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© photo d’illustration article : Henrik Purienne

Heureux de vous retrouvez pour un nouveau digest multi-thématiques.

La trêve estivale est par nature moins propice en volume d’informations, mais curieusement cet été comme nous allons le voir il se passe beaucoup de chose côté matos.

Pour le reste c’est l’occasion, comme chaque année, de se donner rendez-vous avant le break des congés sur le Blog, qu’on espère vous connaitre de plus en plus nombreux à fréquenter.

Pour celles et ceux qui ont déjà les pieds dans l’eau – mer, océan ou torrent de montagne, qu’importe c’est tout le monde qui le gagne – et qui seraient parvenus à se déconnecter, patientez tranquillement d’ici la reprise ou offrez vous une pause, et une seule alors, aux accents geek et veille média et digital, à l’heure de l’apéro ou entre 2 parties de pétanque. Pour les autres sports et loisirs, ça marche aussi.

Allez, c’est parti !

VEILLE TECHNIQUE : ÇA BOUGE CÔTÉ CAMÉRAS

On attaque donc par le versant matos, et on se focalise sur les caméras et boîtiers – mais faut-il encore les distinguer ? – tant l’actualité des mois de juin et juillet a été riche en annonces.

Alors que la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K s’est attirée de très nombreux éloges, ce malgré ses finitions et plus particulièrement sa coque toute de plastique, il se pourrait bien qu’elle ait trouvée une nouvelle compétitrice avec la Z-Cam E2C.  Une caméra chinoise d’un fabricant déjà reconnu et qui s’enorgueillit de proposer un modèle encore plus compact que la Blackmagic et à un prix nettement plus compétitif puisque de seulement 799 $ ! Boîtier nu, il va de soit.

La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.
La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.

Les principales spécifications de la E2C sont consultables ici. On notera toutefois qu’elle n’offre pas d’enregistrement RAW, un point non négligeable quand on sait l’importance question workflow de maitriser une chaîne de production avec le meilleur indice de qualité.

On en profite ici pour publier nos trois spots publicitaires tournées avec la Blackmagic Pocket, qui a rejoint notre parc matériel et que nous étrennions sur une production pour l’agence Nouveau Monde et son client Lindahls – groupe Nestlé. Des spots destinés à une campagne exclusivement digitale à l’échelle européenne ou le géant Suisse de l’agroalimentaire souhaite implanter cette marque d’origine suédoise au fort potentiel.

On poursuit avec RED Digital Cinema et 2 informations concernant l’un des pionnier du cinéma numérique et sans doute celui qui a le plus participé à la fusion entre les univers du cinéma et de la vidéo.

La seconde joue du mystère avec un art consumé – mais toujours efficace – du teasing à l’extrême. Nom de code : Komodo ! Oui comme les dragons ce qui laisse augurer d’une offensive en mode Blitzkrieg, une tradition chez Jim Jannard, le fondateur visionnaire de la marque.

À se mettre sous la dent, ou plutôt sous les yeux : uniquement 2 photos publiées concernant ce projo en mode top secret classified.

Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!
Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!


S’il est quasi impossible d’après ces 2 clichés de savoir ce qui se cache exactement derrière l’opération Komodo, les plus informés et aguerris de la marque semblent y déceler une probable seconde chance à Hydrogene System, l’unique échec à ce jour de RED. Pour rappel, il s’agissait d’un smartphone avec des capacités vidéos uniques dont celles de filmer des vidéos holographiques, très proches dans le rendu de ce que l’on obtenait sur l’écran d’une console de jeu 3DS.

Gros hic : le produit n’a convaincu personne et ce dès les phases des tests par les youtubeurs et sites techniques spécialisés. Patrata donc !

Mais comme le dit l’adage, on apprend jamais autant que de ses échecs et il semblerait que derrière l’opération Komodo se profile l’arrivée d’un module dédié à l’Hydrogene System, le transformant en véritable dispositif de captation pro. Ou alors, il s’agirait d’une nouvelle caméra d’entrée de gamme visant elle aussi la compacité. Décidément ce créneau est plus que porteur.

Toujours concernant RED : le lancement de la Ranger qui préfigure un nouveau modèle de commercialisation, à savoir une caméra exclusivement destinée aux marchés des loueurs. Impossible donc dans l’absolu de l’acquérir pour un réal ou une boîte de production ! Reste à découvrir si cette stratégie a ses chances pour se pérenniser. RED a en tous les cas fait les choses aux mieux en concevant un produit dont l’ergonomie comme les différents modules et optiques ont été spécifiquement adaptés au marché locatif.

Attention, la bête équipée du capteur Monstro 8K est clairement positionnée sur le segment cinéma et prod publicitaire et entre en concurrence directe avec l’ALEXA 65 ou la Panavision Millenium DXL2.

Découvrez l’engin dans cette vidéo review.

On conclue avec le nouveau boîtier de GFX 100 de FUJIFILM avec lequel il va falloir nous approprier un nouveau terme pour désigner les capteurs dépassant le plein format. On parlera donc ici des capteurs de format Moyen ou Medium selon la langue de votre choix, sachant que celui du GFX 100 affiche des dimensions de titan puisque 1.7 fois supérieures  au 24×36 et une résolution photo de 102 Mpx !

Sa capacité en capture vidéo reste limitée au 4K à 30fps mais là n’est pas l’essentiel car la taille du capteur donne lieu à un résultat véritablement incroyable. Et c’est là que l’on bascule des mots à la vidéo pour vous en convaincre avec ce time-lapse de nuit réalisé à Dubaï par Beno Saradzsic, photographe vidéaste et ambasadeur Fujifilm. Attention : ça pique les yeux !

VEILLE MÉDIA & DIGITALE : SUMMER MOOD

Bon là, on sent déjà nettement plus que les concepteurs rédacteurs, mais également les annonceurs, ont pris leurs quartiers d’été.

Une actualité plutôt en berne donc, mais avec tout de même 2-3 trucs qui ont titillés nos neurones et nos pupilles.

Tout d’abord ce spot pour la marque Skyn. Un des nombreux spots a avoir tiré opportunément profit de l’anniversaire des 50 ans de l’alunissage de la mission Apollo 11, mais avec un pitch en termes de conception rédaction qui brise clairement le plafond de verre.

À quoi bon en effet se donner tant de mal à explorer l’espace, alors que nous sommes encore si nombreux – sur terre – à ne pas se connaitre pas soi même, intimement parlant bien sûr sachant qui est ici l’annonceur.

Sous le titre explicite Explore Yourself, ce film est également un exercice virtuose de montage d’après des sources footages mixées à de l’animation et soutenue par une voix off cognitive s’articulant autour du paradoxe évoqué ci-avant.

Vous le savez, on est fan des dispositifs de communication exploitant la vidéo comme média testimonial et/ou comme outil intrinsèque. Ce mois, nous en avons retenu 2.

Le premier, c’est encore une date anniversaire – décidément – qui en est à l’origine. L’album mythique des australiens AC/DC Highway to Hell fêtait en effet ses 40 ans. Ce qui pour ceux qui l’on découvert à sa sortie met un sacré coup de mine sur la tête, cela dit en passant.

À cette occasion, l’agence Brand Station a conçu et mise en œuvre un mur de son capable de littéralement souffler les 40 bougies du gâteau. Difficile de ne pas penser qu’ils n’aient été inspirés par la séquence d’ouverture de Back to the Future, mais qu’importe la vidéo produit son petit bonhomme d’effet et c’est là l’essentiel.

Une pensée au passage pour Bib Scott et Malcom Young.

Second dispositif et pas des moindres avec le GAFA Twitter qui proposait jusqu’à ce dimanche 4 août une expérience immersive intitulée Quoi de neuf ? interconnectant 40 villes dans le monde au recours de curieux containers dorés.

À Paris, c’était place de la République que le public était convié à tenter le truc, qui vous place en situation de rencontrer sur un mode aléatoire – façon Chatroulette mais en plus safe – un parfait inconnu se trouvant n’importe où sur la planète.

De curieux containers dorés siglés "Quoi de neuf ?" et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.
De curieux containers dorés siglés « Quoi de neuf ? » et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.

Ce coup de com reposait sur la technologie de la société Shared Studios qui a conçu et développé les fameux containers, dénommés Shared Spaces. Et puisque très curieusement Twitter n’a publié aucune vidéo concernant cette opération, on profite nous d’une des leurs pour rendre compte de l’expérience offerte.

CERISE SUR LE GÂTEAU

Immense coup de cœur pour ce court métrage en animation 2D qui rend hommage au cinéma italien des années 60. On s’est dit que c’était une belle façon de fêter l’été qui finit toujours, telle la dolce vita, par nous filer entre les doigts.

C’est signé de Chiara Luber pour le studio Passion et c’est magnifique tel un coucher de soleil sur la ville éternelle.

Nos collaborations avec l’agence conseil Nouveau Monde se pérennisent et nous offrent de développer des productions de plus en plus centrées sur un modèle B2C. Après plusieurs réalisations pour leur client Sigvaris, c’est ici pour la marque Lindahls que l’agence nous a renouvelés sa confiance à l’occasion d’une campagne entièrement vouée au digital.

Plus d’informations sur Lindahls justement : créée en 1999, d’origine suédoise et leader local sur les fromages blancs (quarks ou Kvargs) riches en protéines, la marque est aujourd’hui propriété à 100 % du groupe Nestlé qui souhaite étendre sa commercialisation partout en Europe. Phase 1 de cette expansion : après le Portugal, ce sont le Royaume Uni et la France où le géant suisse souhaite positionner la marque comme une incontournable des produits lactés, pour toutes celles et ceux qui mènent une vie active et plus encore sportive.

Cette valorisation par le sport est littéralement la signature de la marque et c’est pourquoi, en total accord avec le cahier des charges et la stratégie de l’agence, nous l’avons illustrée au recours de 3 disciplines sportives : le cross fit, le running et le VTT.

Voici, bout à bout, les 3 films aux formats 16/9 et 20 secondes, puisque comme vous le découvrirez plus loin, cette production a donné lieu à de multiples déclinaisons.

Lindahls est sans sucre ajouté, pauvre en matière grasse et riche en protéines : avec 17 grammes, un seul pot couvre un tiers de nos besoins quotidiens. C’est le complément alimentaire idéal pour les petits creux, à savourer après une séance sportive ou lors d’une journée très active. Pour cette opération, seules deux saveurs sont concernées : rapsberry (framboise) et stracciatella (nature avec copeaux de chocolat), la gamme complète étant plus étendue.

UNE CAMPAGNE EXCLUSIVEMENT DIGITALE ET CARACTÉRISTIQUE DES NOUVEAUX USAGES

Cette nouvelle production est en tout point emblématique des nouvelles campagnes exclusivement destinées à une exploitation digitale. En effet, quand bien même les 3 films ici réalisés – en plusieurs durées comme nous allons le détailler – auraient pu légitimement trouver leur place en diffusion TV, ils ne seront exploités qu’au sein d’un environnement web et social media.

Il est en effet désormais inenvisageable pour un annonceur, qui plus est pour une marque diffusée à l’échelle internationale, d’engager une campagne qui ne comprenne pas son pendant digital. Autrement dit : s’il y a recours au mass média – print, TV et/ou cinéma – il existe nécessairement pour corolaire un budget consacré au web et aux réseaux sociaux. Nettement plus économiques en termes d’achat d’espaces, ces derniers offrent l’opportunité de « pusher » les contenus vidéos vers les publics ciblés via leurs algorithmes.

Ces dernières années, c’est la quote-part du digital et des investissements liés qui n’ont cessés de croitre. À tel point, comme pour la production qui nous concerne ici, que certains contenus vidéos peuvent aujourd’hui répondre d’une stratégie exclusivement digitale et ainsi faire l’impasse sur le mass média.

C’est une méthode intelligente et pragmatique pour lancer une marque, un produit, sans engager les millions d’euros qu’impliquerait une campagne télévisée sur les chaînes leaders à heures de grandes audiences. N’omettons pas ici d’ailleurs de préciser que le public se détourne de plus en plus de la télévision :  les 15-24 ans avaient amorcé cette décrue, désormais épaulés des 24-34 ans et même des 35-49 ans – source Les Échos d’après indices Médiamétrie 2018 .

Une tendance accrue encore par les évolutions techniques des postes TV qui, désormais connectés, offrent pléthore de contenus visionnables à tout heure du jour ou de la nuit sans être assujettis à un modèle économique dépendant des annonce publicitaires.

En conséquence de quoi, on regarde non seulement de moins en moins la TV, mais même lorsque l’on se trouve devant son poste on peut s’affranchir totalement de contenus publicitaires. Une nouvelle donne qui conforte nécessairement les marques à de plus en plus investir dans le digital.

La TV est désormais connectée et nos écrans propices à de nouveaux usages tels que PPV et VOD comme le confirme le succès planétaire de Netflix.

UNE STRATÉGIE DE CONQUÊTE OU LE DIGITAL JOUE LE RÔLE D’ÉCLAIREUR

Ce procédé peut donc être assimilé à une stratégie de conquête, pour laquelle l’annonceur exploite le digital à l’instar d’un régiment d’éclaireurs, histoire d’apprécier comment réagit le « terrain ». Le succès d’une campagne digitale se mesurera alors selon les principaux indices d’engagement : nombre de likes, de commentaires, de partages, mais aussi bien sûr selon l’indice clé du ROI, soit l’étude des ventes durant et après la période. L’acte d’achat est en effet ici totalement assimilable au degré d’engagement le plus élevé.

Cette phase initiale pourra ensuite se voir compléter d’une seconde offensive mettant elle en œuvre l’artillerie lourde à savoir : campagnes TV et/ou cinéma, radio, print ciblé sur les titres spécialisés santé, sport et bien-être. Ce afin de consolider la notoriété de la marque et de la valorisation comme seul le mass media est à même de l’offrir. En effet, malgré les chiffres et tendances citées plus haut, ne jamais sous-estimer la puissance de frappe d’un spot TV à heure de grande écoute.

DES FORMATS SPÉCIFIQUES AU WEB ET AU SOCIAL MEDIA

Emblématique toujours de cette nouvelle ère du digital, cette production l’est encore en raison de la multiplication des formats des vidéos livrées. Et par « formats », nous faisons ici autant référence à leurs durées qu’à leurs dimensions (résolutions) soit leur ratio largeur/hauteur.

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Un petit aperçu de la variété des formats (ratio) des vidéos livrées : classique 16/9, square 1:1 et vertical.

Chacune des 3 vidéos a donc été livrée selon une logique de « package » dont voici les spécifications  :

– 20 secondes au ratio « classique » 16/9 : exploitation sur la chaîne YouTube et le site web de la marque.

– 10 secondes au ratio 1/1 (carré ou square) : diffusion sur Instagram

– 6 secondes toujours au ratio 16/9 : campagne en pre-roll sur YouTube.

Pour celles et ceux qui souhaitent visionner l’ensemble de ces formats, nous leurs avons tout spécialement concoctés cette « landing page » dédiée. C’est cadeau 🙂

Formats auxquels il faut enfin ajouter une variante verticale – ratio 9/16 donc – que la marque pourrait exploiter en « Display Out Of Home » (DOOH), sur écrans « Totem ». Une option, encore seulement à l’étude , qui si elle était activée, multiplierait les occasions de voir (ODV) dans les grandes villes, soit auprès de la cible visée : jeunes actifs urbains.

LE DOOH : UN MÉDIA PROMIS À UN AVENIR RADIEUX

L’affichage digital progresse en effet à vitesse grand V et certains réseaux de transports publics se voient désormais dotés de plus d’écrans que d’affiches papier. C’est le cas par exemple du métro lyonnais, Paris demeurant à ce jour très en retrait en raison de son incroyable volume d’emplacements, disséminés dans un dédale qui plus est difficile à sécuriser, mais encore d’une forte présence du format 4x3m dans les stations « historiques ».

Le DOOH investit également en force les grands espaces commerciaux tels que les centres commerciaux, « villages » de marques, mais encore les aéroports, les gares et certains centre villes.

S’il doit être rattaché au mass media, puisque sa diffusion s’opère dans l’espace public, le DOOH est un support assurément promis à un bel avenir. Il apporte en effet la vidéo dans un environnement où seul le print traditionnel avait jusqu’alors droit de citer. Ce qui relevait il y a seulement 20 ans de la science fiction – pensez à des films tels que le visionnaire Blade Runner – est aujourd’hui une réalité, riche en opportunités pour les annonceurs et media planners.

La démocratisation des technologies – les dalles écrans donc – pourraient bien voir le DOOH gagner des formats de plus en plus grand avec pour objectif stratégique le roi 4×3 m. Des ambitions que seules des restrictions juridiques, en matière de sécurité routière notamment, pourraient freiner.

Précisions enfin que le DOOH peut encore bénéficier d’atouts interactifs, via écran tactile, ou programmatiques. Citons ici l’exemple le plus connu ou les contenus vidéos sont programmés en temps réel en fonction des conditions météo : coup de chaud et tombent les vidéos pour les glaces et boissons.

Il y a encore les dispositifs où la diffusion vidéo se voit couplée à la distribution de produits ou une expérience sensorielle telle qu’illustrée dans cette vidéo publiée par le réseau Clear Chanel à l’occasion d’une campagne de l’enseigne Sephora.

MAKING OF : LES COULISSES DU PROJET LINDAHLS

Côté coulisses, cette production s’est distinguée dès la phase de casting, concernant laquelle il était naturellement primordial de rechercher des profils aguerris aux 3 disciplines sportives illustrées. À cette occasion, nous avons une nouvelle fois pu tirer profit de la force de frappe de nos réseaux sociaux auprès des modèles et comédien(ne)s, un outil incontournable et sans compétiteur en termes de délais.

Suite aux repérages, le tournage a pu entièrement être concentré sur Lyon et en région : Aix les Bains et les Monts du Pilat, pour une durée totale de 4 jours, packshots en studio compris. Un calendrier révisé toutefois à deux reprises pour les extérieurs, en raison d’une météo particulièrement capricieuse à la mi-avril. Des aléas avec lesquels nos chargés de production sont habitués à jongler, d’autant plus durant les demi-saisons.

Sur les hauteurs des Monts du Pilat, le réalisateur et son chef-opérateur maintiennent la foulée.

L’équipe au complet comprenait : réalisateur, chef opérateur, assistant caméra, pilote drone, électro, régisseur, maquilleuse/styliste, avec à la production Christophe et Jérémy. L’intégralité des plans, y compris ceux provenant du drone Inspire 2, ont été réalisés en résolution 4K. Combiné avec des plans larges, la très haute définition offre en effet une grande latitude lors la post-production. Idéal donc pour satisfaire aux différents ratios des vidéos qu’impliquaient ce projet.

Le drone Inspire 2 au décollage alors qu’à l’arrière plan Laura s’échauffe avant la course.

Quelques mots sur la caméra exploitée sur ce tournage. Nous insistons souvent sur ce point parce qu’il est crucial dans nos métiers : notre veille technique et média est quotidienne. Cela nous amène fréquemment à nous intéresser à des matériels bien avant leur commercialisation effective, puis une fois celle ci passée, à nous documenter plus amplement : tests sur les sites spécialisés, footages mis en ligne par des réalisateurs aguerris ou blogueurs spécialisés audiovisuel.

C’est selon ce schéma de veille, que nous sommes intéressée très tôt à la toute dernière caméra Blackmagic Design Pocket Cinema 4K : un véritable condensé de technologie dans un boîtier ultra compact, une interface utilisateur parmi les meilleures jamais conçues, une polyvalence d’usage riche de promesses pour satisfaire à des conditions de tournages et donc des productions variées.

Après acquisition de la caméra et dûment satisfaits par nos propres tests, nous l’avons donc étrennée en situation réelle sur la production des films Lindahls. Le résultat fut bien au delà de nos espérances : du réalisateur à l’étalonneur, en passant par le chef opérateur, tous s’accordent à dire que le workflow, autrement dit le traitement de l’image de A à Z, offre une grande souplesse et un indice qualité sans compromis.

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La caméra Blackmagic Design Pocket Cinema 4K : polyvalence, qualité, ergonomie, compacité.

La volonté du groupe Nestlé de développer la commercialisation de la marque et des produits Lindalhs partout en Europe, a conduit l’agence Nouveau Monde à nous formuler une demande technique spécifique à cette production.

Elle consistait à fournir, en plus de l’ensemble des différents formats évoqués ci-avant, des fichiers sources offrant de pouvoir décliner le packshot final en autant de langues que souhaitées. Un bénéfice indéniable pour une marque présente à l’international : chaque représentation locale et/ou agence de communication se voit dégager de toute contrainte de repasser par le siège. Avec la plus grande liberté elle peut sélectionner un prestataire sur son territoire, sa ville d’implantation même, et disposer en un temps record d’une version localisée dans la langue souhaitée.

Cette demande, quand bien même c’est la tout première fois que nous y répondons, pourrait bien également préfigurer un besoin de plus en plus fréquent pour les campagnes digitales vouées à une diffusion à l’international.

Expérience exceptionnelle que cette nouvelle production pour l’hypermarché Leclerc Lux de Chalon-sur-Saône, à laquelle nous consacrons bien légitimement ce nouvel article.

Si la majorité de nos projets relèvent de la communication d’entreprise sur le modèle B2B, nous apprécions tout autant agiter nos cellules grises et phosphorer sur des problématiques spécifiques au B2C. Une perspective excitante qui ouvre des horizons créatifs plus vastes notamment en termes d’écriture avec l’opportunité de fictionner nos productions. Nombre de nos collaborateurs, réalisateurs et techniciens, officient par ailleurs dans le spot publicitaire et les contenus vidéo « branding » pour le mass-média comme pour le digital.

Comme à l’accoutumée, nous vous invitons, avant de poursuivre plus avant votre lecture, à visionner les 2 spots issus de cette production. En toute fin d’article, vous pourrez également découvrir en cadeau Bonux®  les 2 making-of.

SPOT #01 LECLERC LUX – LA FAMILLE KOUBLITOUT

SPOT #02 LECLERC LUX – VOUS ÊTES CHEZ VOUS

SAISIR L’OPPORTUNITÉ D’UN NOUVEAU MULTIPLEXE CINÉMA POUR FIDÉLISER LES CONSOMMATEURS

C’est dans la foulée d’un film destiné à une diffusion « one shot » pour l’inauguration de la nouvelle plateforme SOCARA, une véritable « cathédrale logistique » initiée par les 36 adhérents Leclerc de la zone Rhône-Alpes pour la desserte de 42 hypers et supers ainsi que 47 drives, que la direction de l’hyper Leclerc Lux nous consulte pour la production de plusieurs spots publicitaires.

Une stratégie motivée par l’ouverture prochaine d’un multiplexe cinéma Mégarama sur la même zone d’activité mais encore par un contexte très concurrentiel sur la zone de chalandise globale de Chalon-sur-Saône, où toutes les enseignes sont représentées. L’objectif est très clairement exprimé : renforcer chez les consommateurs le capital sympathie vis-à-vis de l’hyper Leclerc Lux afin de se différencier et de fidéliser les clients sur le moyen-long terme.

La façade du nouveau multiplexe Mégarama : 12 salles dont une de 421 places dotée d'un écran de plus de 20m de base et projection 4K

La façade du nouveau multiplexe Mégarama : 12 salles dont une de 421 places dotée d’un écran de plus de 20m de base

En termes de calendrier, ce projet se présente sous les meilleurs auspices. Nous sommes approchés en juin 2018, alors que l’ouverture du multiplexe est prévue le 23 novembre avec pour contrainte une remise des fichiers DCP (format de fichier destiné au cinéma numérique) 3 semaines en amont. Le calcul est rapide : nous bénéficions de 4 mois pour agencer toutes les phases de la production.

2 SPOTS FOCALISÉS SUR LA PROMESSE DE LA PROXIMITÉ

Le mois de juillet est principalement consacré à la réflexion quant aux pitchs des spots et à l’écriture des scénarios et continuité dialoguées. Trois films sont initialement prévus mais il est convenu au final de se recentrer sur deux spots pour optimiser le budget alloué.

Pour susciter l’affect des consommateurs cités ci-avant, l’équipe des concepteurs-rédacteurs consultés sur ce projet opte d’emblée pour le ton de la comédie. Un choix qui découle également des formats pré-réservés par le client auprès de la régie publicitaire : des 30 secondes, soit une durée on ne peut plus appropriée à la comédie avec pour ressort dramatique le gag et/ou la surprise.

Sur le fond, nous nous attachons à travailler sur la thématique de proximité que l’enseigne Leclerc, à l’échelle nationale, promeut avec sa signature « Nos régions ont du talent » ainsi que la dynamique des Alliances Locales. Cette dernière vise à maximiser les contacts et les achats auprès de producteurs locaux sur des filières variées : animale bien sûr mais également primeur et produit transformés selon l’immense diversité qu’offrent les terroirs français. Question terroir, nous sommes ici servis puisque la Bourgogne figure en bonne place pour ses viandes et ses fruits et légumes.

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Proximité du terroit : très tôt le matin – à l’heure où blanchit la campagne – l’équipe se met en place dans le décors naturel du site de l’éleveur bovin.

À la fin juillet deux scénarios sont définitivement validés avec le client, avec pour titre respectif : « La famille Koublitout » et « Vous êtes chez vous ». La sélection du réalisateur est également arrêtée : ce sera Franck Allera qui compte déjà à son actif une vingtaine de spots publicitaires B2C destinés à de la diffusion mass média, mais également des contenus vidéos branding exclusivement voués au digital.

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Le réalisateur Franck Allera donne ses consignes aux comédiens pour la scène du dîner sur le spot « Vous êtes chez vous ».

Fin août début septembre, le planning et l’équipe de production sont mis en place. Un tournage mutualisé sur 4 journées dont une de « prelight » (mise en place du set avant tournage) avec une équipe technique de 12 personnes, dont directeur, chargé et assistante de production, auxquels s’ajoutent les interprètes. Ceux-ci mixent comédiens professionnels, collaborateurs Leclerc mais également un éleveur et un producteur qui tous assureront leur propre rôle et non sans un certain talent, tellement leur prestation est naturelle à l’écran.

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Pour un rendu irréprochable et conforme aux exigences du cinéma numérique, nous privilégions toujours une caméra RED. Sur ce tournage le modèle RED DRAGON

Le tournage se déroule du 02 au 05 octobre, à une vingtaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône dans un manoir typique de style bourguignon. Le staff déco œuvre de sorte à ce que toutes les scènes en intérieures y soient tournées pour les 2 spots, sans que cela soit perceptible par les spectateurs – mutualiser c’est l’un des fondamentaux pour optimiser un planning. La direction artistique est ici secondée de 2 stylistes. La première pour les tenues vestimentaires et la seconde qui assurera l’ensemble du set de table mais encore l’esthétisme des plats et des assiettes servis sur le film « Vous êtes chez vous ».

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Scénario, fiches costumes, planning simples et croisés, un tournage ne s’improvise pas ! Au contraire, c’est sa préparation qui conditionne son bon déroulé.

Suite à la journée initiale du « prelight », le jour 2 inclue au planning l’intégralité des scènes à tourner au sein du manoir. Le 3ème jour est consacré aux plans en extérieurs chez l’éleveur et le producteur de pommes. Le 4ème enfin a pour décors l’intérieur de l’hyper Leclerc Lux où l’équipe se fait aussi discrète que possible mais attire également les regards de nombreux clients surpris de découvrir un tournage sur le lieux de leurs courses.

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La traditionnelle photo de fin de tournage, assurée par Jérémy en mode selfie.

Durant les 3 semaines qui suivent, toutes les étapes de la postproduction sont assurées et supervisées par le réalisateur, en étroite collaboration avec l’équipe de production EO. Cela porte tout d’abord sur les différentes versions du montage : respectivement 5 et 6 versions sur chaque spot. Le rythme revêt une importance fondamentale dans un spot publicitaire, à la fraction de seconde près. Puis le mixage audio « upscalé » en 5.1 pour la conformité avec les équipements audio en salles de cinéma. Et enfin l’étalonnage et la production des fichiers DCP finaux en 2K.

Les fichiers DCP sont livrés en temps et en heure, exactement selon le calendrier prévu.

Le plan média adopté par la direction de l’hyper Leclerc Lux auprès de la régie publicitaire du nouveau multiplexe est ambitieuse. Elle est programmée sur 2 ans à raison d’un spot pas semaine sur l’intégralité des 12 salles et des séances, Soit une moyenne de 72 diffusions par jour ! On est résolument sur une campagne au long court qui vise à optimiser la proximité géographique du multiplexe pour pérenniser l’affect des spectateurs/consommateurs avec l’enseigne de l’hyper Leclerc Lux.

Les projections ont débuté le 17 novembre, 6 jours avant la date d’ouverture prévue initialement, le multiplexe ayant bénéficié d’une livraison clé en main avancée sur le calendrier.

Chose promise, chose due : les 2 vidéos making-of« retraçant ces 4 jours de tournage et surtout l’immense plaisir et l’investissement personnel de tous, qui ont présidés à une expérience aussi intense que gratifiante.

Vivement le prochain projet de cette envergure…

MAKING-OF #01 LECLERC LUX – LA FAMILLE KOUBLITOUT

MAKING-OF #02 LECLERC LUX – VOUS ÊTES CHEZ VOUS

Une fois n’est pas coutume, c’est notre actualité ou plus exactement l’évolution de la demande, et donc de nos productions, qui a motivé ce nouveau Thema.

Nos contenus vidéos apparentés à la marque employeur se sont en effet considérablement développés, jusqu’à représenter certains mois un volume supérieur à un tiers de nos réalisations.

Ce n’est naturellement pas le fait du hasard, mais bien l’expression directe d’un contexte économique particulier. Dans une période marquée, depuis maintenant quarante ans, par une augmentation quasi continue du chômage, l’emploi est d’autant plus devenu une question cruciale et prépondérante pour les entreprises. Plus que jamais, il s’agit de qualifier les profils de poste avec la plus grande exactitude, mais encore de fidéliser les talents pour les conserver en son sein.

Comme nous allons le voir, la Marque Employeur satisfait en effet à 2 objectifs, chacun clairement identifié par une cible distincte, à savoir externe et interne. Cette particularité lui confère une dimension stratégique des plus intéressantes et que ne peuvent ignorer les entreprises et ce, comme nous le verrons, quelles que soient leurs tailles et leurs marchés.

Mais comme à l’accoutumée, ouvrons déjà le bal avec notre traditionnelle séquence « flashback ».

MARQUE EMPLOYEUR, EMPLOYER BRANDING – AU COMMENCEMENT

Question terminologie, la dénomination « maque employeur » est tout ce qu’il y a de plus récente.

La marque employeur n’est pas en soit un concept récent, mais pas bien vieux non plus. Voici une belle réflexion de Normand qu’il convient d’expliciter. On date sa création ou plus exactement le premier usage qu’il est fait de cette appellation de 1990, à l’occasion d’un séminaire sur le management et dans la langue de Shakespeare, soit « employer branding ». Bientôt 30 ans donc, ce qui peut sembler se référer à la préhistoire pour la génération millenials, à laquelle on conseillera au passage et prosaïquement de montrer un peu plus de respect pour les ainés.

C’est dans la foulée de cette conférence que les anglais Simon BARROW et Tim AMBLER théorisent la marque employeur dans un article de la revue Brand Management. Ils posent par la même les bases d’un nouveau concept visant à « appliquer les techniques du management de marque (autrement dit le marketing) au management des ressources humaines ». Celui-ci murit durant les années 90 – en 1998, le français Didier Pipelet dépose même l’expression « marque employeur » auprès de l’INPI – pour devenir une composante indissociable des stratégies RH des grands groupes et des PME florissantes.

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C’est un fait désormais avéré : si Léonard de Vinci n’avait pas passé son temps à gribouiller, il aurait pu inventer la marque employeur.

La bulle technologique et plus particulièrement la révolution internet participeront ensuite considérablement de l’essaimage de la marque employeur, tout particulièrement avec l’apparition des startups qui plus que toutes autres formes entrepreneuriales contribuèrent à son succès. Ces sociétés, très similaires à des TPE à leur naissance,cultivèrent en effet comme jamais la logique et le sentiment d’appartenance jusqu’à le codifier.

En grossissant, du moins pour celles qui survécurent à l’explosion de la bulle internet,  jusqu’à devenir pour certaines d’entre elles des moguls de l’économie à l’échèle de la planète – les fameux GAFA – ces startups sont devenus de véritables modèles, des référents pour leur stratégie marketing comme pour leur politique RH puis RSE.

Aujourd’hui la marque employeur ne peut être ignorée d’aucune entreprise : elle est l’une des valeurs indispensables à l’équation réussie d’une stratégie globale  de communication.

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Dans l’antiquité, on ignorait tout de la marque employeur. Le fouet suffisait à maintenir la productivité des collaborateurs. Charlton Eston dans Ben-Hur.

Profitons toutefois de cette interlude temporelle pour préciser que si la création de l’appellation marque employeur est clairement identifiée sur la timeline du parfait communicant, son existence comme son expression sont bien antérieures.

Il est en effet des corps de métier pour lesquels certains composants et signes extérieurs sont indissociables de la fonction. On parle ici notoirement de l’uniforme. Celui-ci tenait lieu, et tient d’ailleurs toujours, autant du signe distinctif que d’appartenance, dont la valorisation vaut donc autant à l’interne : le fameux esprit de corps, qu’à l’externe : le non moins fameux prestige de l’uniforme. Et il serait erroné de penser que cette logique ne vaut que pour les militaires, il en va strictement de même pour l’aviation civile et plus particulièrement pour le personnel volant.

Si l’occasion se présente à jour un jour de vous entretenir avec un steward, une hôtesse de l’air, voire un(s) pilote ou un(e) commandant(s) de bord, questionnez cette personne sur les regards que lui porte le public alors qu’elle se trouve hors de l’avion et donc immergé dans la société civile. Vous serez surpris de voir combien, ce malgré la démocratisation inexorable de l’aviation civile, nous portons un regard emprunt de bienveillance et presque de glamour pour ces professions. Et cet attachement, ce prestige même, passe en premier lieu par le vestiaire qui représente le tout premier vecteur de communication. Nous sommes tous des « hommes sandwich » en puissance, aurait pu théoriser un spécialiste de la communication, nous le faisons donc à sa place.

Pour illustrations, notez avec les quelques exemples ci-dessous comment les agences officiant pour les compagnies aériennes jouent à fond la carte du prestige de l’uniforme et donc de la société auprès des jeunes générations. Le sous-texte est sans ambiguïté : « Join us when  your are old enough to work ». De la pure marque employeur avant l’heure et à destination des plus jeunes histoires !

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Dès les années 50 l’aviation civile exploite le prestige de l’uniforme des personnels volants. De la marque employeur avant l’heure, destinée au plus jeunes et… aux mamans !

Mais cette stratégie d’exploiter le vestiaire comme élément communiquant ne saurait être cantonné à l’uniforme. Certaines sociétés – toujours américaines il est vrai – ont parmi leur culture d’entreprise développer de véritables codes d’appartenance et donc de reconnaissance. Dès les années 50, l’américain IBM a ainsi standardisé un vestiaire masculin au point que ses exécutifs masculins soient surnommés les « men in blue ». Le dress code se réfère ici à 4 pièces essentielles : un costume droit de préférence bleu marine mais également noir, une chemise blanche avec des boutons blancs, une cravate à rayures « club » et enfin un chapeau.

Si les choses ont depuis bien évolué, quand bien même on ne s’habille toujours pas chez IBM comme chez Pixar ou Google, ces codes sont encore en grande partie en vigueur, à l’exception toutefois du couvre chef. Ne pas les intégrer pour un nouvel entrant c’est se placer dans la marge, une attitude non conforme à la norme et qui ne participe donc pas des signes ostentatoires identifiés de longues dates.

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Toujours dans les 50s, IBM formate le dress code masculin de ses executives : costume sombre, chemise blanche, cravate club et… le chapeau.

Pour clore ici cette partie, nous évoquions ci-avant le cas de Pixar et de Google. Notez bien que la décontraction et le penchant ouvertement « casual » et même sportswear et geek du look de leurs salariés participent tout autant des messages souhaités par leurs dirigeant. En faisant de la chemise hawaïenne et imprimée la pièce essentielle de son dressing – il en possède plus de 350 – John Lasseter, Vice Président puis Directeur de Pixar suite à son rachat par Disney, donne le La à ses collaborateurs et collaboratrices : lâchez-vous, habillez vous comme il vous plait, ce sera l’un de nos signes distinctifs.

Si on a rien contre la chemise hawaïenne, on est toutefois plus perplexe quant à certains codes vestimentaires.

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Chez Google, on joue à fond la carte de la décontraction quitte à défier les lois de la bienséance vestimentaire. Owen Wikson & Vince Vaughn dans Les Stagiaires.

Enfin bref, comme vous l’aurez parfaitement intégré : en communication l’habit fait plus que jamais le moine.

CIBLES INTERNE ET EXTERNE : LES 2 FONT LA PAIRE

On l’a écrit en préambule de cet article, la marque employeur s’adresse autant à l’interne qu’à l’externe. Ce à quoi vous pourrez rétorquer, non sans justesse que ce n’est pas la seule à présenter cette caractéristique. Vous avez non seulement raison, mais cela prouve en plus que vous suivez et bravo donc.

La spécificité de la marque employeur c’est que sa mise en œuvre, sur le plan opérationnel, n’a à proprement parlé de sens que si elle satisfait aux attentes des 2 cibles. Dans le cas contraire, alors la sanction est sans appel : il faut revoir sa copie.

Concernant l’interne, l’objectif est de fidéliser en flattant le sentiment d’appartenance. Pour ce qui est de l’externe, l’objectif prévalant est de donner l’envie de rejoindre la société, celle-ci et non l’un de ses concurrents.

En effet, sur un marché de l’emploi de plus en plus compétitif, digitalisé et donc versatile, ce d’autant plus que les postes et fonctions concernés présentent une valeur ajoutée et décisionnaire, les entreprises se doivent désormais de renforcer leur marque employeur. Nous y reviendrons plus loin, mais cette demande et cette compétition sont de plus en plus exprimées par nos clients, à savoir attirer à soi les talents et surtout ne pas les laisser partir chez les concurrents.

Dans cette perspective d’une communication ciblant l’interne comme l’externe, il est donc naturel de pouvoir identifier des campagnes de communication à grande échelle. Celles-ci proviennent bien sûr de grands annonceurs, à même de consacrer les budgets qu’impliquent de telles opérations.

Depuis maintenant 10 ans, c’est indiscutablement la campagne de McDonald’s France qui fait référence. Elle est en effet exemplaire à plus d’un titre : la conception rédaction et la tonalité choisie du message qui oscille entre naturalisme social et douce ironie et puis bien naturellement la réalisation ici confiée à Jacques Audiard dont les œuvres étaient à l’époque plus confidentielles que celles venues ensuite étoffer sa filmographie. Composée initialement de 3 spots, nous partageons ici notre préféré, quand bien même il a été impossible de le trouver dans une meilleure qualité. À l’âge de la 4K ça pique littéralement les yeux !

Ce film intègre le cercle très restreint des pubs qui donnent envie d’y croire. L’intelligence du discours comme celui de la mise en scène concourent pleinement à sa réussite. Le film confronte les préjugés que nous portons tous aux métiers du fast-food pour les confronter à la réalité du terrain et aux perspectives offertes de carrière, chez McDonald’s mais aussi comme le laisse entendre, non sans humour la marque aux 2 arches, également ailleurs. Le film ne cherche pas même à conclure sur un happy-end façon réclame d’antan mais laisse au contraire les 2 parties camper sur leur position ou plus exactement le jeune homme comprendre que les préjugés ont la peau dure et qu’il faut parfois savoir laisser filer, plutôt que s’échiner à convaincre à tout prix.

C’est que depuis 2005 et sa première campagne « Emploi », la direction française du leader mondial de la restauration rapide a totalement intégré la marque employeur dans sa stratégie globale de communication. En cela, elle fait véritablement figure en France de précurseur en ayant consacré des budgets en production comme en achats d’espaces comparables à ceux pour une communication produit, promotionnelle ou branding.

Et pour fêter ça, l’enseigne remet le couvert – oups pardon le plateau – cette année avec cette nouvelle campagne :

Depuis d’autres marques grand public ont emprunté cette voie telle que notamment Nespresso avec son spot « La quête du geste parfait ». On précisera ici, quand bien même cela parait évident, que se lancer dans une campagne marque employeur mass média ne peut concerner qu’un nombre restreint d’annonceurs. Il s’agit d’avoir les coudés franches question budget !

Et plus récemment encore, saluons toute la subtilité de la pub « Maman, la plus belle du monde » pour Intermarché, qui sous couvert d’un pur film de marque B2C dissimule un sous-texte dédié à la marque employeur aussi évident que pertinent.

MARQUE EMPLOYEUR : DES CONTENUS QUI SE CONJUGUENT AU PLURIEL

Pour ce qui relève de notre cœur de marché, à savoir la communication B2B, un grand nombre de nos clients nous ont d’ores et déjà sollicités pour la production de contenus vidéos destinés au renforcement de leur marque employeur. Si elles servent tous le même objectif global : valoriser la marque employeur, ces vidéos peuvent toutefois satisfaire des besoins plus immédiats de natures différentes.

On en profitera pour préciser que les vidéos citées ici en exemple intègrent pour l’immense majorité d’entre elles des séries complètes. Une des autres spécificités de la communication marque employeur qui se conjugue presque toujours au pluriel, via une collection de films métiers et/ou en complétant ceux-ci d’un film « chapeau » à dominante corporate.

Première illustration donc avec le groupe Europorte, anciennement Eurotunnel et filiale du groupe Getlink, avec pour demande la valorisation de 2 métiers concernant lesquels leur service RH souhaitait qualifier le profil des candidats en les sensibilisant avec des portraits qui sonnent « justes » et créer un lien de proximité avec la cible visée. Comme ils souhaitaient également un film corporate et donc plus générique, notre recommandation a porté sur la production d’une vidéo qui mette l’accent sur l’humain et le geste en reprenant quelques plans des 2 films métiers pour renforcer la cohérence d’ensemble.

Nous partageons ici le film corporate et l’un des deux films portraits/métiers.

Seconde illustration, qui présente des similitudes avec la première mais s’en distingue également sur un point crucial : l’intervention du texte, selon les préceptes du storytelling. Le client ici concerné est le groupe Ginger CEBTP avec à nouveau la production d’un film corporate couplée à celle de 4 films portraits/métiers. Sur ce projet, notre client souhaitait verbaliser leurs expertises avec un discours volontairement cognitif et même inspirationnel. Transcender donc les propos convenus et rabâchés du corporate, sortir des sentiers battus pour mettre en perspective les métiers et les expertises du groupe.

C’est pourquoi il a été fait appel à un rédacteur spécialisé pour donner corps et texte à cette stratégie de communication, misant sur les connaissances et le savoir comme gage de l’excellence des prestations de Ginger CEBTP. Pour accentuer encore ce trait, le choix a été fait d’exploiter la même voix off pour les 4 films portraits/métiers. Ces derniers, bien que différents, sont animés chacun par la même passion.

Ici donc encore le film corporate et l’un des 4 films portraits/métiers

Et maintenant un cas de figure très particulier avec notre client EN3S, soit l’École Nationale de Sécurité Sociale dont la mission est de former les futurs dirigeants de la protection sociale au sein de l’ensemble des organismes publiques acteurs de cette mission.

Non seulement les métiers concernés sont particulièrement nombreux mais encore le recrutement n’obéit pas aux règles du secteur privé, mais passe nécessairement par l’inscription et la réussite à un concours d’entrée qui se tient chaque année début juillet.

L’objectif diffère donc ici  :  il s’agit de faire connaitre l’école et la variété des débouchés professionnels afin de promouvoir l’inscription au concours, ce afin de maximiser le nombre de candidats tout en les qualifiant en termes de profils. Pour mener à bien cette mission, le format retenu ici est celui d’une web-série comprenant pas moins de 14 vidéos. Publiées selon un planning de diffusion étalé sur un mois et optimisées surtout par des campagnes sponsorisées, à savoir de l’achat d’espaces digital.

Une campagne qui a permis à l’EN3S de dépasser l’objectif de 150 000 vues qu’elle s’était fixée et ce même dans un délai plus court que prévu.

Voici l’une de ces 14 vidéos dont l’ensemble des numéros sont accessibles ici.

Parité oblige, on bascule cette fois du côté de la sphère du privé pour proposer en effet miroir un portrait féminin. Celui-ci s’intègre dans une collection de 10 vidéos réalisées pour le service RH du groupe lyonnais de prévoyance santé Apicil.

La tonalité de cette vidéo est nettement moins institutionnelle et le rythme comme le propos nettement plus décontractés, selon la volonté du client qui place le bien être au travail en position de clé de voute de sa marque employeur.

RENFORCER SA MARQUE EMPLOYEUR VIA L’ÉVÉNEMENTIEL

Une approche radicalement différente maintenant avec cet avant dernier exemple, puisqu’il se réfère à un événement. Il s’agit d’un concours entre équipes d’étudiants ingénieurs – on parle plus volontairement de « contest » dans le vocabulaire estudiantin – organisé par notre client Segula Technogies, en partenariat avec le constructeur Renault. Échelonné sur 5 mois, nous avons ici privilégié une approche brand content ( lien web ) avec 3 épisodes apparentés à des formats mini documentaires retraçant les grandes étapes du concours.

Ici c’est donc toute une synergie, entre formation et monde professionnel, qui est mise en avant pour sensibiliser les élèves ingénieurs. Une cible plus que jamais courtisée, et ce dès la phase école, par les grands groupes qui se doivent désormais d’attirer leurs futurs salarié(e)s avant même que ceux-ci ne se trouvent sur le marché de l’emploi.

Nous publions ici le premier épisode du Twizy Contest.

LE MOTION DESIGN A ÉGALEMENT SON MOT À DIRE EN MATIÈRE DE MARQUE EMPLOYEUR

On conclue avec un format relativement peu exploité en matière de communication marque employeur, ne serait-ce que pour démontrer qu’il peut parfaitement satisfaire aux objectifs visés en l’espèce. Il s’agit de l’animation, que l’on nomme plus communément « motion design » alors que les outils de production sont désormais tous numériques.

Cette vidéo a été réalisée pour Engie Global Business Support – Engie GBS. Soit la division support du groupe, qui regroupe l’ensemble des Centres de Services Partagés (CSP) d’Engie en France et en Belgique. À son actif, 6 périmètres fonctionnels : Achats, Immobilier et Logistique, IT, Finances, RH, Consulting. Un environnement riche de plus de 1800 collaborateurs pour une centaine d’expertises et doté, fait exemplaire, d’une parfaite parité homme-femme pour un taux de satisfaction exprimé de 71%.

Il s’agissait ici de satisfaire à un double objectif :

En premier lieu, faire connaitre et sensibiliser l’ensemble des collaborateurs du groupe Engie au rôle prédominant de Engie GBS dans l’exercice quotidien de leurs missions. Une valeur exprimée par le crédo de la division GBS au travers de sa signature : « You grow, we care ».

En second lieu, renforcer la marque employeur auprès des futur(s)s postulant(e)s en offrant une image attractive et volontairement ludique, qui puisse traduire les bénéfices des fonctions support pour l’ensemble des 150 000 salariés du groupe, à l’échelle d’une implantation dans 70 pays.

CE QU’IL FAUT EN RETENIR

Et voilà, on arrive au terme de ce nouveau Thema et on espère, comme à chaque fois, vous avoir offert un véritable tour d’horizon à 360° et ouvert de nouvelles opportunités quant à votre stratégie marque employeur. Sur la forme comme sur le fond d’ailleurs, tant la thématique ici abordée est riche de promesses, dans un contexte de plus en plus qualifié du marché de l’emploi, mais aussi parce que le mieux vivre au travail ne cesse de gagner en importance pour s’inscrire dans une stratégie RSE globale et surtout plus juste.

Quand bien même l’auteur de ces lignes n’est pas un grand fan de La Fontaine – un ressenti sans aucun doute lié à un trop plein en période scolaire – il conviendra de conclure ce Thema sur une note morale. L’adoption et les mises en œuvre opérationnelles d’une stratégie marque employeur se doivent d’intégrer des politiques RH et RSE qui fassent sens, à savoir tendent vers des valeurs où l’humain est au cœur de la réflexion.

À une époque où le bien travailler est enfin discouru et réfléchi dans de nombreuses sociétés, notamment les grands groupes, il est plus que jamais fondamental de fonder sa marque employeur sur une véritable éthique qui tienne compte d’un idéal sociétal.

Un ou plusieurs films vidéos ne sauraient camoufler une éthique RH défaillante et/ou dont les dysfonctionnements ont été rendus publics. Pour preuve de cet état de fait : une grande enseigne du hard discount, connue de tous et appréciés d’un très grand nombre pour sa politique de prix, aurait actuellement bien du mal à valoriser sa marque employeur.

Si vous avez compris de qui il s’agit, sans qu’il soit besoin d’en dire plus, alors vous avez parfaitement intégré la dimension morale de cette conclusion.

Pour plus de contenus vidéo sur cette thématique, n’hésitez pas à consulter notre playlist YouTube dédiée à cette adresse.