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© photo d’illustration article : Henrik Purienne

Heureux de vous retrouvez pour un nouveau digest multi-thématiques.

La trêve estivale est par nature moins propice en volume d’informations, mais curieusement cet été comme nous allons le voir il se passe beaucoup de chose côté matos.

Pour le reste c’est l’occasion, comme chaque année, de se donner rendez-vous avant le break des congés sur le Blog, qu’on espère vous connaitre de plus en plus nombreux à fréquenter.

Pour celles et ceux qui ont déjà les pieds dans l’eau – mer, océan ou torrent de montagne, qu’importe c’est tout le monde qui le gagne – et qui seraient parvenus à se déconnecter, patientez tranquillement d’ici la reprise ou offrez vous une pause, et une seule alors, aux accents geek et veille média et digital, à l’heure de l’apéro ou entre 2 parties de pétanque. Pour les autres sports et loisirs, ça marche aussi.

Allez, c’est parti !

VEILLE TECHNIQUE : ÇA BOUGE CÔTÉ CAMÉRAS

On attaque donc par le versant matos, et on se focalise sur les caméras et boîtiers – mais faut-il encore les distinguer ? – tant l’actualité des mois de juin et juillet a été riche en annonces.

Alors que la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K s’est attirée de très nombreux éloges, ce malgré ses finitions et plus particulièrement sa coque toute de plastique, il se pourrait bien qu’elle ait trouvée une nouvelle compétitrice avec la Z-Cam E2C.  Une caméra chinoise d’un fabricant déjà reconnu et qui s’enorgueillit de proposer un modèle encore plus compact que la Blackmagic et à un prix nettement plus compétitif puisque de seulement 799 $ ! Boîtier nu, il va de soit.

La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.
La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.

Les principales spécifications de la E2C sont consultables ici. On notera toutefois qu’elle n’offre pas d’enregistrement RAW, un point non négligeable quand on sait l’importance question workflow de maitriser une chaîne de production avec le meilleur indice de qualité.

On en profite ici pour publier nos trois spots publicitaires tournées avec la Blackmagic Pocket, qui a rejoint notre parc matériel et que nous étrennions sur une production pour l’agence Nouveau Monde et son client Lindahls – groupe Nestlé. Des spots destinés à une campagne exclusivement digitale à l’échelle européenne ou le géant Suisse de l’agroalimentaire souhaite implanter cette marque d’origine suédoise au fort potentiel.

On poursuit avec RED Digital Cinema et 2 informations concernant l’un des pionnier du cinéma numérique et sans doute celui qui a le plus participé à la fusion entre les univers du cinéma et de la vidéo.

La seconde joue du mystère avec un art consumé – mais toujours efficace – du teasing à l’extrême. Nom de code : Komodo ! Oui comme les dragons ce qui laisse augurer d’une offensive en mode Blitzkrieg, une tradition chez Jim Jannard, le fondateur visionnaire de la marque.

À se mettre sous la dent, ou plutôt sous les yeux : uniquement 2 photos publiées concernant ce projo en mode top secret classified.

Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!
Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!


S’il est quasi impossible d’après ces 2 clichés de savoir ce qui se cache exactement derrière l’opération Komodo, les plus informés et aguerris de la marque semblent y déceler une probable seconde chance à Hydrogene System, l’unique échec à ce jour de RED. Pour rappel, il s’agissait d’un smartphone avec des capacités vidéos uniques dont celles de filmer des vidéos holographiques, très proches dans le rendu de ce que l’on obtenait sur l’écran d’une console de jeu 3DS.

Gros hic : le produit n’a convaincu personne et ce dès les phases des tests par les youtubeurs et sites techniques spécialisés. Patrata donc !

Mais comme le dit l’adage, on apprend jamais autant que de ses échecs et il semblerait que derrière l’opération Komodo se profile l’arrivée d’un module dédié à l’Hydrogene System, le transformant en véritable dispositif de captation pro. Ou alors, il s’agirait d’une nouvelle caméra d’entrée de gamme visant elle aussi la compacité. Décidément ce créneau est plus que porteur.

Toujours concernant RED : le lancement de la Ranger qui préfigure un nouveau modèle de commercialisation, à savoir une caméra exclusivement destinée aux marchés des loueurs. Impossible donc dans l’absolu de l’acquérir pour un réal ou une boîte de production ! Reste à découvrir si cette stratégie a ses chances pour se pérenniser. RED a en tous les cas fait les choses aux mieux en concevant un produit dont l’ergonomie comme les différents modules et optiques ont été spécifiquement adaptés au marché locatif.

Attention, la bête équipée du capteur Monstro 8K est clairement positionnée sur le segment cinéma et prod publicitaire et entre en concurrence directe avec l’ALEXA 65 ou la Panavision Millenium DXL2.

Découvrez l’engin dans cette vidéo review.

On conclue avec le nouveau boîtier de GFX 100 de FUJIFILM avec lequel il va falloir nous approprier un nouveau terme pour désigner les capteurs dépassant le plein format. On parlera donc ici des capteurs de format Moyen ou Medium selon la langue de votre choix, sachant que celui du GFX 100 affiche des dimensions de titan puisque 1.7 fois supérieures  au 24×36 et une résolution photo de 102 Mpx !

Sa capacité en capture vidéo reste limitée au 4K à 30fps mais là n’est pas l’essentiel car la taille du capteur donne lieu à un résultat véritablement incroyable. Et c’est là que l’on bascule des mots à la vidéo pour vous en convaincre avec ce time-lapse de nuit réalisé à Dubaï par Beno Saradzsic, photographe vidéaste et ambasadeur Fujifilm. Attention : ça pique les yeux !

VEILLE MÉDIA & DIGITALE : SUMMER MOOD

Bon là, on sent déjà nettement plus que les concepteurs rédacteurs, mais également les annonceurs, ont pris leurs quartiers d’été.

Une actualité plutôt en berne donc, mais avec tout de même 2-3 trucs qui ont titillés nos neurones et nos pupilles.

Tout d’abord ce spot pour la marque Skyn. Un des nombreux spots a avoir tiré opportunément profit de l’anniversaire des 50 ans de l’alunissage de la mission Apollo 11, mais avec un pitch en termes de conception rédaction qui brise clairement le plafond de verre.

À quoi bon en effet se donner tant de mal à explorer l’espace, alors que nous sommes encore si nombreux – sur terre – à ne pas se connaitre pas soi même, intimement parlant bien sûr sachant qui est ici l’annonceur.

Sous le titre explicite Explore Yourself, ce film est également un exercice virtuose de montage d’après des sources footages mixées à de l’animation et soutenue par une voix off cognitive s’articulant autour du paradoxe évoqué ci-avant.

Vous le savez, on est fan des dispositifs de communication exploitant la vidéo comme média testimonial et/ou comme outil intrinsèque. Ce mois, nous en avons retenu 2.

Le premier, c’est encore une date anniversaire – décidément – qui en est à l’origine. L’album mythique des australiens AC/DC Highway to Hell fêtait en effet ses 40 ans. Ce qui pour ceux qui l’on découvert à sa sortie met un sacré coup de mine sur la tête, cela dit en passant.

À cette occasion, l’agence Brand Station a conçu et mise en œuvre un mur de son capable de littéralement souffler les 40 bougies du gâteau. Difficile de ne pas penser qu’ils n’aient été inspirés par la séquence d’ouverture de Back to the Future, mais qu’importe la vidéo produit son petit bonhomme d’effet et c’est là l’essentiel.

Une pensée au passage pour Bib Scott et Malcom Young.

Second dispositif et pas des moindres avec le GAFA Twitter qui proposait jusqu’à ce dimanche 4 août une expérience immersive intitulée Quoi de neuf ? interconnectant 40 villes dans le monde au recours de curieux containers dorés.

À Paris, c’était place de la République que le public était convié à tenter le truc, qui vous place en situation de rencontrer sur un mode aléatoire – façon Chatroulette mais en plus safe – un parfait inconnu se trouvant n’importe où sur la planète.

De curieux containers dorés siglés "Quoi de neuf ?" et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.
De curieux containers dorés siglés « Quoi de neuf ? » et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.

Ce coup de com reposait sur la technologie de la société Shared Studios qui a conçu et développé les fameux containers, dénommés Shared Spaces. Et puisque très curieusement Twitter n’a publié aucune vidéo concernant cette opération, on profite nous d’une des leurs pour rendre compte de l’expérience offerte.

CERISE SUR LE GÂTEAU

Immense coup de cœur pour ce court métrage en animation 2D qui rend hommage au cinéma italien des années 60. On s’est dit que c’était une belle façon de fêter l’été qui finit toujours, telle la dolce vita, par nous filer entre les doigts.

C’est signé de Chiara Luber pour le studio Passion et c’est magnifique tel un coucher de soleil sur la ville éternelle.

Aujourd’hui, on s’intéresse à l’une de nos toutes récentes productions : une courte animation en motion design destinée à être diffusée au format « Storie » sur Instagram.

 

 

 

 

ÉVOLUTION DES RÉSEAUX SOCIAUX CES DERNIÈRES ANNÉES

Les médias spécialisés, ou non d’ailleurs, se font l’écho depuis quelques années d’une désaffection de certains réseaux sociaux au profit d’autres. Ce phénomène de vases communiquants est plus particulièrement sensible chez les plus jeunes, les fameux et si convoités millenials, qui exploitent exclusivement leurs smartphones pour se connecter au web. Facebook, Twitter et Snapchat perdent ainsi des utilisateurs, notamment au profit d’Instagram, le seul à voir ses parts de marchés croître.

Relativisons toutefois sur un point : Instagram est propriété à 100 % de FaceBook. Le « mogul » Zuckerbeg ne se voit donc guère affecté par cette évolution, telle que le démontre les chiffres de cette étude publiés dans cet article de zdnet.

Si l’on excepte YouTube qui n’est pas à proprement parlé un réseau social, c’est Instagram qui désormais se taille la part du lion.

Pour les annonceurs par contre, il leur faut nécessairement suivre au plus près ces changements de cap, de sorte à virer de bord dans les plus brefs délais et à maintenir leur proximité avec leurs communautés clients. Les Stories Instagram se développent ainsi de façon exponentielle, quels que soient les formats média auxquels elles recourent : image et/ou vidéo.

C’est parfaitement conscient de cette nouvelle donne que notre client, la société GARROS nous a contacté. Créatrice de la plateforme PLBA, spécialisée dans le référencement de restaurant halal et sans alcool toutes spécialités culinaires confondues, mais encore de shops beauté, elle offre désormais grâce à son application mobile d’identifier au plus près de sa position les établissements qu’elle a contractés avec des promotions à la clé.

C’est pour promouvoir cette appli mobile qu’elle nous a confié la réalisation d’une vidéo en motion design destinée à être exploitée sous la forme de Storie Instagram, ainsi bien sûr que sur l’ensemble de son environnement social media. La voici :

DU BON USAGE DES STORIES INSTAGRAM POUR LES ANNONCEURS

Pour rappel, les Stories Instagram première génération n’offraient de partager que des photos et vidéos prises durant les dernières 24 heures et visibles pour les 24 heures qui suivent leur publication. Un modèle rapidement ressenti comme trop contraignant pour les marques car presque immédiatement obsolète et imposant surtout de publier sans cesse pour rester visibles. Afin de satisfaire à cette attente, et surtout parce que les annonceurs auront ici toujours le dernier mot, Instagram a proposé en 2017 un nouveau modèle baptisé Stories Highlights – plus d’infos ici –  sans aucune limitation de temps.

Demeure toutefois inchangé le principe intrinsèque du format des stories en termes de durée. Elles offrent ainsi de compiler en bout-à-bout des portions de 15 secondes. La vidéo ici réalisée a donc été livrée en 2 segments de 15 secondes. Il suffit ensuite de les juxtaposer pour obtenir une lecture fluide – tout juste un léger à-coup d’une fraction de seconde – avec la possibilité d’y adjoindre d’autres slides comme l’a ici fait le client. Vous pouvez visionner sa publication en native sur Instagram en cliquant ici.

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Le fait d’avoir privilégié un format « square » pour la vidéo a permis au client de compléter les surfaces libres en haut en bas.

CONCERNANT LA VIDÉO MOTION DESIGN PROPREMENT DITE

Sur ce projet en motion design, assurée par Mathilda au titre de chargée de production et Raphaël en motion designer, il a été très vite convenu de 2 partis-pris formels en accord avec le client.

Le premier tient à la durée bien sûr : identifier les informations essentielles à communiquer dans un laps de temps aussi court. C’est principalement ici au client qu’il revient de les sélectionner en regard de l’expertise de son marché et de ses cibles consommateurs. Une fois identifiées, elles ont donc été traduites sous formes de titres courts et dynamiques.

Le second porte lui sur les codes couleurs et le rendu esthétique global. Comme évoqué ci-avant, l’offre de PLBA ne se limite pas à une gastronomie halal exclusivement « orientale », mais bien au contraire à une trentaines de spécialités parmi lesquelles : italien, asiatique, cuisine française, etc…  Il n’existe donc ici aucune restriction, si ce n’est bien sûr la seule condition du halal et de l’absence d’alcool.

L’appli mobile compile également les adresses des espaces beautés 100 % féminin ainsi que des soins à domicile.

Cette pluralité de l’offre, dont certaines prestations destinées exclusivement aux femmes, nous a incitée à sélectionner des codes couleurs « mixtes » et contemporains, à dominante pastelle, qui traduisent prioritairement la modernité et l’esprit d’ouverture de l’offre.

Mise en ligne il y a 2 semaines, l’appli affiche déjà plus d’un millier de téléchargement. Un excellent score en regard duquel on espère que l’appli perce pour devenir la référence leader sur son marché.

Métier motion designer !

Parmi tous les techniciens œuvrant dans l’audiovisuel, le motion designer – et son alter égo féminin – est une espèce franchement à part. Les yeux rivés sur son écran où s’affiche une interface logicielle absolument incompréhensible du néophyte, il quitte rarement sa tanière si ce n’est pour se sustenter et prendre quelques repos mérités. On soupçonne toutefois certains de dormir parfois sur place tant ils se sentent bien auprès de leurs machines.

Le motion designer a en effet un penchant « geek » qui se joue sur 2 axes. Ici encore un trait caractéristique.

Du côté hardware, il souhaite sans cesse optimiser sa station de travail et veille à ce que la carte graphique l’équipant soit toujours renouvelée pour lui offrir des temps de calculs sans cesse plus performants, à savoir plus rapides. Du côté software, sa veille technique le tient en éveil pour toujours disposer de la dernière version de son logiciel fétiche – Adobe After Effects dans la majorité des cas – et se tient prêt à partir en chasse pour tout « plugin » lui offrant de tirer profit de nouveaux effets, nouvelles fonctionnalités.

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Le geek des années 80 n’avait pas la capacité de produire du Motion Design, mais question matos il assurait déjà ! Côté moustache aussi.

Bref vous l’aurez compris le motion designer est source de dépenses, et pour qu’il se sente bien et apprécié il faut savoir le chouchouter.

Plus sérieusement, ou du moins un peu plus, tachons de définir quelles sont les attributions du motion designer. Et en premier lieu d’où vient-il ?

MOTION DESIGNER : D’OÙ VIENS-TU ?

Comme vous le confirmera la page Wikipédia dédiée à l’art du Motion Design, il n’existe pas à proprement parler de définition universelle de cette discipline. On vous invite, toujours à ce propos, à lire l’article que nous lui avions consacré notamment quant à ses origines, accessible ici.

Nous retiendrons donc ici uniquement le Motion Design pour sa période dite « moderne », soit grosso modo ces 25 dernières années et exclusivement en terme de discipline couplée à des équipements informatiques en vidéo numérique. Le Motion Design s’est en effet démocratisé et généralisé de façon concomitante au développement des logiciels offrant d’animer des images et de superposer des strates d’images réelles – « live video » en anglais – avec des animations numériques 2D et/ou 3D pour obtenir des plans composites. C’est pourquoi vous entendrez également souvent le terme anglais « compositing » en référence autant au Motion Design qu’aux logiciels exploités.

Et parce qu’on ne vous prive jamais d’une perle lorsque l’occasion se présente, on vous a dégoté une bande démo datant de 1993, réalisée avec la version 1.1 de After Effects.

 

 

 

 

 

De fait les premiers motion designers, les pionniers en quelque sorte, sont originellement des monteurs vidéo qui ont vu leur champ des possibles s’accroître avec l’arrivée de ces outils. Ici encore, nous faisons principalement référence à Adobe After Effects qui au fil des années s’est imposé comme leader du marché. Pour celles et ceux d’ailleurs qui souhaitent en savoir plus sur les logiciels dédiés au motion design et à l’animation 2D et 3D, car il en existe beaucoup d’autres , nous leurs consacrerons très bientôt un article.

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Le pionnier Adobe McAllister montre la voix à ses compagnons s’ils veulent gagner en efficacité et en créativité.

Illustrons ici cet engagement des monteurs vidéo vers le Motion Design avec un exemple tout simple.

Alors que le montage basculait vers le numérique avec donc pour unique interface l’ordinateur et le logiciel de montage requis, il n’a pas pour autant été possible dans un premier temps d’animer des titres autrement que par des procédés très basiques tels que : apparition et disparition en fondu, en volet (le titre se déploie) en « rolling » (comme le générique d’un film) ou en « crawling » (horizontalement cette fois). On pouvait bien entendu également leur attribuer une police de caractère et une couleur mais c’est à peu près tout. Autant dire que c’était plus que limité tant sur le plan créatif qu’esthétique.

Le Motion Design est venu littéralement dynamiter cette restriction en combinant des animations plus ou moins complexes mixant formes géométriques, titres, « tracking » (greffer 2 éléments entre eux) et comme évoqué ci-avant multiplié les couches images selon la logique du compositing . Si on se réfère à la seule question du titrage, Il existe désormais une infinité de possibilités pour les animer. Sur un projet « sur-mesure », pour lequel le Motion Designer vise à produire un film au plus près de la charte graphique client, il pourra ainsi composer une animation de titre à 100 % originale. L’autre option étant de puiser parmi les milliers de « templates » – modèles prêts à l’emploi et personnalisables – accessibles sur internet, en offres commerciales mais également parfois gratuites.

Car oui il est tout à fait possible de télécharger de façon totalement légale et gratuite des templates de toutes sortes pour After Effects. La preuve ici avec ce package incluant pas moins de 200 modèles d’animations de titres, free of charge !

Revêtons nos blanches auréoles et soyons totalement honnêtes : dans le film d’entreprise, l’immense majorité des animations de titres proviennent de templates. Les délais sont courts, les budgets souvent serrés et le motion designer doit ici surtout faire preuve de pragmatisme et savoir sélectionner ceux qui satisferont le plus à l’univers produit ou corporate du film sur lequel il travaille.

À l’orée des années 2000,  les logiciels de Motion Design ont connu une telle accélération de leurs capacités, décuplant par la même la créativité des techniciens, que la profession de motion designer s’est véritablement constituée pour se détacher de celle du monteur « traditionnel ».

On pourrait d’ailleurs dater la naissance du métier de motion designer, sous cette appellation donc, aux alentours de 2005. Période durant laquelle les grandes agences de communication se sont dotées de services internes spécialisés en employant des techniciens dédiés à cette technique de production vidéo.

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2005 : c’est l’année sur laquelle on s’entend à attribuer la naissance du métier de motion designer.

Les modèles de post-production désormais les plus courants reposent donc aujourd’hui sur ces configurations :

– pour une vidéo exclusivement composée en animation – que l’on dénomme en anglais par « Full Motion Design » – un ou plusieurs motion designeurs œuvrent à sa réalisation, se répartissant les tâches jusqu’à les amalgamer.

– pour une vidéo en images réelles agrémentées d’animations en Motion Design, un binôme monteur et motion designeur constitue une team particulièrement efficace. Il existe toutefois des monteurs qui ont les compétences en Motion Design pour assurer l’intégralité de la post-production.

On peut de fait aujourd’hui distinguer plusieurs profils de motion designeurs. On va donc s’attacher maintenant pour chacun, à en dessiner les contours. On précise toutefois que si ces profils répondent bien d’une certaine réalité, ils sont ici volontairement stéréotypés sachant, dans la pratique, leurs compétences sont nettement plus interchangeables sans qu’il n’existe à proprement parler de cloison hermétique entre elles. Ajoutons encore que ces techniciens de l’image ne suivent en aucun cas de trajectoire rectiligne, mais s’adaptent bien au contraire sans cesse aux outils et évoluent au gré de leurs aspirations, tant professionnelles que créatives.

LE COMPOSITEUR : LE MOTION DESIGNER QUI AIME EN RAJOUTER DES COUCHES

C’est bien entendu ici une litote : avec ce terme nous souhaitons distinguer le motion designeur qui travaille principalement d’après ou avec des vidéos en images réelles – live video pour rappel.

Ses compétences portent donc principalement sur le fait d’agrémenter, d’enrichir ce contenu live de titres et ou d’animations. En matière de films d’entreprise, il s’agira ici de mettre en exergue une fonctionnalité, un plus produit, que la seule captation en images réelles ne permet pas de montrer.

Illustrons ici le procédé avec l’une des réalisations de nos équipes pour le Groupe MICHAUD, transport et logistique.

On pourra de même contextualiser un métier, des expertises via des pictogrammes qui en délimitent clairement le ou les domaines d’interventions. Pour exemple cette fois, l’une de nos interviews mensuelles sur les tendances des marchés, au profit de notre client BNP Wealth Management.

Mais cette faculté de pouvoir traiter du contenu vidéo live en jouant sur une multitude de couches ne s’arrête pas là en termes de capacités. Exactement de même que l’on peut retoucher une image photographique sous Photoshop, on va pouvoir avec un logiciel de compositing  investir le champ des trucages vidéos en ajoutant dans le flux des images un ou des objets qui ne s’y trouvaient pas à l’origine, ou à l’inverse en les supprimant. Ou encore en substituant une partie de l’image par une autre.

Ce qui complique ici la tâche c’est qu’à contrario d’une simple photo, un flux vidéo est par essence composé d’une succession d’images au sein desquelles évoluent des personnes, des animaux ou des véhicules, ce alors que la caméra peut également être elle aussi en mouvement. Pour parvenir à des résultats probants, où le trucage est par principe indétectable sauf des professionnels, le ou la technicien(ne) motion designer s’aide d’outils spécifiques tels que le rotoscoping et le motion tracking.

Ces outils sont directement accessibles dans des logiciels tels que Adobe After Effects ou Nuke, mais encore via des logiciels dédiés tel que Mocha. Une illustration ici avec une vidéo commerciale de son éditeur Boris FX, consacrée aux retraits d’objets dans une vidéo. Attention : ça va vite et c’est en anglais.

Le grand public n’en a ainsi nullement conscience mais l’immense partie des spots publicitaires qu’ils visionnent sont partiellement voire entièrement truqués. C’est le cas notamment des spots des fabricants automobiles où les voitures mais aussi les décors dans lesquels elles évoluent sont entièrement composés ou complétés en recourant à de l’image 3D. Pour vous en offrir une expérience concrète, visionnez cette vidéo « making-of » et vous ne verrez plus jamais une publicité sans douter dorénavant de la présence réelle – physique – ou virtuelle -numérique – du produit qui y figure.

Bien sûr, les réalisateurs et techniciens qui opèrent sur ce type de films, de même d’ailleurs que pour le cinéma, constituent la crème de la crème. Une telle maîtrise impliquent à minima une dizaine d’années d’expérience et d’intégrer des studios disposant des ressources matérielles offrant de traiter les très puissants calculs sollicités

Concernant ce profil, précisons encore qu’il est le seul à réaliser une animation en dessins image par image, héritée donc directement du dessin animée traditionnel. Il utilisera certes toujours des outils numériques telles que la palette graphique et Photoshop, à contrario des celluloïd d’antan, mais pour obtenir un rendu esthétique que seul ce procédé permet d’offrir.

L’ARTISTE : LE MOTION DESIGNER QUI SAIT MANIER LE CRAYON

On va ici distinguer parmi les technicien(ne)s motion designer, celles et ceux qui maitrisent également le dessin et de façon plus globale l’illustration. Ceux-ci excelleront donc par nature sur les projets sur-mesure en « full animation », à savoir au rendu proche du dessin animé. Ce profil est nettement plus rare que les autres, il implique une sensibilité et des connaissances solides sur le plan de l’histoire des arts (peinture, dessin, design, architecture) mais encore d’intégrer une formation dont le cursus mixe les techniques traditionnelles et les outils numériques de pointe. Parmi les écoles réputées en France, nommons entre autres les Gobelins à Paris, l’école Émile Cohl à Lyon ou l’EMCA à Angoulême.

Preuve de cette rareté évoquée ci-avant, les meilleurs d’entre eux sont très souvent approchés durant leurs études par les grands studios d’animation avec pour les élus un aller direct pour les USA.

Mais la grande majorité n’ont ni cette chance ni les talents voire le génie requis. Les débouchés restent vastes pour autant dans le domaine de la postproduction : production corporate, agences spécialisées en motion design, production TV, etc…

Sachant qu’on peut acheter sur le net des templates pour absolument tout ce qu’il existe sur terre, ou presque, il n’en existe pas moins des projets pour lesquels les clients souhaitent une direction artistique spécifique. Si le budget le permet, les personnages, les décors, les objets feront alors l’objet d’une création totalement originale, à savoir issue de de véritables illustrations.

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La tablette graphique : l’outil indispensable pour générer des illustrations directement au format vectoriel, avant animation.

Le ou la technicienne travaillera alors en amont selon ses propres habitudes : elle pourra tout autant « jeter » ses premiers croquis sur papier, ou à contrario directement travailler à la tablette graphique. Les 2 sont d’ailleurs également combinables : études (sketches) sur papier puis finalisation à la tablette graphique. Une fois l’ensemble des « assets » du film validés avec le client, s’amorcera la phase d’animation proprement dite.

C’est sur ce point que les illustrateurs(trices) doté(e)s de compétences en motion design revêtent un atout non négligeable : ils sont les mieux placés pour ne pas « trahir » leurs créations lors de la phase d’animation. Les productions qui en découlent offrent une cohérence formelle supérieure à la majorité des productions. Nous vous offrons ici de visionner cette vidéo, réalisée par notre collaboratrice Pauline, pour laquelle elle a dessiné tous les éléments la composant.

On s’approche du dessin animé, sans pour autant bien entendu prétendre à la qualité des spots publicitaires des grands annonceurs du B2C ou des films d’animations pour le mass-media : cinéma et télévision. Ici encore, les budgets induits ne jouent pas dans la même cour.

LE POLYVALENT : L’OCTOPUS DU MOTION DESIGN

Pour rappel, l’octopus désigne une espèce de pieuvre à 8 bras et dans le langage courant  qualifie une personne dotée d’une grande polyvalence et/ou de la capacité à traiter plusieurs taches à la fois. On se rapproche donc ici des techniciens monteurs qui ont su compléter leurs savoir-faire en acquérant des compétences plus ou moins étendues dans le Motion Design.
Soyons bien clair ici : il n’existe plus de formation en montage qui n’intègre pas une partie de son cursus dédié au Motion Design, ne-serait-ce que pour l’animation de titres comme évoqués plus haut. Malheureusement selon les établissements ou les diplômes choisis, cette formation au Motion Design confine parfois à la simple initiation. Sauf à envisager une carrière de monteur pour le cinéma « traditionnel » ou le documentaire qui ne requièrent pas cette compétence, il est donc indispensable pour les jeunes diplômés de parfaire leur expertises via des stages en entreprise ou de façon totalement autodidacte. Ici encore le net est riches de milliers de tutoriels offrant de se former en totale autonomie.
Pour les techniciens plus âgés, disposant à minima d’une expérience professionnelle comprise entre 10 et 15 ans, nous avons ici affaire à ceux ayant vécu l’accélération des progrès des solutions logicielles en Motion Design. Ils ont donc naturellement enrichi leurs savoir-faire au fil des projets qu’ils ont eu à traiter et disposent donc pour l’immense majorité d’entre eux de cette polyvalence entre montage et Motion Design. Chez EO Production, notre équipe comprend 2 techniciens monteur et motion designers à plein temps, ainsi qu’un environnement de collaborateurs extérieurs pour répondre aux périodes d’intenses activité.

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Nicolas, ici à l’œuvre sur un projet pour notre client Sigvaris, figure parfaitement le profil polyvalent de monteur et motion designeur.

Quand bien même il existe de nombreuses sociétés de productions dédiées à la seule production de vidéos en Motion Design, toute société de production de contenus vidéos se doit aujourd’hui d’intégrer en son sein ce type de profil. Quant aux monteurs qui n’ont su ou voulu enrichir le champ de leurs compétences vers le Motion Design, force est d’admettre qu’il leur est très difficile aujourd’hui de valoriser leurs compétences auprès des employeurs, d’autant plus que presque toutes les société de production ont désormais internalisé la postproduction.

TEMPS DE CONCLURE

À l’issue de cet article, on espère que motion designer et motion designeuse vous évoquent désormais un métier aux contours bien définis, tant en termes d’attribution que de profils. Ce quand bien même ce métier est à la croisée des chemins de très nombreuses techniques et rendus esthétiques. Il est surtout celui qui sur le plan créatif offre le plus vaste champ des possibles, car comme le dit l’adage « en dessin, on peut tout représenter ».

On conclura ici avec cette vidéo d’un YouTubeur qui a le mérite de dresser une excellente synthèse sur le métier de motion designer, avec illustrations à l’appui.

@ très bientôt pour un nouvel article.

Double effet Kiss Cool avec ce nouvel article de blog où l’on profite de notre nouveau « film du mois » pour aborder très concrètement la question des bénéfices du motion design. Puis, dans un second temps, détailler l’expertise et la créativité que nous avons déployées sur cette nouvelle production, riche de multiples références iconographiques et culturelles.

Spécialiste en ingénierie des sols et des matériaux, Ginger CEBTP est un acteur incontournable sur ses métiers et prestations. Pour valoriser chacun de ses savoir-faire, la stratégie adoptée avec Maxime Poux, directeur de la communication du groupe Ginger, a porté sur le choix du motion design. C’est ainsi la 4ème vidéo sur ce format que nous produisons pour ce client, en complément de vidéos « traditionnelles » telles que notamment leur film identité.

LES BÉNÉFICES CONCRETS DE LA VIDÉO MOTION DESIGN

La raison principale en est simple : la compétitivité. Prenez justement cette nouvelle vidéo consacrée à l’inspection des balcons et qui vise à sensibiliser le grand public comme les professionnels du BTP. Une vidéo réalisée en images réelles (live action) aurait impliqué un budget nettement supérieur, intégrant un voire plusieurs tournages et donc l’équipe qui va avec. Ce alors qu’une vidéo motion design mobilise elle un tandem chargé de production et motion designer – parfois 2. Une vidéo classique aurait également engendré en phase finale de montage le recours de nombreux effets numériques pour rendre compte des symptômes comme des prestations ici concernées.

Ajoutons à cela qu’une vidéo classique n’aurait fondamentalement apporté aucune plus-value avec un discours trop didactique et donc peu attractif. Ce alors qu’ici, de même que pour les précédents films Ginger réalisés en animation, l’objectif premier est la sensibilisation des publics concernés, à savoir capter et retenir leur attention.

Nous pouvons encore ici évoquer la logique du délais ou de la saisonnalité : une vidéo en motion design offre presque toujours de réduire les délais et se moque par essence des conditions météos. Il manquerait plus que ça d’ailleurs !

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Ville ou montagne, neige ou soleil – en motion design c’est naturellement vous qui décidez de tout. Zéro restriction !

La grande force de l’animation en motion design c’est donc de n’avoir aucune restriction sur le plan formel. Exactement de même que pour le dessin, on peut absolument tout représenter. Seul le niveau de rendu : du plus stylisé au plus réaliste, ainsi que le degré d’animation : basique ou proche du dessin animé, auront une incidence sur le temps de travail requis et donc sur le coût de la production.

Mais revenons un instant sur la question de l’attractivité. Vous entendrez partout, ou presque, que la vidéo en motion design est par essence plus attractive que la vidéo « live action » – images réelles donc. L’autre qualificatif souvent employé est « impactante » – un des nombreux néologismes du marketing et de la communication. C’est une affirmation plus que discutable, notamment si on en déduit pour unique postulat que le motion design est intrinsèquement supérieur à la vidéo en images réelles.

Or il est n’en est rien. Pour gagner en efficacité sur une vidéo en images réelles, au delà de la seule logique du coût, une animation en motion design doit également faire l’objet d’un processus créatif et narratif.

Cette vidéo en est une parfaite illustration.

CRÉATIVITÉ ET STORYTELLING AU SERVICE DE L’EFFICACITÉ

L’idée originale, le pitch pour exploiter un terme professionnel, incombe ici à Maxime Poux. La thématique du balcon lui avait immédiatement évoqué l’histoire de Roméo et Juliette. Il était même initialement prévu que les personnages portent ses prénoms. À ce sujet, les plus observateurs d’entre vous pourront même essayer de trouver une référence au célèbre couple shakespearien, dissimulée dans la vidéo.

Puis, au fil de la progression du projet et des échanges, ce sont les figures du conte de fées qui se sont naturellement imposées : la princesse qui, du haut de sa tour (avec balcon donc ici), guette l’arrivée de son prince charmant.

Comme pour la quasi intégralité de nos projets en motion design, Jérémy, notre chargé de productions sur ce projet, s’est dans un premier temps consacré à la rédaction d’un scénario détaillé avec notamment la première version de la voix-off. Un travail réalisé toujours en étroite collaboration avec le client puisque chaque nouveau projet implique pour nos équipes d’intégrer des connaissances qui relèvent des métiers et expertises de nos clients.

Côté image : Raphaël l’un de nos techniciens motion designer, s’attelait lui aux premières recherches iconographiques, ainsi qu’à produire un nuancier chromatique qui puisse le plus fidèlement traduire l’univers ici recherché. Sur cette production, tous les éléments figuratifs ont en effet été réalisés « sur-mesure ». Personnages, costumes, décors, accessoires, végétaux, tous ont été créés ou ont à minima fait l’objet de retouches et personnalisations d’après des « templates » – sources vectorielles provenant de sites web banque images.

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Phase de recherche et création des personnages : ici la création du prince et de son costume.

Une fois tous les éléments composés, c’est la phase d’animation proprement dite qui débute. Celle-ci est bien entendu conditionnée par la voix off témoin qui sert de guide à l’enchaînement des séquences. Mais il y a encore la simple logique du soin apporté à la qualité de l’animation. Les vidéos en motion design ne peuvent prétendre à la qualité du dessin animé sur le plan de l’animation pour une simple et bonne raison de budgets mais encore d’outils qui ne sont pas du tout les mêmes.

Précisons en effet ici que les spots publicitaires ou les longs métrage d’animation sont dorénavant produits en images de synthèse, en 3D donc et que le coût à la minute se monte alors à 2, 3 voire 4 chiffres en milliers d’euros.

À l’animation proprement dite, Raphaël a ajouté sa touche personnelle et créative en recourant à de multiples clins d’œil et gimmicks, propres à l’univers des contes ou même à la culture vidéo et cinéma.

Parmi ceux-ci : le jeux sur les bandes noires qui selon les étapes du films sont présentes ou non, le « fast-rewind » – littéralement rebobinage rapide – que seuls celles et ceux qui ont connus l’époque bénie de la vidéo VHS sauront apprécier à sa juste valeur. Il y a encore l’effet squelette sur la princesse, lors de la séquence du radar, qui se réfère lui à l’univers du cartoon ou encore à l’iconographie des films de Tim Burton, qui empruntent eux aussi énormément aux contes. Enfin, les sous-titres – une demande portant dorénavant sur la majorité de nos productions – qui sont stylisés dans l’esprit conte de fées et médiéval avec pour support un oriflamme et un cachet de cire.

Voici pourquoi une vidéo en motion design n’est pas intrinsèquement plus attractive qu’une vidéo en images réelles. Elle le devient uniquement si on lui consacre le temps créatif et d’exécution nécessaire. Alors et seulement alors, elle saura capter et retenir l’attention pour atteindre l’objectif visé. Soit ici sensibiliser aux risques comme à la prévention de ceux-ci.

Dernière phase : une fois la toute dernière version définitivement validée de la voix-off nous procédons à l’enregistrement et au mixage de la voix-off en studio professionnel tel qu’ici chez nos amis d’Audio Pigment.

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Chez Audio Pigment, Nicolas, comédien voix, depuis la cabine speaker prête sa voix au film avant mixage final.

Pour tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur l’animation en motion design, nous les invitons à consulter l’article thématique que nous lui avons consacré.

Accès au site web du Groupe GINGER : Groupe GINGER

Plusieurs raisons pour avoir sélectionné cette vidéo d’animation comme « film du mois ».

D’une part elle marque une nouvelle collaboration avec Apicil, 4ème groupe français de protection sociale, pour lequel nous produisons un grand nombre de contenus vidéos, selon des objectifs et des formats variés. Une série de portraits métiers dédiés à la Marque Employeur, des film spécifiques aux produits et services du groupe, le tout en vidéo « live » (images réelles) ou comme ici en full motion design.

D’autre part cette 4ème vidéo pour Apicil marque un pallier en termes d’animation avec des personnages tous dotés de voix en ON, soit s’adressant directement au public à l’instar de véritables témoignages. La vidéo y gagne en dynamisme comme en véracité, offrant aux spectateurs de se projeter dans la situation, voire même de s’identifier.

LE PROCÉDÉ DU « REGARDS CROISÉS » APPLIQUÉ À L’ANIMATION

Avant d’aborder des questions plus techniques, précisons quelle offre cette vidéo promeut mais encore à qui elle s’adresse.

Nous sommes ici dans un contexte B2B avec pour cible principale les chefs d’entreprises désireux de faire bénéficier leurs salariés d’avantages collectifs, soit ici une épargne retraite supplémentaire. Un dispositif « gagnant-gagnant » qui offre de fidéliser et motiver ses forces vives, avec pour l’employeur comme pour ses salariés, la promesse d’une fiscalité allégée.

Avec une introduction inspirée des jingles des News TV en mode « Édition Spéciale », la vidéo interpelle immédiatement le spectateur avant de mettre en scène 4 personnages distincts.

Il y a Marc le chef d’entreprise, soucieux d’offrir un environnement professionnel optimal à ses salariés, dans une perspective RSE, mais qui s’interroge bien naturellement sur la complexité des démarches à mettre en œuvre. Anne, conseillère Apicil, personnifie l’écoute et l’expertise du groupe pour répondre aux questions de Marc, ainsi que de ses employés, et l’accompagner dans la mise en place d’un contrat collectif totalement adapté à son projet.

Et enfin Karine et Fabrice, les salariés de Marc qui témoignent de l’ensemble des bénéfices d’un tel contrat, à savoir l’épargne proprement dite mais encore une défiscalisation proportionnelle à celle-ci. Un bénéfice partagé par Marc qui clôt la vidéo en qualifiant la mise en œuvre de sa démarche de « gagnant-gagnant ».

Ces « regards croisés » offrent d’enrichir le discours d’un arrière texte B2B2C, où les salariés ont un rôle d’influenceur voire même de prescripteur auprès de leurs employeurs. Ainsi personne n’est oublié et la promesse d’un contrat où toutes les parties ont a gagné est clairement établie.

Mais assez parlé marketing, abordons maintenant le domaine technique.

L’ART DE L’ANIMATION POUR DONNER VIE AUX PERSONNAGES

Pour cette vidéo, Jérémy, le chargé de production, souhaitait franchir un cap en donnant la parole au personnage, en comparaison aux très nombreuses vidéos en motion design où le discours est simplement porté par des animations de textes et/ou une voix-off. Une volonté qui suppose un travail bien plus conséquent sur le plan de l’animation. Donner voix à des personnages sous forme vectorielle implique en effet d’animer leur bouche bien sûr mais encore leurs yeux, leur visage, ainsi que leur mains. Sans quoi la vidéo perd en efficacité et en crédibilité.

Car ce qui fait que l’on prête l’oreille à ces personnages c’est qu’ils semblent animer de leur vie propre. Autrement dit : la plus belle des illustration, qu’il s’agisse d’un personnage humain ou anthropomorphique, ne prendra jamais vie si elle n’est pas correctement animée.

C’est pourquoi sur ce projet, nous avons souhaité bénéficier de l’expertise comme des talents de Pauline, dont les savoir faire couvre l’ensemble de la chaîne, depuis l’illustration « traditionnelle » jusqu’au outils d’animations numériques. Comme nous avons coutume de le dire concernant cette proche et précieuse collaboratrice : son animation ne trahit jamais son trait.

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Pauline à l’ouvrage sous After Effect sur le projet Apicil Épargne Retraite Collective

Pour satisfaire à une délai court, à savoir 15 jours ouvrés entre la commande et la livraison de la vidéo, il a été convenu de travailler d’après des templates de personnages. Des modèles prêts à l’emploi donc, que l’illustratrice a ensuite personnalisés et optimisés en vue de les animer. C’est là tout l’intérêt du format vectoriel et ce procédé nous offrait ici de garantir le délai imparti sans sacrifier à la qualité de la vidéo.

Comme près de la moitié de nos productions, la vidéo a ensuite été sous-titrée en français pour satisfaire aux nouveaux usages, notamment la consultation sur smartphones dans l’espace public.

Accédez à la page dédiée Apicil à son offre épargne retraite collective.

Cela fait un sacré bout de temps que l’on souhaitait consacrer un thema au motion design. C’est finalement l’actualité récente de nos prods qui nous décident à sauter le pas en ouvrant ce billet avec la dernière mouture de notre showreel (bande démo) « Animation & Motion Design ».

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