Si vous souhaitez animer le prochain repas de famille, apéros entre amis ou discussion entre collègues, mais alors plutôt vol long-courrier que pause à la machine à café, attaquez d’entrée de jeu avec la carte « Mais au final que souhaitent des sociétés comme Google ou Facebook ? »

Déjà fait ! Alors, vous avez dû remarquer cette étrange harmonie sur le même scénario, soit : dominer le monde, mais en mode furtif et softcore hein. Pas question d’envoyer les chars annexer les voisins.

Là où les avis divergent, c’est sur la méthode : plutôt façon Skynet ou Spectre, mais aussi et surtout sur l’appréciation de ce futur, jugé d’ores et déjà inéluctable. Autrement dit et très prosaïquement : est-ce un bien ou est-ce un mal ?

Certains ont la chance de ne pas encore avoir à se poser ce type de question, ce sont les quelques 4 milliards d’individus qui n’ont pas accès au net et qui, cela dit en passant ont sans doute pour nombre d’entre eux, d’autres priorités.

C’est pour eux que Facebook a instauré le programme internet.org et par la même constitué en mars 2014 l’équipe Connectivity Lab qui s’apprête à déployer ses ailes.

Ce film a été mis en ligne ce WE pour prolonger et illustrer la présentation de l’avancée du projet qui s’est tenue à Menlo Park, siège du groupe en Californie, par les équipes du Connectivity Lab, alors que celles-ci opèrent sur le sol britannique.

Faisons pas les bégueules : le film est juste et littéralement « parfait » et l’on peut, sans hésitation, estimer que toutes les sociétés de production vidéo au monde souhaiteraient l’intégrer à leur catalogue.

Il démontre surtout combien Facebook maitrise à la perfection son abc de la communication autour de cet ambitieux projet, ce qui, entre nous, est bien la moindre des choses pour une boîte format Tycoon.

Les plus tatillons, dont nous sommes, auront juste remarqué, en activant les sous titres, comme une singulière transcription à 2’27 ». On vous la livre ici :

Vos aptitudes en anglais seront donc requises pour comprendre ce dont nous entretient Mr Andy Cox, qui n’est rien moins que l’ingénieur en chef supervisant le projet. Là, on s’interroge sur le fait que Facebook mette en ligne une vidéo de cette importance sans préalablement la traduire dans les 3 ou 4 langues les plus usitées sur la planète. Voire tout simplement contrôler préalablement la transcription automatique du player Youtube. Mais passons, c’était juste pour pinailler on vous dit.

Pour le reste tout est là pour susciter l’intérêt et nous scotcher : un programme proche de la SF avec des machines volantes autonomes – des drones donc – baptisés « Aquila » –  d’une envergure égale celle d’un Boing 737 pour un poids de seulement 450 kg, capables des voler à des altitudes comprises entre 18 et 27km.

Tout aussi passionnant et visuellement toujours très efficace question esthétique : la technologie de transmission de données exploitée par ces drones pour communiquer avec des relais au sol mais également entre eux, afin de créer de véritables réseaux sur un périmètre donné. Oublier les transmissions radio satellite, c’est le laser qui prend ici le relais avec une présion et une portée qu’on nous promet à même de cibler une pièce de 10 cents à 18km de distance.

Bref question story telling, c’est du pur crossover entre Jules Vernes et Star Wars qui nous est servi et les suites très prochaines qui seront données au projet, avec notamment les premiers tests en vols d’ici la fin de l’année, bénéficieront d’une couverture média exceptionnelle.

Quant à l’avenir, à savoir l’exploitation opérationnelle de ces machines volantes, Facebook prend toutes ses précautions par la voix de Jay Parikh, vice-président chargé des questions d’ingénierie : « Notre objectif est de fournir la technologie à d’autres partenaires ».

A priori donc pas question de doubler les opérateurs de communication ni les états et leur souveraineté.

La question ne serait-elle pas plutôt : « Auront-ils seulement le choix ? »

Voilà déjà de quoi alimenter une prochaine discussion…

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