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© photo d’illustration article : Henrik Purienne

Heureux de vous retrouvez pour un nouveau digest multi-thématiques.

La trêve estivale est par nature moins propice en volume d’informations, mais curieusement cet été comme nous allons le voir il se passe beaucoup de chose côté matos.

Pour le reste c’est l’occasion, comme chaque année, de se donner rendez-vous avant le break des congés sur le Blog, qu’on espère vous connaitre de plus en plus nombreux à fréquenter.

Pour celles et ceux qui ont déjà les pieds dans l’eau – mer, océan ou torrent de montagne, qu’importe c’est tout le monde qui le gagne – et qui seraient parvenus à se déconnecter, patientez tranquillement d’ici la reprise ou offrez vous une pause, et une seule alors, aux accents geek et veille média et digital, à l’heure de l’apéro ou entre 2 parties de pétanque. Pour les autres sports et loisirs, ça marche aussi.

Allez, c’est parti !

VEILLE TECHNIQUE : ÇA BOUGE CÔTÉ CAMÉRAS

On attaque donc par le versant matos, et on se focalise sur les caméras et boîtiers – mais faut-il encore les distinguer ? – tant l’actualité des mois de juin et juillet a été riche en annonces.

Alors que la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K s’est attirée de très nombreux éloges, ce malgré ses finitions et plus particulièrement sa coque toute de plastique, il se pourrait bien qu’elle ait trouvée une nouvelle compétitrice avec la Z-Cam E2C.  Une caméra chinoise d’un fabricant déjà reconnu et qui s’enorgueillit de proposer un modèle encore plus compact que la Blackmagic et à un prix nettement plus compétitif puisque de seulement 799 $ ! Boîtier nu, il va de soit.

La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.
La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.

Les principales spécifications de la E2C sont consultables ici. On notera toutefois qu’elle n’offre pas d’enregistrement RAW, un point non négligeable quand on sait l’importance question workflow de maitriser une chaîne de production avec le meilleur indice de qualité.

On en profite ici pour publier nos trois spots publicitaires tournées avec la Blackmagic Pocket, qui a rejoint notre parc matériel et que nous étrennions sur une production pour l’agence Nouveau Monde et son client Lindahls – groupe Nestlé. Des spots destinés à une campagne exclusivement digitale à l’échelle européenne ou le géant Suisse de l’agroalimentaire souhaite implanter cette marque d’origine suédoise au fort potentiel.

On poursuit avec RED Digital Cinema et 2 informations concernant l’un des pionnier du cinéma numérique et sans doute celui qui a le plus participé à la fusion entre les univers du cinéma et de la vidéo.

La seconde joue du mystère avec un art consumé – mais toujours efficace – du teasing à l’extrême. Nom de code : Komodo ! Oui comme les dragons ce qui laisse augurer d’une offensive en mode Blitzkrieg, une tradition chez Jim Jannard, le fondateur visionnaire de la marque.

À se mettre sous la dent, ou plutôt sous les yeux : uniquement 2 photos publiées concernant ce projo en mode top secret classified.

Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!
Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!


S’il est quasi impossible d’après ces 2 clichés de savoir ce qui se cache exactement derrière l’opération Komodo, les plus informés et aguerris de la marque semblent y déceler une probable seconde chance à Hydrogene System, l’unique échec à ce jour de RED. Pour rappel, il s’agissait d’un smartphone avec des capacités vidéos uniques dont celles de filmer des vidéos holographiques, très proches dans le rendu de ce que l’on obtenait sur l’écran d’une console de jeu 3DS.

Gros hic : le produit n’a convaincu personne et ce dès les phases des tests par les youtubeurs et sites techniques spécialisés. Patrata donc !

Mais comme le dit l’adage, on apprend jamais autant que de ses échecs et il semblerait que derrière l’opération Komodo se profile l’arrivée d’un module dédié à l’Hydrogene System, le transformant en véritable dispositif de captation pro. Ou alors, il s’agirait d’une nouvelle caméra d’entrée de gamme visant elle aussi la compacité. Décidément ce créneau est plus que porteur.

Toujours concernant RED : le lancement de la Ranger qui préfigure un nouveau modèle de commercialisation, à savoir une caméra exclusivement destinée aux marchés des loueurs. Impossible donc dans l’absolu de l’acquérir pour un réal ou une boîte de production ! Reste à découvrir si cette stratégie a ses chances pour se pérenniser. RED a en tous les cas fait les choses aux mieux en concevant un produit dont l’ergonomie comme les différents modules et optiques ont été spécifiquement adaptés au marché locatif.

Attention, la bête équipée du capteur Monstro 8K est clairement positionnée sur le segment cinéma et prod publicitaire et entre en concurrence directe avec l’ALEXA 65 ou la Panavision Millenium DXL2.

Découvrez l’engin dans cette vidéo review.

On conclue avec le nouveau boîtier de GFX 100 de FUJIFILM avec lequel il va falloir nous approprier un nouveau terme pour désigner les capteurs dépassant le plein format. On parlera donc ici des capteurs de format Moyen ou Medium selon la langue de votre choix, sachant que celui du GFX 100 affiche des dimensions de titan puisque 1.7 fois supérieures  au 24×36 et une résolution photo de 102 Mpx !

Sa capacité en capture vidéo reste limitée au 4K à 30fps mais là n’est pas l’essentiel car la taille du capteur donne lieu à un résultat véritablement incroyable. Et c’est là que l’on bascule des mots à la vidéo pour vous en convaincre avec ce time-lapse de nuit réalisé à Dubaï par Beno Saradzsic, photographe vidéaste et ambasadeur Fujifilm. Attention : ça pique les yeux !

VEILLE MÉDIA & DIGITALE : SUMMER MOOD

Bon là, on sent déjà nettement plus que les concepteurs rédacteurs, mais également les annonceurs, ont pris leurs quartiers d’été.

Une actualité plutôt en berne donc, mais avec tout de même 2-3 trucs qui ont titillés nos neurones et nos pupilles.

Tout d’abord ce spot pour la marque Skyn. Un des nombreux spots a avoir tiré opportunément profit de l’anniversaire des 50 ans de l’alunissage de la mission Apollo 11, mais avec un pitch en termes de conception rédaction qui brise clairement le plafond de verre.

À quoi bon en effet se donner tant de mal à explorer l’espace, alors que nous sommes encore si nombreux – sur terre – à ne pas se connaitre pas soi même, intimement parlant bien sûr sachant qui est ici l’annonceur.

Sous le titre explicite Explore Yourself, ce film est également un exercice virtuose de montage d’après des sources footages mixées à de l’animation et soutenue par une voix off cognitive s’articulant autour du paradoxe évoqué ci-avant.

Vous le savez, on est fan des dispositifs de communication exploitant la vidéo comme média testimonial et/ou comme outil intrinsèque. Ce mois, nous en avons retenu 2.

Le premier, c’est encore une date anniversaire – décidément – qui en est à l’origine. L’album mythique des australiens AC/DC Highway to Hell fêtait en effet ses 40 ans. Ce qui pour ceux qui l’on découvert à sa sortie met un sacré coup de mine sur la tête, cela dit en passant.

À cette occasion, l’agence Brand Station a conçu et mise en œuvre un mur de son capable de littéralement souffler les 40 bougies du gâteau. Difficile de ne pas penser qu’ils n’aient été inspirés par la séquence d’ouverture de Back to the Future, mais qu’importe la vidéo produit son petit bonhomme d’effet et c’est là l’essentiel.

Une pensée au passage pour Bib Scott et Malcom Young.

Second dispositif et pas des moindres avec le GAFA Twitter qui proposait jusqu’à ce dimanche 4 août une expérience immersive intitulée Quoi de neuf ? interconnectant 40 villes dans le monde au recours de curieux containers dorés.

À Paris, c’était place de la République que le public était convié à tenter le truc, qui vous place en situation de rencontrer sur un mode aléatoire – façon Chatroulette mais en plus safe – un parfait inconnu se trouvant n’importe où sur la planète.

De curieux containers dorés siglés "Quoi de neuf ?" et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.
De curieux containers dorés siglés « Quoi de neuf ? » et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.

Ce coup de com reposait sur la technologie de la société Shared Studios qui a conçu et développé les fameux containers, dénommés Shared Spaces. Et puisque très curieusement Twitter n’a publié aucune vidéo concernant cette opération, on profite nous d’une des leurs pour rendre compte de l’expérience offerte.

CERISE SUR LE GÂTEAU

Immense coup de cœur pour ce court métrage en animation 2D qui rend hommage au cinéma italien des années 60. On s’est dit que c’était une belle façon de fêter l’été qui finit toujours, telle la dolce vita, par nous filer entre les doigts.

C’est signé de Chiara Luber pour le studio Passion et c’est magnifique tel un coucher de soleil sur la ville éternelle.

Nos collaborations avec l’agence conseil Nouveau Monde se pérennisent et nous offrent de développer des productions de plus en plus centrées sur un modèle B2C. Après plusieurs réalisations pour leur client Sigvaris, c’est ici pour la marque Lindahls que l’agence nous a renouvelés sa confiance à l’occasion d’une campagne entièrement vouée au digital.

Plus d’informations sur Lindahls justement : créée en 1999, d’origine suédoise et leader local sur les fromages blancs (quarks ou Kvargs) riches en protéines, la marque est aujourd’hui propriété à 100 % du groupe Nestlé qui souhaite étendre sa commercialisation partout en Europe. Phase 1 de cette expansion : après le Portugal, ce sont le Royaume Uni et la France où le géant suisse souhaite positionner la marque comme une incontournable des produits lactés, pour toutes celles et ceux qui mènent une vie active et plus encore sportive.

Cette valorisation par le sport est littéralement la signature de la marque et c’est pourquoi, en total accord avec le cahier des charges et la stratégie de l’agence, nous l’avons illustrée au recours de 3 disciplines sportives : le cross fit, le running et le VTT.

Voici, bout à bout, les 3 films aux formats 16/9 et 20 secondes, puisque comme vous le découvrirez plus loin, cette production a donné lieu à de multiples déclinaisons.

Lindahls est sans sucre ajouté, pauvre en matière grasse et riche en protéines : avec 17 grammes, un seul pot couvre un tiers de nos besoins quotidiens. C’est le complément alimentaire idéal pour les petits creux, à savourer après une séance sportive ou lors d’une journée très active. Pour cette opération, seules deux saveurs sont concernées : rapsberry (framboise) et stracciatella (nature avec copeaux de chocolat), la gamme complète étant plus étendue.

UNE CAMPAGNE EXCLUSIVEMENT DIGITALE ET CARACTÉRISTIQUE DES NOUVEAUX USAGES

Cette nouvelle production est en tout point emblématique des nouvelles campagnes exclusivement destinées à une exploitation digitale. En effet, quand bien même les 3 films ici réalisés – en plusieurs durées comme nous allons le détailler – auraient pu légitimement trouver leur place en diffusion TV, ils ne seront exploités qu’au sein d’un environnement web et social media.

Il est en effet désormais inenvisageable pour un annonceur, qui plus est pour une marque diffusée à l’échelle internationale, d’engager une campagne qui ne comprenne pas son pendant digital. Autrement dit : s’il y a recours au mass média – print, TV et/ou cinéma – il existe nécessairement pour corolaire un budget consacré au web et aux réseaux sociaux. Nettement plus économiques en termes d’achat d’espaces, ces derniers offrent l’opportunité de « pusher » les contenus vidéos vers les publics ciblés via leurs algorithmes.

Ces dernières années, c’est la quote-part du digital et des investissements liés qui n’ont cessés de croitre. À tel point, comme pour la production qui nous concerne ici, que certains contenus vidéos peuvent aujourd’hui répondre d’une stratégie exclusivement digitale et ainsi faire l’impasse sur le mass média.

C’est une méthode intelligente et pragmatique pour lancer une marque, un produit, sans engager les millions d’euros qu’impliquerait une campagne télévisée sur les chaînes leaders à heures de grandes audiences. N’omettons pas ici d’ailleurs de préciser que le public se détourne de plus en plus de la télévision :  les 15-24 ans avaient amorcé cette décrue, désormais épaulés des 24-34 ans et même des 35-49 ans – source Les Échos d’après indices Médiamétrie 2018 .

Une tendance accrue encore par les évolutions techniques des postes TV qui, désormais connectés, offrent pléthore de contenus visionnables à tout heure du jour ou de la nuit sans être assujettis à un modèle économique dépendant des annonce publicitaires.

En conséquence de quoi, on regarde non seulement de moins en moins la TV, mais même lorsque l’on se trouve devant son poste on peut s’affranchir totalement de contenus publicitaires. Une nouvelle donne qui conforte nécessairement les marques à de plus en plus investir dans le digital.

La TV est désormais connectée et nos écrans propices à de nouveaux usages tels que PPV et VOD comme le confirme le succès planétaire de Netflix.

UNE STRATÉGIE DE CONQUÊTE OU LE DIGITAL JOUE LE RÔLE D’ÉCLAIREUR

Ce procédé peut donc être assimilé à une stratégie de conquête, pour laquelle l’annonceur exploite le digital à l’instar d’un régiment d’éclaireurs, histoire d’apprécier comment réagit le « terrain ». Le succès d’une campagne digitale se mesurera alors selon les principaux indices d’engagement : nombre de likes, de commentaires, de partages, mais aussi bien sûr selon l’indice clé du ROI, soit l’étude des ventes durant et après la période. L’acte d’achat est en effet ici totalement assimilable au degré d’engagement le plus élevé.

Cette phase initiale pourra ensuite se voir compléter d’une seconde offensive mettant elle en œuvre l’artillerie lourde à savoir : campagnes TV et/ou cinéma, radio, print ciblé sur les titres spécialisés santé, sport et bien-être. Ce afin de consolider la notoriété de la marque et de la valorisation comme seul le mass media est à même de l’offrir. En effet, malgré les chiffres et tendances citées plus haut, ne jamais sous-estimer la puissance de frappe d’un spot TV à heure de grande écoute.

DES FORMATS SPÉCIFIQUES AU WEB ET AU SOCIAL MEDIA

Emblématique toujours de cette nouvelle ère du digital, cette production l’est encore en raison de la multiplication des formats des vidéos livrées. Et par « formats », nous faisons ici autant référence à leurs durées qu’à leurs dimensions (résolutions) soit leur ratio largeur/hauteur.

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Un petit aperçu de la variété des formats (ratio) des vidéos livrées : classique 16/9, square 1:1 et vertical.

Chacune des 3 vidéos a donc été livrée selon une logique de « package » dont voici les spécifications  :

– 20 secondes au ratio « classique » 16/9 : exploitation sur la chaîne YouTube et le site web de la marque.

– 10 secondes au ratio 1/1 (carré ou square) : diffusion sur Instagram

– 6 secondes toujours au ratio 16/9 : campagne en pre-roll sur YouTube.

Pour celles et ceux qui souhaitent visionner l’ensemble de ces formats, nous leurs avons tout spécialement concoctés cette « landing page » dédiée. C’est cadeau 🙂

Formats auxquels il faut enfin ajouter une variante verticale – ratio 9/16 donc – que la marque pourrait exploiter en « Display Out Of Home » (DOOH), sur écrans « Totem ». Une option, encore seulement à l’étude , qui si elle était activée, multiplierait les occasions de voir (ODV) dans les grandes villes, soit auprès de la cible visée : jeunes actifs urbains.

LE DOOH : UN MÉDIA PROMIS À UN AVENIR RADIEUX

L’affichage digital progresse en effet à vitesse grand V et certains réseaux de transports publics se voient désormais dotés de plus d’écrans que d’affiches papier. C’est le cas par exemple du métro lyonnais, Paris demeurant à ce jour très en retrait en raison de son incroyable volume d’emplacements, disséminés dans un dédale qui plus est difficile à sécuriser, mais encore d’une forte présence du format 4x3m dans les stations « historiques ».

Le DOOH investit également en force les grands espaces commerciaux tels que les centres commerciaux, « villages » de marques, mais encore les aéroports, les gares et certains centre villes.

S’il doit être rattaché au mass media, puisque sa diffusion s’opère dans l’espace public, le DOOH est un support assurément promis à un bel avenir. Il apporte en effet la vidéo dans un environnement où seul le print traditionnel avait jusqu’alors droit de citer. Ce qui relevait il y a seulement 20 ans de la science fiction – pensez à des films tels que le visionnaire Blade Runner – est aujourd’hui une réalité, riche en opportunités pour les annonceurs et media planners.

La démocratisation des technologies – les dalles écrans donc – pourraient bien voir le DOOH gagner des formats de plus en plus grand avec pour objectif stratégique le roi 4×3 m. Des ambitions que seules des restrictions juridiques, en matière de sécurité routière notamment, pourraient freiner.

Précisions enfin que le DOOH peut encore bénéficier d’atouts interactifs, via écran tactile, ou programmatiques. Citons ici l’exemple le plus connu ou les contenus vidéos sont programmés en temps réel en fonction des conditions météo : coup de chaud et tombent les vidéos pour les glaces et boissons.

Il y a encore les dispositifs où la diffusion vidéo se voit couplée à la distribution de produits ou une expérience sensorielle telle qu’illustrée dans cette vidéo publiée par le réseau Clear Chanel à l’occasion d’une campagne de l’enseigne Sephora.

MAKING OF : LES COULISSES DU PROJET LINDAHLS

Côté coulisses, cette production s’est distinguée dès la phase de casting, concernant laquelle il était naturellement primordial de rechercher des profils aguerris aux 3 disciplines sportives illustrées. À cette occasion, nous avons une nouvelle fois pu tirer profit de la force de frappe de nos réseaux sociaux auprès des modèles et comédien(ne)s, un outil incontournable et sans compétiteur en termes de délais.

Suite aux repérages, le tournage a pu entièrement être concentré sur Lyon et en région : Aix les Bains et les Monts du Pilat, pour une durée totale de 4 jours, packshots en studio compris. Un calendrier révisé toutefois à deux reprises pour les extérieurs, en raison d’une météo particulièrement capricieuse à la mi-avril. Des aléas avec lesquels nos chargés de production sont habitués à jongler, d’autant plus durant les demi-saisons.

Sur les hauteurs des Monts du Pilat, le réalisateur et son chef-opérateur maintiennent la foulée.

L’équipe au complet comprenait : réalisateur, chef opérateur, assistant caméra, pilote drone, électro, régisseur, maquilleuse/styliste, avec à la production Christophe et Jérémy. L’intégralité des plans, y compris ceux provenant du drone Inspire 2, ont été réalisés en résolution 4K. Combiné avec des plans larges, la très haute définition offre en effet une grande latitude lors la post-production. Idéal donc pour satisfaire aux différents ratios des vidéos qu’impliquaient ce projet.

Le drone Inspire 2 au décollage alors qu’à l’arrière plan Laura s’échauffe avant la course.

Quelques mots sur la caméra exploitée sur ce tournage. Nous insistons souvent sur ce point parce qu’il est crucial dans nos métiers : notre veille technique et média est quotidienne. Cela nous amène fréquemment à nous intéresser à des matériels bien avant leur commercialisation effective, puis une fois celle ci passée, à nous documenter plus amplement : tests sur les sites spécialisés, footages mis en ligne par des réalisateurs aguerris ou blogueurs spécialisés audiovisuel.

C’est selon ce schéma de veille, que nous sommes intéressée très tôt à la toute dernière caméra Blackmagic Design Pocket Cinema 4K : un véritable condensé de technologie dans un boîtier ultra compact, une interface utilisateur parmi les meilleures jamais conçues, une polyvalence d’usage riche de promesses pour satisfaire à des conditions de tournages et donc des productions variées.

Après acquisition de la caméra et dûment satisfaits par nos propres tests, nous l’avons donc étrennée en situation réelle sur la production des films Lindahls. Le résultat fut bien au delà de nos espérances : du réalisateur à l’étalonneur, en passant par le chef opérateur, tous s’accordent à dire que le workflow, autrement dit le traitement de l’image de A à Z, offre une grande souplesse et un indice qualité sans compromis.

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La caméra Blackmagic Design Pocket Cinema 4K : polyvalence, qualité, ergonomie, compacité.

La volonté du groupe Nestlé de développer la commercialisation de la marque et des produits Lindalhs partout en Europe, a conduit l’agence Nouveau Monde à nous formuler une demande technique spécifique à cette production.

Elle consistait à fournir, en plus de l’ensemble des différents formats évoqués ci-avant, des fichiers sources offrant de pouvoir décliner le packshot final en autant de langues que souhaitées. Un bénéfice indéniable pour une marque présente à l’international : chaque représentation locale et/ou agence de communication se voit dégager de toute contrainte de repasser par le siège. Avec la plus grande liberté elle peut sélectionner un prestataire sur son territoire, sa ville d’implantation même, et disposer en un temps record d’une version localisée dans la langue souhaitée.

Cette demande, quand bien même c’est la tout première fois que nous y répondons, pourrait bien également préfigurer un besoin de plus en plus fréquent pour les campagnes digitales vouées à une diffusion à l’international.

On souhaitait, on désirait même, s’ouvrir à un exercice de style radicalement différent avec ce nouvel article de notre Blog.

À savoir non plus valoriser notre expertise une fois une production finalisée, mais dès l’issue du clap de fin du tournage sous la forme d’un journal de bord. Il faut dire qu’on a été particulièrement gâté sur ce projet, mais non sans un grand nombre de défis qui ont grandement participé au sel de l’aventure. Car oui ce fut une aventure, peut-être pas au sens d’un explorateur tel que Mike Horn mais une aventure humaine dont nous conserverons assurément d’innombrables souvenirs, tant professionnels que personnels.

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Un jour, paisiblement installés au coin du feu, nous conterons nos aventures passées de tournages à notre descendance, histoire de transmettre le flambeau.

Nous ne pouvons rien dévoiler du scénario proprement dit. Il va donc falloir vous armer de patience et attendre le mois de mars pour découvrir le film. Sachez d’ailleurs qu’on a autant hâte que vous de le découvrir alors que la postproduction vient tout juste de débuter. Une surprise vous attends toutefois en fin d’article.

Tout juste pouvons-nous vous informer sur 2 points :

– ce projet nous a été confié par la société Carestream Dental, société spécialisée dans l’imagerie et technologies numériques dentaires. Le film a d’abord pour objectif d’installer le nouveau territoire de la marque Changing Lives, et la promotion des produits phares Carestream Dental dont le dernier appareil de radiographie tridimensionnelle le CS 9600. Et croyez nous, on a nous même été sacrément impressionnés par cette « machine » qui, avec l’ensemble des solutions de la marque, préfigurent ni plus ni moins que l’avenir des soins dentaires.

– ce film sera exploité à l’international. Pour cette raison nous avons opté pour une fiction sans dialogue d’un format exactement identique à ceux qu’exploitent les grands annonceurs aujourd’hui en matière de communication digitale, à savoir des vidéos totalement apparentées à l’esthétique publicitaire d’une durée moyenne de l’ordre de 2 minutes.
On en profite ici pour rappeler qu’en digital, la durée d’un film n’a aucune incidence sur le coût de diffusion, contrairement au mass média. D’où le succès de ces formats « longs » qui ont pris le relais des 30 et 60 secondes pour la simple et bonne raison qu’ils offrent de développer le message mais encore de susciter plus d’émotion et donc de lien affectif vis-à-vis de l’annonceur.

Mais débutons maintenant notre carnet de route avec une toute dernière précision : sachant qu’il s’agissait d’une fiction, le planning de tournage se devait d’être organisé selon les usages en vigueur pour ce type de format, de sorte à n’oubliez aucun des plans sur chaque site. Car bien sûr ils reviennent pour beaucoup comme décors en différents instants du film. Cette phase préparatoire et le suivi de celle-ci par l’intermédiaire de la scripte sont ici le nerf de la guerre : pas question d’oublier ne serait-ce qu’un seul plan. Réfléchir et réaliser des alternatives sont également autant de bénéfices pour enrichir le futur montage.

Allez cette fois GO, c’est parti !

PRÉPRODUCTION : L’ÉQUIPE DANS LES STARTING BLOCKS

Ce projet s’est signé à la mi décembre, 5 jours ouvrés seulement avant les fête de fin d’année, ce sachant que le client comme nous même assurions la trêve des confiseurs entre Noël et le Jour de l’An.

Le tournage lui devait impérativement s’effectuer sur la seconde semaine de janvier, car le client souhaitait disposer de plusieurs teasers pour un « kick off » de lancement en amont de la diffusion publique du film.

Sortez votre calculette : seulement 10 jours de pré-production pour un film comptabilisant 4 décors intérieurs, dont une salle de concert, un lycée et une journée de tournage pour Lisbonne. Mais encore une multitudes de plans à réaliser sur de nombreux sites extérieurs, tous repérés sur Lyon, ainsi que dans les transports en commun, avec bien sûr  toutes les autorisations nécessaires.

Premiers défis donc : lancer un appel à casting pour 4 comédien(ne)s dont une jeune femme majeure à qui l’on puisse donner 17 ans puisque c’est l’âge du personnage principale. Bien entendu il fallait également qu’elle dispose d’une dentition en tout point parfaite. Croyez le ou non mais la validation définitive de la comédienne ne s’est faite qu’en janvier à 48 heures du début du tournage. Mais l’important c’est que c’était la bonne et on salue ici la sagacité et la persévérance de Fanette qui a mené les castings de main de maître.

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L’équipe de production travaille à la présélection des candidatures de casting. Priorité absolue : la jeune comédienne !

Second défi : repérer chacun des lieux et pour ceux le nécessitant obtenir les autorisations ad’hoc : préfecture et Sytral pour les transports en communs lyonnais. Dans la perspective d’un film destiné à une diffusion à l’international, il ne fallait qu’aucun de ses lieux ne soit emblématique de la ville de tournage. Exactement d’ailleurs comme dans la plupart des spots publicitaires pour l’automobile.

Troisième défi et finalement celui relevé le plus rapidement : constituer l’équipe au complet. Sous 3 jours celle-ci était rassemblée : Christophe pour directeur de production, Jérémy en chargé de production Rémy à la réalisation, Thomas comme chef op, assisté d’un second Rémy, Pascal pour ingénieur son et notre irremplaçable Gérard pour la logistique et la régie. Viennent compléter l’équipe : la styliste Sarah et Fanette qui après le casting revêt le costume de scripte, qui lui va si bien.

On va pas se mentir, pas plus que se couvrir d’une couronne de Laurier, mais depuis la création de EO Production jamais un projet de cet envergure, avec 4 journées de tournage dont une à l’étranger, avait requis une préparation dans un laps de temps si court.

Comme dirait l’agent Ethan Hunt : mission accomplie !

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Bon ce fut moins acrobatique et surtout moins dangereux que ce type de cascade mais on s’en est tout de même sorti comme des chefs !

JOUR 01 – UNE JOURNÉE À LA CAMPAGNE

Direction la Dombes, à une soixante de kilomètres de Lyon. C’est un peu la Sologne de la région Lyonnaise si ce n’est que la faune y est protégée. Les étangs y sont innombrables et un grand nombre d’entre eux jouxtent directement certaines propriétés privées, tel que la fantastique demeure du XIX que nous investissons. Mais nous ne sommes pas là pour la beauté bucolique des lieux puisque le planning ne comprend qu’exclusivement des plans en intérieurs. On ne se prive pas pour autant de poster une photo de se cadre idyllique.

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Forcément avec un tel environnement, nous aurions pu être tentés de sortir les gaules pour un concours de pêche, mais le travail avant tout.

Pourquoi alors cette maison mais encore la distance induite, ce alors que le temps sur un tournage vaut de l’or ? Excellente question dont voici la réponse on ne peut plus prosaïque : cette maison a été sélectionnée pour ses volumes intérieurs exceptionnels. Absolument toutes les pièces : chambre, cuisine, salle de bain, disposaient d’une surface offrant une immense liberté de placement de la caméra, presque toujours à 360° autour du ou des sujets.

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Sur cette photo : l’équipe technique et de prod au complet de 2 des comédiens. Si ça c’est pas une cuisine spacieuse ! Un confort optimal pour le réalisateur et son équipe.

Afin d’assurer le tournage de l’intégralité des plans prévus sur cette journée, une partie de l’équipe s’était déplacée la veille pour procéder à la décoration complète de la chambre de l’héroïne. Cette méthodologie que l’on nomme « prelight » est une garantie de pouvoir attaquer le tournage en un minimum de temps le jour venu.

JOUR 02 – BACK TO SCHOOL & CONCERT ROCK

Cette seconde journée, on s’en souviendra longtemps tant elle a apporté de plaisir, sans bien sûr nous faire dévier de notre professionnalisme. Bon c’est un peu prétentieux dit comme ça, alors adoptons une autre tournure : on aime travailler dans la décontraction et si le « fun » peut s’en mêler on est très demandeur.

Retour au Lycée donc le matin, dans l’enceinte de l’établissement Édouard Branly que l’on remercie chaleureusement pour leur accueil. Il s’agit d’un des plus grands lycées techniques du Grand Lyon, une véritable institution dotée de grands volumes en plus des iconiques couloirs desservants les classes.

Notre héroïne – mais on ne l’a pas même nommée : la comédienne Julie Budria – s’est prêtée au jeu et très honnêtement s’était confondant tellement elle se fondait dans le décors malgré ses 24 ans. Privilège de la jeunesse…

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Si cela vous inspire l’ambiance teen movie tel que Breakfast Club, c’est l’effet recherché. Seule frustration : on n’a pas trouvé d’établissement avec des casiers métalliques.

Après le break déjeuner, direction la salle de concert À THOU BOUT D’CHANT choisie pour sa jauge intime mais encore la gentillesse et la disponibilité de son staff administratif et technique.

La séquence met en effet en scène un groupe de musique de lycéens et nous souhaitions à tout prix un espace qui puisse traduire les toutes premières représentations d’une formation. Pas de grande salle donc, ni même trop moderne ou sur équipée.

De 15h à 18h, les équipes techniques ont installé et configuré les équipements : console audio, light scènes, panneaux led stroboscopiques, machine à fumée. À partir de 18h30 sont arrivés les premiers figurants : au total, une trentaine de personnes se sont prêtés au jeu du public jusqu’à se casser la voix dans les séquences finales de rappel.

Afin de pallier à toutes éventualités lors de la postproduction, Julie a été enregistrée en playback mais également en a capela et le public séparément. Le son revêt une telle importance pour une séquence de concert reconstituée qu’il faut tout prévoir au tournage, faute de quoi le matériel peut faire défaut lors du mixage audio.

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Noyé dans le public, Thomas cadre la scène tandis que Sarah effectue une retouche maquillage sur Julie.

Côté régie, on avait assuré nos arrières en faisant ouvrir le bar de la salle et apporter d’innombrables pizzas pour reprendre des forces entre les prises. En bon directeur de production, Christophe veillait au grain histoire que les pintes de bière ne se ressentent pas sur la productivité.

L’ambiance était telle ce soir là qu’on a absolument souhaité conclure le tournage de cette journée par une photo de l’ensemble de l’équipe présente, à la production comme à la technique. Un rituel habituellement dévolu à la dernière journée de tournage mais les règles ne sont-elles pas faites pour être brisées parfois ?

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L’équipe prend la pose en souvenir de cette soirée mémorable synonyme de l’équilibre entre travail et plaisir partagé.

À 23 heures le rangement de la salle était terminée et les derniers présents ont regagné leur domicile pour un repos bien mérité.

JOUR 03 – ON S’ENVOLE POUR LISBONNE

Équipe réduite pour cette journée au Portugal avec une arrivée la veille et un retour le lendemain.

Mais d’ailleurs pourquoi donc le Portugal ? Et bien 2 raisons à cela.

En premier lieu le CS 9600 est un produit si récent que peu de cabinets et cliniques dentaires sont encore équipés en Europe.

En second lieu, la clinique concernée sur Lisbonne offrait une esthétique et des volumes extrêmement intéressant. Ici encore donc de la matière à de belles images, ultra high-tech et hygiéniste de plus et une grande liberté pour cadrer selon les souhaits du réalisateur.

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Thomas filme Julie alors que le CS 9600 effectue un scan 3D de sa dentition en imagerie extra-orale.

Quant à la logique d’équipe réduite : directeur de production, réalisteur, chef op, un assistant portugais et la comédienne bien sûr, elle s’inscrit bien sûr dans une logique d’économie. Toujours dans cette perspective, rappelons que le développement des compagnies low cost et la démocratisation de l’espace aérien ont largement contribué à significativement augmenter nos déplacements à l’étranger, notamment pour nos clients présents à l’international mais encore pour aller tout simplement chercher soleil et lumière en saison hivernale.

Bon il ne faisait pas très chaud à Lisbonne, mais la lumière était au rendez-vous ainsi que les innombrables tavernes pour se rassasier, ici encore après une journée au planning très chargé puisqu’il intégrait également les plans à tourner pour 2 teasers supplémentaires.

On ne se prive pas pour le coup d’une image so clichée de l’ambiance des nuits lisboètes avec les mythiques tramways qui sillonnent les collines de la ville ?

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C’est beau une ville la nuit : Lisbonne ne serait plus vraiment Lisbonne sans ses tramways jaunes.

JOUR 04 – RETOUR À LYON POUR LES EXTÉRIEURS

Cette dernière journée a été en effet dédiée exclusivement au tournage de l’intégralité des plans en extérieur, avec pour gageure comme évoqué ci-avant qu’aucun édifice emblématique n’y figure. Bien sûr la majorité des lyonnais sauront identifié certains lieux, mais à l’international le film doit simplement offrir pour ressenti le décors d’une ville moderne même anglo saxonne. Pour cette raison les textes présents sur certains des éléments de décors sont rédigés en anglais.

Extérieur jour : le réalisateur Rémy donne ses consignes à la comédienne Julie

Encore une journée menée sur les chapeaux de roue pour venir à bout de l’ensemble des plans planifiés. Cette fois seule le soleil n’était pas de la partie et il faut ici savoir rester humble : on peut à peu près tout préparer à l’avance, sécuriser au maximum un planning, mais les caprices de la météo sont l’élément sur lesquels on n’a pas de prise. Sauf bien sûr à pouvoir décaler une journée et encore faut-il que tout le staff soit disponible, comédiens y compris.

Il a donc fallu faire avec une légère bruine lors de cette journée, ce qui en soi ne devrait avoir aucune incidence sur le déroulé narratif de ce film. C’est simplement que réalisateur comme chef op préfère opérer sous des hospices lumineux plus cléments.

Pour la blague, Thomas a su inventer un dispositif tout ce qu’il y a de plus original en fixant un parapluie sur son harnais porte caméra. On pourrait presque penser à déposer un brevet et à déposer une marque à l’INPI.

Sans s’en douter, Thomas vient peut être d’inventer un complément à son Movin’ (harnais caméra) qui pourrait révolutionner les tournages les jours de pluie.

Temps maintenant de conclure cet article pour lequel on a honnêtement pris autant de plaisir à le rédiger que lors du tournage proprement dit.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu intégralement, voici le cadeau bonus à savoir le tout premier teaser publié par Carestream Dental, en attendant la mise en ligne du film complet le 11 mars prochain. Stay tuned donc… Et à très bientôt pour un nouveau billet de blog;

Dans la foulée de la production de 2 spots cinéma pour l’hypermarché Leclerc Lux de Chalon sur Saône, nous nous sommes vu honorés d’un article dans l’édition du 19/12/18 de l’Hebdo Intermédia.

Du coup forcément, on le partage avec vous. Bonne lecture !

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Cela fait un sacré bout de temps qu’on avait pas produit un « com à la maison », notre formule « all inclusive » technique, pub, média et digital. La faute à notre actualité productions plutôt chargée ces derniers mois et pour le coup on est sûr que vous nous le pardonnerez. Enfin on espère.

Pour le reste, nous n’avons jamais cessé de fureter sur nos sites favoris histoire de rester au taquet et de collecter les informations les plus pertinentes à partager avec vous. Pas mal de trucs donc ces derniers temps, en termes de matos caméra comme de software, mais encore bien sûr de vidéos qu’il s’agisse de diffusion mass-média ou digital. Quoi de plus normal en cette où tous les annonceurs envoient leurs scuds pour les fêtes de fin d’années, histoire de marquer les esprits.

Et maintenant GO !

POUR 20 000 $ T’AS TOUT EN RED

Vous êtes sans trop jeune pour connaître le film Pour cent briques t’as plus rien, mais qu’importe il fallait bien un ici caser un titre histoire de poser une balise H2.

RED, le fabricant qui a révolutionné la captation d’images en fusionnant vidéo et cinéma pour donner naissance aux caméras cinéma numérique, vient de frapper fort en repensant toute sa gamme et en dévoilant un nouveau modèle.

Du côté de la gamme, celle-ci se voit désormais simplifiée en se dotant d’un boîtier de production unique pour l’ensemble des modèles basés sur un capteur 5K. Il se nomme DMSC2 et il offre pour avantage d’avoir été pensé pour la plus grande polyvalence avec pour promesse pour les opérateurs de retrouver leurs marques les yeux fermés en basculant d’un modèle à l’autre. En voici la (trop courte) vidéo maison de présentation.

Du côté nouveau produit, la ça cogne très dur avec l’arrivée de la DRAGON-X 5K. On vous fait l’économie des spécifications techniques, consultables ici, mais retenez que ce modèle est accessible sous la forme d’un package intégral pour 19 500 $ soit 17 259 € à la seconde de rédaction de ce billet. Et quand on dit package intégral, cela inclut batteries et chargeur, optique et monitoring, stockage SSD. De quoi faire réfléchir nombre de boîtes de prod quant à s’équiper en propre.

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Si t’as le kit t’as tout compris !

FRAME.IO DONNE NAISSANCE AU BRAND CONTENT ENCYCLOPÉDIQUE

Les gars derrière frame.io sont non seulement des développeurs de génie mais également des as du marketing et de la com. On se permet de dire les gars car on suit leur actu depuis leurs tous premiers e-mailings, époque où ils ne devaient être que 2 à développer le projet dont le fondateur Emery Wells.

Depuis frame.eo s’est imposée comme la plateforme collaborative la plus performante et la plus exploitée aux mondes en matière de postproduction. Véritables  couteau suisse multi OS, elle permet aux techniciens de l’image (monteur, motion designer, sound designer, étalonneur) de collaborer et de finaliser un projet quelque soit la distance qui les sépare. La société affiche aujourd’hui un nombre de licences vendues supérieur à 500 000 unités.

Pour autant la société ne s’endort pas sur ses lauriers. Non content d’apporter presque chaque mois de nouvelles fonctionnalités et optimisations à sa solution, elle vient de lancer le projet WORKFLOW. La vocation de celui-ci : ni plus ni moins que de constituer la plus grosse base de données en ligne sur la postproduction avec pour chapitrages : editing, VFX, Color, Conform, Sound, Finishing, Delivering.

Une démarche brand content donc d’un nouveau genre que l’on qualifiera ici littéralement d’encyclopédique. Pour enfoncer le clou, celle-ci est entièrement gratuite – tout juste faut-il enregistre son adresse e-mail pour accéder à l’intégralité des contenus – et les articles sont signés de pointures mondiales de la postprod. Bref du bel ouvrage et c’est par ici ( https://workflow.frame.io/ ) que ça se passe.

MCDONALD’S INVENTE LA PAUSE CAFÉ AUGMENTÉE

Les QR codes c’est comme le foi-gras durant les fêtes, il faut savoir en limiter l’ingestion. D’ailleurs pour être honnêtes combien sont-ils à donner accès à du contenu vraiment intéressant ?

Ce ne sera ici assurément pas le cas avec cette opération brand content de McDonald’s France, conçue par son agence TBWA Else en collaboration avec la prod DAN Paris. L’idée est aussi simple qu’ingénieuse : le temps de votre café, vous offrir l’accès à des contenus vidéos exclusifs « Flash Stories by McCafé ». Ces contenus seront segmentés selon 5 thématiques : le sport, la mode, la culture, le gaming et les news.

Et pour teaser cette opération, un court-métrage a été réalisé pour une diffusion cinéma débutée depuis le 5 décembre. Intitulé « Lost in The Black Forest« , ce film façon  trailer s’inspire de tous les codes du slasher des années 80 et 90 en les parodiant sans cesse pour offrir une expérience plus proche de la comédie que du thriller horrifique.

« What-else? » vous diriez-nous ? Et bien on trouve que c’est déjà beaucoup surtout si l’enseigne parvient à pérenniser le modèle sur une période intéressante.

C’EST LE PLUS LAID QUI GAGNE

Depuis le premier opus du Journal de Bridget Jones il est à admis du plus grand nombre que les es pulls de Noël c’est moche ! Et de là, bien naturellement, le truc à la mode chaque hiver c’est désormais d’organiser des concours sur le thème de qui portera le plus laid. En cela le pull de Noël est donc devenu un incontournable de la hype en mode j’assume le truc.

Sur ce postula, on avait envie de partager cette opération de communication du journal finlandais Helsingi Sanomat sobrement intitulée #UglyTruthSweaters. L’objectif : tricoter des pulls dont les motifs sont inspirés des actus les plus laides de l’année écoulée. Au programme du défilé donc : la pollution plastique des océans, le réchauffement climatique, le harcèlement sexuel en écho au mouvement meetoo et la suprématie technologique.

Une opération de sensibilisation plutôt futée qui se verra appuyée de contenus éditoriaux sur ces questions de société aussi cruciales qu’urgentes.

ET LE GAGNANT EST…

Chaque fin d’année c’est à qui marquera le plus les esprits parmi les annonceurs avec le spot spécial Noël. Des films big budget certes mais également une débauche de créativité et de savoir faire qui nous laisse admiratif de la somme de travail accompli et des savoir-faire requis. Cette année notre coeur revient assurément au film Apple « Share your gifts », de l’animation 3D intégré dans des décors de maquette en volume. C’est tout simplement BEAU !

PENDANT CE TEMPS DU CÔTÉ DE CHEZ EO

Et bien notre cadeau à nous cette fin d’année sera de publier les 2 making of réalisés à la l’occasion de la production des 2 spots cinémas pour l’hypermarché Leclerc Lux de Chalon-sur-Saône. Le témoignage d’un projet qui aura sollicité une quarantaine de collaborateurs : scénaristes, équipe de production, techniciens, maquilleur et stylistes, étalonneur, techniciens audio et bien sûr les équipes et aspirant comédiens de chez Leclerc et leurs fournisseurs. Une expérience captivant dont nous conservons des souvenirs qui mixe intensité, professionnalisme et bonne humeur de tous les instants.

Nous nous devions de les partager avec vous et espérons que vous percevrez tout le plaisir pris sur cette production.

MAKING OF SPOT « FAMILLE KOUBLITOUT »

MAKING OF SPOT « VOUS ÊTES CHEZ VOUS »

Expérience exceptionnelle que cette nouvelle production pour l’hypermarché Leclerc Lux de Chalon-sur-Saône, à laquelle nous consacrons bien légitimement ce nouvel article.

Si la majorité de nos projets relèvent de la communication d’entreprise sur le modèle B2B, nous apprécions tout autant agiter nos cellules grises et phosphorer sur des problématiques spécifiques au B2C. Une perspective excitante qui ouvre des horizons créatifs plus vastes notamment en termes d’écriture avec l’opportunité de fictionner nos productions. Nombre de nos collaborateurs, réalisateurs et techniciens, officient par ailleurs dans le spot publicitaire et les contenus vidéo « branding » pour le mass-média comme pour le digital.

Comme à l’accoutumée, nous vous invitons, avant de poursuivre plus avant votre lecture, à visionner les 2 spots issus de cette production. En toute fin d’article, vous pourrez également découvrir en cadeau Bonux®  les 2 making-of.

SPOT #01 LECLERC LUX – LA FAMILLE KOUBLITOUT

SPOT #02 LECLERC LUX – VOUS ÊTES CHEZ VOUS

SAISIR L’OPPORTUNITÉ D’UN NOUVEAU MULTIPLEXE CINÉMA POUR FIDÉLISER LES CONSOMMATEURS

C’est dans la foulée d’un film destiné à une diffusion « one shot » pour l’inauguration de la nouvelle plateforme SOCARA, une véritable « cathédrale logistique » initiée par les 36 adhérents Leclerc de la zone Rhône-Alpes pour la desserte de 42 hypers et supers ainsi que 47 drives, que la direction de l’hyper Leclerc Lux nous consulte pour la production de plusieurs spots publicitaires.

Une stratégie motivée par l’ouverture prochaine d’un multiplexe cinéma Mégarama sur la même zone d’activité mais encore par un contexte très concurrentiel sur la zone de chalandise globale de Chalon-sur-Saône, où toutes les enseignes sont représentées. L’objectif est très clairement exprimé : renforcer chez les consommateurs le capital sympathie vis-à-vis de l’hyper Leclerc Lux afin de se différencier et de fidéliser les clients sur le moyen-long terme.

La façade du nouveau multiplexe Mégarama : 12 salles dont une de 421 places dotée d'un écran de plus de 20m de base et projection 4K

La façade du nouveau multiplexe Mégarama : 12 salles dont une de 421 places dotée d’un écran de plus de 20m de base

En termes de calendrier, ce projet se présente sous les meilleurs auspices. Nous sommes approchés en juin 2018, alors que l’ouverture du multiplexe est prévue le 23 novembre avec pour contrainte une remise des fichiers DCP (format de fichier destiné au cinéma numérique) 3 semaines en amont. Le calcul est rapide : nous bénéficions de 4 mois pour agencer toutes les phases de la production.

2 SPOTS FOCALISÉS SUR LA PROMESSE DE LA PROXIMITÉ

Le mois de juillet est principalement consacré à la réflexion quant aux pitchs des spots et à l’écriture des scénarios et continuité dialoguées. Trois films sont initialement prévus mais il est convenu au final de se recentrer sur deux spots pour optimiser le budget alloué.

Pour susciter l’affect des consommateurs cités ci-avant, l’équipe des concepteurs-rédacteurs consultés sur ce projet opte d’emblée pour le ton de la comédie. Un choix qui découle également des formats pré-réservés par le client auprès de la régie publicitaire : des 30 secondes, soit une durée on ne peut plus appropriée à la comédie avec pour ressort dramatique le gag et/ou la surprise.

Sur le fond, nous nous attachons à travailler sur la thématique de proximité que l’enseigne Leclerc, à l’échelle nationale, promeut avec sa signature « Nos régions ont du talent » ainsi que la dynamique des Alliances Locales. Cette dernière vise à maximiser les contacts et les achats auprès de producteurs locaux sur des filières variées : animale bien sûr mais également primeur et produit transformés selon l’immense diversité qu’offrent les terroirs français. Question terroir, nous sommes ici servis puisque la Bourgogne figure en bonne place pour ses viandes et ses fruits et légumes.

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Proximité du terroit : très tôt le matin – à l’heure où blanchit la campagne – l’équipe se met en place dans le décors naturel du site de l’éleveur bovin.

À la fin juillet deux scénarios sont définitivement validés avec le client, avec pour titre respectif : « La famille Koublitout » et « Vous êtes chez vous ». La sélection du réalisateur est également arrêtée : ce sera Franck Allera qui compte déjà à son actif une vingtaine de spots publicitaires B2C destinés à de la diffusion mass média, mais également des contenus vidéos branding exclusivement voués au digital.

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Le réalisateur Franck Allera donne ses consignes aux comédiens pour la scène du dîner sur le spot « Vous êtes chez vous ».

Fin août début septembre, le planning et l’équipe de production sont mis en place. Un tournage mutualisé sur 4 journées dont une de « prelight » (mise en place du set avant tournage) avec une équipe technique de 12 personnes, dont directeur, chargé et assistante de production, auxquels s’ajoutent les interprètes. Ceux-ci mixent comédiens professionnels, collaborateurs Leclerc mais également un éleveur et un producteur qui tous assureront leur propre rôle et non sans un certain talent, tellement leur prestation est naturelle à l’écran.

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Pour un rendu irréprochable et conforme aux exigences du cinéma numérique, nous privilégions toujours une caméra RED. Sur ce tournage le modèle RED DRAGON

Le tournage se déroule du 02 au 05 octobre, à une vingtaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône dans un manoir typique de style bourguignon. Le staff déco œuvre de sorte à ce que toutes les scènes en intérieures y soient tournées pour les 2 spots, sans que cela soit perceptible par les spectateurs – mutualiser c’est l’un des fondamentaux pour optimiser un planning. La direction artistique est ici secondée de 2 stylistes. La première pour les tenues vestimentaires et la seconde qui assurera l’ensemble du set de table mais encore l’esthétisme des plats et des assiettes servis sur le film « Vous êtes chez vous ».

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Scénario, fiches costumes, planning simples et croisés, un tournage ne s’improvise pas ! Au contraire, c’est sa préparation qui conditionne son bon déroulé.

Suite à la journée initiale du « prelight », le jour 2 inclue au planning l’intégralité des scènes à tourner au sein du manoir. Le 3ème jour est consacré aux plans en extérieurs chez l’éleveur et le producteur de pommes. Le 4ème enfin a pour décors l’intérieur de l’hyper Leclerc Lux où l’équipe se fait aussi discrète que possible mais attire également les regards de nombreux clients surpris de découvrir un tournage sur le lieux de leurs courses.

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La traditionnelle photo de fin de tournage, assurée par Jérémy en mode selfie.

Durant les 3 semaines qui suivent, toutes les étapes de la postproduction sont assurées et supervisées par le réalisateur, en étroite collaboration avec l’équipe de production EO. Cela porte tout d’abord sur les différentes versions du montage : respectivement 5 et 6 versions sur chaque spot. Le rythme revêt une importance fondamentale dans un spot publicitaire, à la fraction de seconde près. Puis le mixage audio « upscalé » en 5.1 pour la conformité avec les équipements audio en salles de cinéma. Et enfin l’étalonnage et la production des fichiers DCP finaux en 2K.

Les fichiers DCP sont livrés en temps et en heure, exactement selon le calendrier prévu.

Le plan média adopté par la direction de l’hyper Leclerc Lux auprès de la régie publicitaire du nouveau multiplexe est ambitieuse. Elle est programmée sur 2 ans à raison d’un spot pas semaine sur l’intégralité des 12 salles et des séances, Soit une moyenne de 72 diffusions par jour ! On est résolument sur une campagne au long court qui vise à optimiser la proximité géographique du multiplexe pour pérenniser l’affect des spectateurs/consommateurs avec l’enseigne de l’hyper Leclerc Lux.

Les projections ont débuté le 17 novembre, 6 jours avant la date d’ouverture prévue initialement, le multiplexe ayant bénéficié d’une livraison clé en main avancée sur le calendrier.

Chose promise, chose due : les 2 vidéos making-of« retraçant ces 4 jours de tournage et surtout l’immense plaisir et l’investissement personnel de tous, qui ont présidés à une expérience aussi intense que gratifiante.

Vivement le prochain projet de cette envergure…

MAKING-OF #01 LECLERC LUX – LA FAMILLE KOUBLITOUT

MAKING-OF #02 LECLERC LUX – VOUS ÊTES CHEZ VOUS

A l’instar des enseignants, toute l’équipe d’EOProd effectue également sa pré-rentrée, histoire de se mettre en jambes et de positionner ses pieds au mieux dans les starting blocks pour le GO du 1er septembre.

De plus l’actualité de la vidéo, de la communication et du digital ne connaît pas à proprement parler de vacances et c’est donc l’occasion d’identifier les news essentielles de ce mois d’aout.

Une rentrée qui s’annonce riche en promesses avec un planning de production très complet et surtout très varié. Au menu : vidéos marque employeur, nombreux projets en motion design et 2 spots publicitaires destinés à une diffusion cinéma. What else?

STORYTELLING : NOS 2 VIDEOS COUP DE CŒUR DU MOIS

De même que la pate à modeler Play Doh, le storytelling est un procédé malléable et donc riche sur le plan créatif. Il peut ainsi emprunter à une narration totalement fictionnelle, ou à contrario reposé sur des faits avérés, d’autant plus forts et symboliques qu’ils contribuent au mythe d’une entreprise, d’une marque.

Ce mois d’aout nous offre l’occasion de visionner 2 campagnes respectivement axées sur ces procédés stylistiques.

La 1ère, la fictionnelle donc, est l’œuvre de l’organisation australienne RU OK?, qui lutte en faveur de la prévention du suicide. Elle s’intègre dans une campagne intitulée « Signs » et prend la forme d’une vidéo de 2 minutes 15, mettant en scène une multitude de personnages, avec pour trait commun l’abandon soudain d’une habitude, voire d’un rituel.

L’objectif est ici de sensibiliser et surtout d’alarmer le grand public à la nécessité d’être toujours aux aguets pour questionner, en cas de doute et aussi ténu soit-il, les personnes que nous croisons chaque jour, sans qu’il s’agisse nécessairement de proches.

Ce spot nous offre l’opportunité de nous interroger sur la qualité presque toujours supérieure du travail des concepteurs rédacteurs et des prods sur ce type de films.

La raison en est simple : les affects en jeux ne sont tout simplement pas les mêmes que pour promouvoir des yaourts, des shampoings parce que vous le valez bien ou tout autre produit de grande consommation.

La communication en faveur des grandes causes – santé publique, ONG et humanitaire, aide aux démunis – se traduit pour les créatifs par un espace de liberté où prime l’émotion brute, celle qui vise le cœur avant le portefeuille, quand bien nombre de ces campagnes font appel aux dons.

Seconde vidéo, exploitée elle aux USA, celle de Mercedes Benz qui, pour fêter ses 130 ans, nous conte un épisode méconnu des tous premiers temps de l’automobile. A savoir la contribution de Bertha Benz, la femme de Carl Benz, l’ingénieur et génie créatif qui conçu et fabriqua la toute première voiture.

La légende perpétuée veut que ce dernier était convaincu que son invention n’était pas prête pour se confronter à la route et que ce fut donc sa femme qui en secret emprunta le véhicule pour une première sortie, le nez au vent.

En pleine période de lutte face à sexisme structurel et latent qui, on l’espère, augure d’une nouvelle époque où la parité se conjugue naturellement au women empowerment, cette vidéo tombe à point nommée. On ne doute pas en effet du caractère opportunisme de la démarche, mais on l’accueille également de la façon la plus bienveillante qu’il soit. Car si aucune transformation sociétale n’est gagnée d’avance, tout ce qui concoure à son succès mérite attention et respect.

Et peut importe bien sûr ici la part de vraie, notamment quant à l’inventivité de Bertha qui dans le film résout une panne en sacrifiant l’une de ses jarretières. Seul compte le mythe et la légende !

LA NOUVELLE VAGUE DE DRONES NOUS LAISSE À BOUT DE SOUFFLE

Jamais produit n’aura sans doute connu une montée en gamme aussi effrénée que le drone. C’est désormais presque tous les mois que de nouveaux modèles font leur apparition.

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Dji Mavic 2 Pro & Zoom, les 2 font la paire

Survolant de très haut tous ses compétiteurs, le chinois Dji a décidé d’imposer au marché une périodicité qui le voit proposer tous les 2-3 mois de nouveaux modèles. Et ce ne sont pas des évolutions gadgets qui sont proposées mais bien des progrès majeurs, à tel point que l’on est à chaque fois conforter dans l’idée que la marque souhaite peu à peu occuper tous les segments de marché : du vidéaste amateur et globe trotteur au cinéma numérique 4K pour la fiction, le documentaire et la prod publicitaire.

Arrivent donc sur le marché 2 nouvelles déclinaisons du Mavic : le Mavic 2 Pro et le Mavic 2 Zoom. Chacun de ses modèles capture en 4K à un débit maximum de 100 megabits par seconde, au format H.265.

On vous partage la vidéo du fabricant :

Le premier se voit doté d’une caméra Hasselblad, la célèbre marque suédoise, ce qui en fait le 1er drone au monde équipé de la sorte. Une caméra dotée d’un capteur CMOS de format 1 pouce, relayé par un profil de couleur 10-bit Dlog-M assurant l’enregistrement de plus d’informations couleurs pour un maximum de flexibilité en post-production. Il prend également en charge les vidéos 4K HDR 10 Bits

Le second modèle, comme son nom l’indique, est lui équipé d’un zoom optique 24-48 mm, secondé d’un zoom digital lui offrant de monter à une focale simulée de 96mm. Cette spécificité offre de pouvoir combiné des mouvement opposé entre la direction du drone et changement de focale, afin d’obtenir le fameux effet Dolly-Zoom (travelling contrarié).

Les 2 modèles offrent de plus 5 modes de captures en time-lapse. Une vraie révolution et l’opportunité de réaliser des plans jusqu’à alors accessibles des seules prods ciné, tv et publicitaires.

Mais c’est loin d’être les seules nouveautés et parce que nous privilégions toujours de compléter les vidéos commerciales par celles d’indépendants, on vous invite à découvrir l’ensemble des spécifications ainsi que des images dans cette vidéo du youtubeur Steven.

Bon le Steven en question, il s’est peut-être fait offrir les 2 drones par Dji, mais sa présentation a le mérite de l’exhaustivité.

AMAZON : LES SOIRÉES DE L’AMBASSADEUR FONT UN FLOP

Comme on s’interdit jamais de pointer les coups de com qui confinent au WTF, au vous invite à lire cet article de l’excellente rubrique Pixels du Monde.

Où l’on apprend que, comme révélé initialement par The Guardian, un certain nombre de comptes Twitter sont apparus ce mois d’aout avec pour statut « Ambassadeurs » d’Amazon.

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Amazon nous rejoue les Soirées de l’Ambassadeur mais sans les chocolats !

Leur mission, s’ils l’ont acceptée : encenser la firme de Jeff Bezos et répondre à toutes critiques, quitte à vanter leurs conditions de travail avec un discours au 1er degré infantile, voire rappelant le meilleur de la propagande soviétique post stakhanoviste.

Leurs passions affichées présentent également d’étranges similitudes et semblent tout droit sorti du bréviaire d’un Abécédaire, sans aucune prise de risque : les abeilles, les motos, la cuisine ou les chats !

Bref, quand bien même il y aurait de réelles personnes derrière ces comptes, il n’en résulte pas moins l’impression d’une stratégie de communication d’un autre âge, qui ne leurre personne et suscite même chez certains internautes la création de comptes parodiques.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ CHEZ EO

Plusieurs productions ont été livrées durant ce mois d’aout. Parmi celles-ci nous souhaitions plus particulièrement vous inviter à découvrir cette nouvelle vidéo en motion design pour l’agence conseil lyonnaise Nouveau Monde et son client Sigvaris.

Elle promeut l’offre d’un nouveaux taillage commun sur les 3 gammes leaders de textures, pour des produits collants, bas et chaussetes adaptés à 99 % des morphologies féminines.

Cette vidéo est exclusivement destinée à la diffusion sur lieu de ventes (VLV) à savoir dans les pharmacies et chez les professionnels de santé, distributeurs et prescripteurs de la marque franco-suisse leader.

Deux objectifs prévalaient à sa réalisation :

– capter et conserver l’attention des cibles avec un rythme enlevé et un palette de couleurs riches et acidulées. Toujours sur le plan formel : viser un format court, proche du spot publicitaire pour assurer un visionnage intégral de la vidéo par le plus grand nombre.

– valoriser la très haute technicité des produits ainsi que les nombreuses innovations de la marque qui n’a de cesse de satisfaire aux attentes des patientes en matière de bien être comme de dispositifs de santé.

Avec ce type de vidéos, la marque Sigvaris se montre plus que jamais présente auprès de ses clientes – et clients pour les gammes d’articles masculins – en recourant à une stratégie B2B2C.

 

PLUS C’EST GROS, PLUS C’EST BON

On a beau être de moins en moins nombreux à visionner les pub tv lors de leur diffusion en « direct », à savoir durant les écrans publicitaires, le mass média reste la norme et un passage obligé pour les grands annonceurs B2C.

Ce sont donc bien naturellement les spots qu’ils publient qui marquent les grandes tendances du moment. Ainsi, après le syndrome Ikea, suite auquel de très nombreux annonceurs ont opté pour la déclinaison du concept « je t’affiche le modique prix d’appel du produit qu’on te donne à voir », semble venu le temps des Big Titles, soit le recours à des titres de très grands formats et donc très graphiques.

Ces derniers jours, j’ai ainsi vu en l’espace de seulement 2 écrans publicitaires 3 spots, pour des produits très différents, exploitant des Big Titles. En contrepoint,  on rappelle une des sacro-sainte règle en publicité, à savoir celle de la cannibalisation : en usant de formats très similaires, ces annonceurs prennent le risque que leur film respectif ne soient confondus entre eux. Résultat des courses : un gain en notoriété quasi nul, voire même contre productif !

Morale de l’histoire : les tendances OK mais en sachant également se distinguer par le recours à un propos drôle, décalé, voire ouvertement disruptif.

On ne publie que deux des spots en question car impossible de matcher le 3ème qui se rapportait à l’annonceur Calor.

Ici donc le spot Bon Prix

Et un film pour les déodorants Narta :

TOUT N’EST QUE QUESTION DE DOIGTÉ

On le sait : question communication sur les grandes causes et thématiques de santé publique, les anglo-saxons ont eu une approche radicalement différente de la France qui s’enferre toujours plus dans un discours culpabilisant et/ou alarmiste. Les sud-américains ont su également se différencier avec le parti pris de l’humour toujours exploité à bon escient, soit en recourant au bon dosage.

Cette campagne canadienne, intitulée « Famous Fingers » pour sensibiliser les hommes à l’importance du toucher rectal, en vue de détecter le plus en amont possible tout risque de cancer de la prostate, dresse un pont entre discours décomplexé et humour.

Conçue et développée par l’agence McCann Canada, elle parvient à briser le tabou et l’inconfort des hommes vis-à-vis de cet examen. Cross canal, la vidéo a été complétée d’une série de visuels mettant en scène des personnages historiques célèbres. En plus de la vidéo, on publie notre print préféré avec Abraham Lincoln.

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Abraham Lincoln qui, en regard de sa taille, devait être également muni de grands doigts.

La vidéo dont on ne se lasse pas :

SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ SUR L’ÉCRAN BLANC DE MES NUITS BLANCHES

Un interlude 100 % culturel pour celles et ceux qui, de voyage aux USA cet été, souhaiteraient en profiter pour s’offrir une toile en plein aire.

Les States recèlent en effet de dizaines de festivals de projections en plein air et le site nofilmschool a dressé une liste exhaustive de ces événements qui se déroulent sur l’ensemble du pays.

La listes complète est accessible à cette adresse.

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Parmi les nombreuses projections en plein air qui se déroulent à LA, le Cinespia qui se tient au Hollywood Forever Cemetery est assurément le plus important.

Et pour ceux qui restent en France, de Paris à Marseille en passant par Lyon, de nombreuses villes ont également opté pour ces réunions publiques empreintes de cinéphile comme de convivialité.

DANS LA SÉRIE NE NOUS PRENEZ PAS POUR DES BUSES

Cette vidéo, on a choisi de la publier car elle interroge à plus d’un titre.

Déjà elle a été publiée par une source on ne peut plus sérieuse et crédible à savoir LGU+, soit la division smartphone du géant sud coréen LG. Ensuite sa qualité et les moyens financiers mis en œuvre ne laissent pas une seconde douter qu’il ne s’agit pas d’un fake et que le fabricant travaille bien sur ce type de prototype.

On est en droit, par contre, de se questionner sur plusieurs points : quels sont les réels bénéfices utilisateurs, alors que l’UX est au cœur des stratégies marketing et surtout quelle autonomie pour un tel engin ?

Les batteries ont beau ne cesser de progresser, tant en termes d’autonomie que de rapidité de charge, le plus produit ici figuré est sans doute l’un des plus gourmands que l’on pouvait imaginer. Dans la vidéo l’on voit un homme visionner une vidéo alors que son « dronephone » se tient dans les airs stabilisé face à lui. Quel intérêt si c’est pour visionner un épisode d’une série, alors que les hélices déchargent totalement les batteries en 15 minutes tout au plus.

On en tirera donc pour conclusion qu’on a ici affaire à un bon coup de com, histoire de générer du buzz et de placer LG parmi les mastodontes qui pensent le smartphone de demain. Et s’il doit voler alors ce sera presque exclusivement pour capturer des vidéos en mode selfie.

NOTRE COUP DE CŒUR

Il va indiscutablement au nouveau film de Samsung, exclusivement exploité en salles cinéma et digital, mettant en scène les véritables robots dont est doté le centre de production de smartphones de la marque leader.

L’un d’entre eux tient par contre d’un mix entre R2D2 et Wall-e ce qui donne lieu à un final où se bloc de ferraille parvient à nous émouvoir pour de bon. Merci donc à Georges Lucas et Andrew Stanton.

Le film dans sa version intégrale de 90 secondes avec un score bien mérité de bientôt 3.5 M de vues sur la chaîne YouTube US

ET PENDANT CE TEMPS LÀ CHEZ EO

Et bien on s’est envolé direction Shanghai pour l’un de nos clients, grand groupe international du secteur médical. Nos équipes sont sur place jusqu’à jeudi.

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Publiée par EO Prod Films & Digital sur dimanche 13 mai 2018

 

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la semaine #11 n’a pas fait l’objet d’un digest. Nous nous en nous excusons bien naturellement et reprenons le cours des choses avec au programme de cette semaine #12 écoulée : un spot sur lequel souffle un vent d’aventure, une caméra from china qui pourrait redistribuer les cartes, la créativité sans limite d’un génie de l’image, des baskets en réalité augmentée et le fait marquant de notre actu.

LAND ROVER FÊTE SES 70 BOUGIES

Voici typiquement le type de film pour lequel on a d’office le béguin. Du branding de qualité premium où seul prime le territoire de la marque pour valoriser celle-ci, mais encore communiquer une émotion, ici même littéralement à fleur de peau. C’est la boîte de production californienne Kite Rock Pictures qui s’y est collée en confiant le job à l’un de ses réalisateurs vedettes, le talentueux Fran Mendez.

Pour ses 70 ans, le célèbre fabricant automobile britannique Land Rover célèbre ainsi l’Aventure avec un grand A, en mettant en scène un couple de séniors baroudeurs sur les visages desquels, les marques du temps renforcent leur beauté et leur charisme.

En pleine savane, la femme réalise un portrait de son compagnon dont on découvre alors le visage à différentes périodes de sa vie, avec pour point commun la nature sauvage et la communion de l’aventurier avec celle-ci. Un univers plus que légitime pour la marque synonyme de motorisation 4×4 et de rides hors des sentiers balisés,

Et puis surtout c’est tout simplement beau.

CAMÉRA : L’EMPIRE DU MILIEU CONTRE ATTAQUE

Question vidéo la Chine était jusqu’alors seulement présente sur les accessoires types stabilisateurs Gimball ou encore les drones. Question caméra par contre, rien de bien probant jusqu’à ce jour.

La donne change désormais avec l’arrivée de 2 caméras du fabricant Kinefinity. Et l’offensive est aussi frontale qu’ambitieuse avec une stratégie en 2 temps.

D’ores et déjà disponible, la 1ère caméra se nomme MAVO et présente pour pédigrée un capteur d’une résolution de 6K au format Super35. Le marché visé est donc clairement celui de la production vidéo haut-de-gamme avec un matériel à classer sur le segment du cinéma numérique.

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Et en plus elle a une sacrée gueule la Mavo de chez Kinefinity

Fait juste incroyable la bête est proposée à des tarifs allant de 7,999 $ à 13,999 $, respectivement pour le seul boîtier nu et un package professionnel complet incluant objectif, batteries et accessoires. Soit des prix inférieurs de moitié aux ténors du marché : Sony, Canon, Panasonic, Blackmagic Design.

Seconde salve avec plus tard dans l’année la sortie du modèle MAVO LF qui lui ne s’offrira rien que moins qu’un capteur plein format, 24×36 donc, histoire de jouer directement dans la cour des grands face aux caméras Red, Arri ou la Venice de Sony.

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Comparatif des tailles des capteurs des caméra MAVO et de ceux des concurrents

Autant dire que si le prix de ce futur modèle affiche des mensurations aussi attractives que la petite sœur Super35, alors le marché va être sacrément chamboulé.

On accorde enfin d’autant plus d’importance à ce nouvel acteur que l’offre produit se verra compléter d’une gamme étendue d’objectifs. Pour 12, 000 $ ce ne sont pas moins de 5 objectifs à optique fixe couvrant des focales de 25, 35, 50, 75 et 100mm au prix ici encore juste incroyable de 11,999 $.

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Une gamme complète d’objectifs dédiés, développée en collaboration avec l’opticien NiSi

Viendront également s’ajouter  un dos caméra destiné au monitoring et au contrôle à distance sans fil. Bref cette année, il semble bien que le Père Noël nous viendra de Chine plutôt que de Laponie.

Pour les geeks purs et durs qui se shootent aux chiffres, toutes les spécifications techniques à découvrir ici.

WELCOME HOME, LE SPOT PUB QUI EXPLOSE LES FRONTIÈRES DE LA CRÉATIVITÉ

Spike JONZE fait partie de ces très rares réalisateurs capables de nous redonner foi dans la publicité, ce alors que la rhétorique commerciale y est nécessairement roborative jusqu’à plus soif.

Ainsi c’est quand on croit avoir tout vu que ce pur génie de l’image, ce Méliès des temps modernes mixant VFX traditionnels et numériques, vient nous rappeler qu’il reste pourtant bien des choses à expérimenter sur le plan visuel. Une mise en scène si inventive qu’elle force le respect, même de ceux qui s’estiment allergiques à la publicité.

Son nouveau spot Welcome Home, qu’il a signé pour Apple et son système audio HomePod, figurera assurément sur le podium des meilleurs films de l’année 2018. Il tape même si haut qu’on doute qu’une agence, une prod, un réalisateur parviennent à faire mieux d’ici la fin d’année.

Plus emblématique encore, c’est le type de film qui gagne à être complété d’un making-of. C’est le pure player Adweek qui nous fait cadeau d’un mini documentaire de 7 minutes sur les coulisses du tournage.

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Welcome Home où quand la vidéo Behind the Scene est encore plus fascinante que le film proprement dit

Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore visionné le spot on le partage si après. Échauffer vous les yeux, ils vont être mis à rude épreuve.

JUST TRY IT : NIKE LANCE UN DISPOSITIF DE RÉALITÉ AUGMENTÉE EN E-COMMERCE

La réalité augmentée (AR) est d’autant plus riche de promesses qu’elle ne connait de limites que celles de la créativité, autrement dit aucune.

Pour la marque leader Nike l’agence Ampfy de São Paulo a conçu un dispositif offrant d’enrichir l’expérience client dans le cadre d’un achat en e-commerce des nouveaux modèles de la gamme Nike Epic React.

Comme presque toujours, il repose sur un outil print soit ici un poster figurant 2 traces de pieds et que les clients du store en ligne de la marque se sont vus adresser à l’occasion d’une commande.

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Place tes pieds dans les marques prévues à cet effet…

La suite passe par l’accès à un micro site dédié sur lequel on se connecte avec son smartphone. Il ne reste ensuite qu’à positionner ses pieds sur le poster, à pointer son smartphone vers ceux-ci et, magie de la réalité augmentée, vous voici chaussé du modèle qui ne demandait qu’à rejoindre votre dressing.

Just-Try-It-Nike-by-Ampfy-02

… te voilà chaussé par la grâce de la Réalité Augmentée !

 

LE FAIT MARQUANT DE LA SEMAINE CHEZ EO PRODUCTION

Nos productions Marque Employeur se poursuivent avec la réalisation de pas moins de 18 portraits métiers pour notre client Engie GBS. Un quasi défi pour Jérémy et David qui ont 3 jours pour tout mettre en boite.

engie-gbs-fanette

Pour David au cadre, Fanette joue les doublures lumière et nous offre son meilleur profil.

À la semaine prochaine pour le prochain digest hebdo « Com à la maison »…

 

Même si la reconnaissance artistique du bonhomme passe avant tout par le long métrage et le clip, Michel Gondry est l’un des réalisateurs publicitaires les plus doués de la planète. Son spot « Drugstore » pour Levi’s demeure d’ailleurs toujours à ce jour le film le plus primé au monde. Et parmi les annonceurs ayant eu recours à ses services et à son talent on trouve rien de moins que Nike, Coca-Cola, GAP, Fiat, Smirnoff, Bacardi, Adidas, BMW.

En l’espace de seulement, il ajoute à son tableau de chasse 2 nouveaux films qu’on vous propose ici de découvrir.

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