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© photo d’illustration article : Henrik Purienne

Heureux de vous retrouvez pour un nouveau digest multi-thématiques.

La trêve estivale est par nature moins propice en volume d’informations, mais curieusement cet été comme nous allons le voir il se passe beaucoup de chose côté matos.

Pour le reste c’est l’occasion, comme chaque année, de se donner rendez-vous avant le break des congés sur le Blog, qu’on espère vous connaitre de plus en plus nombreux à fréquenter.

Pour celles et ceux qui ont déjà les pieds dans l’eau – mer, océan ou torrent de montagne, qu’importe c’est tout le monde qui le gagne – et qui seraient parvenus à se déconnecter, patientez tranquillement d’ici la reprise ou offrez vous une pause, et une seule alors, aux accents geek et veille média et digital, à l’heure de l’apéro ou entre 2 parties de pétanque. Pour les autres sports et loisirs, ça marche aussi.

Allez, c’est parti !

VEILLE TECHNIQUE : ÇA BOUGE CÔTÉ CAMÉRAS

On attaque donc par le versant matos, et on se focalise sur les caméras et boîtiers – mais faut-il encore les distinguer ? – tant l’actualité des mois de juin et juillet a été riche en annonces.

Alors que la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K s’est attirée de très nombreux éloges, ce malgré ses finitions et plus particulièrement sa coque toute de plastique, il se pourrait bien qu’elle ait trouvée une nouvelle compétitrice avec la Z-Cam E2C.  Une caméra chinoise d’un fabricant déjà reconnu et qui s’enorgueillit de proposer un modèle encore plus compact que la Blackmagic et à un prix nettement plus compétitif puisque de seulement 799 $ ! Boîtier nu, il va de soit.

La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.
La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.

Les principales spécifications de la E2C sont consultables ici. On notera toutefois qu’elle n’offre pas d’enregistrement RAW, un point non négligeable quand on sait l’importance question workflow de maitriser une chaîne de production avec le meilleur indice de qualité.

On en profite ici pour publier nos trois spots publicitaires tournées avec la Blackmagic Pocket, qui a rejoint notre parc matériel et que nous étrennions sur une production pour l’agence Nouveau Monde et son client Lindahls – groupe Nestlé. Des spots destinés à une campagne exclusivement digitale à l’échelle européenne ou le géant Suisse de l’agroalimentaire souhaite implanter cette marque d’origine suédoise au fort potentiel.

On poursuit avec RED Digital Cinema et 2 informations concernant l’un des pionnier du cinéma numérique et sans doute celui qui a le plus participé à la fusion entre les univers du cinéma et de la vidéo.

La seconde joue du mystère avec un art consumé – mais toujours efficace – du teasing à l’extrême. Nom de code : Komodo ! Oui comme les dragons ce qui laisse augurer d’une offensive en mode Blitzkrieg, une tradition chez Jim Jannard, le fondateur visionnaire de la marque.

À se mettre sous la dent, ou plutôt sous les yeux : uniquement 2 photos publiées concernant ce projo en mode top secret classified.

Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!
Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!


S’il est quasi impossible d’après ces 2 clichés de savoir ce qui se cache exactement derrière l’opération Komodo, les plus informés et aguerris de la marque semblent y déceler une probable seconde chance à Hydrogene System, l’unique échec à ce jour de RED. Pour rappel, il s’agissait d’un smartphone avec des capacités vidéos uniques dont celles de filmer des vidéos holographiques, très proches dans le rendu de ce que l’on obtenait sur l’écran d’une console de jeu 3DS.

Gros hic : le produit n’a convaincu personne et ce dès les phases des tests par les youtubeurs et sites techniques spécialisés. Patrata donc !

Mais comme le dit l’adage, on apprend jamais autant que de ses échecs et il semblerait que derrière l’opération Komodo se profile l’arrivée d’un module dédié à l’Hydrogene System, le transformant en véritable dispositif de captation pro. Ou alors, il s’agirait d’une nouvelle caméra d’entrée de gamme visant elle aussi la compacité. Décidément ce créneau est plus que porteur.

Toujours concernant RED : le lancement de la Ranger qui préfigure un nouveau modèle de commercialisation, à savoir une caméra exclusivement destinée aux marchés des loueurs. Impossible donc dans l’absolu de l’acquérir pour un réal ou une boîte de production ! Reste à découvrir si cette stratégie a ses chances pour se pérenniser. RED a en tous les cas fait les choses aux mieux en concevant un produit dont l’ergonomie comme les différents modules et optiques ont été spécifiquement adaptés au marché locatif.

Attention, la bête équipée du capteur Monstro 8K est clairement positionnée sur le segment cinéma et prod publicitaire et entre en concurrence directe avec l’ALEXA 65 ou la Panavision Millenium DXL2.

Découvrez l’engin dans cette vidéo review.

On conclue avec le nouveau boîtier de GFX 100 de FUJIFILM avec lequel il va falloir nous approprier un nouveau terme pour désigner les capteurs dépassant le plein format. On parlera donc ici des capteurs de format Moyen ou Medium selon la langue de votre choix, sachant que celui du GFX 100 affiche des dimensions de titan puisque 1.7 fois supérieures  au 24×36 et une résolution photo de 102 Mpx !

Sa capacité en capture vidéo reste limitée au 4K à 30fps mais là n’est pas l’essentiel car la taille du capteur donne lieu à un résultat véritablement incroyable. Et c’est là que l’on bascule des mots à la vidéo pour vous en convaincre avec ce time-lapse de nuit réalisé à Dubaï par Beno Saradzsic, photographe vidéaste et ambasadeur Fujifilm. Attention : ça pique les yeux !

VEILLE MÉDIA & DIGITALE : SUMMER MOOD

Bon là, on sent déjà nettement plus que les concepteurs rédacteurs, mais également les annonceurs, ont pris leurs quartiers d’été.

Une actualité plutôt en berne donc, mais avec tout de même 2-3 trucs qui ont titillés nos neurones et nos pupilles.

Tout d’abord ce spot pour la marque Skyn. Un des nombreux spots a avoir tiré opportunément profit de l’anniversaire des 50 ans de l’alunissage de la mission Apollo 11, mais avec un pitch en termes de conception rédaction qui brise clairement le plafond de verre.

À quoi bon en effet se donner tant de mal à explorer l’espace, alors que nous sommes encore si nombreux – sur terre – à ne pas se connaitre pas soi même, intimement parlant bien sûr sachant qui est ici l’annonceur.

Sous le titre explicite Explore Yourself, ce film est également un exercice virtuose de montage d’après des sources footages mixées à de l’animation et soutenue par une voix off cognitive s’articulant autour du paradoxe évoqué ci-avant.

Vous le savez, on est fan des dispositifs de communication exploitant la vidéo comme média testimonial et/ou comme outil intrinsèque. Ce mois, nous en avons retenu 2.

Le premier, c’est encore une date anniversaire – décidément – qui en est à l’origine. L’album mythique des australiens AC/DC Highway to Hell fêtait en effet ses 40 ans. Ce qui pour ceux qui l’on découvert à sa sortie met un sacré coup de mine sur la tête, cela dit en passant.

À cette occasion, l’agence Brand Station a conçu et mise en œuvre un mur de son capable de littéralement souffler les 40 bougies du gâteau. Difficile de ne pas penser qu’ils n’aient été inspirés par la séquence d’ouverture de Back to the Future, mais qu’importe la vidéo produit son petit bonhomme d’effet et c’est là l’essentiel.

Une pensée au passage pour Bib Scott et Malcom Young.

Second dispositif et pas des moindres avec le GAFA Twitter qui proposait jusqu’à ce dimanche 4 août une expérience immersive intitulée Quoi de neuf ? interconnectant 40 villes dans le monde au recours de curieux containers dorés.

À Paris, c’était place de la République que le public était convié à tenter le truc, qui vous place en situation de rencontrer sur un mode aléatoire – façon Chatroulette mais en plus safe – un parfait inconnu se trouvant n’importe où sur la planète.

De curieux containers dorés siglés "Quoi de neuf ?" et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.
De curieux containers dorés siglés « Quoi de neuf ? » et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.

Ce coup de com reposait sur la technologie de la société Shared Studios qui a conçu et développé les fameux containers, dénommés Shared Spaces. Et puisque très curieusement Twitter n’a publié aucune vidéo concernant cette opération, on profite nous d’une des leurs pour rendre compte de l’expérience offerte.

CERISE SUR LE GÂTEAU

Immense coup de cœur pour ce court métrage en animation 2D qui rend hommage au cinéma italien des années 60. On s’est dit que c’était une belle façon de fêter l’été qui finit toujours, telle la dolce vita, par nous filer entre les doigts.

C’est signé de Chiara Luber pour le studio Passion et c’est magnifique tel un coucher de soleil sur la ville éternelle.

Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas consacré un article à notre veille média. On va ici réparer ce tort et se faire plus que plaisir en se focalisant exclusivement sur des vidéos en animation motion design, assurément le format qui offre la plus grande liberté créative. L’occasion donc d’activer vos pupilles et de vous en mettre littéralement plein les yeux !

Au travers de 5 réalisations, certaines issues de commandes et d’autres détachées de toutes contingences commerciales, on va en profiter pour évoquer certains fondamentaux du motion design mais encore mettre en avant les talents de certains illustrateur/trices, motion designers et studios.

Un article où l’on ne se regarde pas le nombril donc, mais en regard duquel on vous invite bien sûr à prendre contact avec nous pour tout projet de vidéo en motion design. On compte en effet également de nombreux talents parmi nous 🙂

Dernière précision enfin : on ne retiendra ici que des vidéos 2D, même si l’une d’entre elles emprunte vraisemblablement à la 3D pour un plan unique. L’animation 3D demeure en effet une technique d’animation bien à part, avec ses propres outils et des compétences techniques spécifiques. C’est pourquoi nous tenons toujours à la différencier de l’animation 2D.

TINTIN ET LE SECRET DU MOTION DESIGN

On ouvre le bal avec une vidéo qui a déjà 7 ans d’âge. Un choix totalement assumé, dans la mesure où il prouve que de même qu’un bon film, une vidéo d’animation peut passer l’épreuve des années sans rien perdre de sa superbe.

Elle est l’œuvre de l’animateur James Curran, un anglais qui a contribué à populariser le rendu « flat design » jusqu’à en faire une signature, même s’il ne s’interdit pas parfois de recourir des ombres ou d’exploiter la sphère pour conférer du volume à ses vidéos.

Pour cette création personnelle, il s’est fixé 2 objectifs :

– reprendre le timing du déroulé du générique d’ouverture du long métrage cinéma The Adventures of Tintin réalisé par Steven Spielberg, avec mentions des acteurs et personnages clés de la production

– relever le défi de retracer en seulement 1 minute 12 secondes les 24 albums du plus célèbre des héros reporter en bande dessinée.

Pour parvenir à ses fins, il use certes d’un tempo trépidant, mais toutefois très lisible, mais surtout il exploite à fond les innombrables possibilités du procédé de la transition graphique, autrement dit comment un objet se transforme en un autre. C’est là un des fondamentaux de l’animation 2D : l’animateur qui se voit doté d’une inspiration sans fond pour imaginer puis réaliser des effets de transitions réussies a d’ores et déjà une carrière assurée, du moins si son trait et son esthétique sont également attractifs.

Là où James Curran transcende son art sur cette vidéo c’est qu’il parvient au quasi seul recours de la sphère figurant le visage de Tintin de jouer toutes les transitions. Pour un fan de Hergé, tel celui qui rédige ces lignes, c’est absolument bluffant : tous les albums défilent et même en seulement quelques secondes ces choix iconographiques font mouche au point qu’on les identifie immédiatement.

Dernière remarque pour conclure sur cette vidéo : les ayants droits de l’œuvre de Hergé  sont connus pour être parmi les plus difficiles, et même les moins conciliables, concernant la protection du patrimoine du maitre de la ligne claire. Il semble bien ici qu’ils se sont effacés devant la qualité de cette réalisation, de même d’ailleurs que Dreamworks et Steven Spielberg.

MOTION DESIGN & NUTRI-SCORE : LE COMBO SANTÉ

On bascule maintenant vers une vidéo de commande, toute récente puisque diffusée en TV et en digital depuis le 8 mai 2019. La donne est ici toute autre. En effet, qui dit client, dit cahier des charges avec objectif(s) de communication et message(s) à la clé. Le créatif ne dispose plus alors de la même latitude, ne serait-ce que par exemple concernant la durée puisque ce spot est diffusé en télévision au format 30 secondes.

Le client ici est l’Agence Nationale de Santé Publique qui, avec ce spot, souhaite faire connaître au grand-public le nouvel étiquetage nutritionnel officiel et dument certifié Nutri-Score. Un message qui s’adresse également aux industriels et distributeurs pour les inciter à rejoindre cette initiative dans le cadre d’une démarche globale de santé publique où tous les acteurs sont investis et responsabilisés.

En collaboration avec un concepteur-rédacteur œuvrant sur la voix-off, l’animateur est ici contraint d’élaborer un découpage extrêmement précis et généralement complété d’un storyboard pour aider le client à se projeter dans le film et à valider le lancement de la production : recherches et créations graphiques (personnages, décors, accessoires, etc…) puis l’animation proprement dite. Cette seconde phase est nettement plus complexe : toutes modifications portant sur l’animation sera donc chronophage, ce qui conforte d’autant plus l’importance du découpage et du storyboard initial.

Cette vidéo est une création du français Hugo Ramirez qui s’était déjà fait remarquer avec son précédent spot pour la collaboration entre la Monnaie de Paris et le couturier Jean Paul Gaultier. Ici encore, les effets de transition sont une de ces marques de fabrique, mais avec une esthétique radicalement différente : beaucoup d’amplitude et surtout un jeu sur les valeurs d’échelles. Ce style bien à lui, lui offre une grande liberté, comme ici transformer les tranches de rayonnages d’une bibliothèque en passage piéton et ainsi de basculer d’une scène à l’autre avec une fluidité très expressive.

UNE VIDÉO MOTION DESIGN À 5 MAINS

Pour 3ème vidéo, une animation commanditée par The College System of Tennessee. Un organisme qui fédère et promeut les formations techniques de plus de 175 établissements sur le territoire de cet état du sud des USA : des cursus d’un an maximum qui visent à former pour une entrée directe dans la vie active, sur une multitude de métiers.

Nous avons sélectionné cette 3ème vidéo pour deux raisons. La première d’entre elles n’est aucunement qualitative mais tient au délais record dans lequel elle a été produite, devis et brief client initial compris, à savoir 1 mois.

N’allez pas pour autant nous imposer des délais toujours plus courts parce vous l’avez lu dans ces lignes, mais il est indéniable qu’il s’agit là d’un des grands avantages du motion design et de l’animation comme du dessin de façon plus large.

Vous souhaitez une fusée dans votre film ? No problemo ! Elle doit effectuer un tour de la lune avant de repartir pour Mars ? No souci, on peut même en profiter pour y pénétrer via un hublot, histoire de voir ce qu’il s’y passe du côté de l’équipage.

Absence de tournage – sauf pour le cas spécifique du stop motion – et donc zéro contrainte météo : la production peut débuter dès la note d’intention et le devis signés. La fibre et des outils collaboratifs enfin qui offrent de composer des équipes dont les membres sont parfois géographiquement éloignés. Bref le motion design c’est clairement le format audiovisuel qui offre le meilleur ratio entre délais d’exécution et budget.

Nous avons nous même pu assurer certaines de nos productions dans des délais de 2 à 3 semaines, mais requérant toutefois moins de développement créatif et de technique que celle-ci.

Abordons maintenant la seconde raison de cette sélection qui relève elle de critères ou plus exactement d’un parti pris esthétique du directeur créatif, un certain Zac Dixon, secondé sur ce projet de pas moins de 5 illustrateurs.

Comme vous le ressentirez sans-doute lors du 1er visionnage, cette vidéo est composée d’une multitude de rendus stylistiques, fort éloignés les uns des autres et pouvant causer un sentiment de manque de cohérence formelle. C’est un choix ici pleinement assumé : de par la diversité des formations professionnelles proposées, il a été ici convenu de faire appel à un illustrateur différent pour chacun des métiers concernés.

Nous nous gardons bien ici de juger si ce choix est probant en termes d’efficacité, mais cette production est atypique et c’est pourquoi il nous importait de la sélectionner parmi ce « palmarès », tout ce qu’il y a de plus subjectif d’ailleurs.

UN MOTION DESIGN ENGAGÉ

Avant de conclure avec le bouquet final, on revient à une création libre réalisée par l’italien Emanuele Colombo. Une vidéo qui nous intéressait ici car elle vise non pas un but commercial mais un engagement politique, à savoir sensibiliser les citoyens à se mobiliser pour les élections européennes du mois de mai dernier. L’origine transalpine du motion designer, laisse ici à penser qu’il était d’autant plus motivé que le contexte politique local s’y prête, notamment en raison de la montée des mouvances nationalistes.

L’animation en motion design se révèle donc également un excellent outil pour traduire et vulgariser un propos engagé en usant de la métaphore visuelle. Ici chaque personnage figurant un(e) candidat(e) est affublé(e) d’une tenue vestimentaire, un accoutrement serait sans doute plus juste, qui reflète son idéal et sa proposition politique. Le discours est certes un peu caricatural, mais il a le mérite d’être immédiatement intelligible. L’auteur a d’ailleurs complété sa publication de ce laïus : « If ideas were politicians this is how they would look like. CHOOSE WELL! »

D’un strict point de vue technique, cette production est assurément la plus « simple » des 5 ici présentées. Mais il s’agit aucunement d’un jugement de valeur puisque l’objectif du motion designer était ici de communiquer un message qui puisse sensibiliser le plus grand nombre. Le traitement ultra stylisé conforté par une animation basique satisfont donc pleinement à cette intention.

Grandes causes, enjeux de santé publique et défis sociétaux : l’animation en motion design est donc un format privilégié pour, selon le cas, dédramatiser et/ou vulgariser, sensibiliser, motiver le public à s’engager. Nous l’avons d’ailleurs nous même expérimentée avec succès sur plusieurs productions pour Vaincre la Mucoviscidose, afin de dédramatiser autant que possible cette grave maladie, mais encore de valoriser les missions de l’association en termes de recherche comme d’accompagnement.

COMME UN GOUT DE POMME DANS LE MOTION DESIGN

On a gardé le meilleur pour la fin. Une attention d’autant plus agréable pour celles et ceux qui se réservent toujours une place pour le dessert.

Du fait de l’annonceur on peut honnêtement penser qu’il s’agit également du plus gros budget parmi les 5 vidéos ici présentées. Elle est en outre signée du studio BUCK, l’un des plus créatifs et renommés au monde, hors production de long métrage de fiction. Bref on ne sonne pas à leur porte sans le portefeuille bien rempli, très bien rempli même.

Cette vidéo a été réalisée en vue d’ouvrir la grand-messe Apple de mars 2019. Un événement annuel, parfois même biannuel, qui vaut plus qu’un Noël et un anniversaire réunis pour les aficionados de la marque à la pomme et durant lequel, celle-ci dévoile les produits à sortir prochainement. C’est la fameuse « Keynote », longtemps incarné par le mythe Steve Jobs, tout de noir vêtu et qui est pour rappel l’un des 2 fondateurs historiques de la marque.

Ce petit rappel car toute cette vidéo ne procède que par du storytelling et ce sans aucune voix-off, tout juste l’usage de quelques titres, mais ce n’est pas sanctionné d’un carton car en motion design, les lettres et donc les mots sont des acteurs comme les autres.

Les plus connaisseurs, les plus âgés aussi peut-être parmi les geeks, y reconnaitront ainsi certaines grandes étapes et  produits – parfois vraiment révolutionnaires – qui ont jalonnés l’histoire de la marque. Si l’animation est plutôt simple d’un strict point de vue technique, il ne faut toutefois pas en rester à cette seule impression.

Avec son style résolument sixties, pop et ultra coloré – d’après les couleurs originales de la marque – elle est très inspirée et une telle réalisation est nécessairement l’œuvre de graphistes et motion designers qui jouent dans la cour des très grands et bénéficient  d’une excellent culture de l’image : impossible ici de ne pas penser à certains génériques de Saul Bass ou encore de Maurice Binder.

Bref, un pur régal !

Aujourd’hui, on s’intéresse à l’une de nos toutes récentes productions : une courte animation en motion design destinée à être diffusée au format « Storie » sur Instagram.

 

 

 

 

ÉVOLUTION DES RÉSEAUX SOCIAUX CES DERNIÈRES ANNÉES

Les médias spécialisés, ou non d’ailleurs, se font l’écho depuis quelques années d’une désaffection de certains réseaux sociaux au profit d’autres. Ce phénomène de vases communiquants est plus particulièrement sensible chez les plus jeunes, les fameux et si convoités millenials, qui exploitent exclusivement leurs smartphones pour se connecter au web. Facebook, Twitter et Snapchat perdent ainsi des utilisateurs, notamment au profit d’Instagram, le seul à voir ses parts de marchés croître.

Relativisons toutefois sur un point : Instagram est propriété à 100 % de FaceBook. Le « mogul » Zuckerbeg ne se voit donc guère affecté par cette évolution, telle que le démontre les chiffres de cette étude publiés dans cet article de zdnet.

Si l’on excepte YouTube qui n’est pas à proprement parlé un réseau social, c’est Instagram qui désormais se taille la part du lion.

Pour les annonceurs par contre, il leur faut nécessairement suivre au plus près ces changements de cap, de sorte à virer de bord dans les plus brefs délais et à maintenir leur proximité avec leurs communautés clients. Les Stories Instagram se développent ainsi de façon exponentielle, quels que soient les formats média auxquels elles recourent : image et/ou vidéo.

C’est parfaitement conscient de cette nouvelle donne que notre client, la société GARROS nous a contacté. Créatrice de la plateforme PLBA, spécialisée dans le référencement de restaurant halal et sans alcool toutes spécialités culinaires confondues, mais encore de shops beauté, elle offre désormais grâce à son application mobile d’identifier au plus près de sa position les établissements qu’elle a contractés avec des promotions à la clé.

C’est pour promouvoir cette appli mobile qu’elle nous a confié la réalisation d’une vidéo en motion design destinée à être exploitée sous la forme de Storie Instagram, ainsi bien sûr que sur l’ensemble de son environnement social media. La voici :

DU BON USAGE DES STORIES INSTAGRAM POUR LES ANNONCEURS

Pour rappel, les Stories Instagram première génération n’offraient de partager que des photos et vidéos prises durant les dernières 24 heures et visibles pour les 24 heures qui suivent leur publication. Un modèle rapidement ressenti comme trop contraignant pour les marques car presque immédiatement obsolète et imposant surtout de publier sans cesse pour rester visibles. Afin de satisfaire à cette attente, et surtout parce que les annonceurs auront ici toujours le dernier mot, Instagram a proposé en 2017 un nouveau modèle baptisé Stories Highlights – plus d’infos ici –  sans aucune limitation de temps.

Demeure toutefois inchangé le principe intrinsèque du format des stories en termes de durée. Elles offrent ainsi de compiler en bout-à-bout des portions de 15 secondes. La vidéo ici réalisée a donc été livrée en 2 segments de 15 secondes. Il suffit ensuite de les juxtaposer pour obtenir une lecture fluide – tout juste un léger à-coup d’une fraction de seconde – avec la possibilité d’y adjoindre d’autres slides comme l’a ici fait le client. Vous pouvez visionner sa publication en native sur Instagram en cliquant ici.

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Le fait d’avoir privilégié un format « square » pour la vidéo a permis au client de compléter les surfaces libres en haut en bas.

CONCERNANT LA VIDÉO MOTION DESIGN PROPREMENT DITE

Sur ce projet en motion design, assurée par Mathilda au titre de chargée de production et Raphaël en motion designer, il a été très vite convenu de 2 partis-pris formels en accord avec le client.

Le premier tient à la durée bien sûr : identifier les informations essentielles à communiquer dans un laps de temps aussi court. C’est principalement ici au client qu’il revient de les sélectionner en regard de l’expertise de son marché et de ses cibles consommateurs. Une fois identifiées, elles ont donc été traduites sous formes de titres courts et dynamiques.

Le second porte lui sur les codes couleurs et le rendu esthétique global. Comme évoqué ci-avant, l’offre de PLBA ne se limite pas à une gastronomie halal exclusivement « orientale », mais bien au contraire à une trentaines de spécialités parmi lesquelles : italien, asiatique, cuisine française, etc…  Il n’existe donc ici aucune restriction, si ce n’est bien sûr la seule condition du halal et de l’absence d’alcool.

L’appli mobile compile également les adresses des espaces beautés 100 % féminin ainsi que des soins à domicile.

Cette pluralité de l’offre, dont certaines prestations destinées exclusivement aux femmes, nous a incitée à sélectionner des codes couleurs « mixtes » et contemporains, à dominante pastelle, qui traduisent prioritairement la modernité et l’esprit d’ouverture de l’offre.

Mise en ligne il y a 2 semaines, l’appli affiche déjà plus d’un millier de téléchargement. Un excellent score en regard duquel on espère que l’appli perce pour devenir la référence leader sur son marché.

Métier motion designer !

Parmi tous les techniciens œuvrant dans l’audiovisuel, le motion designer – et son alter égo féminin – est une espèce franchement à part. Les yeux rivés sur son écran où s’affiche une interface logicielle absolument incompréhensible du néophyte, il quitte rarement sa tanière si ce n’est pour se sustenter et prendre quelques repos mérités. On soupçonne toutefois certains de dormir parfois sur place tant ils se sentent bien auprès de leurs machines.

Le motion designer a en effet un penchant « geek » qui se joue sur 2 axes. Ici encore un trait caractéristique.

Du côté hardware, il souhaite sans cesse optimiser sa station de travail et veille à ce que la carte graphique l’équipant soit toujours renouvelée pour lui offrir des temps de calculs sans cesse plus performants, à savoir plus rapides. Du côté software, sa veille technique le tient en éveil pour toujours disposer de la dernière version de son logiciel fétiche – Adobe After Effects dans la majorité des cas – et se tient prêt à partir en chasse pour tout « plugin » lui offrant de tirer profit de nouveaux effets, nouvelles fonctionnalités.

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Le geek des années 80 n’avait pas la capacité de produire du Motion Design, mais question matos il assurait déjà ! Côté moustache aussi.

Bref vous l’aurez compris le motion designer est source de dépenses, et pour qu’il se sente bien et apprécié il faut savoir le chouchouter.

Plus sérieusement, ou du moins un peu plus, tachons de définir quelles sont les attributions du motion designer. Et en premier lieu d’où vient-il ?

MOTION DESIGNER : D’OÙ VIENS-TU ?

Comme vous le confirmera la page Wikipédia dédiée à l’art du Motion Design, il n’existe pas à proprement parler de définition universelle de cette discipline. On vous invite, toujours à ce propos, à lire l’article que nous lui avions consacré notamment quant à ses origines, accessible ici.

Nous retiendrons donc ici uniquement le Motion Design pour sa période dite « moderne », soit grosso modo ces 25 dernières années et exclusivement en terme de discipline couplée à des équipements informatiques en vidéo numérique. Le Motion Design s’est en effet démocratisé et généralisé de façon concomitante au développement des logiciels offrant d’animer des images et de superposer des strates d’images réelles – « live video » en anglais – avec des animations numériques 2D et/ou 3D pour obtenir des plans composites. C’est pourquoi vous entendrez également souvent le terme anglais « compositing » en référence autant au Motion Design qu’aux logiciels exploités.

Et parce qu’on ne vous prive jamais d’une perle lorsque l’occasion se présente, on vous a dégoté une bande démo datant de 1993, réalisée avec la version 1.1 de After Effects.

 

 

 

 

 

De fait les premiers motion designers, les pionniers en quelque sorte, sont originellement des monteurs vidéo qui ont vu leur champ des possibles s’accroître avec l’arrivée de ces outils. Ici encore, nous faisons principalement référence à Adobe After Effects qui au fil des années s’est imposé comme leader du marché. Pour celles et ceux d’ailleurs qui souhaitent en savoir plus sur les logiciels dédiés au motion design et à l’animation 2D et 3D, car il en existe beaucoup d’autres , nous leurs consacrerons très bientôt un article.

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Le pionnier Adobe McAllister montre la voix à ses compagnons s’ils veulent gagner en efficacité et en créativité.

Illustrons ici cet engagement des monteurs vidéo vers le Motion Design avec un exemple tout simple.

Alors que le montage basculait vers le numérique avec donc pour unique interface l’ordinateur et le logiciel de montage requis, il n’a pas pour autant été possible dans un premier temps d’animer des titres autrement que par des procédés très basiques tels que : apparition et disparition en fondu, en volet (le titre se déploie) en « rolling » (comme le générique d’un film) ou en « crawling » (horizontalement cette fois). On pouvait bien entendu également leur attribuer une police de caractère et une couleur mais c’est à peu près tout. Autant dire que c’était plus que limité tant sur le plan créatif qu’esthétique.

Le Motion Design est venu littéralement dynamiter cette restriction en combinant des animations plus ou moins complexes mixant formes géométriques, titres, « tracking » (greffer 2 éléments entre eux) et comme évoqué ci-avant multiplié les couches images selon la logique du compositing . Si on se réfère à la seule question du titrage, Il existe désormais une infinité de possibilités pour les animer. Sur un projet « sur-mesure », pour lequel le Motion Designer vise à produire un film au plus près de la charte graphique client, il pourra ainsi composer une animation de titre à 100 % originale. L’autre option étant de puiser parmi les milliers de « templates » – modèles prêts à l’emploi et personnalisables – accessibles sur internet, en offres commerciales mais également parfois gratuites.

Car oui il est tout à fait possible de télécharger de façon totalement légale et gratuite des templates de toutes sortes pour After Effects. La preuve ici avec ce package incluant pas moins de 200 modèles d’animations de titres, free of charge !

Revêtons nos blanches auréoles et soyons totalement honnêtes : dans le film d’entreprise, l’immense majorité des animations de titres proviennent de templates. Les délais sont courts, les budgets souvent serrés et le motion designer doit ici surtout faire preuve de pragmatisme et savoir sélectionner ceux qui satisferont le plus à l’univers produit ou corporate du film sur lequel il travaille.

À l’orée des années 2000,  les logiciels de Motion Design ont connu une telle accélération de leurs capacités, décuplant par la même la créativité des techniciens, que la profession de motion designer s’est véritablement constituée pour se détacher de celle du monteur « traditionnel ».

On pourrait d’ailleurs dater la naissance du métier de motion designer, sous cette appellation donc, aux alentours de 2005. Période durant laquelle les grandes agences de communication se sont dotées de services internes spécialisés en employant des techniciens dédiés à cette technique de production vidéo.

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2005 : c’est l’année sur laquelle on s’entend à attribuer la naissance du métier de motion designer.

Les modèles de post-production désormais les plus courants reposent donc aujourd’hui sur ces configurations :

– pour une vidéo exclusivement composée en animation – que l’on dénomme en anglais par « Full Motion Design » – un ou plusieurs motion designeurs œuvrent à sa réalisation, se répartissant les tâches jusqu’à les amalgamer.

– pour une vidéo en images réelles agrémentées d’animations en Motion Design, un binôme monteur et motion designeur constitue une team particulièrement efficace. Il existe toutefois des monteurs qui ont les compétences en Motion Design pour assurer l’intégralité de la post-production.

On peut de fait aujourd’hui distinguer plusieurs profils de motion designeurs. On va donc s’attacher maintenant pour chacun, à en dessiner les contours. On précise toutefois que si ces profils répondent bien d’une certaine réalité, ils sont ici volontairement stéréotypés sachant, dans la pratique, leurs compétences sont nettement plus interchangeables sans qu’il n’existe à proprement parler de cloison hermétique entre elles. Ajoutons encore que ces techniciens de l’image ne suivent en aucun cas de trajectoire rectiligne, mais s’adaptent bien au contraire sans cesse aux outils et évoluent au gré de leurs aspirations, tant professionnelles que créatives.

LE COMPOSITEUR : LE MOTION DESIGNER QUI AIME EN RAJOUTER DES COUCHES

C’est bien entendu ici une litote : avec ce terme nous souhaitons distinguer le motion designeur qui travaille principalement d’après ou avec des vidéos en images réelles – live video pour rappel.

Ses compétences portent donc principalement sur le fait d’agrémenter, d’enrichir ce contenu live de titres et ou d’animations. En matière de films d’entreprise, il s’agira ici de mettre en exergue une fonctionnalité, un plus produit, que la seule captation en images réelles ne permet pas de montrer.

Illustrons ici le procédé avec l’une des réalisations de nos équipes pour le Groupe MICHAUD, transport et logistique.

On pourra de même contextualiser un métier, des expertises via des pictogrammes qui en délimitent clairement le ou les domaines d’interventions. Pour exemple cette fois, l’une de nos interviews mensuelles sur les tendances des marchés, au profit de notre client BNP Wealth Management.

Mais cette faculté de pouvoir traiter du contenu vidéo live en jouant sur une multitude de couches ne s’arrête pas là en termes de capacités. Exactement de même que l’on peut retoucher une image photographique sous Photoshop, on va pouvoir avec un logiciel de compositing  investir le champ des trucages vidéos en ajoutant dans le flux des images un ou des objets qui ne s’y trouvaient pas à l’origine, ou à l’inverse en les supprimant. Ou encore en substituant une partie de l’image par une autre.

Ce qui complique ici la tâche c’est qu’à contrario d’une simple photo, un flux vidéo est par essence composé d’une succession d’images au sein desquelles évoluent des personnes, des animaux ou des véhicules, ce alors que la caméra peut également être elle aussi en mouvement. Pour parvenir à des résultats probants, où le trucage est par principe indétectable sauf des professionnels, le ou la technicien(ne) motion designer s’aide d’outils spécifiques tels que le rotoscoping et le motion tracking.

Ces outils sont directement accessibles dans des logiciels tels que Adobe After Effects ou Nuke, mais encore via des logiciels dédiés tel que Mocha. Une illustration ici avec une vidéo commerciale de son éditeur Boris FX, consacrée aux retraits d’objets dans une vidéo. Attention : ça va vite et c’est en anglais.

Le grand public n’en a ainsi nullement conscience mais l’immense partie des spots publicitaires qu’ils visionnent sont partiellement voire entièrement truqués. C’est le cas notamment des spots des fabricants automobiles où les voitures mais aussi les décors dans lesquels elles évoluent sont entièrement composés ou complétés en recourant à de l’image 3D. Pour vous en offrir une expérience concrète, visionnez cette vidéo « making-of » et vous ne verrez plus jamais une publicité sans douter dorénavant de la présence réelle – physique – ou virtuelle -numérique – du produit qui y figure.

Bien sûr, les réalisateurs et techniciens qui opèrent sur ce type de films, de même d’ailleurs que pour le cinéma, constituent la crème de la crème. Une telle maîtrise impliquent à minima une dizaine d’années d’expérience et d’intégrer des studios disposant des ressources matérielles offrant de traiter les très puissants calculs sollicités

Concernant ce profil, précisons encore qu’il est le seul à réaliser une animation en dessins image par image, héritée donc directement du dessin animée traditionnel. Il utilisera certes toujours des outils numériques telles que la palette graphique et Photoshop, à contrario des celluloïd d’antan, mais pour obtenir un rendu esthétique que seul ce procédé permet d’offrir.

L’ARTISTE : LE MOTION DESIGNER QUI SAIT MANIER LE CRAYON

On va ici distinguer parmi les technicien(ne)s motion designer, celles et ceux qui maitrisent également le dessin et de façon plus globale l’illustration. Ceux-ci excelleront donc par nature sur les projets sur-mesure en « full animation », à savoir au rendu proche du dessin animé. Ce profil est nettement plus rare que les autres, il implique une sensibilité et des connaissances solides sur le plan de l’histoire des arts (peinture, dessin, design, architecture) mais encore d’intégrer une formation dont le cursus mixe les techniques traditionnelles et les outils numériques de pointe. Parmi les écoles réputées en France, nommons entre autres les Gobelins à Paris, l’école Émile Cohl à Lyon ou l’EMCA à Angoulême.

Preuve de cette rareté évoquée ci-avant, les meilleurs d’entre eux sont très souvent approchés durant leurs études par les grands studios d’animation avec pour les élus un aller direct pour les USA.

Mais la grande majorité n’ont ni cette chance ni les talents voire le génie requis. Les débouchés restent vastes pour autant dans le domaine de la postproduction : production corporate, agences spécialisées en motion design, production TV, etc…

Sachant qu’on peut acheter sur le net des templates pour absolument tout ce qu’il existe sur terre, ou presque, il n’en existe pas moins des projets pour lesquels les clients souhaitent une direction artistique spécifique. Si le budget le permet, les personnages, les décors, les objets feront alors l’objet d’une création totalement originale, à savoir issue de de véritables illustrations.

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La tablette graphique : l’outil indispensable pour générer des illustrations directement au format vectoriel, avant animation.

Le ou la technicienne travaillera alors en amont selon ses propres habitudes : elle pourra tout autant « jeter » ses premiers croquis sur papier, ou à contrario directement travailler à la tablette graphique. Les 2 sont d’ailleurs également combinables : études (sketches) sur papier puis finalisation à la tablette graphique. Une fois l’ensemble des « assets » du film validés avec le client, s’amorcera la phase d’animation proprement dite.

C’est sur ce point que les illustrateurs(trices) doté(e)s de compétences en motion design revêtent un atout non négligeable : ils sont les mieux placés pour ne pas « trahir » leurs créations lors de la phase d’animation. Les productions qui en découlent offrent une cohérence formelle supérieure à la majorité des productions. Nous vous offrons ici de visionner cette vidéo, réalisée par notre collaboratrice Pauline, pour laquelle elle a dessiné tous les éléments la composant.

On s’approche du dessin animé, sans pour autant bien entendu prétendre à la qualité des spots publicitaires des grands annonceurs du B2C ou des films d’animations pour le mass-media : cinéma et télévision. Ici encore, les budgets induits ne jouent pas dans la même cour.

LE POLYVALENT : L’OCTOPUS DU MOTION DESIGN

Pour rappel, l’octopus désigne une espèce de pieuvre à 8 bras et dans le langage courant  qualifie une personne dotée d’une grande polyvalence et/ou de la capacité à traiter plusieurs taches à la fois. On se rapproche donc ici des techniciens monteurs qui ont su compléter leurs savoir-faire en acquérant des compétences plus ou moins étendues dans le Motion Design.
Soyons bien clair ici : il n’existe plus de formation en montage qui n’intègre pas une partie de son cursus dédié au Motion Design, ne-serait-ce que pour l’animation de titres comme évoqués plus haut. Malheureusement selon les établissements ou les diplômes choisis, cette formation au Motion Design confine parfois à la simple initiation. Sauf à envisager une carrière de monteur pour le cinéma « traditionnel » ou le documentaire qui ne requièrent pas cette compétence, il est donc indispensable pour les jeunes diplômés de parfaire leur expertises via des stages en entreprise ou de façon totalement autodidacte. Ici encore le net est riches de milliers de tutoriels offrant de se former en totale autonomie.
Pour les techniciens plus âgés, disposant à minima d’une expérience professionnelle comprise entre 10 et 15 ans, nous avons ici affaire à ceux ayant vécu l’accélération des progrès des solutions logicielles en Motion Design. Ils ont donc naturellement enrichi leurs savoir-faire au fil des projets qu’ils ont eu à traiter et disposent donc pour l’immense majorité d’entre eux de cette polyvalence entre montage et Motion Design. Chez EO Production, notre équipe comprend 2 techniciens monteur et motion designers à plein temps, ainsi qu’un environnement de collaborateurs extérieurs pour répondre aux périodes d’intenses activité.

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Nicolas, ici à l’œuvre sur un projet pour notre client Sigvaris, figure parfaitement le profil polyvalent de monteur et motion designeur.

Quand bien même il existe de nombreuses sociétés de productions dédiées à la seule production de vidéos en Motion Design, toute société de production de contenus vidéos se doit aujourd’hui d’intégrer en son sein ce type de profil. Quant aux monteurs qui n’ont su ou voulu enrichir le champ de leurs compétences vers le Motion Design, force est d’admettre qu’il leur est très difficile aujourd’hui de valoriser leurs compétences auprès des employeurs, d’autant plus que presque toutes les société de production ont désormais internalisé la postproduction.

TEMPS DE CONCLURE

À l’issue de cet article, on espère que motion designer et motion designeuse vous évoquent désormais un métier aux contours bien définis, tant en termes d’attribution que de profils. Ce quand bien même ce métier est à la croisée des chemins de très nombreuses techniques et rendus esthétiques. Il est surtout celui qui sur le plan créatif offre le plus vaste champ des possibles, car comme le dit l’adage « en dessin, on peut tout représenter ».

On conclura ici avec cette vidéo d’un YouTubeur qui a le mérite de dresser une excellente synthèse sur le métier de motion designer, avec illustrations à l’appui.

@ très bientôt pour un nouvel article.

Quitte à enfoncer des portes ouvertes, précisons que si chaque nouveau projet implique que nous intégrions de nouvelles données quant aux enjeux et aux marchés de nos prospects et clients, il est fort rare qu’une production présente des atours 100 % originaux. D’autant plus ici qu’il s’agissait ici d’urbanisme.

C’est pourtant le cas pour ce projet concernant la ville de Saint-Étienne qui, début septembre 2018, nous consulte pour la production d’une série de 14 vidéos destinées à mettre en valeurs l’ensemble de ses projets urbanistiques – entrepris ou à venir – à l’échelle de son territoire. Des vidéos destinée à être diffusées par le biais de caque de réalité virtuelle. À titre d’illustration, nous vous proposons ici de visionner le Parcours #01 « Châteaucreux / Soleil ».

Les collectivités territoriales ont un besoin tout aussi vital de communiquer que les annonceurs privés : industriels, prestataires de services, enseignes et marques B2C. Non seulement bien sûr à destination de leurs administrés, mais encore au delà des frontières de leur territoire pour attirer de nouveaux résidents,  acteurs économiques et investisseurs. C’est d’autant plus vrai que depuis une quinzaine d’années, nous assistons à une concentration de plus en plus forte sur les grandes métropoles. Marketing et communication ont plus que jamais leur rôle  à jouer dans le cadre d’une stratégie territoriale, en amont comme en aval des choix et actions politiques.

SAINT-ÉTIENNE : UN PROJET D’URBANISME GLOBAL

Or attirer de nouveaux venus – personnes physiques comme personnes morales – passe avant tout par la valorisation de son territoire. On entre ici de plein pied dans le politique où la parole et les promesses n’ont de valeurs que si elles sont suivies d’actions concrètes, notamment celles inscrites au Plan Local de l’Urbanisme (PLU) qui fixe les grandes orientations de développement et d’aménagement. Et comme évoqué ci-dessus, Saint-Étienne figure assurément parmi les villes les plus performantes en France : redynamisation de son centre ville, valorisation de son glorieux passé industriel , capitale du design, etc…

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L’impressionnante maquette, entièrement réalisée en bois, offre de visualiser l’envergure et le caractère exceptionnel du projet urbanistique global de la ville de St-Étienne.

La ville a aussi su se tourner vers le contenu vidéo avec la création de sa chaîne YouTube dès 2009 et avec pas moins de 371 vidéos publiées jusqu’à ce jour. La direction de la communication et du marketing territorial de la ville a donc su parfaitement intégrer ce média dans sa stratégie globale de communication, de même que les réseaux sociaux qu’elle administre.

Pour le projet qui nous intéresse ici, un nouveau cap a été franchit et ceci motivait pleinement de consacrer un article à cette production d’un tout nouveau genre.

UNE COLLABORATION ENTRE TECHNICIENS SIG & NOS MOTIONS DESIGNERS

Afin de rendre compte de la transformation du territoire de Saint-Étienne, ou plus précisément des nouveaux équipements dont elle se voit dotée, les techniciens SIG (Système d’Information Géographie) & Observatoire Urbain ont envisagé de recourir aux technologies offertes par Google Earth pour réaliser 14 parcours en survol de la ville. Chacun de ces parcours offrant de détailler via le recours au « motion tracking » (titres générés en motion design et fixés aux zones concernées) les chantiers concernés : finalisés, en cours ou à venir. L’urbanisme de demain de la cité, ici donc synthétisé en 14 séquences vidéos.

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Trois techniciens, dont ici Jessica, se sont partagés le travail pour la réalisation des 14 séquences vidéo sous After Effect.

Bien sûr,  nous ne dévoilerons pas ici en détail le process technique qui nous a permis de faire le lien entre leurs relevés topographiques et la postproduction des séquences. Tout juste, pouvons nous préciser qu’à l’issue d’un rendez-vous réunissant les techniciens SIG et notre monteur et motion designer Nicolas, ceux-ci se sont entendus sur un process « sur-mesure ». Ce dernier reposait sur le principe de récupérer pour chacun des 14 tracés des fichiers de données géographiques nous offrant ensuite de les restituer en vidéo.

Une fois cette étape effectuée, Nicolas et les 2 techniciens qu’il a supervisé ont conjointement travaillé à enrichir les vidéos d’une couche de motion design avec les points cibles et les titres signalant chaque projet. Un projet sur le long terme et fort gourmand en temps de calcul puisqu’il a sollicité près d’un mois de travail.

Cerise sur le gâteau : afin d’offrir une expérience plus immersive, les vidéos ont été « mappées » sur un environnement VR (Réalité Virtuelle) selon un angle de 120°. Les vidéos sont ainsi visionnables avec des casques de réalité virtuelle (VR) offrant de pouvoir déplacer son champ de vision.  Pour remarques : un angle de 180° aurait ici trop déformé la perspective.

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Une visiteuse visionne au recours d’un casque VR l’un des 14 parcours proposées sur les 2 bornes spécialement conçue et édifiées à cet effet.

LA MAISON DU PROJET : UN ESPACE DÉDIÉ À LA VALORISATION DE LA POLITIQUE DE LA VILLE EN MATIÈRE D’URBANISME

Ces vidéos sont diffusées au sein de la Maison du Projet, un espace de 500 m2 tout nouvellement réaménagé au cœur de la ville, au 10 rue Louis Braille, et  voué à la présentation au public des projets d’urbanisme, mais encore à l’attractivité de la ville, aux déplacements et à la place de la nature au sein de la cité. Les vidéos ne constituent bien sûr qu’une partie des documents proposés, parmi lesquels : plans, photos, l’impressionnante maquette en volume, mais encore des dispositifs numériques tels que des écrans tactiles et interactifs.

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La Maison du Projet, sise en plein centre-ville au 10 rue Louis Braille et ouverte du lundi au samedi

L’inauguration du site s’est déroulée le 11 janvier dernier en présence du Maire Gaël Perdriau, de nombreux élus, chefs d’entreprises et acteurs du tissu économique local mais encore administrés de la métropole.

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Lors de l’inauguration, Olivier Barbé directeur de la communication de St-Étienne Métropole en compagnie du maire Gaël Perdriau

Nous nous sommes quant à nous rendus sur place ce vendredi 25 janvier afin de pouvoir rendre compte de cette exposition mais surtout d’y rencontrer Marie-Laure POYET, conseillère technique auprès du Directeur général de la communication et du marketing territorial : Olivier BARBÉ.

L’occasion de s’entretenir avec elle plus avant sur les résultats du dispositif.

L’exposition rencontre un véritable succès, au delà même des prévisions des équipes en charge, avec une moyenne de 80 visiteurs jours et plus de 150 chaque samedi. Il faut dire que la dynamique engagée relève d’un véritable défi. Il s’agit même d’un exemple unique en Europe puisque couvrant l’intégralité du territoire de la ville de Saint-Étienne. Pour rappel : 14 quartiers, sur lesquels sont engagés un total de 200 projets, tous mis en chantier d’ici 2020, avec pour perspective une livraison définitive à l’horizon 2022.

En France, c’est la première fois qu’une collectivité de cette importance s’engage sur un projet urbanistique global, où l’ensemble du territoire est concerné avec des projets visant des intérêts aussi variés que nécessaires à son développement. Ils recoupent ainsi : l’habitat bien sûr, l’expansion de l’offre hôtelière pour répondre à la demande suscitée par la Biennale du Design, des équipements sportifs et de loisirs, des immeubles de bureaux et des zones commerciales avec notamment le futur centre Steel. Confié au promoteur Apsys, il accueillera 70 enseignes avec à la clé la création d’emplois estimée à 800 personnes.

De façon plus prosaïque, l’espace de la Maison du Projet est extrêmement bien conçu en termes de visite et la seule présence de la maquette en bois de la ville – une réalisation ayant sollicité 10 années de travail sous l’égide de l’Établissement Public d’Aménagement de St-Étienne – mérite le déplacement. Jugez en par vous même ici.

ET MAINTENANT, QUELLES SUITES ?

Ce projet était en soi si nouveau qu’il est difficile d’estimer si nous aurons prochainement l’occasion de réaliser de nouvelles productions recourant aux infinies possibilités offertes par Google Earth. Que le territoire concerné relève d’ailleurs d’acteurs publics ou privés.

Une chose est sûre toutefois : nous sommes naturellement prêts à relever de nouveaux défis techniques et l’arrivée toute récente de l’outil Google Earth Studio ouvre des fenêtres encore plus vastes en termes d’animations ultra-réalistes, susceptibles de répondre à une variété de besoins, pour rendre compte de territoires avec autant d’acuité que de créativité.

Double effet Kiss Cool avec ce nouvel article de blog où l’on profite de notre nouveau « film du mois » pour aborder très concrètement la question des bénéfices du motion design. Puis, dans un second temps, détailler l’expertise et la créativité que nous avons déployées sur cette nouvelle production, riche de multiples références iconographiques et culturelles.

Spécialiste en ingénierie des sols et des matériaux, Ginger CEBTP est un acteur incontournable sur ses métiers et prestations. Pour valoriser chacun de ses savoir-faire, la stratégie adoptée avec Maxime Poux, directeur de la communication du groupe Ginger, a porté sur le choix du motion design. C’est ainsi la 4ème vidéo sur ce format que nous produisons pour ce client, en complément de vidéos « traditionnelles » telles que notamment leur film identité.

LES BÉNÉFICES CONCRETS DE LA VIDÉO MOTION DESIGN

La raison principale en est simple : la compétitivité. Prenez justement cette nouvelle vidéo consacrée à l’inspection des balcons et qui vise à sensibiliser le grand public comme les professionnels du BTP. Une vidéo réalisée en images réelles (live action) aurait impliqué un budget nettement supérieur, intégrant un voire plusieurs tournages et donc l’équipe qui va avec. Ce alors qu’une vidéo motion design mobilise elle un tandem chargé de production et motion designer – parfois 2. Une vidéo classique aurait également engendré en phase finale de montage le recours de nombreux effets numériques pour rendre compte des symptômes comme des prestations ici concernées.

Ajoutons à cela qu’une vidéo classique n’aurait fondamentalement apporté aucune plus-value avec un discours trop didactique et donc peu attractif. Ce alors qu’ici, de même que pour les précédents films Ginger réalisés en animation, l’objectif premier est la sensibilisation des publics concernés, à savoir capter et retenir leur attention.

Nous pouvons encore ici évoquer la logique du délais ou de la saisonnalité : une vidéo en motion design offre presque toujours de réduire les délais et se moque par essence des conditions météos. Il manquerait plus que ça d’ailleurs !

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Ville ou montagne, neige ou soleil – en motion design c’est naturellement vous qui décidez de tout. Zéro restriction !

La grande force de l’animation en motion design c’est donc de n’avoir aucune restriction sur le plan formel. Exactement de même que pour le dessin, on peut absolument tout représenter. Seul le niveau de rendu : du plus stylisé au plus réaliste, ainsi que le degré d’animation : basique ou proche du dessin animé, auront une incidence sur le temps de travail requis et donc sur le coût de la production.

Mais revenons un instant sur la question de l’attractivité. Vous entendrez partout, ou presque, que la vidéo en motion design est par essence plus attractive que la vidéo « live action » – images réelles donc. L’autre qualificatif souvent employé est « impactante » – un des nombreux néologismes du marketing et de la communication. C’est une affirmation plus que discutable, notamment si on en déduit pour unique postulat que le motion design est intrinsèquement supérieur à la vidéo en images réelles.

Or il est n’en est rien. Pour gagner en efficacité sur une vidéo en images réelles, au delà de la seule logique du coût, une animation en motion design doit également faire l’objet d’un processus créatif et narratif.

Cette vidéo en est une parfaite illustration.

CRÉATIVITÉ ET STORYTELLING AU SERVICE DE L’EFFICACITÉ

L’idée originale, le pitch pour exploiter un terme professionnel, incombe ici à Maxime Poux. La thématique du balcon lui avait immédiatement évoqué l’histoire de Roméo et Juliette. Il était même initialement prévu que les personnages portent ses prénoms. À ce sujet, les plus observateurs d’entre vous pourront même essayer de trouver une référence au célèbre couple shakespearien, dissimulée dans la vidéo.

Puis, au fil de la progression du projet et des échanges, ce sont les figures du conte de fées qui se sont naturellement imposées : la princesse qui, du haut de sa tour (avec balcon donc ici), guette l’arrivée de son prince charmant.

Comme pour la quasi intégralité de nos projets en motion design, Jérémy, notre chargé de productions sur ce projet, s’est dans un premier temps consacré à la rédaction d’un scénario détaillé avec notamment la première version de la voix-off. Un travail réalisé toujours en étroite collaboration avec le client puisque chaque nouveau projet implique pour nos équipes d’intégrer des connaissances qui relèvent des métiers et expertises de nos clients.

Côté image : Raphaël l’un de nos techniciens motion designer, s’attelait lui aux premières recherches iconographiques, ainsi qu’à produire un nuancier chromatique qui puisse le plus fidèlement traduire l’univers ici recherché. Sur cette production, tous les éléments figuratifs ont en effet été réalisés « sur-mesure ». Personnages, costumes, décors, accessoires, végétaux, tous ont été créés ou ont à minima fait l’objet de retouches et personnalisations d’après des « templates » – sources vectorielles provenant de sites web banque images.

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Phase de recherche et création des personnages : ici la création du prince et de son costume.

Une fois tous les éléments composés, c’est la phase d’animation proprement dite qui débute. Celle-ci est bien entendu conditionnée par la voix off témoin qui sert de guide à l’enchaînement des séquences. Mais il y a encore la simple logique du soin apporté à la qualité de l’animation. Les vidéos en motion design ne peuvent prétendre à la qualité du dessin animé sur le plan de l’animation pour une simple et bonne raison de budgets mais encore d’outils qui ne sont pas du tout les mêmes.

Précisons en effet ici que les spots publicitaires ou les longs métrage d’animation sont dorénavant produits en images de synthèse, en 3D donc et que le coût à la minute se monte alors à 2, 3 voire 4 chiffres en milliers d’euros.

À l’animation proprement dite, Raphaël a ajouté sa touche personnelle et créative en recourant à de multiples clins d’œil et gimmicks, propres à l’univers des contes ou même à la culture vidéo et cinéma.

Parmi ceux-ci : le jeux sur les bandes noires qui selon les étapes du films sont présentes ou non, le « fast-rewind » – littéralement rebobinage rapide – que seuls celles et ceux qui ont connus l’époque bénie de la vidéo VHS sauront apprécier à sa juste valeur. Il y a encore l’effet squelette sur la princesse, lors de la séquence du radar, qui se réfère lui à l’univers du cartoon ou encore à l’iconographie des films de Tim Burton, qui empruntent eux aussi énormément aux contes. Enfin, les sous-titres – une demande portant dorénavant sur la majorité de nos productions – qui sont stylisés dans l’esprit conte de fées et médiéval avec pour support un oriflamme et un cachet de cire.

Voici pourquoi une vidéo en motion design n’est pas intrinsèquement plus attractive qu’une vidéo en images réelles. Elle le devient uniquement si on lui consacre le temps créatif et d’exécution nécessaire. Alors et seulement alors, elle saura capter et retenir l’attention pour atteindre l’objectif visé. Soit ici sensibiliser aux risques comme à la prévention de ceux-ci.

Dernière phase : une fois la toute dernière version définitivement validée de la voix-off nous procédons à l’enregistrement et au mixage de la voix-off en studio professionnel tel qu’ici chez nos amis d’Audio Pigment.

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Chez Audio Pigment, Nicolas, comédien voix, depuis la cabine speaker prête sa voix au film avant mixage final.

Pour tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur l’animation en motion design, nous les invitons à consulter l’article thématique que nous lui avons consacré.

Accès au site web du Groupe GINGER : Groupe GINGER

A l’instar des enseignants, toute l’équipe d’EOProd effectue également sa pré-rentrée, histoire de se mettre en jambes et de positionner ses pieds au mieux dans les starting blocks pour le GO du 1er septembre.

De plus l’actualité de la vidéo, de la communication et du digital ne connaît pas à proprement parler de vacances et c’est donc l’occasion d’identifier les news essentielles de ce mois d’aout.

Une rentrée qui s’annonce riche en promesses avec un planning de production très complet et surtout très varié. Au menu : vidéos marque employeur, nombreux projets en motion design et 2 spots publicitaires destinés à une diffusion cinéma. What else?

STORYTELLING : NOS 2 VIDEOS COUP DE CŒUR DU MOIS

De même que la pate à modeler Play Doh, le storytelling est un procédé malléable et donc riche sur le plan créatif. Il peut ainsi emprunter à une narration totalement fictionnelle, ou à contrario reposé sur des faits avérés, d’autant plus forts et symboliques qu’ils contribuent au mythe d’une entreprise, d’une marque.

Ce mois d’aout nous offre l’occasion de visionner 2 campagnes respectivement axées sur ces procédés stylistiques.

La 1ère, la fictionnelle donc, est l’œuvre de l’organisation australienne RU OK?, qui lutte en faveur de la prévention du suicide. Elle s’intègre dans une campagne intitulée « Signs » et prend la forme d’une vidéo de 2 minutes 15, mettant en scène une multitude de personnages, avec pour trait commun l’abandon soudain d’une habitude, voire d’un rituel.

L’objectif est ici de sensibiliser et surtout d’alarmer le grand public à la nécessité d’être toujours aux aguets pour questionner, en cas de doute et aussi ténu soit-il, les personnes que nous croisons chaque jour, sans qu’il s’agisse nécessairement de proches.

Ce spot nous offre l’opportunité de nous interroger sur la qualité presque toujours supérieure du travail des concepteurs rédacteurs et des prods sur ce type de films.

La raison en est simple : les affects en jeux ne sont tout simplement pas les mêmes que pour promouvoir des yaourts, des shampoings parce que vous le valez bien ou tout autre produit de grande consommation.

La communication en faveur des grandes causes – santé publique, ONG et humanitaire, aide aux démunis – se traduit pour les créatifs par un espace de liberté où prime l’émotion brute, celle qui vise le cœur avant le portefeuille, quand bien nombre de ces campagnes font appel aux dons.

Seconde vidéo, exploitée elle aux USA, celle de Mercedes Benz qui, pour fêter ses 130 ans, nous conte un épisode méconnu des tous premiers temps de l’automobile. A savoir la contribution de Bertha Benz, la femme de Carl Benz, l’ingénieur et génie créatif qui conçu et fabriqua la toute première voiture.

La légende perpétuée veut que ce dernier était convaincu que son invention n’était pas prête pour se confronter à la route et que ce fut donc sa femme qui en secret emprunta le véhicule pour une première sortie, le nez au vent.

En pleine période de lutte face à sexisme structurel et latent qui, on l’espère, augure d’une nouvelle époque où la parité se conjugue naturellement au women empowerment, cette vidéo tombe à point nommée. On ne doute pas en effet du caractère opportunisme de la démarche, mais on l’accueille également de la façon la plus bienveillante qu’il soit. Car si aucune transformation sociétale n’est gagnée d’avance, tout ce qui concoure à son succès mérite attention et respect.

Et peut importe bien sûr ici la part de vraie, notamment quant à l’inventivité de Bertha qui dans le film résout une panne en sacrifiant l’une de ses jarretières. Seul compte le mythe et la légende !

LA NOUVELLE VAGUE DE DRONES NOUS LAISSE À BOUT DE SOUFFLE

Jamais produit n’aura sans doute connu une montée en gamme aussi effrénée que le drone. C’est désormais presque tous les mois que de nouveaux modèles font leur apparition.

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Dji Mavic 2 Pro & Zoom, les 2 font la paire

Survolant de très haut tous ses compétiteurs, le chinois Dji a décidé d’imposer au marché une périodicité qui le voit proposer tous les 2-3 mois de nouveaux modèles. Et ce ne sont pas des évolutions gadgets qui sont proposées mais bien des progrès majeurs, à tel point que l’on est à chaque fois conforter dans l’idée que la marque souhaite peu à peu occuper tous les segments de marché : du vidéaste amateur et globe trotteur au cinéma numérique 4K pour la fiction, le documentaire et la prod publicitaire.

Arrivent donc sur le marché 2 nouvelles déclinaisons du Mavic : le Mavic 2 Pro et le Mavic 2 Zoom. Chacun de ses modèles capture en 4K à un débit maximum de 100 megabits par seconde, au format H.265.

On vous partage la vidéo du fabricant :

Le premier se voit doté d’une caméra Hasselblad, la célèbre marque suédoise, ce qui en fait le 1er drone au monde équipé de la sorte. Une caméra dotée d’un capteur CMOS de format 1 pouce, relayé par un profil de couleur 10-bit Dlog-M assurant l’enregistrement de plus d’informations couleurs pour un maximum de flexibilité en post-production. Il prend également en charge les vidéos 4K HDR 10 Bits

Le second modèle, comme son nom l’indique, est lui équipé d’un zoom optique 24-48 mm, secondé d’un zoom digital lui offrant de monter à une focale simulée de 96mm. Cette spécificité offre de pouvoir combiné des mouvement opposé entre la direction du drone et changement de focale, afin d’obtenir le fameux effet Dolly-Zoom (travelling contrarié).

Les 2 modèles offrent de plus 5 modes de captures en time-lapse. Une vraie révolution et l’opportunité de réaliser des plans jusqu’à alors accessibles des seules prods ciné, tv et publicitaires.

Mais c’est loin d’être les seules nouveautés et parce que nous privilégions toujours de compléter les vidéos commerciales par celles d’indépendants, on vous invite à découvrir l’ensemble des spécifications ainsi que des images dans cette vidéo du youtubeur Steven.

Bon le Steven en question, il s’est peut-être fait offrir les 2 drones par Dji, mais sa présentation a le mérite de l’exhaustivité.

AMAZON : LES SOIRÉES DE L’AMBASSADEUR FONT UN FLOP

Comme on s’interdit jamais de pointer les coups de com qui confinent au WTF, au vous invite à lire cet article de l’excellente rubrique Pixels du Monde.

Où l’on apprend que, comme révélé initialement par The Guardian, un certain nombre de comptes Twitter sont apparus ce mois d’aout avec pour statut « Ambassadeurs » d’Amazon.

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Amazon nous rejoue les Soirées de l’Ambassadeur mais sans les chocolats !

Leur mission, s’ils l’ont acceptée : encenser la firme de Jeff Bezos et répondre à toutes critiques, quitte à vanter leurs conditions de travail avec un discours au 1er degré infantile, voire rappelant le meilleur de la propagande soviétique post stakhanoviste.

Leurs passions affichées présentent également d’étranges similitudes et semblent tout droit sorti du bréviaire d’un Abécédaire, sans aucune prise de risque : les abeilles, les motos, la cuisine ou les chats !

Bref, quand bien même il y aurait de réelles personnes derrière ces comptes, il n’en résulte pas moins l’impression d’une stratégie de communication d’un autre âge, qui ne leurre personne et suscite même chez certains internautes la création de comptes parodiques.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ CHEZ EO

Plusieurs productions ont été livrées durant ce mois d’aout. Parmi celles-ci nous souhaitions plus particulièrement vous inviter à découvrir cette nouvelle vidéo en motion design pour l’agence conseil lyonnaise Nouveau Monde et son client Sigvaris.

Elle promeut l’offre d’un nouveaux taillage commun sur les 3 gammes leaders de textures, pour des produits collants, bas et chaussetes adaptés à 99 % des morphologies féminines.

Cette vidéo est exclusivement destinée à la diffusion sur lieu de ventes (VLV) à savoir dans les pharmacies et chez les professionnels de santé, distributeurs et prescripteurs de la marque franco-suisse leader.

Deux objectifs prévalaient à sa réalisation :

– capter et conserver l’attention des cibles avec un rythme enlevé et un palette de couleurs riches et acidulées. Toujours sur le plan formel : viser un format court, proche du spot publicitaire pour assurer un visionnage intégral de la vidéo par le plus grand nombre.

– valoriser la très haute technicité des produits ainsi que les nombreuses innovations de la marque qui n’a de cesse de satisfaire aux attentes des patientes en matière de bien être comme de dispositifs de santé.

Avec ce type de vidéos, la marque Sigvaris se montre plus que jamais présente auprès de ses clientes – et clients pour les gammes d’articles masculins – en recourant à une stratégie B2B2C.

 

Plusieurs raisons pour avoir sélectionné cette vidéo d’animation comme « film du mois ».

D’une part elle marque une nouvelle collaboration avec Apicil, 4ème groupe français de protection sociale, pour lequel nous produisons un grand nombre de contenus vidéos, selon des objectifs et des formats variés. Une série de portraits métiers dédiés à la Marque Employeur, des film spécifiques aux produits et services du groupe, le tout en vidéo « live » (images réelles) ou comme ici en full motion design.

D’autre part cette 4ème vidéo pour Apicil marque un pallier en termes d’animation avec des personnages tous dotés de voix en ON, soit s’adressant directement au public à l’instar de véritables témoignages. La vidéo y gagne en dynamisme comme en véracité, offrant aux spectateurs de se projeter dans la situation, voire même de s’identifier.

LE PROCÉDÉ DU « REGARDS CROISÉS » APPLIQUÉ À L’ANIMATION

Avant d’aborder des questions plus techniques, précisons quelle offre cette vidéo promeut mais encore à qui elle s’adresse.

Nous sommes ici dans un contexte B2B avec pour cible principale les chefs d’entreprises désireux de faire bénéficier leurs salariés d’avantages collectifs, soit ici une épargne retraite supplémentaire. Un dispositif « gagnant-gagnant » qui offre de fidéliser et motiver ses forces vives, avec pour l’employeur comme pour ses salariés, la promesse d’une fiscalité allégée.

Avec une introduction inspirée des jingles des News TV en mode « Édition Spéciale », la vidéo interpelle immédiatement le spectateur avant de mettre en scène 4 personnages distincts.

Il y a Marc le chef d’entreprise, soucieux d’offrir un environnement professionnel optimal à ses salariés, dans une perspective RSE, mais qui s’interroge bien naturellement sur la complexité des démarches à mettre en œuvre. Anne, conseillère Apicil, personnifie l’écoute et l’expertise du groupe pour répondre aux questions de Marc, ainsi que de ses employés, et l’accompagner dans la mise en place d’un contrat collectif totalement adapté à son projet.

Et enfin Karine et Fabrice, les salariés de Marc qui témoignent de l’ensemble des bénéfices d’un tel contrat, à savoir l’épargne proprement dite mais encore une défiscalisation proportionnelle à celle-ci. Un bénéfice partagé par Marc qui clôt la vidéo en qualifiant la mise en œuvre de sa démarche de « gagnant-gagnant ».

Ces « regards croisés » offrent d’enrichir le discours d’un arrière texte B2B2C, où les salariés ont un rôle d’influenceur voire même de prescripteur auprès de leurs employeurs. Ainsi personne n’est oublié et la promesse d’un contrat où toutes les parties ont a gagné est clairement établie.

Mais assez parlé marketing, abordons maintenant le domaine technique.

L’ART DE L’ANIMATION POUR DONNER VIE AUX PERSONNAGES

Pour cette vidéo, Jérémy, le chargé de production, souhaitait franchir un cap en donnant la parole au personnage, en comparaison aux très nombreuses vidéos en motion design où le discours est simplement porté par des animations de textes et/ou une voix-off. Une volonté qui suppose un travail bien plus conséquent sur le plan de l’animation. Donner voix à des personnages sous forme vectorielle implique en effet d’animer leur bouche bien sûr mais encore leurs yeux, leur visage, ainsi que leur mains. Sans quoi la vidéo perd en efficacité et en crédibilité.

Car ce qui fait que l’on prête l’oreille à ces personnages c’est qu’ils semblent animer de leur vie propre. Autrement dit : la plus belle des illustration, qu’il s’agisse d’un personnage humain ou anthropomorphique, ne prendra jamais vie si elle n’est pas correctement animée.

C’est pourquoi sur ce projet, nous avons souhaité bénéficier de l’expertise comme des talents de Pauline, dont les savoir faire couvre l’ensemble de la chaîne, depuis l’illustration « traditionnelle » jusqu’au outils d’animations numériques. Comme nous avons coutume de le dire concernant cette proche et précieuse collaboratrice : son animation ne trahit jamais son trait.

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Pauline à l’ouvrage sous After Effect sur le projet Apicil Épargne Retraite Collective

Pour satisfaire à une délai court, à savoir 15 jours ouvrés entre la commande et la livraison de la vidéo, il a été convenu de travailler d’après des templates de personnages. Des modèles prêts à l’emploi donc, que l’illustratrice a ensuite personnalisés et optimisés en vue de les animer. C’est là tout l’intérêt du format vectoriel et ce procédé nous offrait ici de garantir le délai imparti sans sacrifier à la qualité de la vidéo.

Comme près de la moitié de nos productions, la vidéo a ensuite été sous-titrée en français pour satisfaire aux nouveaux usages, notamment la consultation sur smartphones dans l’espace public.

Accédez à la page dédiée Apicil à son offre épargne retraite collective.

Cela fait un sacré bout de temps que l’on souhaitait consacrer un thema au motion design. C’est finalement l’actualité récente de nos prods qui nous décident à sauter le pas en ouvrant ce billet avec la dernière mouture de notre showreel (bande démo) « Animation & Motion Design ».

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