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© photo d’illustration article : Henrik Purienne

Heureux de vous retrouvez pour un nouveau digest multi-thématiques.

La trêve estivale est par nature moins propice en volume d’informations, mais curieusement cet été comme nous allons le voir il se passe beaucoup de chose côté matos.

Pour le reste c’est l’occasion, comme chaque année, de se donner rendez-vous avant le break des congés sur le Blog, qu’on espère vous connaitre de plus en plus nombreux à fréquenter.

Pour celles et ceux qui ont déjà les pieds dans l’eau – mer, océan ou torrent de montagne, qu’importe c’est tout le monde qui le gagne – et qui seraient parvenus à se déconnecter, patientez tranquillement d’ici la reprise ou offrez vous une pause, et une seule alors, aux accents geek et veille média et digital, à l’heure de l’apéro ou entre 2 parties de pétanque. Pour les autres sports et loisirs, ça marche aussi.

Allez, c’est parti !

VEILLE TECHNIQUE : ÇA BOUGE CÔTÉ CAMÉRAS

On attaque donc par le versant matos, et on se focalise sur les caméras et boîtiers – mais faut-il encore les distinguer ? – tant l’actualité des mois de juin et juillet a été riche en annonces.

Alors que la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K s’est attirée de très nombreux éloges, ce malgré ses finitions et plus particulièrement sa coque toute de plastique, il se pourrait bien qu’elle ait trouvée une nouvelle compétitrice avec la Z-Cam E2C.  Une caméra chinoise d’un fabricant déjà reconnu et qui s’enorgueillit de proposer un modèle encore plus compact que la Blackmagic et à un prix nettement plus compétitif puisque de seulement 799 $ ! Boîtier nu, il va de soit.

La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.
La caméra Z-Cam EC2, nouvelle compétitrice sur le segment des 4K compacts et low budget.

Les principales spécifications de la E2C sont consultables ici. On notera toutefois qu’elle n’offre pas d’enregistrement RAW, un point non négligeable quand on sait l’importance question workflow de maitriser une chaîne de production avec le meilleur indice de qualité.

On en profite ici pour publier nos trois spots publicitaires tournées avec la Blackmagic Pocket, qui a rejoint notre parc matériel et que nous étrennions sur une production pour l’agence Nouveau Monde et son client Lindahls – groupe Nestlé. Des spots destinés à une campagne exclusivement digitale à l’échelle européenne ou le géant Suisse de l’agroalimentaire souhaite implanter cette marque d’origine suédoise au fort potentiel.

On poursuit avec RED Digital Cinema et 2 informations concernant l’un des pionnier du cinéma numérique et sans doute celui qui a le plus participé à la fusion entre les univers du cinéma et de la vidéo.

La seconde joue du mystère avec un art consumé – mais toujours efficace – du teasing à l’extrême. Nom de code : Komodo ! Oui comme les dragons ce qui laisse augurer d’une offensive en mode Blitzkrieg, une tradition chez Jim Jannard, le fondateur visionnaire de la marque.

À se mettre sous la dent, ou plutôt sous les yeux : uniquement 2 photos publiées concernant ce projo en mode top secret classified.

Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!
Pour ceux qui connaissent le Schmilblick, à vous de découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ces 2 photos et sous le nom de code KOMODO ?!


S’il est quasi impossible d’après ces 2 clichés de savoir ce qui se cache exactement derrière l’opération Komodo, les plus informés et aguerris de la marque semblent y déceler une probable seconde chance à Hydrogene System, l’unique échec à ce jour de RED. Pour rappel, il s’agissait d’un smartphone avec des capacités vidéos uniques dont celles de filmer des vidéos holographiques, très proches dans le rendu de ce que l’on obtenait sur l’écran d’une console de jeu 3DS.

Gros hic : le produit n’a convaincu personne et ce dès les phases des tests par les youtubeurs et sites techniques spécialisés. Patrata donc !

Mais comme le dit l’adage, on apprend jamais autant que de ses échecs et il semblerait que derrière l’opération Komodo se profile l’arrivée d’un module dédié à l’Hydrogene System, le transformant en véritable dispositif de captation pro. Ou alors, il s’agirait d’une nouvelle caméra d’entrée de gamme visant elle aussi la compacité. Décidément ce créneau est plus que porteur.

Toujours concernant RED : le lancement de la Ranger qui préfigure un nouveau modèle de commercialisation, à savoir une caméra exclusivement destinée aux marchés des loueurs. Impossible donc dans l’absolu de l’acquérir pour un réal ou une boîte de production ! Reste à découvrir si cette stratégie a ses chances pour se pérenniser. RED a en tous les cas fait les choses aux mieux en concevant un produit dont l’ergonomie comme les différents modules et optiques ont été spécifiquement adaptés au marché locatif.

Attention, la bête équipée du capteur Monstro 8K est clairement positionnée sur le segment cinéma et prod publicitaire et entre en concurrence directe avec l’ALEXA 65 ou la Panavision Millenium DXL2.

Découvrez l’engin dans cette vidéo review.

On conclue avec le nouveau boîtier de GFX 100 de FUJIFILM avec lequel il va falloir nous approprier un nouveau terme pour désigner les capteurs dépassant le plein format. On parlera donc ici des capteurs de format Moyen ou Medium selon la langue de votre choix, sachant que celui du GFX 100 affiche des dimensions de titan puisque 1.7 fois supérieures  au 24×36 et une résolution photo de 102 Mpx !

Sa capacité en capture vidéo reste limitée au 4K à 30fps mais là n’est pas l’essentiel car la taille du capteur donne lieu à un résultat véritablement incroyable. Et c’est là que l’on bascule des mots à la vidéo pour vous en convaincre avec ce time-lapse de nuit réalisé à Dubaï par Beno Saradzsic, photographe vidéaste et ambasadeur Fujifilm. Attention : ça pique les yeux !

VEILLE MÉDIA & DIGITALE : SUMMER MOOD

Bon là, on sent déjà nettement plus que les concepteurs rédacteurs, mais également les annonceurs, ont pris leurs quartiers d’été.

Une actualité plutôt en berne donc, mais avec tout de même 2-3 trucs qui ont titillés nos neurones et nos pupilles.

Tout d’abord ce spot pour la marque Skyn. Un des nombreux spots a avoir tiré opportunément profit de l’anniversaire des 50 ans de l’alunissage de la mission Apollo 11, mais avec un pitch en termes de conception rédaction qui brise clairement le plafond de verre.

À quoi bon en effet se donner tant de mal à explorer l’espace, alors que nous sommes encore si nombreux – sur terre – à ne pas se connaitre pas soi même, intimement parlant bien sûr sachant qui est ici l’annonceur.

Sous le titre explicite Explore Yourself, ce film est également un exercice virtuose de montage d’après des sources footages mixées à de l’animation et soutenue par une voix off cognitive s’articulant autour du paradoxe évoqué ci-avant.

Vous le savez, on est fan des dispositifs de communication exploitant la vidéo comme média testimonial et/ou comme outil intrinsèque. Ce mois, nous en avons retenu 2.

Le premier, c’est encore une date anniversaire – décidément – qui en est à l’origine. L’album mythique des australiens AC/DC Highway to Hell fêtait en effet ses 40 ans. Ce qui pour ceux qui l’on découvert à sa sortie met un sacré coup de mine sur la tête, cela dit en passant.

À cette occasion, l’agence Brand Station a conçu et mise en œuvre un mur de son capable de littéralement souffler les 40 bougies du gâteau. Difficile de ne pas penser qu’ils n’aient été inspirés par la séquence d’ouverture de Back to the Future, mais qu’importe la vidéo produit son petit bonhomme d’effet et c’est là l’essentiel.

Une pensée au passage pour Bib Scott et Malcom Young.

Second dispositif et pas des moindres avec le GAFA Twitter qui proposait jusqu’à ce dimanche 4 août une expérience immersive intitulée Quoi de neuf ? interconnectant 40 villes dans le monde au recours de curieux containers dorés.

À Paris, c’était place de la République que le public était convié à tenter le truc, qui vous place en situation de rencontrer sur un mode aléatoire – façon Chatroulette mais en plus safe – un parfait inconnu se trouvant n’importe où sur la planète.

De curieux containers dorés siglés "Quoi de neuf ?" et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.
De curieux containers dorés siglés « Quoi de neuf ? » et disposés dans 40 villes du monde, comme ici Paris, place de la République.

Ce coup de com reposait sur la technologie de la société Shared Studios qui a conçu et développé les fameux containers, dénommés Shared Spaces. Et puisque très curieusement Twitter n’a publié aucune vidéo concernant cette opération, on profite nous d’une des leurs pour rendre compte de l’expérience offerte.

CERISE SUR LE GÂTEAU

Immense coup de cœur pour ce court métrage en animation 2D qui rend hommage au cinéma italien des années 60. On s’est dit que c’était une belle façon de fêter l’été qui finit toujours, telle la dolce vita, par nous filer entre les doigts.

C’est signé de Chiara Luber pour le studio Passion et c’est magnifique tel un coucher de soleil sur la ville éternelle.

Double effet Kiss Cool avec ce nouvel article de blog où l’on profite de notre nouveau « film du mois » pour aborder très concrètement la question des bénéfices du motion design. Puis, dans un second temps, détailler l’expertise et la créativité que nous avons déployées sur cette nouvelle production, riche de multiples références iconographiques et culturelles.

Spécialiste en ingénierie des sols et des matériaux, Ginger CEBTP est un acteur incontournable sur ses métiers et prestations. Pour valoriser chacun de ses savoir-faire, la stratégie adoptée avec Maxime Poux, directeur de la communication du groupe Ginger, a porté sur le choix du motion design. C’est ainsi la 4ème vidéo sur ce format que nous produisons pour ce client, en complément de vidéos « traditionnelles » telles que notamment leur film identité.

LES BÉNÉFICES CONCRETS DE LA VIDÉO MOTION DESIGN

La raison principale en est simple : la compétitivité. Prenez justement cette nouvelle vidéo consacrée à l’inspection des balcons et qui vise à sensibiliser le grand public comme les professionnels du BTP. Une vidéo réalisée en images réelles (live action) aurait impliqué un budget nettement supérieur, intégrant un voire plusieurs tournages et donc l’équipe qui va avec. Ce alors qu’une vidéo motion design mobilise elle un tandem chargé de production et motion designer – parfois 2. Une vidéo classique aurait également engendré en phase finale de montage le recours de nombreux effets numériques pour rendre compte des symptômes comme des prestations ici concernées.

Ajoutons à cela qu’une vidéo classique n’aurait fondamentalement apporté aucune plus-value avec un discours trop didactique et donc peu attractif. Ce alors qu’ici, de même que pour les précédents films Ginger réalisés en animation, l’objectif premier est la sensibilisation des publics concernés, à savoir capter et retenir leur attention.

Nous pouvons encore ici évoquer la logique du délais ou de la saisonnalité : une vidéo en motion design offre presque toujours de réduire les délais et se moque par essence des conditions météos. Il manquerait plus que ça d’ailleurs !

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Ville ou montagne, neige ou soleil – en motion design c’est naturellement vous qui décidez de tout. Zéro restriction !

La grande force de l’animation en motion design c’est donc de n’avoir aucune restriction sur le plan formel. Exactement de même que pour le dessin, on peut absolument tout représenter. Seul le niveau de rendu : du plus stylisé au plus réaliste, ainsi que le degré d’animation : basique ou proche du dessin animé, auront une incidence sur le temps de travail requis et donc sur le coût de la production.

Mais revenons un instant sur la question de l’attractivité. Vous entendrez partout, ou presque, que la vidéo en motion design est par essence plus attractive que la vidéo « live action » – images réelles donc. L’autre qualificatif souvent employé est « impactante » – un des nombreux néologismes du marketing et de la communication. C’est une affirmation plus que discutable, notamment si on en déduit pour unique postulat que le motion design est intrinsèquement supérieur à la vidéo en images réelles.

Or il est n’en est rien. Pour gagner en efficacité sur une vidéo en images réelles, au delà de la seule logique du coût, une animation en motion design doit également faire l’objet d’un processus créatif et narratif.

Cette vidéo en est une parfaite illustration.

CRÉATIVITÉ ET STORYTELLING AU SERVICE DE L’EFFICACITÉ

L’idée originale, le pitch pour exploiter un terme professionnel, incombe ici à Maxime Poux. La thématique du balcon lui avait immédiatement évoqué l’histoire de Roméo et Juliette. Il était même initialement prévu que les personnages portent ses prénoms. À ce sujet, les plus observateurs d’entre vous pourront même essayer de trouver une référence au célèbre couple shakespearien, dissimulée dans la vidéo.

Puis, au fil de la progression du projet et des échanges, ce sont les figures du conte de fées qui se sont naturellement imposées : la princesse qui, du haut de sa tour (avec balcon donc ici), guette l’arrivée de son prince charmant.

Comme pour la quasi intégralité de nos projets en motion design, Jérémy, notre chargé de productions sur ce projet, s’est dans un premier temps consacré à la rédaction d’un scénario détaillé avec notamment la première version de la voix-off. Un travail réalisé toujours en étroite collaboration avec le client puisque chaque nouveau projet implique pour nos équipes d’intégrer des connaissances qui relèvent des métiers et expertises de nos clients.

Côté image : Raphaël l’un de nos techniciens motion designer, s’attelait lui aux premières recherches iconographiques, ainsi qu’à produire un nuancier chromatique qui puisse le plus fidèlement traduire l’univers ici recherché. Sur cette production, tous les éléments figuratifs ont en effet été réalisés « sur-mesure ». Personnages, costumes, décors, accessoires, végétaux, tous ont été créés ou ont à minima fait l’objet de retouches et personnalisations d’après des « templates » – sources vectorielles provenant de sites web banque images.

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Phase de recherche et création des personnages : ici la création du prince et de son costume.

Une fois tous les éléments composés, c’est la phase d’animation proprement dite qui débute. Celle-ci est bien entendu conditionnée par la voix off témoin qui sert de guide à l’enchaînement des séquences. Mais il y a encore la simple logique du soin apporté à la qualité de l’animation. Les vidéos en motion design ne peuvent prétendre à la qualité du dessin animé sur le plan de l’animation pour une simple et bonne raison de budgets mais encore d’outils qui ne sont pas du tout les mêmes.

Précisons en effet ici que les spots publicitaires ou les longs métrage d’animation sont dorénavant produits en images de synthèse, en 3D donc et que le coût à la minute se monte alors à 2, 3 voire 4 chiffres en milliers d’euros.

À l’animation proprement dite, Raphaël a ajouté sa touche personnelle et créative en recourant à de multiples clins d’œil et gimmicks, propres à l’univers des contes ou même à la culture vidéo et cinéma.

Parmi ceux-ci : le jeux sur les bandes noires qui selon les étapes du films sont présentes ou non, le « fast-rewind » – littéralement rebobinage rapide – que seuls celles et ceux qui ont connus l’époque bénie de la vidéo VHS sauront apprécier à sa juste valeur. Il y a encore l’effet squelette sur la princesse, lors de la séquence du radar, qui se réfère lui à l’univers du cartoon ou encore à l’iconographie des films de Tim Burton, qui empruntent eux aussi énormément aux contes. Enfin, les sous-titres – une demande portant dorénavant sur la majorité de nos productions – qui sont stylisés dans l’esprit conte de fées et médiéval avec pour support un oriflamme et un cachet de cire.

Voici pourquoi une vidéo en motion design n’est pas intrinsèquement plus attractive qu’une vidéo en images réelles. Elle le devient uniquement si on lui consacre le temps créatif et d’exécution nécessaire. Alors et seulement alors, elle saura capter et retenir l’attention pour atteindre l’objectif visé. Soit ici sensibiliser aux risques comme à la prévention de ceux-ci.

Dernière phase : une fois la toute dernière version définitivement validée de la voix-off nous procédons à l’enregistrement et au mixage de la voix-off en studio professionnel tel qu’ici chez nos amis d’Audio Pigment.

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Chez Audio Pigment, Nicolas, comédien voix, depuis la cabine speaker prête sa voix au film avant mixage final.

Pour tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur l’animation en motion design, nous les invitons à consulter l’article thématique que nous lui avons consacré.

Accès au site web du Groupe GINGER : Groupe GINGER