Actualisation du 23/04/2020

Le confinement a profondément modifié notre rapport au temps et, quand bien même le contexte dramatique de la pandémie en cours, il nous offre une disponibilité totalement inédite.

C’est là l’occasion d’actualiser certains articles du Blog, notamment en les illustrant de nos plus récentes productions.

Nous débutons avec celui-ci, consacré au métier de motion designer et ce pour 2 raisons :

  • le motion design est actuellement l’un des seuls formats de contenus vidéos qu’il est possible de produire. La liberté créative qu’il offre déjà en temps normal s’en trouve tout naturellement décuplée.
  • saluer le travail de l’ensemble de nos collaborateurs et amis parmi les motion designers de la team EO Production : Alexis, Nicolas, Pauline, Raphaël.

Bonne lecture

MÉTIER : MOTION DESIGNER !

Parmi tous les techniciens œuvrant dans l’audiovisuel, le motion designer – ça vaut aussi au féminin – est une espèce franchement à part.

Les yeux rivés sur son écran où s’affiche une interface logicielle absolument incompréhensible du néophyte, il quitte rarement sa tanière si ce n’est pour se sustenter et prendre quelques repos mérités. Il se murmure même que certains préfèrent dormir sur leur lieu de travail, bercés par le ronronnement des ventilateurs de leur « bécane » et rassurés par les lumières led qui veillent sur leur sommeil et leurs rêves peuplés de pixels.

Bref, dans tout motion designer, il y a un « geek » qui sommeille.

Du côté du hardware, il souhaite sans cesse optimiser sa station de travail et veille à ce que la carte graphique l’équipant soit toujours renouvelée pour lui offrir des temps de calculs sans cesse plus performants, à savoir plus rapides.

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Le geek des années 80 n’avait pas la capacité de produire du Motion Design, mais question matos il assurait déjà ! Côté moustache aussi.

Du côté du software, sa veille technique le tient en éveil pour toujours disposer de la dernière version de son logiciel fétiche – Adobe After Effects dans la majorité des cas – et se tient prêt à partir en chasse pour tout « plugin » lui offrant de tirer profit de nouveaux effets, nouvelles fonctionnalités.

Vous l’aurez compris : le motion designer est source de dépenses. Pour qu’il se sente bien et qu’il opère dans les meilleures conditions et avec la plus grande performance, il faut savoir le chouchouter.

MOTION DESIGNER : D’OÙ VIENS-TU ?

Comme vous le confirmera la page Wikipédia dédiée à l’art du motion design, il n’existe pas à proprement parler de définition universelle de cette discipline.

Nous nous focaliserons donc ici sur la seule période dite « moderne », soit grosso modo ces 25 dernières années et n’en retiendrons, sur le plan des technologies, que seules qui recourent à des équipements et à des workflows numériques.

Le motion design s’est en effet démocratisé et généralisé de façon concomitante au développement des logiciels offrant d’animer des images et de superposer des strates d’images réelles – « live video » en anglais – avec des animations numériques 2D et/ou 3D pour obtenir des plans composites. C’est pourquoi vous entendrez presque toujours parler de « compositing » lorsque l’on évoque le motion design

Et parce qu’on ne vous prive jamais d’une perle lorsque l’occasion se présente, on vous a dégoté une bande démo datant de 1993, réalisée avec la version 1.1 de After Effects.

Illustrons ici cet engagement des monteurs vidéo vers les technologies du motion design avec un exemple simple et qui parlera assurément au plus grand nombre.

Alors que le montage basculait vers le numérique, avec pour unique interface l’ordinateur et le logiciel de montage requis, il n’a pas pour autant été immédiatement possible d’animer des titres autrement que par des procédés sommaires tels que : apparition et disparition en fondu, en volet (le titre se déploie) en « rolling » (comme le générique d’un film) ou en « crawling » (horizontalement cette fois).

On pouvait bien entendu également leur attribuer une police et un corps de caractère ainsi qu’une couleur mais c’est à peu près tout. Autant dire que c’était plus que limité, ouvrant que peu de champ à la créativité.

Le motion design est venu littéralement dynamiter cette restriction en offrant d’animer des titres et tout type de formes, notamment vectorielle et en intégrant sans cesse de nouveaux outils et technologies, démultipliant ainsi les opportunités créatives. Si on se réfère justement à la seule question du titrage, Il existe désormais une infinité de possibilités pour les animer.

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Le pionnier Adobe McAllister montre la voix à ses compagnons s’ils veulent gagner en efficacité et en créativité.

Sur un projet « sur-mesure », le motion designer pourra ainsi composer des animations de titre 100 % originale. Dans le cas d’une production à plus faible budget et/ou impliquant un délai bien plus contraignant, il pourra puiser parmi les milliers de « templates » – modèles prêts à l’emploi et personnalisables – accessibles sur internet. Qu’ils soient commerciaux ou gratuits.

Car oui il est tout à fait possible de télécharger de façon totalement légale et gratuite des templates de toutes sortes pour After Effects. Comme en témoigne cette vidéo qui fait la promotion d’un pack de templates exploitant les animations en forme de cercles.

2005 : et le motion designer fut !

À l’orée des années 2000, les logiciels de motion design ont connu une telle accélération de leurs capacités, décuplant par la même la créativité des techniciens, que la profession de motion designer s’est véritablement constituée pour se détacher peu à peu de celle du monteur « traditionnel ».

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Les modèles de post-production désormais les plus courants reposent donc aujourd’hui sur ces configurations :

  • pour une vidéo exclusivement composée en animation – que l’on dénomme en anglais par « full motion design » – un ou plusieurs motion designers œuvrent à sa réalisation, se répartissant les tâches avant que leurs productions respectives ne soient fusionnées entre-elles.
  • pour une vidéo en images réelles – live vidéo – enrichies d’animations en motion design, un binôme monteur + motion designer composera un tandem particulièrement efficace. Certains monteurs ont toutefois des compétences si étendues qu’ils peuvent assurer l’intégralité d’une post-production.

On peut de fait aujourd’hui distinguer plusieurs profils de motion designers dont on va maintenant dessiner les contours pour chacun, quitte à grossir le trait en recourant à des profils volontairement stéréotypés.

Car dans la réalité, ces techniciens de l’image ne suivent jamais de trajectoire rectiligne, ni préformatée, mais s’adaptent au contraire sans cesse aux nouveaux outils pour évoluer au gré de leurs aspirations, tant professionnelles que créatives.

LE COMPOSITEUR : LE MOTION DESIGNER QUI AIME EN RAJOUTER DES COUCHES

C’est bien entendu ici une litote : avec ce terme nous souhaitons distinguer le motion designer qui travaille principalement d’après des vidéos en images réelles – « live video » pour rappel.

Ses compétences portent donc principalement sur le fait d’agrémenter, d’enrichir ce contenu live video de titres et/ou d’animations. Il s’agira par exemple de mettre en exergue une fonctionnalité, un plus produit, que la seule captation en images réelles n’offre pas suffisamment d’accentuer.

Illustrons ici le procédé avec l’une des réalisations EO Production pour la société Gradius Remanufacturing.

Mais les possibilités vont beaucoup plus loin. Elles sont même intrinsèquement infinies : sky is the limit!

Exactement de même que l’on peut retoucher une image photographique sous Photoshop, le compositing vidéo permet d’investir le domaine des trucages numériques en intégrant ou en substituant dans le flux des images un ou des objets qui ne s’y trouvaient pas à l’origine.

Ce qui complique ici la tâche c’est qu’à contrario d’une simple photo, un flux vidéo est par essence composé d’une succession d’images au sein desquelles évoluent des personnes, des animaux, des véhicules, ce alors que la caméra peut également être elle aussi en mouvement.

Pour parvenir à des résultats probants, où le trucage est indétectable sauf des professionnels, le ou la technicien(ne) motion designer s’aide d’outils et technologies spécifiques tels que le rotoscoping et le motion tracking.

Ces outils sont directement accessibles dans des logiciels tels que Adobe After Effects ou Nuke, mais encore via des logiciels dédiés tel que Mocha. Et parce qu’une vidéo vaut 1000 mots, illustration concrète ici avec un clip promotionnel de son éditeur Boris FX, consacré aux retraits d’objets dans une vidéo.

Le grand public n’en a ainsi nullement conscience mais l’immense majorité des spots publicitaires qu’ils visionnent sont partiellement voire entièrement truqués.C’est le cas notamment des spots des fabricants automobiles où les voitures mais aussi les décors dans lesquels elles évoluent sont entièrement composés ou complétés en recourant à de l’image 3D. Pour vous en offrir une expérience concrète, visionnez cette vidéo « making-of » et vous ne verrez plus jamais une publicité sans douter dorénavant de la présence réelle du produit qui y figure.

Bien sûr, les réalisateurs et techniciens qui opèrent sur ce type de films, de même d’ailleurs que pour le cinéma, constituent la crème de la crème. Une telle maîtrise impliquent à minima une dizaine d’années d’expérience et d’intégrer des studios disposant des ressources matérielles offrant de traiter les très puissants calculs sollicités

Concernant ce profil, précisons encore qu’il est le seul à réaliser une animation en dessins image par image, héritée donc directement du dessin animée traditionnel. Il utilisera certes toujours des outils numériques telles que la palette graphique et Photoshop, à contrario des celluloïd d’antan, mais pour obtenir un rendu esthétique que seul ce procédé permet d’offrir.

L’ARTISTE : LE MOTION DESIGNER QUI SAIT MANIER LE CRAYON

On va ici distinguer parmi les technicien(ne)s motion designer, celles et ceux qui maîtrisent également le dessin et de façon plus globale l’illustration. Ceux-ci excelleront donc par nature sur les projets sur-mesure en « full animation », à savoir au rendu proche du dessin animé.

Ce profil est nettement plus rare que les autres, il implique une sensibilité et des connaissances solides en histoire de l’art (peinture, dessin, design, architecture) mais encore d’intégrer une formation dont le cursus mixe les techniques traditionnelles et les outils numériques de pointe.

Tout commence toujours par l’acquisition des techniques du dessin !

Parmi les écoles réputées en France, nommons entre autres les Gobelins à Paris, l’école Émile Cohl à Lyon ou l’EMCA à Angoulême, chez qui nombre de grands studios d’animation chassent leur futur talents, avec à la clé bien souvent un ticket d’avion pour les USA, un salaire

Pour les autres, les débouchés restent vastes : production corporate, agences spécialisées en motion design, production TV, etc…

Sachant qu’on peut acquérir sur le net des templates pour représenter absolument tout ce que l’on souhaite, il n’en existe pas moins des projets pour lesquels les clients souhaitent une direction artistique spécifique.

Si le budget le permet, les personnages, les décors, les objets feront alors l’objet d’une création 100% originale, issue de d’illustrations réalisées sur mesure.

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La tablette graphique : l’outil indispensable pour générer des illustrations directement au format vectoriel, avant animation.

Le ou la technicienne travaillera alors en amont selon ses propres habitudes : elle pourra tout autant « jeter » ses premiers croquis sur papier, ou à contrario directement travailler à la tablette graphique. Les 2 sont d’ailleurs également combinables : études (sketches) sur papier puis finalisation à la tablette graphique.

Une fois l’ensemble des « assets » du film validés avec le client, s’amorcera la phase d’animation proprement dite.

C’est sur ce point que les illustrateurs(trices) doté(e)s de compétences en motion design revêtent un atout non négligeable : ils sont les mieux placés pour ne pas « trahir » leur trait et patte graphique lors de la phase d’animation.

Les productions qui en découlent offrent une cohérence formelle supérieure à la majorité des productions. Nous vous offrons ici de visionner cette vidéo EO Production, réalisée par Pauline pour Dentmaster, pour laquelle elle a conçu et dessiné l’intégralité des éléments la composant.

LE POLYVALENT : L’OCTOPUS DU MOTION DESIGN

Pour rappel, l’octopus désigne une espèce de pieuvre à 8 bras et dans le langage courant qualifie une personne dotée d’une grande polyvalence et/ou de la capacité à traiter plusieurs taches à la fois.

On s’intéresse donc ici aux techniciens monteurs qui ont su compléter leurs savoir-faire de compétences plus ou moins étendues en motion design.

Précisons ici que tout monteur se doit désormais de disposer d’un bon bagage en motion design, excepté toutefois ceux visant une carrière dans la production cinéma ou documentaire.

Les formations en montage vidéo intègrent donc dorénavant toujours à leur cursus les techniques du motion design. Il existe toutefois, selon les écoles, de fortes disparités : certaines ne font que les survoler là où d’autres les approfondissent.

Pour les techniciens plus âgés, en activité depuis une quinzaine d’années, il leur a donc fallu acquérir ce savoir et compléter leurs expertises au fil du temps.

C’est donc une question d’affinité autant que de curiosité et de capacité à maîtriser de Dnouveaux outils qui font ici la différence d’un monteur à l’autre. Au sein de EO Production, notre équipe comprend 2 techniciens polyvalents en montage et motion design qu’un réseau d’une cinquantaine de collaborateurs indépendants vient renforcer.

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Nicolas, ici à l’œuvre sur un projet pour notre client Sigvaris, figure parfaitement le profil polyvalent de monteur et motion designeur.

Quand bien même il existe de nombreuses sociétés de productions dédiées à la seule production de vidéos en motion design, toute société de production vidéo se doit aujourd’hui d’intégrer en son sein ce type de profil. Quant aux monteurs qui n’ont su ou souhaiter enrichir leurs compétences en motion design, force est d’admettre qu’il leur est très difficile désormais de valoriser leur CV.

3D ET MOTION DESIGN

La création d’animations en images de synthèse, que l’on nomme également images 3D, compose un domaine à part au sein de la production audiovisuelle. Les prestataires en images de synthèse sont d’ailleurs presque toujours exclusivement spécialisés sur ce type de production. C’est pourquoi il conviendrait de consacrer à cette technologie et à l’ensemble de ses acteurs un article à part entière.

On peut toutefois ici préciser que certains outils offrent désormais de produire des animations 3D dans des délais et selon des enveloppes budgétaires qui satisfont pleinement à la production de contenus vidéos pour les entreprises, notamment pour la communication en digital : web et social media vidéo.

Nous en offrons ici exemple très concret avec l’une des toutes récentes réalisations de EO Production pour le groupe Pebix AVEM. Pour celle-ci, Alexis est parvenu à produire en couplant 2 technologies : 3D Blender et la capture de mouvement Kinect, des animations de personnages extrêmement fluides et dans des temps records, à raison d’une vidéo toutes les 3 semaines !

TEMPS DE CONCLURE

À l’issue de cet article, on espère que vous en savez bien plus sur le métier de motion designer : son profil, ses formations, ses outils, mais encore et surtout son statut désormais incontournable et ultra stratégique au sein de la production vidéo.

Vous devriez donc être maintenant en mesure de visionner et comprendre cette vidéo comme si elle coulait de sources 😉

Hello, Hola, Hallo, Buongiorno, 你好, etc…

Dans la série « Merci de l’avoir posée », on consacre ce nouveau billet de blog à nos savoir-faire pour l’adaptation de vos films en versions étrangères.

Statistiquement parlant, plus d’un film sur deux réalisés par nos soins est à minima adapté en une version étrangère, à savoir l’anglais dans l’immense majorité des cas. Mais d’autres films sont l’objet de versions étrangères bien plus nombreuses, allant parfois jusque 10 adaptations.

On va ici détailler en quoi consistent les expertises et compétences requises pour l’adaptation audiovisuelle en langues étrangères, puis vous éclairer, exemples à l’appui, sur les différentes options qui s’offrent à vous avec leurs avantages respectifs.

POURQUOI PARLE-T-ON D’ADAPTATIONS ET NON DE TRADUCTIONS

Lorsque la demande est exprimée par nos clients, elle est presque toujours formulée avec le terme « traduction ». C’est tout ce qu’il y a de plus logique, mais en audiovisuel il importe de préciser que l’on parle d’adaptation et non de de traduction. La nuance a son importance, puiqu’en vidéo on ne travaille jamais en traduction littérale.

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En audiovisuel, oubliez la traduction littérale ! On travaille exclusivement en adaptation en versions étrangères.

En effet, quelque soit les langues concernées, le film se déroule toujours à la même vitesse et toutes les langues n’offrent justement pas le même niveau de synthèse. Pour simple illustration, l’anglais est connu pour être une langue très synthétique alors que la plupart des langues latines vont solliciter plus de mots et/ou des mots plus longs.

C’est pourquoi cette logique adaptative est prédominante et même fondamentale lorsqu’il s’agit de localiser un film en version(s) étrangère(s). Notre chef d’équipe (Team Header) – expert et enseignant de renom au sein d’une des 2 universités française proposant cette spécialisation – ainsi que l’ensemble des traducteurs avec lesquels nous collaborons sont tous spécialisés en adaptation audiovisuels.

Ils maitrisent donc non seulement l’adaptation proprement dite (syntaxe, grammaire) mais encore les règles internationales qui régissent par exemple le sous-titrage – cf ci-après.

Pour autant, nous acceptons également que les traductions soient effectuées par nos clients ou leur prestataire usuel. Nous imposons simplement en ce cas un process de travail spécifique et émettons les recommandations d’usage quant aux limites de la traduction littérale.

Examinons maintenant les 2 options possibles en matière de versions étrangères : le sous-titrage et/ou l’audio.

VOS FILMS EN VERSIONS ÉTRANGÈRES SOUS-TITRÉES

Il y a seulement une dizaine d’années, nous aurions positionné l’option du sous-titrage en seconde place sur le podium. Mais la donne a changé et nos habitudes de consommation de contenus vidéos ne sont plus du tout les mêmes. Les devices mobiles – smartphones et tablettes – sont  désormais nos principales plateformes de visionnage et leur part ne cesse de croitre d’année en année. En 2017, 50% des vidéos online étaient déjà visionnées depuis un smartphone et l’on estime qu’en 2020 la vidéo devrait représenter 82% du trafic global – source : étude Cisco de 2017.

Or qui dit devices mobiles, suppose usage dans la majorité des cas au sein d’un environnement sonore non approprié à une écoute confortable, voire même tout simplement audible. Le sous-titrage qui était donc considéré « autrefois » comme le parent pauvre de la version audio s’est donc imposé comme l’option la plus demandée, parce que objectivement la plus appropriée au nouveaux usages.

S’ajoute à cet avantage un second non négligeable puisque d’ordre économique. Le sous-titrage ne requiert pas en effet la prestation d’un(e) ou plusieurs commédien(ne)s voix, ainsi que l’enregistrement en studio audio professionnelle.

Toujours sur le plan économique : la transcription adaptive initiale, et ce quelque soit la langue étrangère souhaitée, n’est à réaliser qu’une seule fois. C’est donc une économie d’échelle sur les futures versions étrangères à produire. Il est en effet fréquent que nos clients, fonction de leur développement à l’international, nous sollicitent au fil de leur nouvelles opportunités de marchés à l’étranger.

Comme évoqué ci-avant, notre process et notre équipe professionnelle dédiée à l’adaptation audiovisuelle vous garantissent un flux de sous-titrage en tout point conformes aux règles internationales en vigueur et ce quelques soient les langues concernées : alphabets occidental, cyrillique, arabe, idéogrammes.

Une fois les sous-titres réalisés, 2 possibilités d’incrustation sont réalisables en vue de leur publication sur YouTube. Nous citons volontairement cette plateforme, parce que nous estimons qu’elle est non seulement indispensable mais encore parce qu’elle offre le plus d’options techniques.

La première possibilité est l’incrustation des « sous-titres » en dur. Elle représente plus de 90% des masters vidéos en langues étrangères que nous livrons. Dans ce cas, le sous-titrage est littéralement incrusté dans l’image et ne peut donc être retiré ou disons décoché

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Capture d’écran du logiciel dédiée à l’intégration « en dur » des sous-titres en vue de l’export des fichiers vidéos masters.

L’avantage : vous êtes à 100 % certains que vos cibles de communication voient les sous-titres exactement tels que vous le souhaitez sans qu’ils aient . Vous maitrisez donc également les options graphiques : police de caractère, taille, couleur, bordure, positionnement, transparence, etc…

Inconvénient ? Il n’en existe pas véritablement, si ce n’est que vous devez nécessairement procéder à une publication distincte pour chacune des vidéos. De fait si votre film requiert de nombreuses versions étrangères, la seconde solution détaillée maintenant peut présenter un réel intérêt.

Pour illustration, voici ci-dessous l’une de nos productions avec les sous-titres en italien incrustés en dur dans la vidéo.

La seconde possibilité consiste à recourir aux fonctions avancées du player de YouTube qui a la capacité d’implémenter pour un unique fichier vidéo autant de langues que de pays indexés, soit la planète entière !

En ce cas nous, en complément du fichier master vidéo nous vous fournissons les fichiers de sous-titrage « .srt », le format le plus polyvalent et générique de sous-titres.

Lors de la publication, il vous suffira de compléter la vidéo de ces sous-titres.

Ce sera ensuite aux internautes d’activer les sous-titres et de sélectionner la langue souhaitée. Pour les plus curieux, ils pourront également via les paramètres (cf l’icône de la roue dentée) paramétrer le mode d’affichage des sous-titres avec une infinité d’options.

Voici ci-dessous la même vidéo que la précédente mais avec 9 langues accessibles au sein de la même fenêtre du player.

VOS FILMS EN VERSIONS ÉTRANGÈRES AUDIO

Passons maintenant à l’adaptation en vue de la réalisation de versions étrangères en mode audio.

Précisons au préalable que nous ne traitons pas de synchronisation labiale, adaptée donc aux mouvements des lèvres. Celle-ci ne concerne en effet que les œuvres de fiction ou certains spots publicitaires à gros budgets, des productions qui ne relèvent pas de nos savoir-faire.

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Enregistrement comédien voix en studio audio professionnel

Comme précisé auparavant, les adaptations en mode audio sont dorénavant moins demandées que celles en sous-titrage. Il existe toutefois des cas concrets ou les sous-titres ne peuvent prétendre au même niveau de prestation.

Cela concerne tous les films pour lesquels nous recourons à des voix-off inspirationnelles et qui impliquent un jeu du ou des commédien(ne)s voix. Des voix qui transcendent un propos pour susciter une voire plusieurs émotions.

À noter que toutes les voix auxquelles nous recourons sont de langue native. Certaines peuvent même satisfaire à 2 langues car elles ont intégré les 2 dès l’enfance.

Prenons l’exemple de notre toute récente production pour le groupe de BTP NGE.

Un film « identité » ambitieux tourné sur 10 sites chantiers dont 3 à l’étranger : Maroc & Panama. Sur cette production, l’émotion suscitée est autant véhiculée par l’image que par le son et tout particulièrement la voix-off qui a été conçue et rédigée selon la rythmique d’un slam avec des jeux de redondance et un effet crescendo jusqu’au climax final.

Pour ce film, le client a souhaité que nous réalisations toutes les options possibles : sous-titres donc mais également audio. Car elle seule peut faire bénéficier les prospects de langues anglaises et espagnoles d’un expérience proche du film original en français. Nous avons donc ici sélectionné des voix qui puisse véritablement interpréter le texte selon les mêmes prérogatives de jeux et d’intonations.

Ci-dessous nous vous invitons à découvrir le film en version originale française puis celui en celui en version espagnole en mode audio et avec les sous-titres.

La version française originale :

La version audio en espagnol :

CE QU’IL FAUT RETENIR POUR L’ADAPTATION DE VOS FILMS EN VERSIONS ÉTRANGÈRES

Pour conclusion, on retiendra prioritairement cette désormais prédominance des versions sous-titrées, issues des nouveaux usages. Une option qui présente de plus des avantages économiques certains. Pour autant nos équipes dédiées à l’adaptation professionnelle audiovisuelles sont susceptibles à satisfaire à tous vos besoins et à tous vos souhaits pour le traitement de vos films en version étrangère, de sorte à renforcer votre présence à l’international et à y développer de nouveaux marchés.

On précisera enfin que si la prestation peut requérir un certain temps en fonction du nombre de langues comme de la durée du ou des films, nous sommes également en mesure de traiter certains dossiers dans des délais extrêmement serrés. Pour l’un de nos clients, fabricant leader de solutions médicales en cardiologie, nous avons pu procéder au sous-titrage de plus d’une heure d’interview en 4 langues européennes, le tout en 4 jours  ouvrés, à l’issue du tournage de la toute dernière interview.

C’est assurément une question que se pose l’immense majorité de nos clients et prospects, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un premier film.

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Walter et son associée Skyler se demandent si ils ont mis assez de côté pour leur premier film d’entreprise.

Et bien sûr, il n’existe pas de réponse « toute faite » : chaque demande est spécifique et nos devis en retour sont donc personnalisés, suite notamment aux briefs clients et à l’étude de leurs cahiers des charges.

À l’occasion de ce nouveau billet, on va donc causer, une fois n’est pas coutume, argent. Sans tabou et aussi frontalement que possible, comme d’ailleurs pour l’ensemble des sujets que l’on aborde au sein du blog.

DE L’IMPORTANCE DU CAHIER DES CHARGES ET DE L’ENVELOPPE BUDGÉTAIRE

Si chaque film suit bien un process chronologique similaire, chacun des postes sont ajustables en fonction du besoin comme du budget initialement exprimé.

Et soulignons d’ailleurs ici, combien il est important pour le client, outre la rédaction d’un cahier des charges, de définir au préalable une enveloppe budgétaire. Beaucoup pensent en effet à tort que nous communiquer cette information revient à prêter le flan pour une négociation commerciale qui leur serait défavorable.

Il n’en est absolument rien. Nos prestations sont régies par des taux de marges identiques et structurées d’après une expérience métier de bientôt 20 années.

Nous communiquer une enveloppe budgétaire participe au contraire d’un gain de temps et d’efficacité lors de la phase du devis. Cela nous permet de prime abord d’estimer si le budget satisfait aux ambitions du cahier des charges. Cela canalise également notre réflexion et les réponses qui en découleront.

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En l’absence de sa secrétaire, Don Draper a toujours eu quelques difficultés à rédiger son cahier des charges.

Prenons l’exemple concret du film « corporate », soit une vidéo destinée à faire connaître les activités et valoriser les savoir faire d’une entreprise. Sur la base de cette demande, les films que nous avons eu l’occasion de produire s’échelonnent sur des budgets allant de 5 000 à 50 000 €, avec un budget moyen que l’on peut raisonnablement estimer de l’ordre de 9 000 €.

Une telle disparité pour un objectif somme toute identique peut surprendre, mais elle trouve sa justification au travers de 2 paramètres.

Le premier concerne le client et lui seul : sa taille, le nombre de sites concernés, l’étendue des produits et/ou services proposés, sa présence ou non à l’international, ses défis et enjeux selon le contexte concurrentiel du ou des marchés sur lesquels il évolue, mais encore le degré d’innovation et les investissements R&D requis en regards des perspectives futures.

Le second critère concerne les choix d’illustrations qui seront adoptés, pour rendre compte de telle ou telle valeur ajoutée. Le média vidéo, et l’image au sens large, peuvent en effet recourir à une multitude de procédés pour délivrer une même information. Ce qui diffèrera alors c’est le degré de valorisation.

UN EXEMPLE POUR MIEUX COMPRENDRE CERTAINES DISPARITÉS

Illustrons maintenant d’un cas concret, soit une société présente à l’internationale et qui bien naturellement souhaite communiquer sur ce point dans son film corporate. Il peut tout autant s’agir d’une TPE bénéficiant de relais commerciaux à l’étranger comme d’un grand  groupe avec de multiples sites en propre et des salariés qui y œuvrent.

Sur le plan du traitement visuel, de nombreuses possibilités s’offrent alors. Pour simplifier, tachons de les résumer à 3 options graduées ici selon leur degré de valorisation ainsi que leur coût respectif.

La première revient à produire une séquence en motion design : une mappemonde sur laquelle sont identifiés les pays et les villes où le client est présent.

La seconde serait de recourir à de la banque image : des sites spécialisés sur lesquels on peut acquérir des séquences vidéo libres de droits et à droits réduits. Ainsi si le client est présent tant en Asie qu’en Amérique du Nord il sera aisé de sélectionner des plans qui figurent cette présence.

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Nous nous trouvons : réponse A) sur les Champs Élysées, réponse B) sur Broadway, réponse C) sur une avenue de Tokyo

La troisième enfin, mais vous l’avez déjà deviné, c’est de se déplacer sur les sites concernés pour réaliser des plans « sur-mesures » sur chacun des continents concernés.

Comme on le voit ici, avec ces 3 options nous répondons à chaque fois au cahier des charges mais selon une échelle de valeur comme de coût des prestations qui varie ou plus exactement qui va croissant. L’option 1 satisfera au budget d’une TPE alors qu’un grand groupe international ne saurait s’en satisfaire pour souhaiter des images totalement originales et relevant même d’un parti pris esthétique.

DES OFFRES COMMERCIALES « PACKAGÉES » POUR DES BESOINS SOUVENT EXPRIMÉS

À contrario, il existe bel et bien certaines récurrences sur le plan des demandes exprimées, à partir desquelles il est possible de segmenter et d’identifier des besoins types. Auxquels il est donc possible de répondre par des offres « packagées ».

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Non Karl ! Pour des films « Branding » on vous assure que vous n’êtes pas au bon rayon.

Nous avons ici, pour notre part et à l’aune de notre expérience, qualifier 6 offres « packagées ».

La logique qui prévaut ici, c’est celle du « clé en main », à savoir communiquer sur un prix d’appel, auquel correspond un ensemble de prestations clairement définies, et qualitativement et quantitativement.

Ces offres commerciales satisfont ainsi à une première et bien légitime interrogation chez une majorité de prospects, à savoir la promesse d’un prix pour une prestation donnée. Elles brisent ainsi cet usage et cette coutume dans la production audiovisuelle de ne jamais dévoiler de tarif sans la réalisation préalable d’un brief complet et/ou la rédaction d’un cahier des charges côté client.

Cela n’a l’air de rien, mais pour un industriel souhaitant disposer d’un film présentant ses activités et ses savoir-faire, cette démarche permet de lever le voile sur le coût d’un film ou tout du moins d’un « ticket d’entrée ». Ajoutez à ça que bon nombre de PME ne dispose pas à proprement parlé de service dédié à leur communication, à savoir d’un collaborateur expérimenté et donc au fait des coûts en vigueur en matière de production audiovisuelle.

Ceci dit, en toute transparence, ces offres ont également et bien évidemment leur limite. Ainsi, si l’on poursuit sur l’exemple de l’industriel susnommé, le prix affiché dans l’offre sera susceptible d’augmenter en fonction de certaines spécificités. Pour illustration concrète, une option dorénavant très demandée : il souhaite que soit réalisé des plans aériens pour rendre compte de sa matière première et/ou de la surface vouée à ses outils de production. Autre exemple : sa matière première est distante de son espace de production et impose une journée de tournage différenciée et donc supplémentaire.

Ces offres packagées sont donc utiles mais ne sauraient en aucune façon se substituer à une approche sur mesure résultant de l’étude du besoin exprimé.

« UBERISATION », J’ÉCRIS TON NOM

On aimerait pouvoir dire que notre métier n’est pas touché par les nouveaux modèles de travail, mais ce serait ni vrai et cela reviendrait surtout à jouer la stratégie de l’autruche, ce alors que nos environnements ne cessent d’évoluer et à une cadence de plus en plus accélérée.

Ce que l’on a désormais coutume de nommer « uberisation » s’applique en effet également au secteur de la production audiovisuelle.

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C’était sa dernière course, avant qu’il ne décide de se recycler dans la production vidéo.

Le premier levier de cette évolution tient bien sûr au statut de l’auto-entrepreneur qui, à l’instar de multiples métiers et secteurs d’activité, a profondément bouleversé la donne en atomisant le marché en une multitudes d’acteurs individuels.

Derrière une société de production, parfois même une simple marque déposée, peut ainsi se trouver un auto-entrepreneur voire un collectif, réunissant les compétences de plusieurs. Non soumis aux même charges ni à la même fiscalité que les sociétés, ceux-ci peuvent bien sûr afficher des tarifs plus compétitifs, exerçant ainsi une forme de dumping entrainant le marché vers des prestations toujours moins chères.

Cette réalité, il serait aussi stupide que suicidaire de la nier et c’est pourquoi nous nous sommes adaptés et restons attentifs à notre environnement.

Cette adaptation ne passe pas par les prix, puisque comme évoqué ci-avant nous exerçons nos activités avec un taux de marge stable, mais en faisant valoir notre statut d’agence. Soit une structure à même de faire bénéficier tous nos clients, et ce quelque soit le format comme le budget du ou des films à réaliser, d’un chargé de production voué à leur projet.

Véritable courroie de transmission entre le client et les équipes techniques, le chargé de production gère de A à Z le suivi du projet. Chef d’orchestre, il assure la cohérence des contenus vidéos produits pour chacune des phases du processus comme pour l’ensemble des intervenants concernés : écriture, tournage, post-production, motion-design et/ou trucages, sélection de la musique voire musique sur mesure via un compositeur spécialisé, sound-design, conseils pour l’exploitation digitale du ou des films après livraison.

Évoquons encore notre effectif permanent de techniciens polyvalents et notre équipement à demeure : 6 stations de travail, entièrement architecturées en réseau et toutes maintenues à jours concernant la suite Adobe Creative CS. Ces moyens humains comme matériels sont seuls à même de garantir la gestion en simultané de multiples projets ou encore de satisfaire à des contraintes de délais courts, voire très courts.

Notre adaptation a également consisté à intégrer ces nouveaux profils indépendants en identifiant parmi ceux-ci, à l’échelle de l’ensemble du territoire, des talents dans de multiples domaines : cadreurs, chef-op, monteurs, pilotes drone, truqueurs, modélisateurs et animateurs 3D. Nous comptons ainsi à ce jour près de 50 collaborateurs et collaboratrices récurrents, ce qui a bien naturellement démultiplié nos moyens d’action.

Donc assurément oui le marché et ses différents intervenants  ne cessent de muter. En regard de quoi il est essentiel de savoir s’adapter, mais aussi de faire valoir les multiples bénéfices pour le client à recourir aux prestations d’une véritable agence de production de contenus vidéo.

CE QU’IL FAUT EN CONCLURE

À l’issue de ce billet, on retiendra que la production de contenus vidéo est stricto sensu régit par les usages en vigueur dans la prestation de services. Parce qu’il requière autant de matière grise que de prestations techniques proprement dites, notre métier implique une analyse pertinente des demandes exprimées, de même qu’un véritable rôle de conseil et de prescripteur créatif.

Le devis personnalisé, complété presque toujours d’une recommandation pour note d’intention, demeure donc la règle. À l’exception des offres « packagées », il existe autant de prix que de besoins formulés et tous sont « justes » dans la mesure où ils obéissent à des taux de marge stables, garant de la pérennité comme du développement de nos activités.

Enfin, si la concurrence de certains indépendants a belle et bien tendu le marché en affichant des prix de plus en plus bas, ces acteurs ne peuvent pour autant prétendre à offrir les mêmes exigences en termes de qualité des prestations comme de suivi des projets. Les plus talentueux d’entre eux n’auront d’ailleurs d’autre choix que de sauter le pas vers des formes juridiques plus qualifiées pour entrer alors dans un cercle vertueux, où le juste prix ne désigne rien d’autre que l’adéquation d’une qualité des services du prestataire en réponse au besoin exprimé par le client.