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A l’instar des enseignants, toute l’équipe d’EOProd effectue également sa pré-rentrée, histoire de se mettre en jambes et de positionner ses pieds au mieux dans les starting blocks pour le GO du 1er septembre.

De plus l’actualité de la vidéo, de la communication et du digital ne connaît pas à proprement parler de vacances et c’est donc l’occasion d’identifier les news essentielles de ce mois d’aout.

Une rentrée qui s’annonce riche en promesses avec un planning de production très complet et surtout très varié. Au menu : vidéos marque employeur, nombreux projets en motion design et 2 spots publicitaires destinés à une diffusion cinéma. What else?

STORYTELLING : NOS 2 VIDEOS COUP DE CŒUR DU MOIS

De même que la pate à modeler Play Doh, le storytelling est un procédé malléable et donc riche sur le plan créatif. Il peut ainsi emprunter à une narration totalement fictionnelle, ou à contrario reposé sur des faits avérés, d’autant plus forts et symboliques qu’ils contribuent au mythe d’une entreprise, d’une marque.

Ce mois d’aout nous offre l’occasion de visionner 2 campagnes respectivement axées sur ces procédés stylistiques.

La 1ère, la fictionnelle donc, est l’œuvre de l’organisation australienne RU OK?, qui lutte en faveur de la prévention du suicide. Elle s’intègre dans une campagne intitulée « Signs » et prend la forme d’une vidéo de 2 minutes 15, mettant en scène une multitude de personnages, avec pour trait commun l’abandon soudain d’une habitude, voire d’un rituel.

L’objectif est ici de sensibiliser et surtout d’alarmer le grand public à la nécessité d’être toujours aux aguets pour questionner, en cas de doute et aussi ténu soit-il, les personnes que nous croisons chaque jour, sans qu’il s’agisse nécessairement de proches.

Ce spot nous offre l’opportunité de nous interroger sur la qualité presque toujours supérieure du travail des concepteurs rédacteurs et des prods sur ce type de films.

La raison en est simple : les affects en jeux ne sont tout simplement pas les mêmes que pour promouvoir des yaourts, des shampoings parce que vous le valez bien ou tout autre produit de grande consommation.

La communication en faveur des grandes causes – santé publique, ONG et humanitaire, aide aux démunis – se traduit pour les créatifs par un espace de liberté où prime l’émotion brute, celle qui vise le cœur avant le portefeuille, quand bien nombre de ces campagnes font appel aux dons.

Seconde vidéo, exploitée elle aux USA, celle de Mercedes Benz qui, pour fêter ses 130 ans, nous conte un épisode méconnu des tous premiers temps de l’automobile. A savoir la contribution de Bertha Benz, la femme de Carl Benz, l’ingénieur et génie créatif qui conçu et fabriqua la toute première voiture.

La légende perpétuée veut que ce dernier était convaincu que son invention n’était pas prête pour se confronter à la route et que ce fut donc sa femme qui en secret emprunta le véhicule pour une première sortie, le nez au vent.

En pleine période de lutte face à sexisme structurel et latent qui, on l’espère, augure d’une nouvelle époque où la parité se conjugue naturellement au women empowerment, cette vidéo tombe à point nommée. On ne doute pas en effet du caractère opportunisme de la démarche, mais on l’accueille également de la façon la plus bienveillante qu’il soit. Car si aucune transformation sociétale n’est gagnée d’avance, tout ce qui concoure à son succès mérite attention et respect.

Et peut importe bien sûr ici la part de vraie, notamment quant à l’inventivité de Bertha qui dans le film résout une panne en sacrifiant l’une de ses jarretières. Seul compte le mythe et la légende !

LA NOUVELLE VAGUE DE DRONES NOUS LAISSE À BOUT DE SOUFFLE

Jamais produit n’aura sans doute connu une montée en gamme aussi effrénée que le drone. C’est désormais presque tous les mois que de nouveaux modèles font leur apparition.

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Dji Mavic 2 Pro & Zoom, les 2 font la paire

Survolant de très haut tous ses compétiteurs, le chinois Dji a décidé d’imposer au marché une périodicité qui le voit proposer tous les 2-3 mois de nouveaux modèles. Et ce ne sont pas des évolutions gadgets qui sont proposées mais bien des progrès majeurs, à tel point que l’on est à chaque fois conforter dans l’idée que la marque souhaite peu à peu occuper tous les segments de marché : du vidéaste amateur et globe trotteur au cinéma numérique 4K pour la fiction, le documentaire et la prod publicitaire.

Arrivent donc sur le marché 2 nouvelles déclinaisons du Mavic : le Mavic 2 Pro et le Mavic 2 Zoom. Chacun de ses modèles capture en 4K à un débit maximum de 100 megabits par seconde, au format H.265.

On vous partage la vidéo du fabricant :

Le premier se voit doté d’une caméra Hasselblad, la célèbre marque suédoise, ce qui en fait le 1er drone au monde équipé de la sorte. Une caméra dotée d’un capteur CMOS de format 1 pouce, relayé par un profil de couleur 10-bit Dlog-M assurant l’enregistrement de plus d’informations couleurs pour un maximum de flexibilité en post-production. Il prend également en charge les vidéos 4K HDR 10 Bits

Le second modèle, comme son nom l’indique, est lui équipé d’un zoom optique 24-48 mm, secondé d’un zoom digital lui offrant de monter à une focale simulée de 96mm. Cette spécificité offre de pouvoir combiné des mouvement opposé entre la direction du drone et changement de focale, afin d’obtenir le fameux effet Dolly-Zoom (travelling contrarié).

Les 2 modèles offrent de plus 5 modes de captures en time-lapse. Une vraie révolution et l’opportunité de réaliser des plans jusqu’à alors accessibles des seules prods ciné, tv et publicitaires.

Mais c’est loin d’être les seules nouveautés et parce que nous privilégions toujours de compléter les vidéos commerciales par celles d’indépendants, on vous invite à découvrir l’ensemble des spécifications ainsi que des images dans cette vidéo du youtubeur Steven.

Bon le Steven en question, il s’est peut-être fait offrir les 2 drones par Dji, mais sa présentation a le mérite de l’exhaustivité.

AMAZON : LES SOIRÉES DE L’AMBASSADEUR FONT UN FLOP

Comme on s’interdit jamais de pointer les coups de com qui confinent au WTF, au vous invite à lire cet article de l’excellente rubrique Pixels du Monde.

Où l’on apprend que, comme révélé initialement par The Guardian, un certain nombre de comptes Twitter sont apparus ce mois d’aout avec pour statut « Ambassadeurs » d’Amazon.

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Amazon nous rejoue les Soirées de l’Ambassadeur mais sans les chocolats !

Leur mission, s’ils l’ont acceptée : encenser la firme de Jeff Bezos et répondre à toutes critiques, quitte à vanter leurs conditions de travail avec un discours au 1er degré infantile, voire rappelant le meilleur de la propagande soviétique post stakhanoviste.

Leurs passions affichées présentent également d’étranges similitudes et semblent tout droit sorti du bréviaire d’un Abécédaire, sans aucune prise de risque : les abeilles, les motos, la cuisine ou les chats !

Bref, quand bien même il y aurait de réelles personnes derrière ces comptes, il n’en résulte pas moins l’impression d’une stratégie de communication d’un autre âge, qui ne leurre personne et suscite même chez certains internautes la création de comptes parodiques.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ CHEZ EO

Plusieurs productions ont été livrées durant ce mois d’aout. Parmi celles-ci nous souhaitions plus particulièrement vous inviter à découvrir cette nouvelle vidéo en motion design pour l’agence conseil lyonnaise Nouveau Monde et son client Sigvaris.

Elle promeut l’offre d’un nouveaux taillage commun sur les 3 gammes leaders de textures, pour des produits collants, bas et chaussetes adaptés à 99 % des morphologies féminines.

Cette vidéo est exclusivement destinée à la diffusion sur lieu de ventes (VLV) à savoir dans les pharmacies et chez les professionnels de santé, distributeurs et prescripteurs de la marque franco-suisse leader.

Deux objectifs prévalaient à sa réalisation :

– capter et conserver l’attention des cibles avec un rythme enlevé et un palette de couleurs riches et acidulées. Toujours sur le plan formel : viser un format court, proche du spot publicitaire pour assurer un visionnage intégral de la vidéo par le plus grand nombre.

– valoriser la très haute technicité des produits ainsi que les nombreuses innovations de la marque qui n’a de cesse de satisfaire aux attentes des patientes en matière de bien être comme de dispositifs de santé.

Avec ce type de vidéos, la marque Sigvaris se montre plus que jamais présente auprès de ses clientes – et clients pour les gammes d’articles masculins – en recourant à une stratégie B2B2C.

 

Deux postulats pour prémisse à ce nouvel article, qui bien sûr dans l’absolu présentent peu de points communs, voire même strictement aucun.

Tout d’abord l’adage qui veut que la bicyclette ça ne s’oublie jamais. Ce que l’on confirme d’ailleurs volontiers, puisqu’une moitié de la team EO a adopté ce mode de transport, sans avoir besoin de repasser par la phase petites roues.

Ensuite, une constante du progrès technique qui s’accompagne depuis toujours du phénomène et de la recherche de la miniaturisation et ce quels que soient les domaines et marchés concernés.

On aurait ici mille images à vous présenter pour illustration, mais comme on n’a pas que ça a faire et que notre côté geek et nostalgique nous fait pencher du côté de la vidéo, on a choisi celle-ci : 2 modèles de caméscopes grand public. Le premier remontant au tout début des années 80 et le second de la fin des 90s, l’un des tous derniers modèles à exploiter pour support une bande magnétique – les cassettes mini DV en l’occurrence.

On vous fait grâce de ce qui s’est passé depuis, alors que n’importe quel smartphone haut de gamme peut aujourd’hui filmer en 4K !

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2 caméscopes Panasonic, à gauche au format VHS « full-size » et à droite au format miniDV. Entre les deux : moins de 20 ans !

Et donc c’est quoi le rapport, alors que le titre de cet article laisse clairement entendre que l’on va y causer drones ?

On y arrive justement…

CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES DRONES

Contrairement au vélo, la veille technique à laquelle nous sommes tenus est presque quotidienne. Dans les temps anciens jusqu’au mi-temps des années 90, la vidéo ne connaissait que peu de révolution, que ce soit dans le secteur grand public comme professionnel.

La bascule vers le tout numérique et l’intégration du software dans le matériel, qui se poursuit aujourd’hui avec l’intelligence artificielle, a bousculé le game tel un strike qui n’en finirait pas de se jouer. Plus une semaine ne passe sans apporter son lot de nouveautés. Toutes ne revêtent certes pas la même importance et il faut savoir distinguer l’annonce gadget de celle qui préfigure un véritable progrès.

Les drones n’échappent pas à la règle et peut-être même représentent-ils ces 10 dernières années le matériel qui a le plus évolué. Notez bien qu’on s’intéresse ici uniquement aux drones dédiés à la capture d’images à des fins disons pacifiques. Il en va de même pour tous les drones de combats et de défense, mais on laisse le soin aux militaires de s’occuper avec leurs propres « jouets ».

C’est ici qu’entre en compte le second postula précité en amorce de ce billet, à savoir la miniaturisation.

Les drones sont sujets en effet à plusieurs leviers d’optimisations. Prenons le temps de lister les principaux même si ici c’est bien la miniaturisation qui nous importe le plus

Bardés de capteurs et dopés à l’intelligence artificielle, ils sont de plus en autonomes jusqu’à pouvoir s’affranchir d’un pilote pour suivre une « cible » tout en évitant les obstacles.

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Les drones se dotent de capteurs et se dopent à l’intelligence artificielle – ici le Dji Mavic Pro

Les caméras dont ils sont dotés ne cessent de progresser pour satisfaire à des usages qui tendent de plus en plus à approcher les frontières du cinéma numérique. Citons ici le modèle Zenmuse X7 de Dji qui préfigure cette évolution et flirte ouvertement avec les productions « premium » : cinéma et publicité.

La DJI-Zenmuse-X7 en action sur le tournage de « Riders », film promotionnel de Dji

Ils se miniaturisent de plus en plus, dans des proportions qui peuvent laisser dubitatifs quant à leur capacité à intégrer un workflow professionnel, tout du moins celui qui nous concerne à savoir le « film d’entreprise ».

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Le Dji Mavic Air affiche des dimensions ultra compactes : 168x184x64 mm (L×l×H) pour un poids de 430 g !

LE FABRICANT DJI : LEADER INCONTESTÉ DES DRONES

C’est encore la marque chinoise Dji qui a ouvert le bal avec les modèles Mavic Pro et Mavic Air, le second offrant une taille encore plus réduite, à savoir qu’avec ses pâles repliés, il trouve sa place dans la poche latérale de tout type de sac à dos, spécialisé audiovisuel ou non.

Ça en devient presque gênant de citer autant ce fabricant dans le fil de nos articles et sur nos réseaux sociaux, mais force est de constater que c’est lui qui dégaine toujours le premier. Mais la concurrence pointe le bout de son nez comme nous allons le voir plus loin et ça c’est particulièrement prometteur.

Les 2 modèles précités sont, comme évoqué ci-avant truffés de capteurs qui secondés par une IA performante leur permet d’effectuer certains vols de façon totalement automatisée et/ou de cibler un voire plusieurs sujets en les sélectionnant à la volée lors du vol.

Côté caméra, ils embarquent tous 2 des capteurs 4K, stabilisés sur 3 axes. Le modèle Pro offrant également la capacité de filmer en Ciné 4K 24p. Ajoutez à cela que, sur le papier, leurs batteries sont plus performantes, ils volent plus vite, plus droit, « savent » se stabiliser à hauteur constante, même sur des terrains en dénivelés.

N’en jetez plus, on vous achète le lot et dans chacune des couleurs disponibles !

Sauf que, comme évoqué ci-avant, un modèle concurrent est venu se placer sur les voies aériennes de Dji et nous y sommes d’autant plus sensibles qu’il est signé de Parrot, une marque française principalement connue pour ses drones de loisir.

L’engin se nomme Anafi et son ergonomie est totalement inspirée du biodesign de certains insectes, les scarabées notamment.

Avec son modèle Anafi, la marque française Parrot vient chasser sur l’espace aérien de Dji

il est surtout emblématique d’un changement de stratégie de la marque qui souhaite dorénavant se positionner sur le segment de la captation d’images, du globe trotter et vidéaste expérimenté jusqu’aux pilotes souhaitant disposer d’un drone d’appoint.

Qu’en bien même légèrement en deçà des spécifications des modèles Mavic, mais 150 € moins cher également, ce Anafi vient émuler le marché et ça on est d’office et par principe preneur. Appréciée pour la fiabilité de ses produits, Parrot arrive sans aucun doute au bon moment pour offrir une alternative aux drones de chez Dji, voire donner l’envie à d’autres de s’y risquer. L’avenir dira si cela est encore possible…

De notre côté une toute récente production nous a pour ainsi dire offert le cadre idéal pour tester cette nouvelle génération de drones.

MINI DRONES : ON A TESTÉ POUR VOUS

Pour le compte de son client E. Leclerc Socara, l’agence de communication événementielle Pilote Communication nous a confié la production exécutive d’un film dont le tournage s’est déroulé en grande partie au sein d’une toute nouvelle plateforme logistique en Isère. Grand comme 14 terrains de footbal, le site comprend une unité presque intégralement automatisée, à la pointe de la technologie. Un mécano géant qui tient autant du circuit de train électrique sur plusieurs niveaux que de l’usine fantasmé par Roald Dahl dans son classique de la littérature enfantine Charlie et la chocolaterie.

Dans le cahier des charges, il était prévu de réaliser des plans en extérieur, pour rendre compte du gigantisme du lieu, mais également en intérieur pour illustrer le caractère ultra automatisé de l’unité pré-citée :  nacelles robotisées circulant à des vitesses folles, système de dépalettisation et inversement,  circuits de routages et de conditionnements, etc…

Dans cette perspective, le cadreur et pilote Thomas, avec qui nous collaborons très fréquemment, a volontairement complété ses modèles Inspire et Phantom du tout nouveau Mavic Pro. À celui-ci venait s’ajouter le Mavic Air qui a intégré notre parc matériel, afin de nous accompagner sur presque tous nos tournages du fait de ses très faibles dimensions.

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Thomas pilote son Mavic Air alors que Rémy réalise l’ensemble des plans au sol en FS5 et Alpha 7S II

Soyons parfaitement sincères : que ce soit en intérieur ou en extérieur, les drones se sont parfaitement comportés à une exception prête, mais qui ne leur est pas imputable. Au sein de l’unité automatisé, les interférences induites par les automatismes et les innombrables capteurs et cellules photométriques n’ont pas permis de tester certains modes tels que les vols pré paramétrés.

Pour exemple : nous souhaitions cibler un carton afin que le drone exécute un plan en top shot de façon totalement autonome. Thomas a finalement du se résoudre à réaliser l’intégralité des plans à la mano, ce qui a in fine que conforter son avis déjà favorable quant à la maniabilité des drones Dji. Même plus petits, ceux-ci offrent une souplesse et un confort d’utilisation optimum.

Ce point est d’autant plus notable que malgré les dimensions du bâtiment, certains espaces sont paradoxalement exigus, voire se trouvent beaucoup plus proche du plafond qui culmine pourtant à environ 25 mètres.

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L’un des plans en « top shot » (plongée totale) réalisés au Mavic Air dans l’une des zone les plus élevée du site.

Et maintenant l’image ! Ici encore totale satisfaction. Cette production n’incombait pas une livraison en 4K, ce que les drones auraient quoi qu’ils en soient permis, mais en simple Full HD. Les rushes fournis par les drones se sont parfaitement intégrés dans le workflow de la postproduction qui incluaient des plans pris au sol au Sony FS-5 et Alpha 7S II.

Un petit tour de vis en étalonnage pour point final et le film offre une homogénéité qui satisfait pleinement à nos attentes comme à celles de notre client.

Ici, ce plan en extérieur a été réalisé avec le Mavic Pro dans des conditions météo optimales.

SECONDE ILLUSTRATION : LE FILM « KORUS INSIDE »

Seconde illustration ici de l’usage de cette nouvelle génération de drone, ce film réalisé pour KORUS une société spécialisé dans la conception et l’aménagement de sites professionnels : commerciaux ou tertiaire. La quasi intégralité des plans en mouvement réalisés à l’intérieur du Hangar, nouveau siège social de KORUS et figure de proue de ses savoir-faire, ont été réalisés en drone. Étonnant non ?

Pour conclure : une fois encore, cet article n’a pas pour objet de faire la promotion des produits Dji. D’ailleurs ce serait bien prétentieux de penser qu’ils en aient seulement besoin. Mais force est de constater que notre toute première expérience avec les modèles Mavic Pro et Mavic Air, avec lesquels nous avons finalement réalisé l’intégralité des plans, confortent tout le bien qu’on avait déjà pu en lire. Tel que notamment sur le site Les Numériques, sans aucun doute parmi les plus scrupuleux qui soient lorsqu’ils s’agit de passer du m.

On renouvellera donc l’expérience autant de fois que possible en glissant l’un de ces drones dans notre barda, histoire d’être toujours prêts à prendre de l’altitude.

NABSHOW 2018 oblige, ce nouveau numéro de Com à la Maison sera exceptionnellement consacré qu’à la technique et au matos, avec toujours pour ambition de rendre les infos accessibles de tous, ou du moins du plus grand nombre.

D’ailleurs pour celles et ceux à qui le NAB n’évoquerait rien, il s’agit ni plus ni moins de la grand-messe de l’audiovisuel professionnel, qui se tient chaque mois d’avril à Vegas.

Quand bien même on n’a pas eu la chance de s’y rendre, les nombreux média et pure players spécialisés nous offrent d’y faire notre panier tranquillou dernière nos écrans, sans avoir à arpenter des kms d’allées.

Voici donc ce qu’on a retenu de cette édition 2018. Comme quoi tout ce qui se passe à Vegas… finit par se savoir en fait !

CAMÉRA : BLACKMAGIC DESIGN CRÉE LE CHAINON MANQUANT

Cela fait déjà une bonne dizaine d’années que les australiens de Blackmagic Design ont déboulé dans le game pour faire de leur marque et de leurs produits des acteurs majeurs de la vidéo pro, couvrant tout le workflow, soit de la captation au traitement de l’image.

La marque se faisait toutefois discrète depuis un bon bout de temps côté caméra, au point qu’on pouvait se poser la question de leur volonté à occuper ce segment de marché.

La réponse est tombée et il est clair que Blackmagic Design souhaite une nouvelle fois frapper un grand coup avec son tout nouveau modèle : la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K.

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La Blackmagic Pocket Cinema 4K, le DSLR qui se prend pour une caméra

Une sorte de chaînon manquant entre le boîtier DSLR et le corps de caméra qui promet de bien perturber le marché avec au programme :

– une plage dynamique rivalisant avec les Alpha de Sony pour tourner en faible éclairage.

– un écran intégré tactile et de grande dimension offrant de s’affranchir d’un monitoring spécifique.

– une monture d’objectif Micro 4/3 compatible avec un immense choix d’optiques

– la capacité d’enregistrer en RAW directement sur des cartes CFast 2.0 ou sur un DD externe via le port USB-C intégré, sans sacrifier un slot pour les cartes SD (standard et UHS-II)

– une entrée mini-XLR intégrée et ça c’est carrément la classe pour ne pas dire le rêve éveillé !

– plusieurs options d’alimentation dont l’USB-C et la compatibilité avec les batteries LP-E6

Mais on a gardé le meilleur pour la fin. Il s’agit bien entendu du prix, une véritable spécialité de la maison question stratégie marketing, tant la marque a toujours su coiffer au poteau ses concurrents du côté de la tirelire.

Là on se demande carrément comment ils font  : 1 145.00 €TTC avec le logiciel Resolve inclus (on en cause après…), c’est moitié moins cher que n’importe quel boîtier affichant des spécifications identique, voire moindres !!!

Disponibilité prévue en septembre et en bonus une vidéo de Harddisk, le youtubeur qui cause plus vite que son ombre, qui nous présente la bestiole…

RØDE SE PLIE EN 4 ET REPENSE LA CAPTATION AUDIO

On ne parle pas assez de l’audio et c’est bien dommage car, de la captation à la postproduction, il participe assurément de la bonne réception d’un film, entendez ici de sa qualité intrinsèque comme celle de sa réception auprès de son audience.

Il faut dire que nous sommes tellement habitués à consommer de la vidéo sur nos smartphones, de plus souvent en espace public, qu’on n’y prête de moins en moins attention. Et pourtant dès lors qu’on vise l’immersion et même l’émotion chez  le spectateur c’est juste essentiel.

On est donc tout particulièrement intéressé par le nouveau bébé du fabricant de micro RØDE qui, pure coïncidence, est également originaire du pays d’OZ, à savoir l’île-continent du surf et des wallabies.

Il s’agit d’un micro ambisonic, à savoir donc soit apparenté à la famille du son surround et donc spatialisé avec 4 microphones séparés et une connectique éclatée en autant de fiches XLR.

Pour autant la marque n’entend pas positionner ce nouveau produit sur le seul segment de la VR (Réalité Virtuelle) pour proposer un outil très polyvalent et offrant une très large étendue de possibilités en post-production.

Ici encore le prix est un argument fort puisque le NT-SF1 est d’ores et déjà proposé à 999 $US. Qui dit mieux ?

À savoir encore : le fabricant promet plus tard dans l’année un plugin compatible ProTools ou Audition pour exploiter tout le potentiel avec votre software préféré.

La vidéo est cette fois offerte par les équipes du site US incontournable Nofilmschool.

QUAND LES SMARTPHONES VOIENT LES CHOSES EN GRAND

Alors ce 3ème produit glissé dans notre panier, en toute sincérité on n’y croit que très moyennement.

Il traduit toutefois une réalité qu’on ne peut ignorer : nos smartphones, devenus photophones offrent également des capacités vidéos non négligeables et très proches voire identique à la vidéo pro : enregistrement 4K, ralenti, plage dynamique élevée, etc…

On est d’ailleurs très curieux de connaître la forme définitive de la caméra 8K que RED développe actuellement en partenariat avec le taïwanais Foxconn. Tout juste sait-on qu’elle sera « beaucoup plus petite » selon leurs propres dires. OK, mais dans quelle proportion, celle d’un  smartphone ?

Le fabricant optique chinois  Cinematics International CO propose donc rien moins qu’une interface pour connecter votre smartphone à de véritables objectifs professionnels.

Cela donne une caméra hybride d’un nouveau type mais dont on peut toutefois douter de l’ergonomie, sauf bien sûr si Darwin a prévu une évolution bien spécifique de ce qui nous sert de mains.

Enfin bref seul l’avenir dira s’il y existe une niche pour ce type de produit…

Avec toujours une vidéo signée de Nofilmschool :


DAVINCI RESOLVE 15 : LA GRANDE OFFENSIVE

On quitte un instant le matos pour nous intéresser au  software et c’est une nouvelle fois Blackmagic Design qui fait l’actu avec l’upgrade de son logiciel phare DaVinci Resolve Studio qui bascule en version 15.

Flashback : il y  a seulement 15 ans, n’importe quel monteur vidéo  vous aurait à minima ri au nez si vous lui appreniez que Premiere deviendrait la solution d’editing la plus exploitée au monde.

Qui se souvient du logiciel à ses débuts ne pouvait en effet se douter qu’il connaisse un tel avenir. Et pour ceux  qui, à contrario, l’auraient  pressenti, alors on espère qu’ils ont placé des billes dans le capital de l’éditeur californien.

Mais la donne a totalement changé. Avec une stratégie marketing d’une redoutable efficacité mixant la synergie d’une suite logicielle complète, couvrant l’editing, le compositing, le mix audio, l’encodage et l’authoring, et un modèle de distribution tout « cloud », Adobe s’est imposé comme le leader incontesté.

Pour le reste l’histoire l’a toujours démontrée : aucun empire n’est infaillible. Ils sont même voués un jour à tomber !

Alors bien malin celui qui pourra prédire quelles sera la solution logicielle qui dominera prochainement le marché et qui saura donc s’imposer face à Adobe.

Ce qui est certain c’est que Blackmagic Design ne cesse de faire évoluer Resolve Studio qui, parti d’une solution d’étalonnage pur et dur se mue peu à peu en outil d’editing de plus en complet.

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DaVinci Resolve 15 futur logiciel leader de l’editing ? Photo commerciale Blackmagic Design.

Au programme de la nouvelle version numérotée 15 : l’intégration complète de Fusion, soit l’adjonction de 250 outils de compositing, paint, titres animés « et bien plus encore » selon la formule marketing consacrée. Également au programme : Audio Fairlight pour le traitement audio et une interface collaborative multi-utilisateurs.

Il ne fait donc aucun doute que Blackmagic Design est parti chasser sur les terres d’Adobe et que connaissant leur sens également inné du marketing et leur politique de prix ultra agressive, les lignes vont assurément bougées et peut être plus vite qu’on ne le pense.

Précisons en effet que DaVinci Resolve 15 Studio est accessible à seulement 299 $ /  259 € et qu’il est offert pour l’achat d’une majorité des produits hardware de la marque.

Ça va assurément faire mal !

Sans quitter votre siège, assistez à la présentation média officielle de Resolve 15.

LES ROUES DE LA FORTUNE SELON DJI

On terminera sur du plus gros matos parce qu’on aime bien ça et que, tels des geeks jamais rassasiés, on phantasme rien qu’à l’idée de pouvoir tester et œuvrer à de belles images avec de tels équipements.

On s’intéresse cette fois à  un autre leader du marché qui n’a assurément plus besoin de publicité, mais qui plusieurs fois par an agite l’univers de la vidéo avec des produits riches de mille et une promesses.

Après avoir conquis le leadership mondial du côté des drones et des Gimbal (dispositifs de stabilisation) Dji signe des caméras de plus en plus performantes et s’attaque à la machinerie en proposant un pupitre de commande pour son gimbal RONIN 2 inspiré des mécaniques d’antan.

Ces grandes roues métalliques avec lesquelles étaient actionné les mouvements des grues ou encore un simple panoramique caméra.

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Dji Master Wheels ou la symbiose de la high tech et de l’ergonomie du cinéma d’antan

Le pupitre proprement dit est lui tout ce qu’il y a de plus high tech et cela donne donc un produit qui joue la carte d’une uchronie en mixant l’ergonomie mécanique des outils du passé – et à ce jour insurpassable – au meilleur de la technologie d’aujourd’hui et de demain.

Et comme chez Dji on ne regarde pas à la dépense, ils avaient carrément construit en dur un décor de saloon sur leur stand, invitant les visiteurs à réaliser les plans de leurs rêves avec un RONIN 2 monté sur une grue. YIPPEE !!!

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Le stand Dji prend des allures de saloon. C’est le moment de réviser vos classiques du western

Quant à la vidéo, on a opté pour celle officielle du fabricant

Au programme de cette semaine écoulée et à l’issu du week-end de pâque : un partenariat qui voit les choses de haut, la lutte contre le revenge-porn, une chasse aux œufs d’un nouveau type, des statues amputées qui retrouvent leurs membres et la préparation d’une production à l’échelle de la planète.

DRONE : LES NOCES GAGNANTES DE POND5 & DJI

Voici une initiative intéressante et intelligente de surcroit. La plateforme banque images Pond5 s’associe avec le fabricant Dji pour créer une licence spécifique et exclusivement dédiée aux pilotes et vidéastes dronistes. Une licence naturellement accessible aux seuls pilotes dument certifiés auprès des instances de régulations de leurs pays de résidence.

Les pilotes sont ainsi invités à s’enregistrer avec tous leurs documents de certification pour intégrer le programme à cette adresse.

C’est une offre gagnant-gagnant qui se met donc tranquillement en place.

Pond5 assure de son côté une concurrence saine et pondérée puisque ne se jouant qu’entre  dronistes certifiés. Ce alors que l’on sait tous qu’une immense quantité de plans sont tournés à la « va con dios », sans réelle prise en compte des risques, ne serait-ce qu’en termes d’assurances.

Dji devient le référent de tous les footages proposés, quand bien même ils ne proviendraient pas de drone de la marque. Un sacré coup de génie cela dit en passant !

Les acquéreurs – boîtes de prod, réalisateurs indépendants – se voient eux garantir la fourniture de plans réalisés en conformité avec les règles en vigueur de par le monde.

Dernière remarque : une telle démarche ne peut inscrire les dronistes que dans une saine et émulsive compétition : à la recherche du plan qui fait mouche, photogénique et qui titille nos pupilles. Le footage proposé devrait donc y gagner rapidement en qualité comme en diversité.

REVENGE PORN : TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE

Si les voies du seigneur sont dites impénétrables, celles de la communication le sont également parfois, ou du moins contre nature voire sujettes à caution.

Ainsi le cas de l’opération #AskFirst lancée par le tube YouPorn, propriété du géant de l’internet en mode non simulé Mindgeek, en association avec l’association The Danish Women’s Society.

L’idée ou plutôt ici l’Appât : publier sur la plateforme une vraie-fausse vidéo « homemade » de revenge porn, dument taguée pour que le public friand de ce type de contenu tombe dessus lors de sa recherche par mots clés.

Dans un premier temps, l’internaute se croit en terrain connu mais soudain, en une fraction de seconde, la comédienne change de ton et s’adresse à lui face caméra. De quoi décontenancer le spectateur avant qu’il ne se voit asséner quelques vérités sur le revenge porn, notamment les graves séquelles psychologiques pour les victimes ainsi que le caractère illégal du partage de vidéo sans consentement.

Assurément, cette opération de communication prend place dans un contexte post Affaire Weinstein. Dans l’absolu on ne peut donc que s’en réjouir :  elle s’inscrit pleinement dans le sillage du mouvement #MeToo et des prises de consciences comme les actions qu’il a engendré (presque) partout dans le monde.

Mais on est également en droit de s’interroger sur les liaisons dangereuses que suscitent un tel partenariat entre une association de lutte pour la défense des droits des femmes et un site qui durant des années ne s’encombrait guère d’éthique, quitte à ne se poser aucune question sur les contenus vidéos qu’il diffuse.

Difficile donc de ne pas y percevoir l’occasion rêvée pour un bon coup de com de derrière les fagots. Une opération grâce à laquelle, la plateforme reine du porn gratuit cherche à s’offrir une nouvelle virginité (!) en se coiffant d’une blanche et lumineuse auréole genre ni vu ni connu. Le tout pour un budget modique et avec l’appui comme la légitimité de l’association partenaire, une véritable institution créée en 1871 et dont le modèle progressiste comme les actions en faveur des droits des femmes ne sauraient être remises en cause. Bref, ce qu’on appelle s’acheter une bonne conscience pour pas cher.

Mais comme nous sommes d’éternels optimistes, espérons que ce type d’opération marque un véritable tournant qui, à moyen terme, participe d’un effort global pour rendre le net plus propre et non le déversoir de la bêtise et de l’inconséquence du genre humain.

CADBURY PROPOSE UNE CHASSE AUX ŒUFS EN VR ET EN DIRECT

Histoire de ne pas placer tous ses œufs dans le même panier, le chocolatier Cadbury et son agence Ogilvy Melbourne  ont marqué ces fêtes pascales avec une opération originale, limitée au territoire australien, promesse d’une expérience digitale innovante et surtout ludique.  Soit une chasse aux œufs en vidéo 3D à 360° et en direct. C’est d’ailleurs cette toute dernière particularité qui nous intéresse plus particulièrement.

En choisissant en effet un mode de diffusion « live », la marque crée un événement en un instant T et dans un temps limité et donc par essence incitatif. Une exploitation intelligente du Live Facebook qui a fédéré 220 000 observateurs pour 70 000 commentaires postés sur les réseaux sociaux.

Une chasse à l’œuf garantie sans risque de crise de foi quand bien même on aurait souhaité la voir compléter d’un gain en chocolat en termes de feedback.

Voici la vidéo teaser avec laquelle Cadbury à communiquer en amont du Live.

CAMÉRAS : OBJECTIF PLEIN FORMAT

La semaine dernière on vous causait des nouvelles caméras Mavo du fabricant chinois Kinefinity. Dans la foulée, c’est Canon qui entre à son tour dans le game avec son modèle C700 FF.

Point commun : l’adoption du format full frame et c’est bien ça qui nous interpelle. Depuis l’avènement du numérique au milieu des années 90, plusieurs étapes clés ont jalonné l’évolution des outils de captation : bascule du 4/3 vers le 16/9, disparition de la bande magnétique au profit des mémoires de masses, percée des boîtiers DSLR, stabilisation multi-axes, résolutions FullHD puis 4K, 5K, 6K et maintenant 8K !

Toutes ces évolutions participent en effet de cette fusion technologique observée entre la vidéo et cinéma numérique. Celles du plein format (full format) est sans doute une des plus importantes puisqu’elles verraient converger les différents matériels vers un format de capteur commun, celui de… la photographie. Car oui c’est bien le 24×36 – format photo le plus exploité en argentique – qui deviendrait la nouvelle norme de la captation vidéo professionnelle.

Au delà de ce juste retour des choses, on se réjouit également de voir les caméras – les vraies donc, pas les boîtiers photos capacitifs en vidéo – reprendre le devant de la scène. Vous l’admettrez : ça a tout de même plus de gueule sur un tournage !

Pour toutes celles et ceux qui souhaitent connaitre ce que cette nouvelle mouture plein format de la Canon C700 a sous le capot, on vous partage en prime cette vidéo du fabricant.

LA VENUS DE MILO RETROUVE L’USAGE DE SES BRAS

Juste quelques mots en passant concernant la toute dernière campagne de sensibilisation réalisée par Handicap International et l’agence Herezie Group, intitulée #BodyCantWait.

Comptez sur nous en effet pour relayer toutes les opérations estampillées grandes causes émanant des associations et organismes non gouvernementaux, d’autant plus lorsqu’elles sont originales et pertinentes.

On vous laisse découvrir de quoi il retourne avec cette vidéo au format revue de presse, compilant les principaux passages TV obtenus à l’issue de cette campagne.

PENDANT CE TEMPS CHEZ EO PRODUCTION

Dans la série les aventures de Fanette, celle-ci a basculé en mode globe-trotter afin de planifier 7 tournages pour le prochain film corporate d’un acteur majeur du BTP. Un film « worlwide » donc pour lequel le réalisateur traversera Atlantique et Méditerranée, pour nous offrir de publier autant de clichés que de destinations.

On se demanderait presque comment on faisait avant, sans Google Maps !

fanette google map

Chaque lundi on vous proposera un digest des temps forts de la com de la semaine passée. Des campagnes et opérations de toutes obédiences : de la pub mass média, du brand content et autres contenus exclusivement digital, des dispositifs spéciaux et vidéos virales, de l’affichage numérique et du print tradi, etc…

Pas exclusivement la crème de la crème, mais aussi parfois des contenus WTF voire même des ratés car l’univers de la Com est fort heureusement tout sauf parfait. Loin de là même.

Une sélection tout ce qu’il y a de plus subjective donc, dans un esprit « com à la maison » qu’on vous invite à commenter et pourquoi pas à compléter si nous sommes passés à côté d’un truc.

On attaque par la semaine #10, avec une actualité bien entendu marquée par la Journée Internationale des Droits des Femmes de ce 8 mars dernier.

L’INTERVIEW DE LA SEMAINE

Dès lundi, le site La Réclame prenait les devants et ouvrait le bal d’une semaine sous le signe de l’engagement, en s’entretenant avec Virgile Brodziak, co-DG de de J.Walter Thompson Paris.

L’objet de cet échange : Comment rendre la publicité moins sexiste ? Avec pour toile de fond l’étude Gender Bias in Advertising réalisée par l’agence.

C’est instructif et argumenté et on ne peut que vous engager à le lire en suivant ce lien.

virgile brodziak we can do it

D-DAY : 8 MARS 2018   

On ne cesse de le répéter : il n’y aura de futurs à long terme pour les marques et les grands annonceurs que s’ils intègrent l’engagement dans leur stratégie, et marketing et de communication.

Pas d’opération one shot, mais au contraire une véritable implication sur le long terme, dont les motivations comme la légitimité ne sauraient souffrir de défaut ou de vices cachés, sauf à craindre un violent retour de bâton côté social média.

Honnêtement, les annonceurs n’ont pas été si nombreux cette année à avoir proposé des opérations et produit du contenu vidéo tout spécialement  pour la journée du 08 mars. On espère donc les voir plus nombreux dans un avenir proche et plus que tout on souhaite que cette démarche s’inscrive dans la durée et n’occasionne pas simplement chaque année des coups de com opportunistes à l’échelle d’une unique journée.

Voici les 2 films que nous avons retenus :

En premier lieu ce spot d’outre-manche de l’opérateur Vodafone sur un pitch aussi simple qu’efficace en termes de portée culturelles et sociales :  « For kids, gender differences make no difference », pour lequel il imagine une société avec les enfants aux responsabilités.

Le second nous provient également du Royaume-Uni sous l’égide d’un collectif de créatifs de la profession. Au programme : une « Adpology » soit une longue liste d’excuses pour les innombrables clichés sexistes véhiculés par la publicité. Humour british oblige, c’est écrit et réalisé avec beaucoup d’intelligence et de second degré. Bref c’est drôle et on l’espère efficace.

 

GUERLAIN FAIT LE CHOIX DU PODCAST POUR VOUS METTRE AU PARFUM

Sous l’impulsion de KR Media, agence conseil média, Le célèbre parfumeur s’associe avec La Poudre, podcast féminin animé par Laurence Bastide, ancienne rédactrice du magazine ELLE.

La marque sponsorise une émission audio dont le format est celui du portrait d’une personnalité féminine «inspirante»,  ouvert autant sur son parcours personnel que professionnel.

Pour écouter de quoi il retourne, tendez l’oreille par ici.

guerlain la poudre

LA VIDEO BRAND CONTENT DE LA SEMAINE : KINGDOM OF THE WILD

La meilleure initiative côté Brand Content revient au fabricant chinois DJI, leader du drone et en passe de s’imposer également côté caméra gyroscope, qui en s’associant avec le Cheetah Conservation Fund et le Erindi Private Game Reserve a produit le film KIngdom of the Wild. Une vidéo destinée à sensibiliser le grand public quant à la nécessité de préserver la faune sauvage en Namibie.

Pour satisfaire le penchant geek de beaucoup d’entre vous, on a choisi de publier le Behind the scenes, histoire que vous découvriez la polyvalence et l’excellence côté images du drone Phantom 4 équipé de la caméra Zenmuse X5R.

Pour soutenir les organismes concernés, this way please:

http://www.cheetah.org
http://www.erindi.com

LE FAIT MARQUANT DE LA SEMAINE CHEZ EO PRODUCTION

Avec notre série de 14 vidéos, destinées à promouvoir le concours d’entrée 2018, notre client EN3S dépasse ses objectifs de diffusion en réalisant plus de 150 000 vues cumulées. Une véritable plus-value pour le recrutement des futurs dirigeants de la protection sociale.

Un chiffre qui traduit significativement l’efficacité du contenu vidéo dans le cadre d’une stratégie Marque Employeur.

Attention : pour celles et ceux qui seraient intéressés, la clôture des inscriptions est fixée au 30 mars.

 C’EST QUI LE PLUS BEAU ?

On conclue enfin avec ce cliché de Nicolas, harnaché  pour notre tournage mensuel chez BNP-Paribas Wealth Management , qui a obtenu le meilleur score de diffusion sur nos réseaux sociaux. On le soupçonne d’avoir ses fans !

nicolas bnp p wm