et les besoins que cette évolution allait susciter.

Le contexte actuel de la transformation numérique a démultiplié ces besoins : de grandes sociétés, mais également des PME, ont du repenser entièrement leurs modèles et leurs outils pour se doter de flottes de devices mobiles : ordinateur portable (laptop), pc hybrides, tablettes, smartphones.

C’est cette clientèle professionnelle que vise MOBILIS, avec ses coques de protection durcies, dédiées aux professionnels et fabriquées en France.

Elle compte ainsi parmi ses clients de grands comptes tels que EDF, Orange, SNCF, La Poste, mais elle distribue également ses produits destinés aux particuliers via les des grandes enseignes de distribution telles que Auchan, Fnac-Darty ou encore sur internet, sur son propre e-shop ainsi que sur Amazon ou Cdiscount.

MOBILIS peut encore se prévaloir d’avoir intégré une équipe dédiée au design, à la recherche et au développement. Au sein de celle-ci : des designers, des concepteurs experts (patronniers, dessinateurs 3D) , des prototypistes.

La société a ainsi placé l’innovation eau cœur de sa stratégie produit. Objectifs : toujours conserver une longueur d’avance sur ses concurrents.

Elle est ainsi détentrice de nombreux brevets, tels que le Perimetric Bumper ou le Shock Wave Absober, qui confortent son succès avec des propriétés exclusives en termes de protection.

Dernier point et pas des moindres : MOBILIS s’est engagée avec passion et conviction dans le mouvement FRENCH FAB qui regroupe des entreprises industrielles qui innovent, créent de l’emploi, se développent et se réinventent localement.

La société fabrique donc en France une grande partie de ses produits. Situé dans le Cher, le site emploie 35 salariés pour une capacité annuelle de production de 450 000 pièces ! Ce choix divise à lui seul par 7 l’empreinte carbone d’un produit qui serait fabriqué en Asie.

Concernant justement les familles de produits fabriqués en Asie, comme la bagagerie, MOBILIS est adhérant à l’ONG amfori afin de garantir une responsabilité sociale et environnementale pour l’ensemble de ses fournisseurs étrangers, mais encore un contrôle des conditions de travail et de l’éthique de leurs pratiques.

DES TUTORIELS AVEC LE RENDU ESTHÉTIQUE DE PACK SHOT PUBLICITAIRES

Le brief client portait sur la production d’une série de tutoriels vidéos avec l’accent mis sur 2 attentes.

L’une d’ordre pédagogique, à savoir offrir aux utilisateurs les informations les plus concrètes et les plus précises pour tirer le meilleur profit de leurs produits. Une vidéo vaut ici tous les manuels puisqu’elle offre de retranscrire avec la plus grande fidélité l’ensemble des gestes à reproduire.

La seconde d’ordre esthétique pour valoriser les produits. Il s’agissait ici autant de mettre en exergue les brevets et les plus produits que d’offrir le rendu le plus valorisant possible. Dans la demande exprimée, le client souhaitait que chaque plan de ses vidéos tutorielles ait un rendu irréprochable proche de celui d’un pack-shot produit tel que dans un spot publicitaire.

Pour satisfaire à ces 2 attentes, Nicolas – responsable de production et réalisateur sur ce projet –  a sollicité du client qu’il travaille en amont des scénarios précis pour chacun des tutoriels. Il en a alors lui même extrait un format récurrent pour homogénéiser les contenus produits – pour rappel 7 vidéos – selon la logique inhérente à une série.

Les plans ont été entièrement réalisés en UltraHD 4K afin d’offrir la plus grande souplesse lors de la phase de post-production. Chacun des produits ont été détourés et « trackés » pour obtenir un rendu parfait sur l’ensemble des plans avec un effet rotatif.

Nicolas et son modèle « mains » lors du tournage pour MOBILIS en vidéo 4K.

La production de ces vidéos s’intègre dans une stratégie de communication et marketing plus vaste avec une nouvelle identité visuelle et la mise en ligne d’un site web flambant neuf, mixant le meilleur du site marchand tout en conservant une stratégie marketing à dominante B2B.

Vous pouvez accéder à l’ensemble des vidéos produites en vous rendant sur la playlist spécialement créée sur la chaîne YouTube de MOBILIS.

Un projet qu’on espère voir se prolonger par de nouvelles gammes de produits…

LE FILM DU MOIS : WEB SÉRIE AGEFOS PME « IDÉES REÇUES »

Il y a des mots qui sont considérés comme tabous dans la communication.

Ainsi en est-il de la « problématique client ». Certains préfèreront parler de « besoin » ou de « demande », alors que toute stratégie et action de communication visent intrinsèquement à répondre à une problématique.

Il peut s’agir d’un déficit de notoriété, d’une image de marque défaillante ou plus adaptée aux cibles, de difficultés à attirer de nouveaux talents, etc…

C’est pourquoi nous avons tout particulièrement apprécié la franchise de nos interlocuteurs chez AGEFOS PME lors du brief initial. Ils n’y sont pas allés par 4 chemins en évoquant frontalement l’une des problématiques à laquelle ils étaient confrontés.

EXEMPLI GRACIA (E.G.) OU LA FORCE DE LA DÉMONSTRATION PAR L’EXEMPLE

O.P.C.A. – Organisme Paritaire Collecteur Agréé – AGEFOS PME est le premier gestionnaire des fonds de la formation professionnelle en France. Il revendique en toute légitimité une grande proximité avec le monde des entreprises et plus particulièrement des PME, en phase donc avec l’économie réelle. Une démarche et une politique au plus proche du terrain qui lui vaut de bénéficier d’une excellente image de marque.

Pour autant, la formation professionnelle souffre d’idées reçues qui génèrent de véritables freins chez les entrepreneurs, jusqu’à parfois les dissuader de passer à l’acte alors qu’il s’agit d’un puissant levier de croissance.

Comme bon nombre d’idées reçues, celles-ci reposent sur des a priori ou plus simplement sur un déficit d’information. De là notre idée de proposer une web série pour aborder avec des cas concrets chacune des idées reçues identifiées par AGEFOS PME, en démontrant l’efficacité comme les bénéfices à recourir à la formation professionnelle.

Exempli gratia – e.g. sous sa forme abrégée est une locution latine dont la traduction littérale est « par la grâce de l’exemple ». Sous une forme plus moderne, on l’a traduira par « démonstration ou preuve par l’exemple ». Si elle est peu usitée en France et bien plus dans les pays anglophones, nous faisons ici le choix d’y recourir car elle synthétise parfaitement la stratégie que nous avons soumise au client face à sa problématique. Et puis placer au passage 2-3 mots de latin ça ne peut pas pas faire de mal.

LE MIX IDÉAL : UN FORMAT WEB SÉRIE, UNE INTENTION ÉDITORIALE

Comme évoqué ci-avant, l’idée d’une web série a germé immédiatement. Elle satisfaisait en effet à plusieurs besoins : traiter une idée reçue par épisode, mais encore proposer un propos et une vision qui portent sur l’ensemble du territoire, auprès d’entreprises aussi variées que possible.

Une logique qui puisse offrir aux entrepreneurs de se reconnaitre et de pointer le ou les dispositifs de formation qui répondent le mieux à leurs attentes. L’objectif est donc ici on ne peut plus clair : les entrepreneurs doivent pouvoir se projeter dans les exemples concrets qui leur sont donnés de voir et d’apprécier, au travers le spectre de leurs attentes.

Bref, sur ce projet c’est la véracité qui est avant tout recherchée : faire la promotion de la formation professionnelle avec faits et chiffres à l’appui.

Si sur le plan formel, notre projet prend les atours d’une web série, sur le fond il ambitionne une démarche brand content puisque axée sur une prérogative éditoriale. Nous insistons sur ce point car le brand content est trop souvent perçu comme une stratégie relevant exclusivement du B2C : encore une idée reçue !

Notre recommandation initiale, formulée dès la phase de devis, a retenu toute l’attention de la direction de la communication d’AGEFOS PME. Cette adhésion du client nous a permis de basculer immédiatement à la phase de pré-production.

AGEFOS PME : LA LÉGITIMITÉ ET LA FORCE D’UN RÉSEAU NATIONAL

Notre stratégie adoptant le procédé de la démonstration par l’exemple, nous avons invité AGEFOS PME à interroger leurs expertises métier pour identifier les idées reçues auxquelles ils sont le plus souvent confrontés. Il en a résulté une liste de 6, soit autant d’épisodes avec une 7ème vidéo pour bande annonce à la série.

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Les idées reçues c’est comme les fake news ! Rien ne vaut les faits et les chiffres pour les battre en brèche.

Restait pour notre client à rechercher à l’échelle du territoire autant d’entreprises, ayant sauté le pas et disposées à témoigner des bénéfices retirés.

AGEFOS PME a pu ici compter sur la force de son réseau national qui, avec 15 délégations régionales et 85 implantations locales, lui assure une proximité de tous les instants, partout en France.

Avec le client, nous partagions en effet la conviction que les vidéos seraient d’autant plus efficaces qu’elles ne soient pas exclusivement focalisées sur des bassins d’emplois par trop évidents. Éviter donc les grandes métropoles et offrir une cartographie qui soit représentative de la diversité des activités concernées comme des territoires d’implantation.

In fine, les 6 entreprises témoins et adhérentes à AGEFOS PME ont respectivement été identifiées sur les départements suivants : l’Aveyron, la Loire, le Loiret, le Pas de Calais, le Var et les Vosges.

LE RÔLE ESSENTIEL DE NOS CHARGÉS DE PRODUCTION

Les tournages se sont déroulés sur 2 périodes distinctes : l’une portant sur la moitié sud et l’autre sur la moitié nord.

Des tournages sur lesquels le chargé de production était présent à chaque fois, pour assurer la cohérence éditoriale et formelle qu’implique une web série. Prenons le temps ici encore d’insister sur ce point : les contenus vidéos se conjuguent désormais presque toujours au pluriel et seules de véritables agences de production peuvent prétendre assurer une cohérence d’ensemble sur un projet et sur la durée.

C’est notamment le rôle de nos chargés de production qui assurent de A à Z le suivi des projets qu’ils se voient confiés. Ce à quoi s’ajoute une réalité du terrain : les hommes et les femmes qui sont amenés à témoigner dans nos productions ne sont pas nécessairement des communicants, ou du moins ne sont pas rompus à l’exercice d’un interview face à une caméra.

Ici encore ce sont nos chargés de production qui les aident à surmonter un stress ou un trac bien naturels, avec une approche tournée vers la discussion ouverte, pour gagner en naturel et en spontanéité de l’échange.

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Guillaume, notre chargé de production en plein interview auprès de l’agence de développement touristique de l’Aveyron

HABILLAGE GRAPHIQUE :  QUAND LA WEB SÉRIE SE FAIT UNE BEAUTÉ

Lors de la phase de postproduction (montage), nous nous sommes plus particulièrement attachés dans un premier temps à soumettre au client un habillage graphique, à savoir un générique d’introduction et l’intervention de titres animés durant chacun des films.

Une illustratrice et motion-designeuse a réalisé chacun de ces éléments « sur-mesure » selon le cahier des charges client : une introduction vive et décomplexée, ludique même avec un personnage animé façon cartoon.

Ce choix s’inscrivait pleinement dans la volonté de battre en brèche les idées reçues en recourant à un formalisme dédramatisant le propos et objectivant la simplicité et l’accessibilité des dispositifs de formations proposés par AGEFOS PME.

Le montage des 7 sujets et de la vidéo bande annonce ont ensuite été réalisés selon notre process habituel, soit avec le support de notre plateforme collaborative en ligne, hébergée sur nos propres serveurs et avec un accès sécurisé pour l’ensemble des interlocuteurs rattachés au projet.

Comme c’est dorénavant le cas pour plus de la moitié de nos productions, les 7 vidéos ont enfin été sous-titrées, pour satisfaire aux nouveaux usages et plus particulièrement le visionnage sur smartphone dans un environnement public.

La livraison des vidéos s’est elle opérée en juillet, sachant que AGEFOS PME avait planifié une mise en ligne via un mini site dédié pour la rentrée de septembre.

Ce mini site est en ligne depuis le 10 septembre avec une invitation à le consulter placée en home page du site agefos-pme.com afin de générer le maximum de trafic. Vous pouvez le consulter et découvrir l’ensemble des épisodes en suivant ce lien.

Les vidéos sont également relayées sur l’ensemble des réseaux sociaux de AGEFOS PME avec une diffusion de chacun des numéros à un rythme hebdomadaire.

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Capture d’écran du site web dédié d’Agefos PME à la web série IDÉES REÇUES

COM À LA MAISON – LE DIGEST DE #AOUT2018

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A l’instar des enseignants, toute l’équipe d’EOProd effectue également sa pré-rentrée, histoire de se mettre en jambes et de positionner ses pieds au mieux dans les starting blocks pour le GO du 1er septembre.

De plus l’actualité de la vidéo, de la communication et du digital ne connaît pas à proprement parler de vacances et c’est donc l’occasion d’identifier les news essentielles de ce mois d’aout.

Une rentrée qui s’annonce riche en promesses avec un planning de production très complet et surtout très varié. Au menu : vidéos marque employeur, nombreux projets en motion design et 2 spots publicitaires destinés à une diffusion cinéma. What else?

STORYTELLING : NOS 2 VIDEOS COUP DE CŒUR DU MOIS

De même que la pate à modeler Play Doh, le storytelling est un procédé malléable et donc riche sur le plan créatif. Il peut ainsi emprunter à une narration totalement fictionnelle, ou à contrario reposé sur des faits avérés, d’autant plus forts et symboliques qu’ils contribuent au mythe d’une entreprise, d’une marque.

Ce mois d’aout nous offre l’occasion de visionner 2 campagnes respectivement axées sur ces procédés stylistiques.

La 1ère, la fictionnelle donc, est l’œuvre de l’organisation australienne RU OK?, qui lutte en faveur de la prévention du suicide. Elle s’intègre dans une campagne intitulée « Signs » et prend la forme d’une vidéo de 2 minutes 15, mettant en scène une multitude de personnages, avec pour trait commun l’abandon soudain d’une habitude, voire d’un rituel.

L’objectif est ici de sensibiliser et surtout d’alarmer le grand public à la nécessité d’être toujours aux aguets pour questionner, en cas de doute et aussi ténu soit-il, les personnes que nous croisons chaque jour, sans qu’il s’agisse nécessairement de proches.

Ce spot nous offre l’opportunité de nous interroger sur la qualité presque toujours supérieure du travail des concepteurs rédacteurs et des prods sur ce type de films.

La raison en est simple : les affects en jeux ne sont tout simplement pas les mêmes que pour promouvoir des yaourts, des shampoings parce que vous le valez bien ou tout autre produit de grande consommation.

La communication en faveur des grandes causes – santé publique, ONG et humanitaire, aide aux démunis – se traduit pour les créatifs par un espace de liberté où prime l’émotion brute, celle qui vise le cœur avant le portefeuille, quand bien nombre de ces campagnes font appel aux dons.

Seconde vidéo, exploitée elle aux USA, celle de Mercedes Benz qui, pour fêter ses 130 ans, nous conte un épisode méconnu des tous premiers temps de l’automobile. A savoir la contribution de Bertha Benz, la femme de Carl Benz, l’ingénieur et génie créatif qui conçu et fabriqua la toute première voiture.

La légende perpétuée veut que ce dernier était convaincu que son invention n’était pas prête pour se confronter à la route et que ce fut donc sa femme qui en secret emprunta le véhicule pour une première sortie, le nez au vent.

En pleine période de lutte face à sexisme structurel et latent qui, on l’espère, augure d’une nouvelle époque où la parité se conjugue naturellement au women empowerment, cette vidéo tombe à point nommée. On ne doute pas en effet du caractère opportunisme de la démarche, mais on l’accueille également de la façon la plus bienveillante qu’il soit. Car si aucune transformation sociétale n’est gagnée d’avance, tout ce qui concoure à son succès mérite attention et respect.

Et peut importe bien sûr ici la part de vraie, notamment quant à l’inventivité de Bertha qui dans le film résout une panne en sacrifiant l’une de ses jarretières. Seul compte le mythe et la légende !

LA NOUVELLE VAGUE DE DRONES NOUS LAISSE À BOUT DE SOUFFLE

Jamais produit n’aura sans doute connu une montée en gamme aussi effrénée que le drone. C’est désormais presque tous les mois que de nouveaux modèles font leur apparition.

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Dji Mavic 2 Pro & Zoom, les 2 font la paire

Survolant de très haut tous ses compétiteurs, le chinois Dji a décidé d’imposer au marché une périodicité qui le voit proposer tous les 2-3 mois de nouveaux modèles. Et ce ne sont pas des évolutions gadgets qui sont proposées mais bien des progrès majeurs, à tel point que l’on est à chaque fois conforter dans l’idée que la marque souhaite peu à peu occuper tous les segments de marché : du vidéaste amateur et globe trotteur au cinéma numérique 4K pour la fiction, le documentaire et la prod publicitaire.

Arrivent donc sur le marché 2 nouvelles déclinaisons du Mavic : le Mavic 2 Pro et le Mavic 2 Zoom. Chacun de ses modèles capture en 4K à un débit maximum de 100 megabits par seconde, au format H.265.

On vous partage la vidéo du fabricant :

Le premier se voit doté d’une caméra Hasselblad, la célèbre marque suédoise, ce qui en fait le 1er drone au monde équipé de la sorte. Une caméra dotée d’un capteur CMOS de format 1 pouce, relayé par un profil de couleur 10-bit Dlog-M assurant l’enregistrement de plus d’informations couleurs pour un maximum de flexibilité en post-production. Il prend également en charge les vidéos 4K HDR 10 Bits

Le second modèle, comme son nom l’indique, est lui équipé d’un zoom optique 24-48 mm, secondé d’un zoom digital lui offrant de monter à une focale simulée de 96mm. Cette spécificité offre de pouvoir combiné des mouvement opposé entre la direction du drone et changement de focale, afin d’obtenir le fameux effet Dolly-Zoom (travelling contrarié).

Les 2 modèles offrent de plus 5 modes de captures en time-lapse. Une vraie révolution et l’opportunité de réaliser des plans jusqu’à alors accessibles des seules prods ciné, tv et publicitaires.

Mais c’est loin d’être les seules nouveautés et parce que nous privilégions toujours de compléter les vidéos commerciales par celles d’indépendants, on vous invite à découvrir l’ensemble des spécifications ainsi que des images dans cette vidéo du youtubeur Steven.

Bon le Steven en question, il s’est peut-être fait offrir les 2 drones par Dji, mais sa présentation a le mérite de l’exhaustivité.

AMAZON : LES SOIRÉES DE L’AMBASSADEUR FONT UN FLOP

Comme on s’interdit jamais de pointer les coups de com qui confinent au WTF, au vous invite à lire cet article de l’excellente rubrique Pixels du Monde.

Où l’on apprend que, comme révélé initialement par The Guardian, un certain nombre de comptes Twitter sont apparus ce mois d’aout avec pour statut « Ambassadeurs » d’Amazon.

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Amazon nous rejoue les Soirées de l’Ambassadeur mais sans les chocolats !

Leur mission, s’ils l’ont acceptée : encenser la firme de Jeff Bezos et répondre à toutes critiques, quitte à vanter leurs conditions de travail avec un discours au 1er degré infantile, voire rappelant le meilleur de la propagande soviétique post stakhanoviste.

Leurs passions affichées présentent également d’étranges similitudes et semblent tout droit sorti du bréviaire d’un Abécédaire, sans aucune prise de risque : les abeilles, les motos, la cuisine ou les chats !

Bref, quand bien même il y aurait de réelles personnes derrière ces comptes, il n’en résulte pas moins l’impression d’une stratégie de communication d’un autre âge, qui ne leurre personne et suscite même chez certains internautes la création de comptes parodiques.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ CHEZ EO

Plusieurs productions ont été livrées durant ce mois d’aout. Parmi celles-ci nous souhaitions plus particulièrement vous inviter à découvrir cette nouvelle vidéo en motion design pour l’agence conseil lyonnaise Nouveau Monde et son client Sigvaris.

Elle promeut l’offre d’un nouveaux taillage commun sur les 3 gammes leaders de textures, pour des produits collants, bas et chaussetes adaptés à 99 % des morphologies féminines.

Cette vidéo est exclusivement destinée à la diffusion sur lieu de ventes (VLV) à savoir dans les pharmacies et chez les professionnels de santé, distributeurs et prescripteurs de la marque franco-suisse leader.

Deux objectifs prévalaient à sa réalisation :

– capter et conserver l’attention des cibles avec un rythme enlevé et un palette de couleurs riches et acidulées. Toujours sur le plan formel : viser un format court, proche du spot publicitaire pour assurer un visionnage intégral de la vidéo par le plus grand nombre.

– valoriser la très haute technicité des produits ainsi que les nombreuses innovations de la marque qui n’a de cesse de satisfaire aux attentes des patientes en matière de bien être comme de dispositifs de santé.

Avec ce type de vidéos, la marque Sigvaris se montre plus que jamais présente auprès de ses clientes – et clients pour les gammes d’articles masculins – en recourant à une stratégie B2B2C.

 

LE FILM DU MOIS : FILM IDENTITÉ NOUVELLES GÉNÉRATIONS D’ENTREPRENEURS

Beaucoup de choses à partager concernant de ce projet. Selon nos habitudes et parce que ce blog n’a ni vocation à recourir à des effets ni à des tournures littéraires, nous nous en tiendrons à les aborder selon l’ordre chronologique.

C’est en octobre 2017 que la direction de la communication du NGE nous consulte avec pour besoin identifié, la production d’un « premier véritable film corporate ». Elle fait elle-même cette distinction car si NGE disposait bien déjà d’un film, celui-ci ne traduisait ni les valeurs, ni les ambitions du groupe de BTP qui compte 11 000 collaborateurs en France et dans le monde.

DÈS LE BRIEF INITIAL, L’EXPRESSION D’UN FILM « IDENTITÉ »

Lors du tout premier échange téléphonique, nous sommes extrêmement sensibles à l’expression de la demande et aux termes employés par nos interlocutrices . Si elles la qualifient bien de « corporate » et « d’institutionnelle », elles souhaitent pour autant inscrire ce film dans une dimension qui relève résolument d’une stratégie de marque, centrée autour de l’identité de NGE. Un film qui rentre en résonance parfaite avec les valeurs que porte l’acronyme : « Nouvelles Générations d’Entrepreneurs ».

Au titre de producteur de contenus vidéos exclusivement dédiés aux entreprises, nous sommes en effet des témoins privilégiés de l’évolution de la communication corporate. Nous en sommes également les acteurs dans la mesure où nous participons nous-même de ces changements avec une expertise forte aujourd’hui de bientôt 20 ans d’activité.

UNE DEMANDE EN PHASE AVEC L’ÉVOLUTION DU FILM CORPORATE

La conviction que nous nous sommes ainsi forgée depuis de nombreuses années est que le discours corporate tel qu’il a prévalu durant des décennies est aujourd’hui dépassé et ne peut plus répondre aux attentes et stratégies des grands groupes.

Le film corporate se concentre désormais sur un propos humanisé et responsable après n’avoir que trop longtemps communiqué que sur des chiffres.

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Le corporate a évolué vers un propos de plus en plus centré sur l’humain et les valeurs qui s’y rattachent en intégrant les préceptes de la marque employeur.

Si la sphère du B2B et plus encore les métiers où priment les savoir-faire issus de l’ingénierie ont pu en effet longtemps se satisfaire d’un propos très balisé et par trop souvent didactique et exclusivement factuel, la donne a dorénavant et fort heureusement changé. Dans un environnement de plus en plus concurrentiel et internationalisé, les seuls faits et chiffres ne peuvent aujourd’hui suffire à distinguer un acteur de ses concurrents.

De même que la communication B2C a opéré sa propre révolution en passant de l’offre produits à celle de marques, la communication B2B s’est à son tour inscrite dans une portée du discours plus suggestive, plus symbolique, plus inspirationnelle. On ne s’adresse plus exclusivement à la raison, mais on cherche à toucher au cœur, à provoquer une véritable émotion, un affect.

Pour recourir à une formule imagée, nous étions donc ici exactement sur la même longueur d’onde que le client. Il est important de mettre l’accent sur ce point, car de nombreuses entreprises n’ont pas encore intégré au sein de leur stratégie les nouvelles tendances tels qu’ici détaillées. Il nous faut alors faire preuve de pédagogie pour sensibiliser nos interlocuteurs aux enjeux qui prévalent désormais à la production d’un film corporate.

UN MANTRA MARQUE EMPLOYEUR POUR DÉCLENCHEUR CRÉATIF

Dans la continuité des échanges et des rencontres avec le client, durant la phase qui a précédé notre première recommandation et notre proposition budgétaire, un nouveau point exprimé par nos interlocutrices a retenu toute notre attention. C’est même lui qui a véritablement enclenché le processus créatif et offert de se projeter en dessinant les contours narratifs du film.

Dans le film de la discussion, alors que nous sommes alors centrés sur des questions de marque, la directrice de la communication partage avec nous une phrase du président Antoine Metzger, pour illustrer la singularité de NGE. Nous la citons de mémoire, mais à un ou deux mots près ce doit être ça : « Intégrer un groupe tel que Bouygues ou Vinci, c’est entrer dans un orchestre symphonique, intégrer NGE, c’est rejoindre une formation de jazz. »

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Agilité, souplesse, adaptation, improvisation : un orchestre de jazz présente de nombreux avantages sur une formation symphonique

Cette citation est tout sauf anecdotique et nous mesurons immédiatement qu’elle a même valeur de mantra chez NGE. Elle traduit en effet la souplesse et l’agilité du Groupe. Face aux « mastodontes » que figurent certains concurrents, NGE est un acteur qui s’adapte sans cesse pour répondre aux problématiques rencontrées. Une faculté de se remettre en cause, d’être à l’écoute du marché, de se donner la latitude de créer, d’oser, de se réinventer, un peu comme le feraient quelques jazzmen lors d’un bœuf.

Dès lors, nous nous entendons avec le client pour opter et défendre une approche disruptive, clairement différenciée des films produits par la concurrence et conforme et donc à l’attente exprimée lors du brief initial. Le réalisateur Hatim Elmrini, avec qui nous collaborons fréquemment, est dès lors placé dans la boucle et invité à participer à la réflexion en vue de la rédaction de la recommandation, assortie d’un ou plusieurs scénarios. Ceux-ci doivent offrir au client de se projeter en imaginant le résultat final. C’est d’ailleurs Hatim qui rédigera la voix-off dans sa mouture finale, exactement telle qu’elle figure dans le film.

DE LA NÉCESSITÉ DU DISCOURS POUR TRADUIRE UNE IDENTITÉ

Ouvrons ici une parenthèse sur cette voix-off. La demande client portait sur un film « identité ». Selon nous, il était absolument impossible de traduire cette identité sans le recours au discours.

L’adage en communication dit que seules quelques marques au monde peuvent communiquer sur leur identité sans recourir au discours. Et encore il s’agit de marques exclusivement de marques B2C. L’exemple couramment exploité pour illustrer ce postulat est celui de Chanel. Pour une parution en presse magazine, une pleine page figurant 2 « C » entrecroisés suffira non seulement à identifier l’annonceur mais encore à véhiculer l’ensemble des valeurs et connotations qui lui sont rattachées : l’excellence de la mode et du luxe parisiens, un historique et une créatrice hors du commun qui a su s’affranchir des règles et imposer sa vision, la survivance d’un modèle où rien n’est sacrifié à la qualité, etc…

Dans le cas de NGE, faire le choix d’un film qui fasse totalement l’impasse sur le discours nous semblait d’emblée une mauvaise idée, ou plus exactement une option qui ne satisferait pas à ses attentes. Il nous a donc fallu défendre ce choix en soumettant une version finalisée de la voix-off en complément de la recommandation. Une situation peu courante et même atypique.

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Notre conviction pour traduire l’identité de NGE était que le film ait recours au discours et donc à une voix-off, cognitive et inspirationnelle.

À cette étape, notre proposition s’articule sur une esthétique cinégénique, proche du cinéma numérique, soutenue par une composition musicale sur mesure avec une sonorité résolument jazzy et des percussions très en avant pour imposer une rythmique de montage cohérente et même homogène. La voix-off serait-elle exprimée sur un tempo proche du slam, avec des temps très détachés et un jeu d’anaphore sur l’expression « 3 lettres ».

UN PLANNING DE TOURNAGE INTERNATIONAL ET XXL

L’intention validée, nous nous attelons alors à la préparation du planning de tournage et à la logistique qu’elle implique. Avec 7 sites à visiter en France, un au Panama et un au Maroc, le tournage s’échelonnera sur une durée de 5 semaines de sorte à disposer sur chacun des sites d’un ou plusieurs contacts référents. Cette durée est exceptionnelle quand bien même nous ne tournions bien sûr pas tous les jours ; elle est comparable à celle de long métrages cinéma à petits budgets.

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13 sites de tournage pour ce projet dont 3 à l’étranger (Maroc et Panama) et 10 France !

Durant le tournage, entièrement réalisé en caméra RED, Hatim nous adresse fréquemment des screen shot, soit des images issues de ses rushes vidéos. Son intention visuelle prend forme et chaque nouvelle image nous conforte sur les choix opérés sur ce projet particulièrement ambitieux. Précisons ici qu’Hatim a un sens inné de ses projets : il filme peu, autrement dit : dès la phase de tournage, il sait très précisément ce qu’il souhaite capter en vue de l’exploiter. Contrairement à certains réalisateurs qui emmagasinent des durées de rushes très élevées, Hatim parvient à identifier et filmer l’essentiel. C’est une qualité rare, voire même un don qu’il nous importait de préciser.

Une dizaine de jours après le tournage une première intention d’environ 40 secondes est soumise au client pour validation, avec musique et voix off témoin. L’adhésion est immédiate et le feu vert est donné pour poursuivre exactement sur la même voie. La version définitive du film sera finalement livrée avec un délai respecté de postproduction de 4 semaines.

À ce jour, en termes de localisations, le film a été traduit en espagnol et en anglais avec voix-off native et sous-titres également pour satisfaire aux nouveaux usages en matière de consommation de vidéo, notamment dans l’espace public.

ENCLENCHER UNE STRATÉGIE DIGITALE ET Y ALLOUER UN BUDGET

Dernier fait remarquable et pas des moindres puisque c’est la toute première fois que l’un de nos clients active une véritable stratégie de diffusion digitale du film en y consacrant donc un budget spécifique. Pour mener à bien cet objectif, nous nous sommes attachés les services d’une consultante indépendante spécialisée.

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De même qu’en B2C, l’élaboration d’une stratégie digitales avec achats d »espace est aujourd’hui devenue une nécessité pour toucher vos cibles.

En effet, l’époque bénie où il suffisait de poster un film pour qu’il soit visionné est totalement révolue. Elle n’aura même duré que très peu de temps à l’orée des années 2000.

Pour illustrations, retenez ces chiffres pour la France seule : chaque minute, 400 heures de vidéos sont uploadées sur Youtube, soit 600 000 heures par jour – chiffres 2017 fournis par la plateforme leader. Nous sommes tellement sollicités pour visionner des contenus vidéos que seules des campagnes ciblées et diffusées via des médias officiels – issus du print ou pure players – en conformité avec la ou les cibles visées peuvent assurer une visibilité à vos contenus vidéos.

Même si les coûts n’ont strictement rien à voir avec ceux du mass media, la télévision notamment, les grands annonceurs du B2C engagent désormais des campagnes sponsorisées sur Facebook, du preroll sur Youtube ou encore de l’achat d’espace sur des sites media, pour des budgets à minima de l’ordre de 100 000 € avec pour objectif d’atteindre le million de vues.

Nous sensibilisons désormais chacun de nos clients B2B à cette réalité, d’autant plus lorsqu’ils souhaitent toucher des cibles à la fois étendues et très clairement identifiées, telle que par exemple les étudiants, dans le cadre d’une campagne de recrutement axée sur du contenu vidéo marque employeur.

Mais il faudra encore du temps pour que les industriels et de façon plus large l’ensemble des acteurs du B2B intègrent cette réflexion et naturellement le budget qu’elle incombe pour sa mise en œuvre.

Voici ici les informations et les données chiffrées que nous pouvons communiquer, en accord bien sûr avec le client.

En termes de plan média, des espaces ont été acquis sur des sites de référence et spécialisés entreprises et économie, issus de la presse traditionnelle « print » et pure players. En voici la liste exhaustive :  La tribune, Boursier.com, Capital, LCI, l’Entreprise, Business Insider, Franceinfo, France24, Chef d’entreprise, BFM business, I24, L’express, Boursorama Banque, ABCbourses, L’Expansion et net.com.

Les résultats définitifs en termes de diffusions et d’engagements seront connus fin juillet, date à laquelle se conclut l’ensemble de la campagne Quantum Advertising.

Au 12 juillet, le nombre de vues total atteint les 214 407 vues pour 29 735 à 100 % du temps soit un taux de complétion dès plus positif avec un résultat de 14 %.

Sur YouTube la vidéo publiée en organique approche les 89 000 vues à la minute où nous rédigeons ces lignes. On peut très raisonnablement penser qu’à l’échelle de 30 à 40 jours, elle passera le cap des 100 000 vues, un chiffre en tout point exceptionnel pour une vidéo B2B.

Pour notre client, comme pour nous, ces chiffres sont venus confirmer non sans fierté la stratégie, la créativité et l’énergie déployées à l’occasion de ce magnifique projet.

 

 

 

 

 

LE FILM DU MOIS : TERRITOIRES, SAINT-PRIEST NOUS CONFIE SON FILM « SIGNATURE »

Une fois encore. nous attachons par principe une importance égale à tous les projets qui nous sont soumis. Tous par contre ne revêtent pas les mêmes enjeux : format et portée du discours, typologie des cibles, mais encore le budget bien sûr. Ce serait aussi malhonnête qu’hypocrite de prétendre le contraire

Pour ce qui est de la demande de la Ville de Saint-Priest, qui souhaitait ici disposer d’un film « signature », celle-ci nous engageait sur une voie différente que celle de la pure communication B2B, notre cœur de métier.

COMMUNICATION DES TERRITOIRES – NOUVEAUX ENJEUX

Les villes et de façon plus large, les territoires sont aujourd’hui confrontés à des problématiques comparables à celles des marques et des annonceurs : se différencier en adoptant un propos qui repose autant sur des promesses objectives que sur des idéaux, fondés eux sur des valeurs, plus subjectives et donc propres à susciter l’adhésion et même l’émotion.

Le bien vivre ensemble, les liens ténus entre l’urbanisme et l’aménagement du territoire, le rôle fondamental des acteurs économiques implantés et à venir… Toutes ces composantes participent d’un même idéal tant politique que social : offrir une qualité de vie dont la pérennité se conjugue chaque jour avec les progrès économiques et objectifs sociétaux visés.

Screen capture provenant du film

Screen capture provenant du film « je suis Saint-Priest »

Sur ce projet, nous avions pour interlocuteurs le Directeur de la communication ainsi que le Chef de cabinet du maire. Ceux-ci ont su nous sensibiliser à certains particularismes du territoire san-priot qui, malgré sa proximité et son appartenance au Grand Lyon, nous étaient pour beaucoup méconnus.

Parmi ceux-ci : une dynamique économique forte, fondée notoirement sur un capital foncier exceptionnel. Car la commune de Saint-Priest est verte et il suffit de prendre de l’altitude, ou plus simplement de la survoler via Google Maps, pour en prendre pleinement conscience. En l’arpentant aussi à pied, on est surpris, en parcourant parfois seulement quelques centaines de mètres de basculer d’un environnement résidentiel ou commercial à des champs et même de découvrir des fermes et le maintien d’une activité agricole aux portes du Grand Lyon.

UN PROJET MENÉ EN 2 TEMPS : ÉCRITURE ET PRODUCTION EXÉCUTIVE

Guillaume, notre chargé de production sur ce projet, a souhaité traduire cette dynamique au travers le prisme de la performance, avec en contrepoint les bénéfices qu’en tirent au quotidien les San-Priots et San-Priotes.

Il a de fait préconisé un film qui soit centré sur le discours, inspirant et résolument cognitif, d’une voix-off à la première personne. C’est la ville ici qui s’exprime et le choix s’est donc naturellement porté sur une voix féminine.

C’est seulement après l’étape de l’écriture et de la validation du script de la voix-off par le client, que le tournage a pu débuter, soit 5 jours en immersion dans la commune, dont le dernier consacré aux prises de vues en drone.

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Kevin, le réalisateur briefe le pilote drone pour obtenir les plans souhaités et les contrôler au monitoring

DES ÉLUS ET DES ADMINISTRÉS ENGAGÉS DANS LE PROJET

Nous devons ici d’ailleurs chaleureusement remercier nos interlocuteurs à la mairie, mais également l’ensemble du tissu social, associatif et privé qui a accueilli l’équipe de production avec une gentillesse et un engouement pour le projet, jamais démentis au fil du tournage.

Nous insistons sur ce point, car la qualité du film et plus encore l’émotion qu’il suscite chez les spectateurs doivent énormément à cet accueil. Tout projet portant sur un territoire et ses acteurs ne peut en effet prétendre à la réussite que si les portes sont au préalable ouvertes.

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Screencap provenant du film : crèche Maison de la Petie Enfance du vallage – Château de Sable

Évoquons ici encore la simple question des droits à l’image qui implique une adhésion des participants et donc une phase administrative. Celle-ci ne doit en aucun cas venir polluer le tournage, afin que le réalisateur et son équipe puissent se focaliser exclusivement sur la prise de vue et traduire l’intention originelle en images.

UN FILM QUI MISE SUR L’IDENTIFICATION ET L’ÉMOTION

À la réalisation justement : Kevin. Doté d’une solide expérience relative à la communication des territoires, ce dernier a su véritablement capter et restituer le pouls de la ville, à l’instar d’un flux sanguin qui irriguerait la commune.

Son parti pris esthétique : des cadres serrés au plus proches de « l’action » et donc de la performance, qu’elle se joue sur un terrain de rugby, de football ou au sein d’une entreprise de dimension internationale. En contrepoint : des visages d’hommes et de femmes de tout âge et autant de sourires pour exprimer le bénéfice et le bien vivre énoncé en tête de cet article.

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Screencap provenant du film : évènement culturel, concert pour les San-Priots et San-Priotes

On loue également le talent de Kevin pour le travail de montage, orchestré sur la musique sélectionnée pour ce film.

Particulièrement travaillé, jouant d’effets de raccord sur le mouvement et de ruptures de rythme, le montage de la toute première version est d’ailleurs très proche de la version finale, qui a simplement été raccourcie. Ce afin de gagner en dynamique, mais encore d’adapter le film aux nouveaux usages en matière de consultations de vidéos, dans un contexte où l’on est sans cesse de plus en plus sollicité.

Le film qui en résulte satisfait à plusieurs objectifs  : il conforte le sentiment d’appartenance à un territoire et la fierté qui en découle et offre l’image d’une commune ouverte et riche de promesses d’avenir pour les acteurs privés comme pour les particuliers qui envisagent de s’y installer.

QUELLE DIFFUSION POUR LE FILM

Le film a été projeté pour la toute première fois à l’occasion des Rencontres de l’Initiative Économique qui s’est tenu le lundi 11 juin, où il reçu un accueil des plus favorables. En termes d’exploitation digitale, la ville l’a d’ores et déjà depuis publié sur sa chaîne Youtube pour le partager sur son site web et le publier en dur sur la page FaceBook de la ville.

En moins de 24 heure le film y a généré : plus de 2200 vues, 112 avis exclusivement favorables, 13 commentaires et 74 partages. Sur le plan d’une diffusion organique, ces résultats sont très prometteurs.

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À moins de 24 heures de la publication sur la page FB de la ville de Saint-Priest affiche des résultats très prometteurs en diffusion organique.

Nous avons sensibilisé le client à l’opportunité d’opérer des campagnes sponsorisées sur des réseaux tels que Linkedin, pour la cible B2B, et sur Facebook pour les particuliers, en recherche d’un nouveau cadre de vie.

Il sera enfin selon toute logique retenu parmi les productions que nous souhaitons soumettre à des festivals sur nos réalisations de l’année 2018.

LE FILM DU MOIS : ANIMATION APICIL ÉPARGNE RETRAITE COLLECTIVE

Plusieurs raisons pour avoir sélectionné cette vidéo d’animation comme « film du mois ».

D’une part elle marque une nouvelle collaboration avec Apicil, 4ème groupe français de protection sociale, pour lequel nous produisons un grand nombre de contenus vidéos, selon des objectifs et des formats variés. Une série de portraits métiers dédiés à la Marque Employeur, des film spécifiques aux produits et services du groupe, le tout en vidéo « live » (images réelles) ou comme ici en full motion design.

D’autre part cette 4ème vidéo pour Apicil marque un pallier en termes d’animation avec des personnages tous dotés de voix en ON, soit s’adressant directement au public à l’instar de véritables témoignages. La vidéo y gagne en dynamisme comme en véracité, offrant aux spectateurs de se projeter dans la situation, voire même de s’identifier.

LE PROCÉDÉ DU « REGARDS CROISÉS » APPLIQUÉ À L’ANIMATION

Avant d’aborder des questions plus techniques, précisons quelle offre cette vidéo promeut mais encore à qui elle s’adresse.

Nous sommes ici dans un contexte B2B avec pour cible principale les chefs d’entreprises désireux de faire bénéficier leurs salariés d’avantages collectifs, soit ici une épargne retraite supplémentaire. Un dispositif « gagnant-gagnant » qui offre de fidéliser et motiver ses forces vives, avec pour l’employeur comme pour ses salariés, la promesse d’une fiscalité allégée.

Avec une introduction inspirée des jingles des News TV en mode « Édition Spéciale », la vidéo interpelle immédiatement le spectateur avant de mettre en scène 4 personnages distincts.

Il y a Marc le chef d’entreprise, soucieux d’offrir un environnement professionnel optimal à ses salariés, dans une perspective RSE, mais qui s’interroge bien naturellement sur la complexité des démarches à mettre en œuvre. Anne, conseillère Apicil, personnifie l’écoute et l’expertise du groupe pour répondre aux questions de Marc, ainsi que de ses employés, et l’accompagner dans la mise en place d’un contrat collectif totalement adapté à son projet.

Et enfin Karine et Fabrice, les salariés de Marc qui témoignent de l’ensemble des bénéfices d’un tel contrat, à savoir l’épargne proprement dite mais encore une défiscalisation proportionnelle à celle-ci. Un bénéfice partagé par Marc qui clôt la vidéo en qualifiant la mise en œuvre de sa démarche de « gagnant-gagnant ».

Ces « regards croisés » offrent d’enrichir le discours d’un arrière texte B2B2C, où les salariés ont un rôle d’influenceur voire même de prescripteur auprès de leurs employeurs. Ainsi personne n’est oublié et la promesse d’un contrat où toutes les parties ont a gagné est clairement établie.

Mais assez parlé marketing, abordons maintenant le domaine technique.

L’ART DE L’ANIMATION POUR DONNER VIE AUX PERSONNAGES

Pour cette vidéo, Jérémy, le chargé de production, souhaitait franchir un cap en donnant la parole au personnage, en comparaison aux très nombreuses vidéos en motion design où le discours est simplement porté par des animations de textes et/ou une voix-off. Une volonté qui suppose un travail bien plus conséquent sur le plan de l’animation. Donner voix à des personnages sous forme vectorielle implique en effet d’animer leur bouche bien sûr mais encore leurs yeux, leur visage, ainsi que leur mains. Sans quoi la vidéo perd en efficacité et en crédibilité.

Car ce qui fait que l’on prête l’oreille à ces personnages c’est qu’ils semblent animer de leur vie propre. Autrement dit : la plus belle des illustration, qu’il s’agisse d’un personnage humain ou anthropomorphique, ne prendra jamais vie si elle n’est pas correctement animée.

C’est pourquoi sur ce projet, nous avons souhaité bénéficier de l’expertise comme des talents de Pauline, dont les savoir faire couvre l’ensemble de la chaîne, depuis l’illustration « traditionnelle » jusqu’au outils d’animations numériques. Comme nous avons coutume de le dire concernant cette proche et précieuse collaboratrice : son animation ne trahit jamais son trait.

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Pauline à l’ouvrage sous After Effect sur le projet Apicil Épargne Retraite Collective

Pour satisfaire à une délai court, à savoir 15 jours ouvrés entre la commande et la livraison de la vidéo, il a été convenu de travailler d’après des templates de personnages. Des modèles prêts à l’emploi donc, que l’illustratrice a ensuite personnalisés et optimisés en vue de les animer. C’est là tout l’intérêt du format vectoriel et ce procédé nous offrait ici de garantir le délai imparti sans sacrifier à la qualité de la vidéo.

Comme près de la moitié de nos productions, la vidéo a ensuite été sous-titrée en français pour satisfaire aux nouveaux usages, notamment la consultation sur smartphones dans l’espace public.

Accédez à la page dédiée Apicil à son offre épargne retraite collective.

COM À LA MAISON – LE DIGEST DE LA SEMAINE #12

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Au programme de cette semaine écoulée et à l’issu du week-end de pâque : un partenariat qui voit les choses de haut, la lutte contre le revenge-porn, une chasse aux œufs d’un nouveau type, des statues amputées qui retrouvent leurs membres et la préparation d’une production à l’échelle de la planète.

DRONE : LES NOCES GAGNANTES DE POND5 & DJI

Voici une initiative intéressante et intelligente de surcroit. La plateforme banque images Pond5 s’associe avec le fabricant Dji pour créer une licence spécifique et exclusivement dédiée aux pilotes et vidéastes dronistes. Une licence naturellement accessible aux seuls pilotes dument certifiés auprès des instances de régulations de leurs pays de résidence.

Les pilotes sont ainsi invités à s’enregistrer avec tous leurs documents de certification pour intégrer le programme à cette adresse.

C’est une offre gagnant-gagnant qui se met donc tranquillement en place.

Pond5 assure de son côté une concurrence saine et pondérée puisque ne se jouant qu’entre  dronistes certifiés. Ce alors que l’on sait tous qu’une immense quantité de plans sont tournés à la « va con dios », sans réelle prise en compte des risques, ne serait-ce qu’en termes d’assurances.

Dji devient le référent de tous les footages proposés, quand bien même ils ne proviendraient pas de drone de la marque. Un sacré coup de génie cela dit en passant !

Les acquéreurs – boîtes de prod, réalisateurs indépendants – se voient eux garantir la fourniture de plans réalisés en conformité avec les règles en vigueur de par le monde.

Dernière remarque : une telle démarche ne peut inscrire les dronistes que dans une saine et émulsive compétition : à la recherche du plan qui fait mouche, photogénique et qui titille nos pupilles. Le footage proposé devrait donc y gagner rapidement en qualité comme en diversité.

REVENGE PORN : TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE

Si les voies du seigneur sont dites impénétrables, celles de la communication le sont également parfois, ou du moins contre nature voire sujettes à caution.

Ainsi le cas de l’opération #AskFirst lancée par le tube YouPorn, propriété du géant de l’internet en mode non simulé Mindgeek, en association avec l’association The Danish Women’s Society.

L’idée ou plutôt ici l’Appât : publier sur la plateforme une vraie-fausse vidéo « homemade » de revenge porn, dument taguée pour que le public friand de ce type de contenu tombe dessus lors de sa recherche par mots clés.

Dans un premier temps, l’internaute se croit en terrain connu mais soudain, en une fraction de seconde, la comédienne change de ton et s’adresse à lui face caméra. De quoi décontenancer le spectateur avant qu’il ne se voit asséner quelques vérités sur le revenge porn, notamment les graves séquelles psychologiques pour les victimes ainsi que le caractère illégal du partage de vidéo sans consentement.

Assurément, cette opération de communication prend place dans un contexte post Affaire Weinstein. Dans l’absolu on ne peut donc que s’en réjouir :  elle s’inscrit pleinement dans le sillage du mouvement #MeToo et des prises de consciences comme les actions qu’il a engendré (presque) partout dans le monde.

Mais on est également en droit de s’interroger sur les liaisons dangereuses que suscitent un tel partenariat entre une association de lutte pour la défense des droits des femmes et un site qui durant des années ne s’encombrait guère d’éthique, quitte à ne se poser aucune question sur les contenus vidéos qu’il diffuse.

Difficile donc de ne pas y percevoir l’occasion rêvée pour un bon coup de com de derrière les fagots. Une opération grâce à laquelle, la plateforme reine du porn gratuit cherche à s’offrir une nouvelle virginité (!) en se coiffant d’une blanche et lumineuse auréole genre ni vu ni connu. Le tout pour un budget modique et avec l’appui comme la légitimité de l’association partenaire, une véritable institution créée en 1871 et dont le modèle progressiste comme les actions en faveur des droits des femmes ne sauraient être remises en cause. Bref, ce qu’on appelle s’acheter une bonne conscience pour pas cher.

Mais comme nous sommes d’éternels optimistes, espérons que ce type d’opération marque un véritable tournant qui, à moyen terme, participe d’un effort global pour rendre le net plus propre et non le déversoir de la bêtise et de l’inconséquence du genre humain.

CADBURY PROPOSE UNE CHASSE AUX ŒUFS EN VR ET EN DIRECT

Histoire de ne pas placer tous ses œufs dans le même panier, le chocolatier Cadbury et son agence Ogilvy Melbourne  ont marqué ces fêtes pascales avec une opération originale, limitée au territoire australien, promesse d’une expérience digitale innovante et surtout ludique.  Soit une chasse aux œufs en vidéo 3D à 360° et en direct. C’est d’ailleurs cette toute dernière particularité qui nous intéresse plus particulièrement.

En choisissant en effet un mode de diffusion « live », la marque crée un événement en un instant T et dans un temps limité et donc par essence incitatif. Une exploitation intelligente du Live Facebook qui a fédéré 220 000 observateurs pour 70 000 commentaires postés sur les réseaux sociaux.

Une chasse à l’œuf garantie sans risque de crise de foi quand bien même on aurait souhaité la voir compléter d’un gain en chocolat en termes de feedback.

Voici la vidéo teaser avec laquelle Cadbury à communiquer en amont du Live.

CAMÉRAS : OBJECTIF PLEIN FORMAT

La semaine dernière on vous causait des nouvelles caméras Mavo du fabricant chinois Kinefinity. Dans la foulée, c’est Canon qui entre à son tour dans le game avec son modèle C700 FF.

Point commun : l’adoption du format full frame et c’est bien ça qui nous interpelle. Depuis l’avènement du numérique au milieu des années 90, plusieurs étapes clés ont jalonné l’évolution des outils de captation : bascule du 4/3 vers le 16/9, disparition de la bande magnétique au profit des mémoires de masses, percée des boîtiers DSLR, stabilisation multi-axes, résolutions FullHD puis 4K, 5K, 6K et maintenant 8K !

Toutes ces évolutions participent en effet de cette fusion technologique observée entre la vidéo et cinéma numérique. Celles du plein format (full format) est sans doute une des plus importantes puisqu’elles verraient converger les différents matériels vers un format de capteur commun, celui de… la photographie. Car oui c’est bien le 24×36 – format photo le plus exploité en argentique – qui deviendrait la nouvelle norme de la captation vidéo professionnelle.

Au delà de ce juste retour des choses, on se réjouit également de voir les caméras – les vraies donc, pas les boîtiers photos capacitifs en vidéo – reprendre le devant de la scène. Vous l’admettrez : ça a tout de même plus de gueule sur un tournage !

Pour toutes celles et ceux qui souhaitent connaitre ce que cette nouvelle mouture plein format de la Canon C700 a sous le capot, on vous partage en prime cette vidéo du fabricant.

LA VENUS DE MILO RETROUVE L’USAGE DE SES BRAS

Juste quelques mots en passant concernant la toute dernière campagne de sensibilisation réalisée par Handicap International et l’agence Herezie Group, intitulée #BodyCantWait.

Comptez sur nous en effet pour relayer toutes les opérations estampillées grandes causes émanant des associations et organismes non gouvernementaux, d’autant plus lorsqu’elles sont originales et pertinentes.

On vous laisse découvrir de quoi il retourne avec cette vidéo au format revue de presse, compilant les principaux passages TV obtenus à l’issue de cette campagne.

PENDANT CE TEMPS CHEZ EO PRODUCTION

Dans la série les aventures de Fanette, celle-ci a basculé en mode globe-trotter afin de planifier 7 tournages pour le prochain film corporate d’un acteur majeur du BTP. Un film « worlwide » donc pour lequel le réalisateur traversera Atlantique et Méditerranée, pour nous offrir de publier autant de clichés que de destinations.

On se demanderait presque comment on faisait avant, sans Google Maps !

fanette google map